Monthly Archives: septembre 2011

Politiciens de Carrière et Banques Centrales : Sinistre Alliance

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Dans une économie de libre marché, les interventions gouvernementales doivent être un art et non une science. Le seul rôle de ce dernier dans une société libre est de s’assurer de la protection de nos droits, de nos libertés, de notre sécurité et du coup, s’assurer qu’on puisse profiter des fruits de notre labeur (i.e., faible taxes et impôt quasi nulle). Ceci dit, la réalité étant tout autre, comprendre les dynamiques du système actuel est primordial et quasi indispensable pour ne pas finir en mauvaise posture financière. Voici donc la première règle du système actuel : ne vole pas! Le gouvernement déteste avoir de la compétition!

Politiciens de carrière face à la crise : fuite en avant

Le problème avec les politiciens de carrières est que ces derniers n’ont pour priorité première que leur réélection. Ils sont donc prêts à prendre des décisions qui, à court terme soulage la douleur (le temps d’une élection pour se faire réélire) mais qui à moyen long terme, seront beaucoup plus difficile à ‘soulager’. On en a eu un bel exemple au début de la crise actuelle. Au vu des décisions prises, ce qui n’était qu’une récession d’une durée d’un an ou deux, est entrain de se transformé en une dépression inflationniste qui va durer au minimum 10 ans. Pour les sceptiques, il y a un an, Obama disait que si le stimulus ne ‘passait’ pas, le taux de chômage pourrait atteindre l’effroyable niveau de 8%. Évidemment, le stimulus est passé et le taux de chômage a atteint récemment 10,2% (17% si on le calcule comme on le faisait durant la crise de 1929). Rassurant, n’est-ce pas? Selon eux et au vu de leurs actions, si on est entré en crise, c’est due à un excès de dépenses et c’est avec plus de dépenses qu’on va s’en sortir. Suivant cette logique, Tiger Woods devrait se trouver d’autres conquêtes pour régler ses problèmes conjugaux récents.

Banques centrales: un cancer pour l’économie

Les personnes qui ont voulu une banque centrale (dans ce cas-ci, la Banque du ‘Canada’ et FED) disaient qu’elles allaient mettre fin aux cycles économiques et allait préserver le pouvoir d’achat. Résultats? On a eu plein de récessions et le dollar canadien tout comme le dollar américain a été détruit (le dollar américain a perdu 97% de sa valeur depuis que la FED s’en occupe-1913-, tandis que le dollar canadien a perdu 90% de sa valeur depuis que la Banque du ‘Canada’ s’en occupe -1935-). De plus, lorsqu’on a une économie basé à 70% sur de la consommation comme ici au Canada et au États-Unis, il est d’une importance vitale d’avoir un dollar fort. Ces dernières créer de l’inflation (en imprimant de l’argent à vitesse grand V) et après coup, elles osent dire qu’elles veulent le combattre; elles sont des usines à inflation! C’est comme si une usine de voitures disait qu’elle voulait combattre la congestion sur les routes ou une compagnie de tabac qui veut combattre le cancer du poumon. Évidemment, la compagnie de tabac fixera votre attention uniquement sur la dégénérescence des cellules comme cause du cancer du poumon et non sur la cause réel du problème, c’est-à-dire, le tabac. Le même principe s’applique pour les banques centrales. Elles fixent votre attention sur la hausse des prix seulement (IPC) comme cause de l’inflation et non sur l’augmentation de la masse monétaire qui est la définition même de l’inflation. Dire que l’inflation est uniquement l’augmentation des prix, c’est un peu comme si une personne qui ne mange que du fastfood, blâme sa balance pour ses problèmes de poids.

Intervenir ou pas?

En intervenant pour la première fois, le gouvernement a transformé la dépression de 1929 en la «Grande» dépression. Peut de gens s’en souviennent, mais en 1920 il y a eu une dépression au États-Unis tout aussi sévère sinon plus que celle de 1929.Le gouvernement n’est pas intervenu et elle n’a durée qu’un an. Personne ne s’en rappel, mais pour celle qui s’en vient, beaucoup s’en rappelleront car elle durera plus qu’une décennie. Sans banques centrales, vous jouiriez d’une vie économique moderne, sans cycles économiques, sans bulles économiques, sans inflation, sans les insoutenables déficits commerciaux et surtout sans la croissance explosive de la taille du gouvernement. Malheureusement, ces dernières exacerbent les problèmes chaque jour en imprimant encore plus d’argent pour accommoder des politiciens avec un agenda politique, en charge de notre destin.

