Ce cancer qui ronge la Grèce

Par Philippe David

Il est évident que la Grèce est aux soins palliatifs et que tous ceux qu’on considère les plus grands cerveaux économiques n’arrivent pas à trouver un remède mais s’efforcent seulement d’essayer de prolonger sa vie un peu plus et ce faisant, ils ne font que prolonger l’agonie. Mais la mort viendra inévitablement puisque la vraie cause du mal y demeure entière. Ce qui est fait présentement avec plan de sauvetage par-dessus plan de sauvetage ne fait que maintenir le patient en vie pour quelques heures de plus et, qui plus est, rend cette agonie de plus en plus souffrante.  

Il est probablement déjà trop tard pour la Grèce. Il aurait probablement fallu intervenir il y a des années, voire des décennies avant pour pouvoir la guérir, mais beaucoup d’autres pays souffrent du même mal, du même cancer. Il n’est pas au même stade de développement dans ces autres pays, mais il se développera inexorablement jusqu’à sa phase terminale tout de même si rien n’est fait pour le contrer. Votre pays est-il infecté? Probablement! Mais contrairement à la Grèce, peut-être est-il encore temps de le sauver, mais encore faudrait-il faire le bon diagnostic. Ne comptez pas sur les Krugman et les Stiglitz pour le faire. Leurs prescriptions ne feront qu’accélérer les choses.

Les symptômes

On fait grand cas de l’endettement chronique de la Grèce. De l’attachement de ses citoyens à leurs acquis sociaux ou des excès de ces acquis par rapport à ses voisins. Mais ce ne sont là que des symptômes. Le véritable mal est bien plus profond. Les autres symptômes sont une méfiance de l’économie de marché, la diabolisation des entrepreneurs et l’intervention toujours croissante de l’interventionnisme d’état dans l’économie, ainsi qu’une adulation du politique comme solution à tout. (Oh non! Il est arrivé X! Ça n’a pas de bon sens! Il faut absolument que le gouvernement intervienne! Vous connaissez ce refrain?)

Tous ces symptômes sont causés en réalité par une mentalité dont la prémisse principale est la haine de l’individu et l’adulation du collectif. Elle tient pour vérité que tout ce qui est bon pour la société doit forcément venir d’un effort collectif plutôt qu’une initiative individuelle. Elle ne perçoit pas les entrepreneurs  comme étant des gens au service de leur clientèle, mais plutôt des scélérats au service du profit et du capital. Pas des innovateurs dont le travail nous rend la vie plus aisée, mais des égoïstes à abattre ou à contrôler.

Cette mentalité ne jure que par l’idée que l’individu n’est pas digne de confiance et que par conséquent, il doit être contrôlé et réglementé et par extension, tout ce qu’il produit doit l’être également. Malheureusement, elle oublie que ceux qui exercent le contrôle sur leurs semblables sont aussi des individus qui par on ne sait quel prodige, sont supposés être plus dignes de confiance que leurs semblables, mais qui dans la réalité, sont tout aussi faillibles.

Un environnement toxique

L’activité économique est supposée rendre nos vies meilleures. C’est elle qui met le pain sur notre table et produit ce pain de façon toujours plus efficace et moins coûteuse par l’innovation. Pendant des siècles nous faisions économiquement parlant, du sur-place. N’arrivant à produire que ce qui est nécessaire pour la subsistance, mais sans plus. Puis, certaines idées sont venues changer la donne et ont amené l’époque des lumières et la révolution industrielle.  Ces idées nous ont permis de produire plus que nous n’avions jamais réussi à produire jusqu’alors. Bien au-delà de la simple subsistance. Notre niveau de vie s’est alors élevé. Des innovations en agriculture et en production industrielle nous ont aussi permis de produire en plus grande quantité, mais avec moins de ressources. Cela nous a rendu beaucoup plus riches collectivement, que nous ne l’avions été. Même les masses pouvaient s’offrir des commodités que même les riches d’antan ne pouvaient avoir parce qu’elle n’existaient tout simplement pas.

