Les humains causent-ils vraiment les changements climatiques?

Par Pierre-Guy Veer

(Réplique à un texte récent de propagande de Radio-Canada – Que le Huffington Post a refusé de publier.)

  • Bonjour! Les changements climatiques sont naturels et l’influence humaine, s’il y en a une, est difficile à cerner.
  • PFFF! Même pas vrai, les médias montrent constamment que les humains sont la principale cause.
  • Ah non, un réchauffiste!
  • Les changements climatiques s’accélèrent à vitesse grand V depuis 150 ans.
  • Certes, le climat se réchauffe depuis 150 ans… suite à la fin du minimum de Dalton. Toutefois, il y a stagnation des températures depuis presque 19 ans malgré une augmentation constante du CO2.
  • C’est faux! Le bâton de hockey de Michael Mann montre que les températures ont connu une hausse spectaculaire depuis le début de l’ère industrielle.
  • Le graphique de Mann a été débusqué à au moins 20 différents endroits sur la planète déjà, dans des études révisées par les pairs.
  • Alors ces scientifiques ont été payé par les grandes pétrolières ou les frères Koch!
  • La source du financement est sans importance. Ce sur quoi il faut se concentrer est la méthode utilisée pour savoir si elle peut être répliquée. D’ailleurs, si la source de financement est si cruciale, pourquoi ne critique-t-on pas cette recherche financée par un milliardaire « vert »? Ou celles financées à coup de milliards par les gouvernements? Ou les milliards reçus par des lobby environnementaux des pétrolières? Ces fonds sont-ils exempts d’intérêt personnel?
  • Mais ces recherches ne font que confirmer le très vaste consensus sur la cause humaine du réchauffement climatique!
  • Si tu te réfère au fameux consensus de 97 %, il n’existe pas. Il est soit basé sur un sondage avec un échantillon de 79 personnes ou sur une étude menée par un bédéiste australien qui fut montée de toute pièce. C’est tellement gros que plusieurs scientifiques ont dénoncé la mauvaise appropriation de leurs recherches.
  • Mais les extrêmes climatiques deviennent de plus en plus extrêmes!
  • Il n’y a pas de tendance à la hausse dans le nombre d’ouragans ni dans leur force depuis qu’on les compte minutieusement. D’ailleurs, Wilma fut le dernier ouragan majeur (catégorie F3 +) à toucher terre aux États-Unis, soit plus de dix ans, la plus grande disette du genre. L’indice Palmer montre qu’il n’y a aucune tendance à la hausse des pluies diluviennes ni des sécheresses. Parlant de sécheresse, celle en Californie n’a rien d’exceptionnelle; l’État en a connu des pires dans le passé. Finalement les tornades fortes sont aussi à la baisse, de même que leur nombre absolu.
  • De toute façon, tu n’es pas un scientifique et ne peux pas parler du climat.
  • Certes, je suis journaliste spécialisé en économie-politique. Mais la formation est ce qui détermine de ce dont on peut parler, pourquoi Stephen Guilbeau, Al Gore et John Cook sont-ils considérés des références? David Suzuki, qui se spécialise en génétique et en zoologie et qui ne sait pas de quoi il parle? Naomi Klein, auteure qui veut utiliser la question climatique pour promouvoir son agenda socialiste?
  • Bon, bon le chat conspirationniste sort du sac!
  • Elle n’est pas la seule. Des hauts placés à l’ONU le disent au grand jour, des milliardaires qui ont profité du capitalisme le veulent aussi; finalement on n’a qu’à regarder qui participe aux « marches du peuple» pour connaître le but avoué de celles-ci. Regardons également le modus operandi des gouvernements pour tenter de combattre le réchauffement-changement-dérangement climatique : plus de taxes, plus de réglementation et moins de liberté. Ça me parait très socialiste.

Bref, si les réchauffistes veulent convaincre les sceptiques qu’ils ont raison, ils devraient plutôt s’acharner à utiliser la méthode scientifique qu’ils chérissent tant. À la place, ils ont recours à l’intimidation, à la censure, aux fantasmes de violence et aux mensonges répétés de mythes maintes fois débusqués. Aussi ont-ils peur d’admettre les failles de leurs méthodes en n’admettant que ce qui confirme l’hypothèse de départ, quand ils ne sont pas en train « d’accélérer » du processus de recherche.