La lumière au bout du tunnel

Au rythme et au vu des décisions actuelles, la seule lumière au bout du tunnel que je vois, est celle du TGV qui fonce droit vers nous…buckle up!

Les inconvénients de la redistribution de la richesse.

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Selon le Conseil National du Bien-être Social, dans son rapport déposé cette semaine, nous pourrions sauver des millions en éradiquant la source de la pauvreté. Naturellement, il va sans dire que pour le Conseil, ça passe par une plus grande redistribution de la richesse. Le Conseil veut que nous considérions ça comme un « investissement » et que cet investissement nous économisera de l’argent à la longue.

Malheureusement, ça ne fonctionnera pas. La raison la plus évidente est que la pauvreté est une condition relative et que tant et aussi longtemps qu’il existera des disparités de revenus dans la société, il y aura des gens qui seront relativement riches et d’autres que seront relativement pauvres. Il est donc illusoire de penser que nous puissions éradiquer la pauvreté, à moins de vouloir suivre le modèle économique de la Corée du Nord et encore, nous ne serions pas égaux dans la richesse, mais égaux dans la misère.

Une autre raison est que pour une majeure partie des gens, la pauvreté est une phase transitoire. La plupart des « pauvres » ne le restent pas toute leur vie. Ils finissent par s’enrichir, puisque la grande majorité des gens faisant partie du quintile le plus pauvre de la population dont des jeunes, des étudiants et des nouveaux immigrants qui se joignent au marché du travail en quête de leur premier emploi et que lorsqu’ils en ont trouvé un et acquièrent de l’expérience, leurs revenus augmentent. Ils n’ont donc pas réellement besoin d’aide.

Finalement, contrairement à ce qu’on voudrait faire croire, nos programmes sociaux sont loin « d’éradiquer » la pauvreté. Au contraire, ils engendrent de la pauvreté et la cultivent. Voici quelques raisons:

  1. Les taxes récoltées pour financer nos programmes sociaux découragent le travail et la création de richesse. À quoi bon travailler plus si la moitié du surplus qu’on fait nous est retiré en taxes de toutes sortes. Puisque nous travaillons moins que nous ne le ferions autrement, nous produisons moins de biens et services et la société entière est appauvrie.
  2. Les transferts de richesse découragent les bénéficiaires à se trouver du travail ou se perfectionner pour améliorer leur sort. Si vous diminuez le coût de ne pas travailler, vous réduisez l’incitatif au travail et aussi à la quête de perfectionnement qui est la clef de la mobilité sociale.
  3. Les bénéficiaires des transferts deviennent également plus dépendants de l’aide gouvernementale et moins aptes à s’aider eux-mêmes.
  4. Les bénéficiaires de l’aide, quand celle-ci persiste trop longtemps, donnent le mauvais exemple aux autres membres de leur famille, en particulier leurs enfants, qui voient qu’il est possible de subsister sans travailler, créant une culture de dépendance.
  5. Puisque les paiements sont inégaux pour divers groupes de bénéficiaires, il se crée du ressentiment et une compétition malsaine entre ces groupes. Ainsi, les jeunes reçoivent beaucoup moins que les plus vieux, par exemple.
  6. S’il existe des tensions entre divers groupes de bénéficiaires des largesses de l’État, il en existe de même entre les différents groupes de contribuables. Ainsi, les contribuables plus jeunes seront révoltés d’apprendre que tout ce qu’ils paient au régime des rentes va presque directement dans les poches des plus vieux et qu’ils auront à payer beaucoup plus leur vie durant pour avoir droit aux mêmes prestations que leurs parents ou leurs grand-parents, qui sont pourtant plus riches qu’eux.
  7. Le résultat des deux derniers points est une fracture de plus prononcée des liens communautaires pour être replacée par un affrontement de groupes d’intérêts.
  8. Anciennement, il existait de nombreux groupes communautaires dont le but était d’aider les moins fortunés à réacquérir leur indépendance. Maintenant que le gouvernement s’en charge, ces groupes ont graduellement disparu pour être remplacés par une enveloppe et un chèque, mais aucune aide morale.
  9. Il en est de même pour les organisme de charité privés qui reçoivent de moins en moins de dons, plus le gouvernement s’ingère.
  10. Plus les gens abandonnent les organismes de charité et de bienfaisance communautaires et se fient au gouvernement et plus ils deviennent aptes à accepter des ingérences futures, augmentant d’autant plus la dépendance.
  11. Le haut niveau et la complexité de la taxation engendrent des coûts astronomiques juste pour se conformer aux lois de l’impôt, par exemple. Les gens doivent engager des comptables et des fiscalistes pour s’y retrouver. Toutes ces ressources ne sont pas utilisées à produire des biens et services qui ont une valeur pour les consommateurs et par conséquent, la société en est encore appauvrie.
  12. Autant les contribuables doivent mobiliser des ressources pour s’éviter de payer trop de taxes et se conformer aux lois trop complexes, autant les bénéficiaires doivent également mobiliser des ressources, organiser des groupes de pression, etc. afin de maintenir ou augmenter ce qu’ils reçoivent. Ces ressources ne sont pas engagées à la production et par conséquent, cette richesse est également perdue par la société.

