Ce cancer qui ronge la Grèce

Par Philippe David

Il est évident que la Grèce est aux soins palliatifs et que tous ceux qu’on considère les plus grands cerveaux économiques n’arrivent pas à trouver un remède mais s’efforcent seulement d’essayer de prolonger sa vie un peu plus et ce faisant, ils ne font que prolonger l’agonie. Mais la mort viendra inévitablement puisque la vraie cause du mal y demeure entière. Ce qui est fait présentement avec plan de sauvetage par-dessus plan de sauvetage ne fait que maintenir le patient en vie pour quelques heures de plus et, qui plus est, rend cette agonie de plus en plus souffrante.  

Il est probablement déjà trop tard pour la Grèce. Il aurait probablement fallu intervenir il y a des années, voire des décennies avant pour pouvoir la guérir, mais beaucoup d’autres pays souffrent du même mal, du même cancer. Il n’est pas au même stade de développement dans ces autres pays, mais il se développera inexorablement jusqu’à sa phase terminale tout de même si rien n’est fait pour le contrer. Votre pays est-il infecté? Probablement! Mais contrairement à la Grèce, peut-être est-il encore temps de le sauver, mais encore faudrait-il faire le bon diagnostic. Ne comptez pas sur les Krugman et les Stiglitz pour le faire. Leurs prescriptions ne feront qu’accélérer les choses.

Les symptômes

On fait grand cas de l’endettement chronique de la Grèce. De l’attachement de ses citoyens à leurs acquis sociaux ou des excès de ces acquis par rapport à ses voisins. Mais ce ne sont là que des symptômes. Le véritable mal est bien plus profond. Les autres symptômes sont une méfiance de l’économie de marché, la diabolisation des entrepreneurs et l’intervention toujours croissante de l’interventionnisme d’état dans l’économie, ainsi qu’une adulation du politique comme solution à tout. (Oh non! Il est arrivé X! Ça n’a pas de bon sens! Il faut absolument que le gouvernement intervienne! Vous connaissez ce refrain?)

Tous ces symptômes sont causés en réalité par une mentalité dont la prémisse principale est la haine de l’individu et l’adulation du collectif. Elle tient pour vérité que tout ce qui est bon pour la société doit forcément venir d’un effort collectif plutôt qu’une initiative individuelle. Elle ne perçoit pas les entrepreneurs  comme étant des gens au service de leur clientèle, mais plutôt des scélérats au service du profit et du capital. Pas des innovateurs dont le travail nous rend la vie plus aisée, mais des égoïstes à abattre ou à contrôler.

Cette mentalité ne jure que par l’idée que l’individu n’est pas digne de confiance et que par conséquent, il doit être contrôlé et réglementé et par extension, tout ce qu’il produit doit l’être également. Malheureusement, elle oublie que ceux qui exercent le contrôle sur leurs semblables sont aussi des individus qui par on ne sait quel prodige, sont supposés être plus dignes de confiance que leurs semblables, mais qui dans la réalité, sont tout aussi faillibles.

Un environnement toxique

L’activité économique est supposée rendre nos vies meilleures. C’est elle qui met le pain sur notre table et produit ce pain de façon toujours plus efficace et moins coûteuse par l’innovation. Pendant des siècles nous faisions économiquement parlant, du sur-place. N’arrivant à produire que ce qui est nécessaire pour la subsistance, mais sans plus. Puis, certaines idées sont venues changer la donne et ont amené l’époque des lumières et la révolution industrielle.  Ces idées nous ont permis de produire plus que nous n’avions jamais réussi à produire jusqu’alors. Bien au-delà de la simple subsistance. Notre niveau de vie s’est alors élevé. Des innovations en agriculture et en production industrielle nous ont aussi permis de produire en plus grande quantité, mais avec moins de ressources. Cela nous a rendu beaucoup plus riches collectivement, que nous ne l’avions été. Même les masses pouvaient s’offrir des commodités que même les riches d’antan ne pouvaient avoir parce qu’elle n’existaient tout simplement pas.

La somme de ces idées, maintenant largement oubliées est ce que nous avons appelés le libéralisme et le capitalisme.  Or l’essence du libéralisme est l’idée de l’individu comme moteur du progrès plutôt que le collectif et de la productivité et création de la richesse comme solution aux problèmes plutôt que la politique. Tout le contraire de ce que nous vivons présentement dans la plupart des démocraties occidentales.