Les sophismes honteux de Radio-Canada

Par Philippe David

La semaine dernière, Radio-Canada s’est adonné à un exercice de propagande qui aurait gonflé de fierté Josef Goebbels lui-même en publiant une bande dessinée ridiculisant les climato-sceptiques sur son site Web. On aurait cru lire la Pravda soviétique au bon vieux temps de la Guerre Froide.

Essentiellement, selon cette BD, il existerait deux types de personnes. Les bonnes qui croient à l’hypothèse du réchauffement climatique anthropogénique (causé par l’homme) et les gros colons de négationnistes du climat, abreuvés par ces méchantes  radios-poubelles de Québec et autres sources d’information douteuses.

Sophisme - définition

Pour démontrer  à quel point cette bande dessinée est mensongère, j’y ai relevé pas moins de quatre sophismes différents. Sans plus tarder, je vous les énumère.

RC BD Climatosceptique 2

  1. L’épouvantail (ou la caricature)
    La bande dessinée fait une caricature des climato-sceptiques en les faisant passer pour des ignares qui boivent de la bière et ne tiennent leurs informations que de sources douteuses pour mieux les ridiculiser. Cependant, cette technique évite toute critique honnête de leurs véritables arguments. Ce n’est pas en abattant une représentation caricaturale d’un adversaire que vous prouvez que vous avez raison. Au contraire, vous faites preuve de malhonnêteté intellectuelle.

    RC BD Climatosceptique 1

  2. L’appel à la popularité
    Radio-Canada tente aussi de faire valoir que les climato-sceptiques ont tort en faisant appel à un supposé consensus de 97% des scientifiques. Ça aussi c’est fallacieux. Même en supposant que 97% des scientifiques s’accordaient pour dire que 2+2=5, ça ne change rien au fait que c’est mathématiquement faux. Donc qu’il existe ou pas un consensus de scientifiques qui disent que la Terre se réchauffe, que ce réchauffement est principalement causé par l’activité humaine et qu’il est dangereux (et il a été maintes fois déboulonné d’ailleurs) ne prouve absolument pas en lui-même que cet énoncé est vrai. Dois-je rappeler qu’on a déjà cru dur comme fer que le Soleil tournait autour de la Terre et que l’homme ne pouvait survivre à voyager à plus de 25 milles à l’heure. Une hypothèse n’est pas vraie parce qu’elle est populaire, elle ne peut être vraie que si elle est soutenue par des faits vérifiables et confirmée par l’expérimentation. La science ne fonctionne pas par consensus, elle est plutôt anti-consensus. Il ne suffit que d’une personne ayant des preuves empiriques qu’une hypothèse est fausse pour invalider cette hypothèse.

    RC BD Climatosceptique 3

  3. L’appel à l’autorité
    Radio-Canada prétend dans sa BD qu’une personne qui n’a pas une formation scientifique n’est tout simplement pas qualifiée pour prendre part à ce débat. Quelle ironie alors que le principal « expert » que Radio-Canada présente constamment lorsqu’il est question de changement climatiques, Stephen Guilbeault, a étudié en théologie et en sciences politiques et n’a même pas complété de diplôme alors que Reynald Duberger, géologue et sismologue diplômé et enseignant retraité de l’UQAC est banni de ses ondes. Mais qu’à cela ne tienne, le manque d’une formation formelle en sciences en général et en climatologie en particulier n’est pas une preuve en elle-même que ses arguments sont faux quoiqu’évidemment, une personne ayant une formation dans le domaine a de meilleures chances de savoir de quoi il parle. Quoi qu’il en soit, les climato-septiques ne sont pas tous des profanes. Il y a même 31 487 scientifiques américains de diverses disciplines, dont 9029 avec des PhD et qui sont tous qualifiés pour évaluer les mérites de l’hypothèse anthropogénique et  sont tous des sceptiques de cette hypothèse. Grands nombres de ces  scientifiques travaillent dans les sciences climatiques et des sciences connexes. Ça commence à faire beaucoup de sceptiques qui ne sont pas nécessairement des ignares qui s’abreuvent de la radio de Québec  et il y en a beaucoup d’autres provenant de tous les pays du monde. Certains ont même travaillé pour des organismes comme la NASA et ont même participé à la rédaction et la révision des rapports du GIEC.