Je pourrais certainement continuer à vous réciter d’autres coûts sociaux d’une distribution de la richesse excessive, mais je préfère vous épargner une longue litanie. Suffise de dire que ces coûts excèdent largement leurs bénéfices. Au final, les seuls qui y gagnent au change sont les politiciens et bureaucrates.

Collectivisme ou Individualisme – 4e partie

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G. Edward Griffin

Le monde politique est truffé d’étiquettes. Nous pouvons être conservateur ou libéraux, droitiste ou gauchistes, démocrates, républicains, libertariens, communistes, fascistes, etc… Mais au travers toutes ces étiquettes, personne n’arrive à décrire de façon précise ce que ces étiquettes représentent vraiment, Ces étiquettes ne servent qu’à attribuer une aura de bonté ou de méchanceté selon celui qui les emploie et les émotions qui sont déclenchées par le discours et chaque orateur semble en avoir une définition différente. Afin de dégager un sens dans les débat politiques, il est essentiel d’abandonner le vieux vocabulaire et établir un vocabulaire plus simple.Une fois que les termes sont clairement définis, beaucoup de gens se rendront compte qu’ils sont d’accord sur l’essentiel.

Vous serez probablement surpris d’apprendre que pratiquement tous les débats politiques peuvent se diviser en deux courants de pensée communs. Ces courants de pensée encouragent tous deux des actions à prendre, mais la grande différence de provient pas autant des actions elles-même mais des principes qui motivent ces actions. Ce grand débat est en fait entre l’éthique du collectivisme et celle de l’individualisme. Ces deux mots ont une signification réelle. Nous reconnaissons au départ que les adhérents des deux courants de pensée sont mus par des bonnes intentions et qu’ils veulent tous le bien de leurs familles et du monde en général. Là où ils divergent est le moyen d’y arriver. Dans ce billet en cinq parties, j’aimerais explorer les points communs et divergences des ces deux courants de pensée tels qu’exposés par l’écrivain et philosophe G. Edward Griffin. La première partie traitera des droits humains, la deuxième traitera de la suprématie du groupe, la troisième de coercition et liberté, la quatrième de l’égalité et l’inégalité devant la loi et la cinquième du rôle du gouvernement.

Partie IV: Égalité et inégalité devant la loi

La quatrième chose qui différencie les idéologies collectivistes et individualistes a rapport avec la façon que les gens sont traités devant la loi. Les individualistes croient que nous sommes tous différents. Que nous sommes supérieurs et inférieurs aux autres de multiples façons, mais que chacun de nous mérite d’être traité de la même façon par la loi, peu importe notre sexe, notre âge, notre race, notre religion, etc.