Dans un tel environnement, l’individu possède tout les incitatifs et la liberté d’innover, de s’enrichir et de poursuivre son propre bonheur. La seule façon de s’enrichir honnêtement est de produire ce qui est désirable à suffisamment de consommateurs pour permettre de prospérer puisque personne n’a le pouvoir de forcer quiconque à acheter ce que l’on produit. C’est donc le consommateur qui, par ses choix décident quels producteurs prospèrent et quels font faillite.  Dans un environnement où c’est le politique qui contrôle et réglemente la production, c’est tout autre chose.

Quand les producteurs doivent répondre à des impératifs politiques, le consommateur n’est plus au centre des préoccupations. Il est relégué à un rôle bien plus loin sur la liste des priorités. Un homme d’affaire voulant s’enrichir a plus d’intérêt à maintenir ses contacts politiques pour protéger son petit fief de ses compétiteurs ou financer ses opérations par subvention,  que de bien servir ses clients ou de suivre un bon plan d’affaires pour obtenir du financement bancaire. Pour obtenir des faveurs des politiciens, ils doivent aussi retourner l’ascenseur pour assurer que les politiciens qui lui sont favorables, restent en place. Nous obtenons alors une économie de plus en plus orientée vers la satisfaction de groupes d’intérêt revendicateurs qu’envers les besoins des consommateurs. Un des meilleurs exemples actuellement est le conflit qui oppose Uber aux cartels de taxi dans diverses villes. Il est plutôt clair que l’intérêt du consommateur n’a que très peu d’importance aux yeux des cartels de taxis et lequel des deux partis est défendu par l’état? Devinez! Je vous laisse trois chances.

Nous assistons alors à l’avènement d’une vision économique à très cout-terme. Les objectifs politiques changeant au gré des partis au pouvoir, l’horizon temporel du politicien typique se termine à la date des prochaines élections, après lesquelles il peut concevablement être chassé du pouvoir. Il a donc très peu d’intérêt à planifier des politiques dont ses adversaires politiques pourraient s’approprier les fruits s’ils mûrissent trop tard. À long-terme, nous sommes tous morts, disait Keynes, sauf que tôt ou tard, nous finissons par aboutir dans le long-terme des politiques à courte-vue et nous en subissons les conséquences. Ainsi, Lord Keynes est bel et bien mort aujourd’hui, mais nous vivons les conséquences à long-terme des ses idées court-termistes.

Une des conséquences de cette vision, le clientélisme politique, a mené à l’accaparement de plus en plus de services et de ressources par le secteur public au détriment du privé afin d’offrir des programmes sociaux de plus en plus onéreux offerts gratuitement ou semi-gratuitement.  La gratuité ou semi-gratuité de ces services entraînant naturellement une surconsommation et le surendettement de l’état qui ne pas mathématiquement suffire à une demande infinie.  Mais, à long-terme, nous sommes tous morts, n’est-ce pas? Il faut vivre dans le présent et nos petits-enfant trouveront bien le moyen de réparer nos bavures.  Pas vrai?

Le remède

Même si, d’un coup de baguette magique, on effaçait la dette grecque, la Grèce ne serait pas guérie pour autant.  L’Histoire est replète d’exemples de pays qui ont fait faillite et qu’une fois libérés de leurs dettes, ont laissé le naturel revenir au galop et se sont retrouvés une fois de plus dans la même situation. La mentalité collectiviste anti-capitaliste est une drogue qui promet une vie facile aux dépens des autres et qui vous donne un sentiment euphorique jusqu’à ce que la réalité vienne nous rattraper. Comme toute addiction, le seul remède est de reconnaître la source du problème et de briser le cercle vicieux.  Cessez de croire que l’état peut tout vous donner gratuitement indéfiniment. Il n’y aura jamais rien de gratuit en ce monde. Tout doit être payé d’une façon comme d’une autre. Ne comptez pas sur les politiciens pour vous aider, ce sont eux qui vous fournissent la drogue. La solution est dans un changement d’attitude dans chacun de vous.

Non, le GIEC n’est pas un organisme objectif.

Par Philippe David

Beaucoup de gens considèrent que le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est l’autorité suprême en matière de climat sur cette planète et que comme telle, toute information émanant de cette organisation doit être traitée comme l’Évangile, irréprochable et inattaquable. Ce dogme n’est qu’une autre indication que les partisans de l’hypothèse (parce que ce n’est même pas encore une théorie au sens scientifique) du réchauffement climatique causé par les humains tient d’une foi religieuse plutôt que de faits scientifiques vérifiables.