    RC BD Climatosceptique 4

  4. L’attaque ad hominem
    Ce sophisme consiste à attaquer le messager plutôt que de réfuter le message lui-même. C’est l’arme de prédilection des paresseux intellectuels. Par exemple, insinuer que la personne argumente contre la thèse anthropogénique parce qu’elle est à la solde des grandes pétrolières, comme si parmi ceux de l’autre camp, il n’y en a pas qui s’en sont mis plein les poches soit par subvention gouvernementale ou par les industries vertes (Comme Al Gore qui est devenu des centaines de fois millionnaire depuis son petit film de propagande. C’est payant le catastrophisme, n’est-ce pas?). Il y a des gens qui agissent par intérêt personnel dans les deux camps et ce n’est pas leurs motivations qui comptent, comme pour tous les autres sophismes, seul le poids de leurs arguments décide qui dit vrai et qui dit faux.

     

    Financement du gouvernement américain pour les recherches climatiques
    Financement du gouvernement américain pour les recherches climatiques
    Financement climato-sceptique - Source: Greenpeace
    Financement climato-sceptique – Source: Greenpeace

Bref, on voit souvent les gens de Radio-Canada regarder de haut les stations de radio d’opinion de Québec en les traitant de « radios poubelles » pour ensuite produire des torchons démagogiques de la sorte aux frais des contribuables en plus. En tant que diffuseur d’État, Radio-Canada devrait plutôt garder une certaine réserve et présenter un contenu plus équilibré. Cependant il y a longtemps que j’ai renoncé à l’espoir que ça se produise un jour.

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Errata: Dans une version antérieure de ce texte, j’ai écrit par inadvertance Hermann Goebbels plutôt que Josef Goebbel. Milles excuses pour l’erreur. Elle est maintenant corrigée. Merci à ceux qui me l’ont signalée.

Un défi pour les défenseurs de la rectitude climatique

Par Philippe David

J’ai déjà eu beaucoup de discussions avec des fervents du réchauffisme et tous me disent sans équivoque que non seulement la Terre se réchauffe mais que ce réchauffement s’accélère grâce au CO2 que nous envoyons dans l’atmosphère. Vraiment? Passons sur le fait que les données de température de la NASA et du CRU de Hadley n’indiquent aucun réchauffement appréciable depuis 1997, au XXe siècle, nous avons eu deux phases de réchauffement. Le tracé des anomalies de températures du XXe siècle fait donc un escalier avec une phase de réchauffement dans la première moitié et une autre pendant la seconde moitié de ce siècle. 

Le réchauffement de la première moitié n’est pas attribuable à l’activité humaine parce que nos émissions de CO2 étaient encore relativement minimes . Ce n’est que pendant les trente glorieuses de l’après-guerre que nos émissions de CO2 se sont vraiment accélérées.  Si accélération du réchauffement il y a, c’est donc pendant la seconde moitié qu’on devrait la retrouver, pas vrai? Du moins, c’est ce que nous dit le GIEC.

Sur le site d’Anthony Watts, j’ai trouvé un petit test pour vous. On a découpé le graphique de réchauffement en deux parties et on les a mis côte à côte. Le test est de me dire quelle partie du graphique représente la période de 1895 à 1946 (de cause naturelle) et quelle est celle de  1957 à 2008? Vous avez une chance sur deux d’avoir la bonne réponse. Allez-y!

1895-1946_1957-2008_temperature-compare

Drôlement similaires, vous ne trouvez pas? Voyez-vous une grande différence entre les deux? La pente de la courbe est identique dans les deux segments. Pourtant on ne cesse de me répéter  que dans la dernière moitié du siècle, le réchauffement s’accélère parce qu’il est causé par des émissions de CO2 humaines.  