Les collectivistes croient que la loi doit traiter les gens inégalement afin d’obtenir certains changements désirés dans la société. Ils considèrent le monde tragiquement imparfait. Ils voient la pauvreté, la misère et l’injustice et concluent que quelque chose doit être fait pour corriger les forces qui causent ces situations. Ils se croient des ingénieurs sociaux, doués de la sagesse nécessaire pour restructurer la société en quelque chose de plus humain et plus juste. Pour ce faire, ils doivent intervenir dans toutes les facettes des activités humaines et rediriger ces activités selon leur plan. Ce qui veut dire qu’ils doivent redistribuer la richesse et utiliser les forces policières pour forcer certains comportements. Les conséquences de cette mentalité peuvent être constatées un peu partout à travers le monde. Presque tous les pays ont un système d’imposition qui traite les gens inégalement selon leur revenus, leur état civil, le nombre d’enfants, leur âge et même le genre d’investissements qu’ils ont. Le but de cet arrangement est de redistribuer la richesse, c’est à dire de favoriser certaines classes ou certains groupes au détriment des autres. Fréquemment ils ont même certaines clauses dans la loi de l’impôt qui exempte une corporation ou un groupe d’influence en particulier. Certaines lois distribuent également des subventions à certains groupes ou corporations. L’inégalité est la seule raison d’être de ces lois Dans la sphère sociale, ils ont des lois pour établir des quotas de race, de sexe, des plans de discrimination positive ou pour interdire l’expression d’opinions qui peuvent offenser certains groupes ou les planificateurs eux-mêmes.Dans tous les cas, il y a une application inégale des lois basée sur quel groupe auquel on appartient.

On nous dit que tout ça est nécessaire pour assurer une société plus équitable, mais pourtant, après plus de cent ans d’ingénierie sociale, il n’existe aucun endroit au monde où les collectivistes peuvent pointer et dire que leur plan a fonctionné tel qu’ils l’avaient prévu.

Imaginons une ligue de basketball où les joueurs de la moitié des équipes doivent jouer avec un bras lié dans le dos. Il n’y a personne, individualiste ou collectiviste qui considèrerait cette situation équitable. Supposons maintenant qu’on décrète que l’année suivante, les équipes qui n’avaient pas les bras liés doivent maintenant les attacher et que celles qui étaient restreintes peuvent jouer avec les bras libres. Est-ce que c’est maintenant équitable? Avant que vous ne répondiez, supposons que tous les joueurs de l’année précédente ont pris leur retraite et ont été remplacés par des nouveaux joueurs, est-ce toujours équitable? Il y a une prémisse importante dans cet exemple. Il identifie les joueurs comme des individus et non comme les membres d’une équipe collective.

Utilisons maintenant un exemple plus d’actualité de groupes qui ont historiquement été floués par les règles comme les peuples autochtones de l’Australie, du Canada et des États-Unis (on pourrait facilement inclure les afro-américains et les hispano-américains dans le lot). Leur lutte a toujours été contre le biais raciste qui limite leurs opportunités. Tout le monde peut s’accorder à dire que ces règles doivent être changées afin qu’ils puissent jouer avec les mains déliées, mais que dire si nous décidons d’aller plus loin et que nous leur garantissons des avantages comme des emplois garantis ou des exemptions d’impôts, peu importe leur situation financière, simplement parce qu’ils appartiennent à ce groupe? Dans la quête de l’égalité des droits, est-ce que la substitution de discrimination négative pour une discrimination positive a une chance de porter des fruits? Les individualistes croient que cette voie ne fait qu’accentuer les ressentiments en créant une société ou tout le monde s’identifie à des groupes différents perpétuellement à la quête de traitement préférentiel. Beaucoup de livres ont été écrits au sujet de l’utopie collectiviste, mais partout où elle est appliquée, le résultat est toujours plus de pauvreté, de souffrance et d’injustice qu’avant.

L’individualisme est basé sur la prémisse que tous les citoyens sont égaux vis à vis la loi, peu importe leur race, leur religion, leur sexe ou leurs opinions politiques. Aucune classe ne peut obtenir de traitement de faveur peu importe le mérite où la popularité de sa cause. De favoriser une classe au dépend des autres n’est pas l’égalité devant la loi.

Dans le prochain chapitre, nous examinerons quel est le véritable rôle de l’État. Nous verrons l’État individualiste et l’État collectiviste et dans quelle direction ils mènent leurs citoyens.

J’AI LE CANCER

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Je m’en doutais. Il y a quelques mois, Marc Bellemare avait sonné l’alarme. Et j’en ai eu la certitude la semaine dernière, comme des millions d’autres de mes concitoyens.

Depuis le temps que j’attendais le diagnostic, Jacques Duchesneau m’a confirmé la nouvelle, douloureuse, brutale, implacable.

Mon cancer s’appelle corruption, il s’appelle collusion, il s’appelle malversation, il s’appelle caisse occulte.