Dans la réalité, le GIEC n’est pas un groupe scientifique du tout, mais plutôt un lobby politique dont le but n’est pas de déterminer quelle est la cause réelle du réchauffement de façon objective et non-biaisée, peu importe quelle pourrait être cette cause, mais plutôt de fournir une justification pseudo-scientifique  à la notion que la civilisation humaine est responsable du réchauffement climatique et de « suggérer » les moyens de mitiger les effets de ce réchauffement sont nous sommes supposément coupables. On n’a pas à aller chercher plus loin que la charte de cet organisme pour se rendre compte que pour lui, cette conclusion était pré-ordonnée depuis le début de sa création. Je cite:

Le GIEC a pour mission d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. [ caractères gras ajoutés. ]

Ce passage de la charte du GIEC spécifie en toutes lettres que son mandat se limite exclusivement au « changement climatique d’origine humaine », ce qui veut dire que les bonzes du GIEC se foutent éperdument de toute autre cause possible et ne considèrent que l’activité humaine comme cause possible aux changements climatiques alors que le lien entre ces changements et l’activité humaine est loin d’être évident à la lumière de la pause du réchauffement qui dure maintenant depuis plus de 17 ans (ce que la NASA, le NOAA et le GIEC admettent),  alors que le niveau de CO2 continue d’augmenter et rejoint maintenant les 400 ppm.

C’est pour ça que j’ai tendance à sursauter quand je vois le conseil des normes de publicité condamner un panneau publicitaire qui défie l’orthodoxie réchauffiste à titre de publicité trompeuse.

publicité - Friends of Science

La seule chose qu’on peut vraiment trouver de mensonger dans cette publicité, c’est que si nous ne savons pas vraiment si le soleil est LA cause du réchauffement, nous n’avons pas de preuves solides non-plus qu’il soit causé par l’homme. Alors de faire des publicités évoquant des catastrophes climatiques est tout aussi mensonger.

Selon un des plaignants, Michel Groulx, vice-président de l’ACS:

«Si le soleil contribue au changement climatique, sa contribution est minime, précise Michel Groulx. Il y a une accélération des changements climatiques et c’est l’activité humaine qui est en cause nous dit le GIEC. Il n’existe pas de corrélation que le soleil ait pu agir sur le climat sur une période aussi courte.»

Comme je l’ai démontré plus haut, le GIEC n’existe que pour une raison, convaincre le monde que la cause des changements climatiques est l’homme et que le seul remède est une réduction radicale de notre consommation énergétique et de notre niveau de vie. Cet organisme n’a aucun intérêt à ce que le réchauffement provienne de causes naturelles, malgré certaines évidences. J’ignore si effectivement le soleil est LA cause principale, mais je vous laisserai le choix de décider si le 3,27% du 4% total de CO2 que la race humaine émet dans l’atmosphère a une plus grande influence sur le climat que la grosse boule orange dans notre ciel, sans laquelle il n’y aurait aucune chaleur sur terre.

Le modèle québécois: vivre dans le déni

Par Philippe David

Dans le Devoir de ce matin, un groupe collectif signe un texte intitulé « Notre conscience nationale trahie par les libéraux » qui accuse,  le plus sérieusement du monde,  le gouvernement libéral actuel de saccager notre cher modèle québécois, le plusse meilleur au monde, en faisant des coupes sauvages à la tronçonneuse. Je reconnais quelques noms de la listes de signataires, pas tous. Mais je suis prêt à parier qu’ils sont tous hautement dépendants de l’état québécois pour faire un si ardent plaidoyer pour préserver un modèle qui s’est pourtant avéré un retentissant échec. 

Je ne sais pas dans quel monde vivent les signataires de ce texte, tout comme les autres grands défenseurs du modèle québécois d’ailleurs (la plupart étant souverainistes et gauchistes), mais je soupçonne que pour s’y rendre, il faut mettre le cap sur la seconde étoile à droite et continuer tout droit jusqu’au matin. (Pour ceux qui ne sont pas trop férus de littérature, c’est le chemin du pays imaginaire de Peter Pan.)  Parce qu’on ne peut absolument pas être en train de vivre dans le monde réel en affirmant des énormités telles que ceci: 

« Au fil des décennies, et ce, depuis la Révolution tranquille, l’État québécois a pourtant été un remarquable levier de développement économique et social pour le Québec, ainsi qu’un pilier de notre solidarité. Sous l’impulsion du gouvernement libéral de Jean Lesage, appuyé par les efforts de la société civile (constituée de femmes et d’hommes issus de tous les milieux), les Québécois se sont pour ainsi dire offert un État fort, moderne, apte à répondre aux défis de notre temps et incarnant par ailleurs le caractère national du Québec et la volonté de vivre ensemble de tous les Québécois. »

Je me propose donc de démontrer à quel point ces grands défenseurs du modèle québécois sont déconnecté de la réalité à l’aide d’une petite présentation powerpoint:

Petite question: pourquoi diable défendez-vous ce modèle merdique si ce n’est que pour des raisons purement idéologiques? Parce que ce n’est certainement pas pour le bien commun.