Avez-vous deviné? Et si je vous donne un indice? Voici les deux segments rassemblés…

Warming 1880-2010

Tout ça pour démontrer que…

  1. Le réchauffement est cyclique
  2. Le dernier cycle de réchauffement n’est pas plus prononcé que le cycle précédent, qui pourtant ne pouvait pas être causé par l’activité humaine. (Et si vous examinez le cycle avant ça, c’est la même chose).

Ce qui semble prouver que…

  1. L’influence de l’homme, s’il y en a une, est minime.
  2. Le réchauffement ne s’accélère pas, mais continue de suivre la même tendance. On peut même s’attendre à ce que ce cycle se répète similairement aux cycles précédents, ce qui explique pourquoi ça ne se réchauffe plus en ce moment.

Maintenant, essayez de me dire vous n’avez pas un petit doute…

PS   Au cas où vous seriez tentés de questionner les sources de données, j’ai obtenu le graphique en faisant une recherche Google des termes « hadcrut global temperature ». En faisant cette recherche, vous obtenez des centaines de graphiques représentant tous la même chose: Les données du Climate Research Unit de Hadley au Royaume-Uni. (Vous savez? celui qui était au beau milieu du scandale du climategate…) Ce graphique n’est donc pas controversé et il est utilisé à qui mieux-mieux autant par les fidèles catastrophistes que les hérétiques sceptiques.

La nature de la politique

Par Philippe David

Je n’écris plus souvent  ces temps-ci. Je trouve la scène politique plutôt déprimante. Cependant, il y a des moments où je ne peux faire autrement que de sauter sur mon clavier. Ce qui s’est produit avant-hier est un bon exemple. Ce n’est pas que j’ai été surpris outre mesure par le fait que le gouvernement Couillard ait décidé d’investir $1 milliard US ($1,3 milliards CAN) dans Bombardier en mon nom et celui de tous les contribuables, prenant ainsi possession de 49% d’une compagnie formée pour assurer le développement (très risqué, cela va sans dire) du C Series de Bombardier alors que la journée même, Bombardier montrait des états financiers qui accusaient une perte de $4,9 milliards. Ça devrait me choquer, comme ça semble choquer tout le monde, mais non. Pas vraiment. Ce qui me choque plus dans cette affaire est le refus des gens de voir que ce genre de chose est monnaie courante en politique et que tant et aussi longtemps qu’on considérera comme normal de se faire confisquer près de la moitié de son revenu par le gouvernement pour ensuite voir cet argent gaspillé de façon outrageuse dans des projets dans lesquels nous n’aurions jamais mis une taule de notre propre chef, ce genre de chose se produira encore et encore.

Ce n’est pas d’hier que les politiciens récompensent leurs amis et leur font des faveurs. Les corporations dépensent des millions en lobbying pour obtenir des contrats ou une réglementation qui leur est favorable au détriment de leurs concurrents, ou tout simplement pour de l’argent. Comme par hasard, le lobbyiste de Bombardier est un certain ex-ministre des finances libéral. Peut-on être plus incestueux que ça? Tout le monde s’indigne, tempête et rouspète, mais personne ne veut vraiment s’attaquer à la vraie cause du problème: les politiciens contrôlent des sommes faramineuses d’argent qu’ils soutirent par la force des contribuables qui n’ont mot à dire que lorsqu’ils votent à tous les cinq ans.

Un «investissement», vraiment?

Laissez-moi vous faire part d’une réalité trop souvent oubliée: le gouvernement ne peut rien vous donner qu’il n’a pas pris par la force à quelqu’un d’autre. Si ce quelqu’un d’autre avait pu garder son argent plutôt que d’être forcé à le donner au gouvernement, il l’aurait peut-être utilisé à des fins plus productives (ou pas, mais c’était SON argent).  Ce sur quoi on peut compter c’est qu’il l’aurait dépensé ou investit selon ses propres intérêts personnels dans le but d’améliorer sa qualité de vie. Lorsque c’est le gouvernement qui choisit quoi faire avec cet argent, c’est une toute autre chose.