La somme de ces idées, maintenant largement oubliées est ce que nous avons appelés le libéralisme et le capitalisme.  Or l’essence du libéralisme est l’idée de l’individu comme moteur du progrès plutôt que le collectif et de la productivité et création de la richesse comme solution aux problèmes plutôt que la politique. Tout le contraire de ce que nous vivons présentement dans la plupart des démocraties occidentales.

Dans un tel environnement, l’individu possède tout les incitatifs et la liberté d’innover, de s’enrichir et de poursuivre son propre bonheur. La seule façon de s’enrichir honnêtement est de produire ce qui est désirable à suffisamment de consommateurs pour permettre de prospérer puisque personne n’a le pouvoir de forcer quiconque à acheter ce que l’on produit. C’est donc le consommateur qui, par ses choix décident quels producteurs prospèrent et quels font faillite.  Dans un environnement où c’est le politique qui contrôle et réglemente la production, c’est tout autre chose.

Quand les producteurs doivent répondre à des impératifs politiques, le consommateur n’est plus au centre des préoccupations. Il est relégué à un rôle bien plus loin sur la liste des priorités. Un homme d’affaire voulant s’enrichir a plus d’intérêt à maintenir ses contacts politiques pour protéger son petit fief de ses compétiteurs ou financer ses opérations par subvention,  que de bien servir ses clients ou de suivre un bon plan d’affaires pour obtenir du financement bancaire. Pour obtenir des faveurs des politiciens, ils doivent aussi retourner l’ascenseur pour assurer que les politiciens qui lui sont favorables, restent en place. Nous obtenons alors une économie de plus en plus orientée vers la satisfaction de groupes d’intérêt revendicateurs qu’envers les besoins des consommateurs. Un des meilleurs exemples actuellement est le conflit qui oppose Uber aux cartels de taxi dans diverses villes. Il est plutôt clair que l’intérêt du consommateur n’a que très peu d’importance aux yeux des cartels de taxis et lequel des deux partis est défendu par l’état? Devinez! Je vous laisse trois chances.

Nous assistons alors à l’avènement d’une vision économique à très cout-terme. Les objectifs politiques changeant au gré des partis au pouvoir, l’horizon temporel du politicien typique se termine à la date des prochaines élections, après lesquelles il peut concevablement être chassé du pouvoir. Il a donc très peu d’intérêt à planifier des politiques dont ses adversaires politiques pourraient s’approprier les fruits s’ils mûrissent trop tard. À long-terme, nous sommes tous morts, disait Keynes, sauf que tôt ou tard, nous finissons par aboutir dans le long-terme des politiques à courte-vue et nous en subissons les conséquences. Ainsi, Lord Keynes est bel et bien mort aujourd’hui, mais nous vivons les conséquences à long-terme des ses idées court-termistes.

Une des conséquences de cette vision, le clientélisme politique, a mené à l’accaparement de plus en plus de services et de ressources par le secteur public au détriment du privé afin d’offrir des programmes sociaux de plus en plus onéreux offerts gratuitement ou semi-gratuitement.  La gratuité ou semi-gratuité de ces services entraînant naturellement une surconsommation et le surendettement de l’état qui ne pas mathématiquement suffire à une demande infinie.  Mais, à long-terme, nous sommes tous morts, n’est-ce pas? Il faut vivre dans le présent et nos petits-enfant trouveront bien le moyen de réparer nos bavures.  Pas vrai?

Le remède

Même si, d’un coup de baguette magique, on effaçait la dette grecque, la Grèce ne serait pas guérie pour autant.  L’Histoire est replète d’exemples de pays qui ont fait faillite et qu’une fois libérés de leurs dettes, ont laissé le naturel revenir au galop et se sont retrouvés une fois de plus dans la même situation. La mentalité collectiviste anti-capitaliste est une drogue qui promet une vie facile aux dépens des autres et qui vous donne un sentiment euphorique jusqu’à ce que la réalité vienne nous rattraper. Comme toute addiction, le seul remède est de reconnaître la source du problème et de briser le cercle vicieux.  Cessez de croire que l’état peut tout vous donner gratuitement indéfiniment. Il n’y aura jamais rien de gratuit en ce monde. Tout doit être payé d’une façon comme d’une autre. Ne comptez pas sur les politiciens pour vous aider, ce sont eux qui vous fournissent la drogue. La solution est dans un changement d’attitude dans chacun de vous.