On me dit qu’il y a cette équipe de spécialistes qui pourrait, si elle le voulait, s’attaquer à la racine du mal, mais ces gens, qu’on appelle les PLQ, s’y refusent. Ils on trop attendu, ils ont profité de la vente de médicaments périmés, et ils craignent qu’un examen plus approfondi ne mette en lumière leur incompétence, et peut être, leur complicité.

Moi, mes concitoyens, ma société, nous sommes à l’urgence, et personne ne s’occupe de nous.

Le pire, c’est que monsieur Duchesneau, et de nombreux autres observateurs, sont catégoriques: ce cancer est curable. Oh, comme tous les cancers, plus on attend, et pire ce sera, mais le remède existe.

Il est entre les mains des PLQ qui soutiennent, eux, qu’il est inefficace, et ce, malgré l’avis de tous les spécialistes en la matière. Tous.

Bientôt, le chef des PLQ va quitter la business, et il laissera derrière lui les autres PLQ, seuls, désemparés, dans les petites officines de l’urgence où nous attendons tous, et ces derniers seront d’autant plus impuissants qu’ils réaliseront enfin que le chef des PLQ les a abandonnés dans un abime d’inconscience.

Pendant ce temps, moi, vous, ma famille, mes amis, votre famille et vos amis, nous attendons à l’urgence, diagnostic et ordonnance en main, sans que personne ne fasse rien pour nous.

Parce que j’ai cette ordonnance, signée par ce Bellemare et ce Duchesneau. Elle est toute simple : Une commission d’enquête publique. À être administrée par les PLQ. Qui ne le feront pas.

Parce qu’ils craignent de se pencher sur ma maladie de peur d’y découvrir un mal encore plus terrible : le leur.

Leur mal s’appelle combines. Leur mal s’appelle lâcheté. Leur mal s’appelle connivence. Leur mal s’appelle petits amis. Leur mal s’appelle argentiers du parti. Leur mal s’appelle réélection.

La rumeur dit que bientôt nous allons nous lever de notre incomfortable siège à l’urgence. Que nous allons parler. Que nous allons marcher. Que nous allons forcer les PLQ à faire ce pour quoi nous les payons.

Je n’ai pas d’autres choix. Parce que j’ai le cancer. Mon cancer s’appelle corruption, il s’appelle collusion, il s’appelle malversation, il s’appelle caisse occulte.

Préparez-vous, messieurs les PLQ, préparez-vous, mesdames les PLQ.

Le peuple a mal, et bientôt il va hurler sa haine, son mépris, sa douleur, sa rage de vivre enfin dans un environnement assaini.

Et à ce moment, c’est vous, messieurs et mesdames les PLQ, qui aurez le mal.

Shanah Tovah!

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Contrepoids aimerait souhaiter une Bonne Année 5772 à tous ses lecteurs juifs.

 

Shanah Tovah!

Collectivisme ou Individualisme – 3e partie

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G. Edward Griffin

Le monde politique est truffé d’étiquettes. Nous pouvons être conservateur ou libéraux, droitiste ou gauchistes, démocrates, républicains, libertariens, communistes, fascistes, etc… Mais au travers toutes ces étiquettes, personne n’arrive à décrire de façon précise ce que ces étiquettes représentent vraiment, Ces étiquettes ne servent qu’à attribuer une aura de bonté ou de méchanceté selon celui qui les emploie et les émotions qui sont déclenchées par le discours et chaque orateur semble en avoir une définition différente. Afin de dégager un sens dans les débat politiques, il est essentiel d’abandonner le vieux vocabulaire et établir un vocabulaire plus simple.Une fois que les termes sont clairement définis, beaucoup de gens se rendront compte qu’ils sont d’accord sur l’essentiel.

Vous serez probablement surpris d’apprendre que pratiquement tous les débats politiques peuvent se diviser en deux courants de pensée communs. Ces courants de pensée encouragent tous deux des actions à prendre, mais la grande différence de provient pas autant des actions elles-même mais des principes qui motivent ces actions. Ce grand débat est en fait entre l’éthique du collectivisme et celle de l’individualisme. Ces deux mots ont une signification réelle. Nous reconnaissons au départ que les adhérents des deux courants de pensée sont mus par des bonnes intentions et qu’ils veulent tous le bien de leurs familles et du monde en général. Là où ils divergent est le moyen d’y arriver. Dans ce billet en cinq parties, j’aimerais explorer les points communs et divergences des ces deux courants de pensée tels qu’exposés par l’écrivain et philosophe G. Edward Griffin. La première partie traitera des droits humains, la deuxième traitera de la suprématie du groupe, la troisième de coercition et liberté, la quatrième de l’égalité et l’inégalité devant la loi et la cinquième du rôle du gouvernement.