Les gens qui croient que le gouvernement agit pour le «bien commun» sont probablement les mêmes qui ont coulé leurs cours d’Histoire à l’école. Parce qu’au contraire, le gouvernement est composé d’individus qui ont naturellement leur propre intérêt personnel en tête. Dans le cas des politiciens, leurs deux premières préoccupations sont de se faire élire et de se faire ré-élire. Vos préoccupations, ils n’en ont rien à cirer, à moins que celles-ci les aident dans leurs deux préoccupations personnelles. Donc, naturellement, les soit-disant «investissements» que les politiciens font avec votre argent ont rarement quelque chose à voir avec votre bien-être (tout bienfait que les petites gens en retirent, sont le plus souvent accidentels).

Donc, lorsqu’on vous raconte qu’on doit sauver telle ou telle compagnie pour le bien commun, à cause des pertes d’emploi ou des dommages à l’économie, n’en croyez pas un mot. Dans la réalité, si une compagnie n’est pas assez bien gérée pour être profitable et attirer des investissements privés, elle ne mérite pas non plus d’être capitalisée de force par le contribuable. 

Donner 1,3 milliards à Bombardier signifie qu’on prive toutes les autres entreprises (qui sont profitables, puisqu’elle paient de l’impôt) de capitaux et des intérêts pour un projet dont le retour sur investissement est si douteux qu’aucune banque ou investisseur privé ne veut le toucher avec un bâton de dix pieds (et je travaille présentement pour une banque d’investissement, vous pouvez imaginer les discussions autour de la machine à café…).

L’économiste français Frédéric Bastiat parlait souvent de ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. On voit facilement les emplois perdus si on laissait Bombardier à elle-même, qui incidemment, seraient bien moindres que ce qu’on peut penser, comme l’explique Vincent Geloso dans son récent blogue, mais ce qu’on ne voit pas ce sont tous les autres emplois qui auraient été créés si les autres entrepreneurs avaient eu  accès à ces capitaux. Encore une fois, le gouvernement ne peut rien donner aux uns sans priver les autres. Et dans la plupart des cas, le gouvernement prive ceux qui produisent au profit des cancres.

La nature de la politique

C’est pourquoi les fameux «investissements» du gouvernement sont rarement profitables au sens économique, ils ne profitent en fait qu’à un nombre restreint d’individus au détriment de tous les autres,  mais ils sont politiquement rentables pour les politiciens.

Les politiciens le feront toujours. Ils ne peuvent pas ne pas le faire, en fait. Sinon on pourrait commencer à croire qu’ils sont inutiles et en réalité ils sont carrément nuisibles. On lance souvent à la blague que la politique est le deuxième métier le plus vieux du monde. Le premier étant la prostitution. On va même jusqu’à dire qu’il y a peu de différences entre une prostituée et un politicien. Je vais vous en nommer une plutôt fondamentale. La prostituée rend un service bénéfique à sa clientèle alors que dans la balance, c’est loin d’être le cas des politiciens.

C’est une des raisons pourquoi j’abhorre la politique. Parce que sa véritable nature ne consiste pas à améliorer le sort de tous mais plutôt à prendre ce que certains ont durement gagné pour le redonner à d’autres qui ne le méritent pas. Cette intervention envers Bombardier n’en est qu’un autre exemple.

Se donner bonne conscience aux dépens des autres

Par Philippe David

Une image vaut mille mots et il n’en faut pas plus quelques fois pour déplacer des montagnes. La mort d’Aylan Kurdi fût une tragédie et a déclenché des vagues de sympathie d’un bout à l’autre du globe pour les réfugiés de la guerre en Syrie.  Cependant, cet élan de générosité est dans bien des cas,  fantoche.

Si je pouvais rassembler des centaines de milliers de mes concitoyens dans un seul endroit et que je leur demandais qui veut que le Canada accueille plus de ces réfugiés, je n’ai aucun doute que je verrais des centaines de milliers de mains levées et un grondement d’acclamations. Par contre, que se produirait-il si je demandais combien d’entre eux seraient prêts à parrainer une famille de ces réfugiés et en être responsable? Je parie qu’il y aurait beaucoup moins de mains levées  et que le son des grillons menacerait de noyer celui des vivats de la foule. Et pourquoi donc? N’avez-vous donc pas le désir d’aider ces pauvres réfugiés  pour qu’ils s’intègrent bien dans notre société et y trouvent une vie meilleure? Ou n’avez vous ce désir que lorsque ça ne vous engage à rien personnellement. Êtes-vous atteint de caritite socialiste? Vous savez cette maladie qui vous pousse à être généreux avec l’argent des autres? Nous avons une pandémie ici au Québec. La plupart des personnes atteintes ont une envie irrésistible de voter QS ou NPD. (Quoique Philippe Couillard travaille fort à gagner leurs votes en ce moment) Si vous croyez que la personne la plus vertueuse est celle qui gueule le plus fort pour que le gouvernement prenne soin de ces réfugiés, il y a une réalité qui vous échappe totalement. 