La course à l’investiture républicaine, vers un ticket Bush-Cruz

Par Simon Leduc

 

En janvier 2016, les courses aux investitures des deux grands partis politiques vont commencer avec les caucus de l’Iowa et les primaires du New Hampshire. Dans le camp démocrate, Hillary Clinton ne devrait pas affronter d’adversaires de taille. Mais du côté du GOP, plusieurs candidats de prestige ont déjà commencé leurs campagnes afin de devenir le prochain candidat républicain à la présidentielle de 2016. Quel serait le ticket idéal pour les républicains? Selon moi, un duo Bush-Cruz serait le meilleur choix pour le GOP et voici pourquoi.

Jeb Bush, le modéré

Jeb Bush est le fils et le frère de deux anciens présidents américains, Georges H. W. Bush (1989 à 1993) et Georges W. Bush (2001-2009). En novembre 1998, il a été élu Gouverneur de la Floride où il a fait deux mandats (1999 à 2007). Ses principales priorités ont été la réforme de l’éducation et la protection de l’environnement. Il s’est même opposé à un projet de recherche pétrolier sur les côtes de la Floride, qui a été proposé par son frère, qui était alors président. Sur le plan idéologique, il est considéré comme étant un républicain modéré. Par exemple, il affirme que l’immigration est un atout pour le pays et non une menace.  Selon lui, les immigrants clandestins devraient, avec le temps, obtenir une certaine forme de naturalisation. Sa position lui a attiré les foudres de l’aile droite du parti, les tea parties. M. Bush pourrait aller chercher l’appui des républicains traditionnels, des reagans democrats (les démocrates conservateurs) et des indépendants. S’il devient le candidat du GOP à la présidence, ce dernier serait en mesure d’obtenir le soutien d’une partie de l’électorat hispanique, et ce, grâce à sa position modérée sur la question de la naturalisation des immigrants clandestins. Il a été gouverneur de la Floride, donc, il pourrait gagner cet État, qui va être primordial pour le GOP en novembre 2016. Les deux faiblesses de Jeb Bush sont son impopularité auprès des tea parties et le fait qu’il soit le frère de l’ancien président Georges W. Bush, qui est encore impopulaire auprès d’une partie de l’électorat. Je crois que Jeb Bush est le seul candidat qui pourrait battre Hillary Clinton dans une course présidentielle. Il devrait choisir comme colistier, une figure populaire du Tea Party afin de s’assurer de son appui. Le nom du sénateur du Texas Ted Cruz me vient à l’esprit.

Ted Cruz, le conservateur

Ted Cruz est sénateur du Texas depuis 2013. En novembre 2012, cet homme politique de 44 ans a surpris tout le monde en devenant le plus jeune sénateur de la Chambre haute. Ce dernier est une figure populaire des tea parties. Il défend cœur et âme les principes des Pères fondateurs de la Constitution américaine. Il est fortement opposé à l’intrusion de l’État fédéral dans la vie des Américains. Son opposition à la réforme de la santé du président Obama le prouve bien. Sur le plan fiscal et économique, il est pour le libre-marché et préconise la flat tax (un taux d’imposition unique pour tous). Il est un conservateur social. Il est contre le mariage entre conjoints de même sexe et viscéralement opposé à l’avortement (sauf si la vie de la mère est en danger). Il s’oppose à la naturalisation de millions d’immigrants clandestins. Il prône la ligne dure envers les illégaux, ce qui plaît énormément aux partisans du Tea party. Sur le plan extérieur, le sénateur du « Lone Star State» trouve que les Etats-Unis doivent défendre et promouvoir les valeurs démocratiques à l’étranger. Il est un grand ami et défenseur de la seule démocratie au Moyen-Orient, l’État hébreu. Donc, Ted Cruz représente l’aile droite du Grand Old Party. S’il devenait candidat présidentiel, il serait en mesure de faire le plein d’appuis chez les tea parties, les conservateurs sociaux et la droite religieuse, trois factions importantes pour le GOP. Ses prises de position sont jugées trop radicales pour les républicains modérés, les indépendants, les Latino-Américains et les démocrates conservateurs, Donc, le sénateur Cruz ne serait pas le candidat idéal pour l’establishment républicain, car il est à la recherche d’un modéré qui pourrait avoir une véritable chance de battre Mme Clinton. Mais ce dernier serait un candidat idéal à la vice-présidence des Etats-Unis.