Partie III: Coercition et liberté.

Plus tôt, dans la première partie, nous avons vu ce qui est à l’origine des droits. Il en va de même pour l’origine des responsabilités. Les deux vont de pair. Si vous voulez vivre votre propre vie, sans que les autres ne vous disent quoi faire, vous devrez prendre la responsabilité d’être indépendant de pourvoir à vos propres besoins sans vous attendre à ce que d’autres s’occupent de vous.

Si seul les individus ont des droits, alors seul les individus ont des responsabilités. Si les groupes ont des droits, alors ces groupes doivent aussi avoir des responsabilités et c’est un des grands débats de notre société présentement. Les individualistes sont les champions des droits individuels et donc, acceptent le concept de responsabilités individuelles. Ils croient que chaque individu a une obligation première de prendre soin de lui-même et sa famille, ensuite de prendre soins d’autres personnes dans le besoin. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne croient pas qu’il faille s’entraider, mais bien que c’est leur propre responsabilité d’enrôler l’aide volontaire dont ils ont besoin.

Les collectivistes, par contraste, déclarent que les individus ne sont pas responsables pour la charité, d’élever leurs enfants, de subvenir aux besoins de leurs parents âgés ou même de subvenir à leurs propres besoins. Ce sont les responsabilités de la société ou de l’État. Là où l’individualiste s’attend à tout faire par lui-même, le collectiviste s’attend à ce que le gouvernement fasse tout pour lui. Lui fournir de l’emploi, des soins de santé, un salaire minimum, une éducation et un même un toit. Selon les collectivistes, le gouvernement est la solution à tous leurs problèmes. Quand un collectiviste vous parle de solidarité pour s’occuper de nos enfants, de nos vieillards, des démunis, il ne veut pas dire de le faire nous-même, mais que quelqu’un d’autre le fasse pour nous.

Les individualiste, eux, croient au contraire que le gouvernement crée plus de problèmes qu’il n’en résout. Ils croient plutôt que la liberté de choix, en engendrant une multitude d’idées soumises au test d’essai-erreur et de la concurrence; fournit des résultats bien supérieurs que le gouvernement ou une supposée élite dirigeante. Les collectivistes craignent la liberté de choix. Ils sont convaincus que c’est approprié pour les choses mineures comme choisi la couleur de peinture sur nos murs, mais pour les choses importantes comme la santé, l’éducation, la politique monétaire, le système bancaire, etc., la liberté de choix ne fonctionnera pas. Il faut que le gouvernement s’en occupe sinon ce sera le chaos.

Il existe deux raisons pourquoi cette position est populaire. La première est que la plupart d’entre nous ont été éduqués dans des écoles gérées par l’État et c’est ce qu’on nous y a enseigné. La seconde est que l’État est le seul groupe à avoir l’usage légal de la force. Il a le pouvoir de taxation, renforcé par un système carcéral et la force des armes et ce concept est très attrayant pour les ingénieurs sociaux. Ils croient que c’est leur devoir en tant que personnes éclairées de prendre les décision pour d’autres qu’ils considèrent trop stupides pour décider d’eux-même ce qui est dans leur intérêt.

Une des façons les plus faciles de reconnaitre un collectiviste est la façon dont il confronte les problèmes sociétaux. Peu importe ce qui trouble sa vie quotidienne. Que ce soit pour des déchets dans la rue, des tenues indécentes, le racisme, la consommation de drogues, etc. Son premier réflexe est de dire « il devrait y avoir une loi… »

Les individualistes croient aussi qu’ils ont raison et que les masses n’agissent pas toujours dans leur meilleur intérêt, mais il refusent d’accepter qu’on puisse forcer les autres à agir contre leur propre volonté. Adopter ce principe ouvre la porte à d’autres groupes de venir imposer leurs dictats à leur tour et se serait la fin de leur liberté. Une des façons les plus faciles de reconnaitre un collectiviste est la façon dont il confronte les problèmes sociétaux. Peu importe ce qui trouble sa vie quotidienne. Que ce soit pour des déchets dans la rue, des tenues indécentes, le racisme, la consommation de drogues, etc. Son premier réflexe est de dire « il devrait y avoir une loi… » Naturellement, les personnes au pouvoir, ceux qui vivent de la coercition, sont plus qu’heureux de les accommoder. Ces lois en elles-même peuvent sembler bénignes, mais chaque année il y a de plus en plus de lois et de moins en moins de liberté. Le gouvernement continue de grandir jusqu’à ce qu’il devienne totalitaire. Petit peu par petit peu, les gens forgent les mailles des chaines de leur propre esclavage.