Le gouvernement ne possède rien qu’il n’a pas pris par la force à quelqu’un d’autre qui l’a légitimement gagné.

La myopie, voire l’aveuglement total, est certainement un des symptômes majeures  de la caritite socialiste. Ceux qui en souffrent refusent carrément de voir les conséquences de leur soi-disant «charité». Ils sont totalement aveugles au fait qu’en demandant au gouvernement de faire ceci ou cela c’est de lui demander de mettre un fusil sur la tempe de tous les autres pour les contraindre à leur idée. Ainsi, lorsque vous fustigez M. Harper pour sa prudence envers l’influx de réfugiés et que vous encensez MM Trudeau et Mulcair de vouloir ouvrir grand les portes, vous leur dites essentiellement que pour que vous ayez bonne conscience, ils doivent faire les poches de vos voisins, qu’ils le veuillent ou non. Parce que croyez-moi, pour des raisons qui leur appartiennent et qui peuvent être parfaitement légitimes, pas tous vos voisins sont d’accord avec vous, alors pourquoi devraient-ils être contraints de payer pour votre acte de charité?

Mais les sondages disent que la majorité le veut…

Quelque chose d’immoral ne devient pas subitement moral parce que la majorité en a décidé. Et si on passait un vote pour légaliser le meurtre et que la majorité votait oui? Serait-ce moral de tuer son voisin pour autant? Alors qu’est-ce qui vous porte à croire que lorsque le gouvernement confisque un grand pourcentage du revenu des contribuables, ce n’est pas du vol? Ça le serait définitivement si vous ou moi le faisions. D’ailleurs, prélever un certain pourcentage de vos revenus contre de la «protection» n’est-il pas une des activités préférées de la mafia? Pourquoi serait-ce immoral quand la mafia le fait, mais parfaitement moral si le même acte est commis par l’état? Donc l’argument de la majorité n’est que pure foutaise. La sanction de la majorité ne donne aucune autorité morale, ça ne fait en réalité que démontrer que la loi de la majorité est tyrannique.

socialisme illustré
Avez-vous la «caritite socialiste»?

La charité vient du coeur, pas du canon d’un fusil

Je serai toujours estomaqué de voir combien de gens croient que de réclamer que le gouvernement pille les uns pour le donner aux autres, c’est faire preuve de générosité et de charité. La charité est un sentiment admirable, mais elle doit provenir du coeur et elle doit être un sacrifice volontaire. Une personne vraiment charitable se prive volontairement d’une partie de ses biens matériels pour en aider une autre qui an a besoin. Il n’y a probablement rien qui caractérise mieux ce qu’il y a de bon dans l’humanité. Mais cet acte perd tout son sens si on y est forcé parce que la fin ne justifie pas les moyens. Beaucoup de gens ont besoin d’aide. Si nous sommes tous fondamentalement de bonnes personnes, nous les aideront volontairement. Il n’est pas nécessaire de nous mettre un fusil sur la tempe. Et nous aiderons ceux que nous voulons aider, pas ceux que les autres auront décidé que devrions aider. Si vous tenez tant à venir au secours des réfugiés, faites-le personnellement en parrainant l’un deux ou en contribuant à une oeuvre de charité qui leur portera secours, mais ne demandez pas au gouvernement de leur porter secours en forçant les autres à le faire à votre place. Si vous ne faites que réclamer que le gouvernement accueille ces réfugiés sans faire vous-même une contribution personnelle, alors vous ne faites que vous donner bonne conscience aux dépens des autres et c’est de la pure hypocrisie.

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