Le Parti républicain est une grande coalition composée de plusieurs factions. Le prochain candidat à la présidence va avoir besoin de l’appui de celles-ci afin d’avoir une chance réelle de battre Hillary Clinton en novembre 2016. Lors des présidentielles de 2008 et 2012, l’aile droite avait boudée les candidats à la présidence (John McCain et Mitt Romney) à cause de leur modération. Afin de maximiser ses chances de succès, je crois que le GOP doit choisir un ticket qui va bien représenter toutes ses factions, un modéré et un droitiste. Jeb Bush et Ted Cruz seraient les choix idéals. Le premier ferait le plein d’appuis chez les républicains modérés, les démocrates conservateurs, les indépendants et les hispaniques. Le second obtiendrait le soutien du Tea Party, de la droite religieuse et des conservateurs sociaux. C’est pour ces raisons qu’un ticket Bush-Cruz permettrait au GOP d’avoir de réelles chances de remporter une bataille présidentielle contre Hillary Clinton.

 

PKP est le nouveau chef du PQ et la domination du NPD au Québec

Par Simon Leduc

Après une longue course, Pierre Karl Péladeau est devenu le huitième chef du Parti québécois. Ce dernier a complètement dominé la course à la chefferie et il était assuré de l’emporter, et ce, depuis le début. Il est maintenant le chef de l’Opposition officielle et il va devoir présenter et expliquer aux Québécois, sa vision du Québec et ses idées.  Va t-il défendre la social-démocratie à la sauce péquiste où faire un virage à droite? On a eu la réponse lors de son premier discours comme chef du PQ.   Le chef du mouvement souverainiste est un grand défenseur du sacro-saint modèle québécois. Lors de son discours, il a dit que le modèle québécois a permis à la province de s’affranchir économiquement et de créer une société solidaire et égalitaire. Il défend farouchement tous les piliers de la social-démocratie québécoise : les monopoles d’État, le caractère universel du système de santé, la bourse du carbone, un interventionnisme étatique dans l’économie, etc. Il dénonce les politiques d’austérité du gouvernement libéral et il minimise le problème de l’endettement public du Québec. Donc, sous la gouverne de PKP, le Parti québécois va continuer d’être un parti social-démocrate et un gourou du modèle québécois. Cela a le mérite d’être clair.

Mais que sera la priorité de Pierre Karl Péladeau? L’indépendance du Québec sera sa première et seule préoccupation. Il est venu en politique pour faire du Québec un pays et non pas pour diriger une province canadienne. Lors des trois prochaines années, PKP va tenter de nous convaincre du bien-fondé de son option et il va travailler d’arrache-pied pour y arriver. Dans sa quête, le rassemblement de tous les indépendantistes est primordial pour lui. Ce dernier va devoir tendre la main à Québec solidaire et aux souverainistes de droite. Cela ne sera pas une mince tâche, car QS le trouve trop à droite et les conservateurs trop à gauche.

Une majorité de Québécois ne veut rien savoir de la souveraineté, mais c’est la dernière chance du PQ et PKP va y aller le tout pour le tout. Il a obtenu un mandat clair des membres du parti de faire l’indépendance. Ceux-ci savent très bien que PKP est leur dernier espoir. Si un homme d’affaires ne réussit pas à convaincre les Québécois de se séparer du Canada, qui réussira? La majorité des militants se fait vieillissante et elle veut voir, de son vivant, naître la république du Québec. C’est la bataille de la dernière chance. Si PKP réussit, le Québec va devenir un pays, mais s’il échoue, le projet d’indépendance va être enterré pour plusieurs décennies et la survie du PQ va être menacée.

Lors du prochain scrutin, le Parti québécois va jouer son avenir à la roulette russe. Celui-ci va affronter le camp fédéraliste dans une lutte à finir. Est-ce que PKP sera le grand sauveur ou le fossoyeur du projet de pays. Seul le temps nous le dira.