Un bon exemple de la mentalité collectiviste est leur concept de charité. La plupart des gens s’accorde sur l’importance d’aider son prochain, mais qu’en est-il de ceux qui ne sont pas d’accord et refusent d’aider? Peuvent-ils laisser les gens dans le besoin alors que le reste d’entre nous est si généreux? Les collectivistes voient des gens comme ceux-là comme une justification de l’usage de la coercition, parce que la cause est si noble. Naturellement, tout l’argent ainsi récolté ne va pas nécessairement aux pauvres. Ça prend beaucoup d’argent pour opérer la bureaucratie de la charité publique et cette bureaucratie est habituée à sa part. Quant au reste, ils sont contents de recevoir tout ce qu’ils peuvent. Ils ne se soucient pas de combien est consommé avant que ça leur parvienne, parce qu’après tout, ça vient de la poche des autres de toute façon.

Nous connaissons tous la parabole du bon samaritain qui s’est arrêté pour aidé un homme qui avait été battu et volé. Mais qu’aurions-nous pensé si le samaritain avait ensuite brandi son épée et menacé de tuer le prochain passant s’il n’aidait pas aussi? À ce point, notre samaritain n’aurait pas été mieux que le brigand qui avait volé le premier homme. Son motif à lui aurait bien pu être pour nourrir sa famille ou payer des soins pour sa femme. Peu importe, un crime commis, même pour des motifs vertueux est un crime tout de même. Quand la coercition est utilisée, il n’y a aucune charité.

L'approche collectiviste à la charité.

Les individualistes, eux, croient qu’une personne a le droit de ne pas être charitable. Qu’elle veuille donner à une autre œuvre de charité, ou donner un plus petit montant, ou ne rien donner du tout, nous n’avons aucun droit de la forcer à faire quoi que ce soit. Nous pouvons tenter de la persuader et de lui montrer le bon exemple, mais les individualistes refusent l’idée de la forcer à donner, que ce soit en la restreignant pendant qu’on fouille ses poches, ou en utilisant l’isoloir afin de faire voter des lois pour la taxer. Dans les deux cas, le principe est le même. Ça s’appelle du vol.

Les collectivistes aiment à faire croire que les individualistes sont égoïstes parce qu’ils s’opposent aux programmes sociaux et à la distribution coercitive de la richesse, mais c’est tout le contraire. Les individualistes prônent la vraie charité de donner volontairement leur propre argent, tandis que les collectivistes prônent le don forcé de l’argent des autres, ce qui explique pourquoi ils sont si populaires. Un des slogans marxistes les plus populaires est:

« De chacun selon sa propre habileté, à chacun selon son besoin »

C’est une pensée attrayante, mais elle est incomplète. La question qui est restée sans réponse est « Comment? » Est-ce de façon libre, ou par la coercition? Pour l’individualiste, même une noble cause ne justifie pas l’usage de la coercition, mais pour le collectiviste, la fin justifie les moyens.

Dans le prochain chapitre, nous verrons les différentes attitudes du collectivisme et de l’individualisme face à l’égalité et la loi.

Frais de garde

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  Je vous ai fait un beau tableau. Voici le coût net par jour d’une place en garderie selon le salaire du couple. Notez qu’il s’agit d’un estimé. Coût net d’une place en garderie en 2010 par jour Inclus : ***Crédit d’impôt remboursable provincial ***PFCE : Prestation fiscale canadienne pour enfants ***PUGE : Prest. Universelle pour la garde d’enfants ***Déduction fédérale ***PFRT : Prestation fiscale pour le revenu de travail ***Crédit de TPS Les calculs sont basés sur le calculateur du Ministère des Finances

Collectivisme ou Individualisme – 2e partie

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G. Edward Griffin

Le monde politique est truffé d’étiquettes. Nous pouvons être conservateur ou libéraux, droitiste ou gauchistes, démocrates, républicains, libertariens, communistes, fascistes, etc… Mais au travers toutes ces étiquettes, personne n’arrive à décrire de façon précise ce que ces étiquettes représentent vraiment, Ces étiquettes ne servent qu’à attribuer une aura de bonté ou de méchanceté selon celui qui les emploie et les émotions qui sont déclenchées par le discours et chaque orateur semble en avoir une définition différente. Afin de dégager un sens dans les débat politiques, il est essentiel d’abandonner le vieux vocabulaire et établir un vocabulaire plus simple.Une fois que les termes sont clairement définis, beaucoup de gens se rendront compte qu’ils sont d’accord sur l’essentiel.