Ajout:

Sources des données:

Tableau Dépenses de programmes: Ministère des Finances du Québec: Budget 2014-2015
Tableaux « Le déclin tranquille » et le avant et depuis la révolution tranquille
Tableau PIB:  Statistique Canada – Produit intérieur brut aux prix courants, 1961-1993 et Comptes économiques des provinces et des territoire et Tableau 051-0005 et ISQ – Diffusion Tdes Comptes économiques du Québec
Tableau Revenu personnel disponible: Statistique Canada: Comptes économiques des provinces et des territoires
Tableau Péréquation: Ministère des Finances Canada: Budget 2006 : Annexe 3 – Principaux transferts et Soutien fédéral aux provinces et aux territoires
Tableau Fonctionnaires: Statistique Canada: Tableau 051-0005 et Tableau 282-0012
Tableaux Riches en pauvres et pauvres en riches:  Statistiques Canada: Tableau 204-0001
Tableau BS corporatif: Statistique Canada: Tableau 384-0010
Tableau Entrepreneurs: Statistique Canada: Tableau 282-0012 et Tableau 051-0005
Tableau Exportations: Statistique Canada: Comptes économiques des provinces et des territoires
Tableau Investissements privés:  Statistique Canada: Tableau 032-0002
Tableau dette du Québec: Centre de la Productivité et la Prospérité-HEC: L’heure juste sur la dette du gouvernement du Québec

Entretien avec le candidat du PCC dans Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus

Par Simon Leduc

Pierre Paul-Hus va représenter le Parti conservateur du Canada dans le comté de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles. Le 19 octobre prochain, il va tenter de ramener cette circonscription dans le giron conservateur. Je me suis entretenu avec lui. L’entretien va porter sur sa campagne électorale locale, sur la libération d’Omar Khadr et sur la proposition fiscale de Justin Trudeau.

Q : Vous êtes officiellement candidat conservateur dans le comté de Charlesbourg. Quels seront les enjeux que vous allez défendre durant votre campagne électorale locale?

R : Il n’y a pas, pour le moment, de grands enjeux fédéraux dans la circonscription, mais j’ai des idées pour améliorer beaucoup de chose et je garde cela pour moi pour l’instant Donc, je vais me concentrer à défendre le bilan du gouvernement conservateur dans les domaines de l’économie et de la sécurité. La grande majorité de la population du comté est composée de jeunes familles et de personnes âgées. Dans notre plateforme électorale, on propose des mesures fiscales qui vont aider directement les jeunes familles : le fractionnement du revenu, la hausse de la prestation pour la garde d’enfants, la hausse du plafond des cotisations au CELI (de 5000$ à 10 000$), etc. Le PLC propose des baisses d’impôts, mais va t-il tenir promesse? Durant ma campagne, je vais dire à mes concitoyens que le gouvernement Harper a tenu ses promesses concernant la baisse de leur fardeau fiscal et qu’il faut continuer sur la même voie. Quand M. Harper promet quelque chose, il tient parole. Si M. Trudeau est élu, celui-ci va se rendre compte qu’il n’aura pas les moyens de ses ambitions. Subséquemment, les personnes âgées sont très préoccupées par l’enjeu de la sécurité du pays face à la menace terroriste. Le Parti conservateur du Canada est le seul parti politique qui prend vraiment cela au sérieux. Le projet de loi C-51 va donner plus de pouvoir aux agences de renseignement afin qu’elles puissent démasquer des terroristes potentiels et mieux protéger les Canadiens. C’est quelque chose que je vais parler durant ma campagne, car c’est très important pour le Canada.

Q : Qui sera votre véritable adversaire lors de la prochaine campagne électorale?