Le NPD est bon premier au Québec :

Selon le dernier sondage CROP-La Presse, le NPD est en avance dans les intentions de vote au Québec avec 42% des voix (47% chez les francophones). Il est encore trop tôt pour parler d’une deuxième vague orange, car les élections vont avoir lieu dans cinq mois. Comment peut-on expliquer la popularité de ce parti dans la Belle province? Je dois dire que c’est un mystère pour moi, et ce, pour trois raisons. Tout d’abord, le NPD est la formation politique la plus centralisatrice à Ottawa. Celle-ci veut intervenir dans les champs de compétence des provinces et sa promesse de créer un ministère des affaires urbaines le prouve bien. Ensuite, les troupes de M. Mulcair se positionnent clairement à gauche du spectre politique. Sur la scène provinciale, les Québécois n’ont jamais massivement appuyé une formation politique de gauche.  Subséquemment, on ne peut pas dire que la députation néodémocrate québécoise a été très présente dans l’espace publique depuis quatre ans. Elle n’est pas du tout présente sur le terrain et sa performance à la Chambre des communes laisse à désirer. Il me semble que ces trois points devraient nuire au NPD au Québec lors du prochain scrutin, mais ce n’est pas le cas. Le parti de Thomas Mulcair reste la première force politique au Québec sur la scène fédérale. À mes yeux, la popularité de ce parti progressiste est un phénomène inexpliqué.

Non, le GIEC n’est pas un organisme objectif.

Par Philippe David

Beaucoup de gens considèrent que le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est l’autorité suprême en matière de climat sur cette planète et que comme telle, toute information émanant de cette organisation doit être traitée comme l’Évangile, irréprochable et inattaquable. Ce dogme n’est qu’une autre indication que les partisans de l’hypothèse (parce que ce n’est même pas encore une théorie au sens scientifique) du réchauffement climatique causé par les humains tient d’une foi religieuse plutôt que de faits scientifiques vérifiables.

Dans la réalité, le GIEC n’est pas un groupe scientifique du tout, mais plutôt un lobby politique dont le but n’est pas de déterminer quelle est la cause réelle du réchauffement de façon objective et non-biaisée, peu importe quelle pourrait être cette cause, mais plutôt de fournir une justification pseudo-scientifique  à la notion que la civilisation humaine est responsable du réchauffement climatique et de « suggérer » les moyens de mitiger les effets de ce réchauffement sont nous sommes supposément coupables. On n’a pas à aller chercher plus loin que la charte de cet organisme pour se rendre compte que pour lui, cette conclusion était pré-ordonnée depuis le début de sa création. Je cite:

Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. [ caractères gras ajoutés. ]

Ce passage de la charte du GIEC spécifie en toutes lettres que son mandat se limite exclusivement au « changement climatique d’origine humaine », ce qui veut dire que les bonzes du GIEC se foutent éperdument de toute autre cause possible et ne considèrent que l’activité humaine comme cause possible aux changements climatiques alors que le lien entre ces changements et l’activité humaine est loin d’être évident à la lumière de la pause du réchauffement qui dure maintenant depuis plus de 17 ans (ce que la NASA, le NOAA et le GIEC admettent),  alors que le niveau de CO2 continue d’augmenter et rejoint maintenant les 400 ppm.

C’est pour ça que j’ai tendance à sursauter quand je vois le conseil des normes de publicité condamner un panneau publicitaire qui défie l’orthodoxie réchauffiste à titre de publicité trompeuse.

publicité - Friends of Science

La seule chose qu’on peut vraiment trouver de mensonger dans cette publicité, c’est que si nous ne savons pas vraiment si le soleil est LA cause du réchauffement, nous n’avons pas de preuves solides non-plus qu’il soit causé par l’homme. Alors de faire des publicités évoquant des catastrophes climatiques est tout aussi mensonger.

Selon un des plaignants, Michel Groulx, vice-président de l’ACS:

«Si le soleil contribue au changement climatique, sa contribution est minime, précise Michel Groulx. Il y a une accélération des changements climatiques et c’est l’activité humaine qui est en cause nous dit le GIEC. Il n’existe pas de corrélation que le soleil ait pu agir sur le climat sur une période aussi courte.»