R : Dans Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, cela va être une bataille entre le Parti conservateur et le NPD. La députés sortante, Anne-Marie Day, sera ma principale adversaire. Celle-ci n’a vraiment pas un bon bilan comme députée. Je rencontre des gens du comté et ils me disent tous que Mme Day est une députée fantôme. On ne la voit jamais dans la circonscription. Je ne vais pas perdre mon temps en l’attaquant. Je vais me concentrer sur ma campagne et dire aux gens que s’ils me choisissent, je vais bien les représenter et défendre leurs intérêts à la Chambre des communes. Après le 19 octobre, la population du comté va avoir un vrai représentant et non pas un fantôme, comme c’est le cas actuellement.

Q : Que pensez-vous de la libération de Omar Khadr?

R : Le gouvernement canadien a admis qu’il y a des choses qui n’avaient pas été fait correctement lors de sa détention à la prison de Guantanamo. Mais Omar Khadr a reconnu sa culpabilité pour le meurtre d’un soldat américain. Je pense qu’il aurait dû purger la totalité de sa peine de prison. Les autorités américaines ont accepté de le transférer au Canada sous condition que le détenu purge toute sa peine. Je crois que l’on envoie un très mauvais message aux autres pays. Dorénavant, ceux-ci vont y penser à deux fois avant d’extrader un autre prisonnier au Canada.

Q : Que répondez-vous à ceux qui affirment qu’il était un enfant soldat et qu’il n’était pas responsable de ses gestes?

R : Le paternel d’Omar Khadr était un sympathisant d’Al-Qaïda et il a entrainé son fils dans le terrorisme. Mais, au moment des faits, il avait quinze ans. Selon moi, il savait exactement ce qu’il faisait. Celui-ci a tué un soldat américain et il méritait d’être jugé en conséquence.

Q : Que pensez-vous des baisses d’impôts que Justin Trudeau a promis aux Canadiens s’il est élu premier ministre le 19 octobre prochain?

R : Le chef libéral affirme que le fractionnement du revenu et la hausse du plafond du CELI vont seulement profiter aux riches. C’est totalement faux. Nos mesures vont permettre aux familles de la classe moyenne de payer moins d’impôts et d’épargner à l’abri du fisc. Justin Trudeau croit que la hausse du fardeau fiscal des riches va faire rentrer plus d’argent dans les coffres de l’État, c’est de la pensée magique. Tout le monde sait que si on impose trop les plus nantis, ceux-ci vont trouver des échappatoires fiscaux (avec l’aide de fiscalistes) afin d’éviter d’en payer plus. La mesure fiscale de Trudeau va faire perdre de l’argent au gouvernement. Donc, je me pose une question : Où va t-il trouver l’argent pour financer ses baisses d’impôts pour la classe moyenne? Selon moi, le chef libéral ne pourra pas tenir parole.

Q : Est-ce que la victoire surprise du NPD albertain pourrait nuire au PCC en Alberta le 19 octobre prochain et aider le NPD fédéral dans cette province?

R : La réponse est non. Durant la campagne électorale albertaine, le NPD albertain s’est dissocié de son cousin fédéral. La nouvelle première ministre de la province ne voulait pas que les Albertains fassent un lien entre son parti et les troupes de Thomas Mulcair. Le NPD fédéral est clairement une formation politique de gauche (socialiste), tandis que son cousin albertain est de centre-gauche. Par exemple, le premier est très hostile à l’industrie pétrolière albertaine, tandis que le second a tendu la main à celle-ci. Donc, il y a une grosse différence entre les deux partis. Je trouve que c’est de la récupération politique de la part des néodémocrates et de l’opportunisme pur et simple. Selon les sondages d’opinion, le Parti conservateur du Canada obtient entre 50 et 55% des voix en Alberta, c’est le même pourcentage qu’ont obtenu le PPC et le Wildrose Party lors du scrutin albertain. Donc, l’Alberta reste un château fort pour notre parti et elle va le rester lors des prochaines élections. Il n’y aura pas de vague orange dans cette province de l’Ouest le 19 octobre prochain. Q : Comment expliquez-vous la victoire historique de la gauche en Alberta? R : Selon moi, il n’y a aura pas de révolution progressiste en Alberta. L’élection d’un gouvernement NPD majoritaire est un vote de protestation. Les Albertains voulaient se débarrasser des conservateurs (après 44 ans de pouvoir) et le Wildrose party n’était pas prêt de former le gouvernement. Donc, ils se sont tournés vers le NPD, qui a bénéficié de la bonne campagne de sa cheffe Je crois que le chef conservateur, Jim Prentice, a fait une très mauvaise campagne. Il a déclenché des élections anticipées après la présentation d’un budget austère, les gens ne l’ont pas pris du tout. Les Albertains voulaient changer de gouvernement et l’autre parti de droite n’était pas prêt. Donc, je crois que cela peut expliquer la victoire majoritaire du NPD. 

 

Que valent nos députés?

Par Philippe David

Il y a quelques semaines, suite à l’indignation au sujet de la prime de départ du ministre Yves Bolduc, il a été question de déposer un projet de loi pour modifier le traitement des membres de l’Assemblée Nationale afin d’éliminer ces primes et par la même occasion augmenter le salaire de base des députés et ministres. Il serait question, en échange de l’élimination des primes de départ (sauf pour des cas de maladie) et une contribution plus élevée à leur régime de retraite d’augmenter le salaire de base des députés de  88 186 $ à 136 010 $ selon les recommandations du rapport du comité de Claire L’Heureux-Dubé. À cette date, le projet de loi n’a pas encore été déposé et il est donc impossible de connaître les détails, mais en ces temps où le gouvernement prêche le contrôle des dépenses et prépare le terrain pour les négociations avec les syndicats des fonctionnaires, je crois qu’il est approprié de se poser la question: que vaut un député vraiment?

Des évaluations boiteuses.

Certains prétendent que nos députés travaillent très fort pendant de longues heures. Être député n’est pas un emploi de 9h à 17h, 40 heures par semaine, prétendent-ils et ce qu’ils font est tellement important. Ils méritent donc ce qu’ils gagnent et peut-être même plus. Après tout, beaucoup de fonctionnaires font plus qu’eux et nous devons leur offrir un bon salaire si nous voulons attirer des candidats de qualité.

Le problème est qu’autant pour les membres de l’Assemblée Nationale que pour les fonctionnaires d’ailleurs, la rémunération n’a rien à voir avec les forces du marche et est complètement arbitraire. Elle n’a absolument rien à voir avec la véritable valeur économique de leur travail qui est d’ailleurs impossible d’évaluer dans ces termes.

Public vs privé

Dans l’entreprise privée, les salaires sont évalués selon un jeu de l’offre et de la demande pour des talents particuliers et l’évaluation subjective de ce que ces talents peuvent rapporter à l’entreprise. La valeur du travail à tous les échelons a un rapport direct avec la productivité des travailleurs qui participent à divers degrés à la création de richesse en produisant le plus efficacement possible des biens et services appréciés des consommateurs. 

De l’employé de chaîne de montage au P.D.G. d’entreprise, le salaire de chacun est le produit d’une évaluation de ce que le travail de chacun rapportera à l’entreprise. Si l’entreprise est profitable, elle crée de la richesse, si elle ne l’est pas, elle gaspille des ressources et toute autre chose étant égale par ailleurs, si elle persiste dans cette voie, elle fermera éventuellement ses portes pour laisser la place à une entreprise mieux gérée. C’est grosso-modo comment les choses fonctionnent dans le domaine privé. Les entreprises produisent des biens et services selon les désirs des consommateurs qui paient volontairement pour ces biens et services.

Dans le domaine public c’est différent. Le gouvernement ne crée pas de richesse. L’argent qu’il reçoit est extrait sous forme de taxes et impôts que le citoyen n’a pas le choix de payer sous peine de se faire arrêter et jeter en prison. Puisque les revenus du gouvernement ne dépendent pas de la valeur des biens et services qu’il produit, il n’a aucun incitatif à livrer ces biens et services de façon efficace et productive. Puisque le gouvernement ne fait aucun profit ou perte, il est impossible d’évaluer la productivité de ceux qui y travaillent. Leur travail est en réalité une perte nette pour l’économie.

Le secteur privé crée la richesse, le secteur public la consomme et la redistribue, généralement aux petits n’amis du parti au pouvoir, laissant quelques miettes aux nécessiteux. Plus le secteur public est gros par rapport au secteur privé et plus nous nous appauvrissons collectivement.

Alors que valent nos députés?

Le québécois moyen gagne dans les environs de 43 000$ par an et doit en payer presque la moité en impôts, taxes et tarifs de toutes sortes à tous les paliers de gouvernement. Une partie de ça sert à payer nos député dont le rôle consiste, par chaque loi qu’ils votent et chaque nouvelle taxe qu’ils nous mettent sur le dos à restreindre nos libertés et nous appauvrir toujours un peu plus.

Je vous laisse décider ce que leur travail vaut pour vous, mais à mon humble avis, ils sont déjà surpayés. Gardez ça en tête quand ils présenteront leur projet de loi…

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