Comme je l’ai démontré plus haut, le GIEC n’existe que pour une raison, convaincre le monde que la cause des changements climatiques est l’homme et que le seul remède est une réduction radicale de notre consommation énergétique et de notre niveau de vie. Cet organisme n’a aucun intérêt à ce que le réchauffement provienne de causes naturelles, malgré certaines évidences. J’ignore si effectivement le soleil est LA cause principale, mais je vous laisserai le choix de décider si le 3,27% du 4% total de CO2 que la race humaine émet dans l’atmosphère a une plus grande influence sur le climat que la grosse boule orange dans notre ciel, sans laquelle il n’y aurait aucune chaleur sur terre.

Le modèle québécois: vivre dans le déni

Par Philippe David

Dans le Devoir de ce matin, un groupe collectif signe un texte intitulé « Notre conscience nationale trahie par les libéraux » qui accuse,  le plus sérieusement du monde,  le gouvernement libéral actuel de saccager notre cher modèle québécois, le plusse meilleur au monde, en faisant des coupes sauvages à la tronçonneuse. Je reconnais quelques noms de la listes de signataires, pas tous. Mais je suis prêt à parier qu’ils sont tous hautement dépendants de l’état québécois pour faire un si ardent plaidoyer pour préserver un modèle qui s’est pourtant avéré un retentissant échec. 

Je ne sais pas dans quel monde vivent les signataires de ce texte, tout comme les autres grands défenseurs du modèle québécois d’ailleurs (la plupart étant souverainistes et gauchistes), mais je soupçonne que pour s’y rendre, il faut mettre le cap sur la seconde étoile à droite et continuer tout droit jusqu’au matin. (Pour ceux qui ne sont pas trop férus de littérature, c’est le chemin du pays imaginaire de Peter Pan.)  Parce qu’on ne peut absolument pas être en train de vivre dans le monde réel en affirmant des énormités telles que ceci: 

« Au fil des décennies, et ce, depuis la Révolution tranquille, l’État québécois a pourtant été un remarquable levier de développement économique et social pour le Québec, ainsi qu’un pilier de notre solidarité. Sous l’impulsion du gouvernement libéral de Jean Lesage, appuyé par les efforts de la société civile (constituée de femmes et d’hommes issus de tous les milieux), les Québécois se sont pour ainsi dire offert un État fort, moderne, apte à répondre aux défis de notre temps et incarnant par ailleurs le caractère national du Québec et la volonté de vivre ensemble de tous les Québécois. »

Je me propose donc de démontrer à quel point ces grands défenseurs du modèle québécois sont déconnecté de la réalité à l’aide d’une petite présentation powerpoint:

Petite question: pourquoi diable défendez-vous ce modèle merdique si ce n’est que pour des raisons purement idéologiques? Parce que ce n’est certainement pas pour le bien commun.

Ajout:

Sources des données:

Tableau Dépenses de programmes: Ministère des Finances du Québec: Budget 2014-2015
Tableaux « Le déclin tranquille » et le avant et depuis la révolution tranquille
Tableau PIB:  Statistique Canada – Produit intérieur brut aux prix courants, 1961-1993 et Comptes économiques des provinces et des territoire et Tableau 051-0005 et ISQ – Diffusion Tdes Comptes économiques du Québec
Tableau Revenu personnel disponible: Statistique Canada: Comptes économiques des provinces et des territoires
Tableau Péréquation: Ministère des Finances Canada: Budget 2006 : Annexe 3 – Principaux transferts et Soutien fédéral aux provinces et aux territoires
Tableau Fonctionnaires: Statistique Canada: Tableau 051-0005 et Tableau 282-0012
Tableaux Riches en pauvres et pauvres en riches:  Statistiques Canada: Tableau 204-0001
Tableau BS corporatif: Statistique Canada: Tableau 384-0010
Tableau Entrepreneurs: Statistique Canada: Tableau 282-0012 et Tableau 051-0005
Tableau Exportations: Statistique Canada: Comptes économiques des provinces et des territoires
Tableau Investissements privés:  Statistique Canada: Tableau 032-0002
Tableau dette du Québec: Centre de la Productivité et la Prospérité-HEC: L’heure juste sur la dette du gouvernement du Québec

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