Vous serez probablement surpris d’apprendre que pratiquement tous les débats politiques peuvent se diviser en deux courants de pensée communs. Ces courants de pensée encouragent tous deux des actions à prendre, mais la grande différence de provient pas autant des actions elles-même mais des principes qui motivent ces actions. Ce grand débat est en fait entre l’éthique du collectivisme et celle de l’individualisme. Ces deux mots ont une signification réelle. Nous reconnaissons au départ que les adhérents des deux courants de pensée sont mus par des bonnes intentions et qu’ils veulent tous le bien de leurs familles et du monde en général. Là où ils divergent est le moyen d’y arriver. Dans ce billet en cinq parties, j’aimerais explorer les points communs et divergences des ces deux courants de pensée tels qu’exposés par l’écrivain et philosophe G. Edward Griffin. La première partie traitera des droits humains, la deuxième traitera de la suprématie du groupe, la troisième de coercition et liberté, la quatrième de l’égalité et l’inégalité devant la loi et la cinquième du rôle du gouvernement.

Partie II: La suprématie du groupe

L’idéologie collectiviste est fondée sur le concept que le groupe est plus important que l’individu. C’est-à-dire que le groupe est une entité en elle-même et qu’il a aussi des droits. Qui plus est, les droits du groupe excèdent ceux des individus. Il est donc acceptable de sacrifier certains individus, si nécessaire, pour le plus grand bien du plus grand nombre. Qui pourrait s’objecter à la perte de liberté individuelle, si elle est justifiée par le bien commun de la société? Le groupe ultime est, bien sûr, l’État. L’État étant plus important que les individus, il est donc acceptable, si nécessaire de sacrifier des individus pour le bien de l’État. Ce concept est à la base de tout État totalitaire basé sur le modèle collectiviste.

Les individualistes, par contre, disent qu’il n’existe pas de groupe dans la réalité. Nous ne pouvons ni voir, ni toucher un groupe; seulement les individus qui le composent. Dans la même veine qu’une forêt n’existe pas, il n’existe que des arbres. La forêt n’est qu’un concept abstrait pour représenter plusieurs arbres dans nos esprits, tout comme un groupe est une abstraction qui représente plusieurs individus. Un groupe ne peut pas réfléchir. Il n’a pas d’intelligence propre, donc un groupe ne possède aucun droit. Seul les individus possèdent des droits. Même si un groupe contient plus de membres qu’un autre groupe, il n’a pas plus de droits. Même si ce groupe s’appelle l’État ou la société. La majorité des électeurs n’a pas plus de droits que la minorité. Les droits ne sont pas dérivés du nombre, mais appartiennent à chaque individu.

Lorsque quelqu’un vous dit qu’il faut sacrifier des individus pour le bien du groupe, il veut dire qu’il faut sacrifier certains individus au profit d’autres individus. La moralité du collectivisme est basée sur les nombres. Tout peut être fait tant que ceux qui bénéficient sont supposément plus nombreux que ceux qui sont sacrifiés. Je dis « supposément » parce que dans le vrai monde, ceux qui décident qui doit être sacrifié ne le font pas de façon équitable. Tous les dictateurs disent représenter le plus grand nombre, mais le plus souvent, ils ne représentent guère plus que 1%. La théorie est que quelqu’un doit s’exprimer dans l’intérêt de la masse parce qu’ils sont trop stupides pour décider d’eux-même ce qui est dans leur propre intérêt. L’élite collectiviste plus éclairée doit donc prendre les décisions pour eux. C’est de cette façon qu’on peut justifier toute atrocité ou injustice comme étant nécessaire au plus grand bien de la société. Les totalitaires d’aujourd’hui tentent toujours de se faire passer pour des humanistes.

Parce que les individualistes ne croient pas en la suprématie du groupe, les collectivistes les accusent souvent d’égoïsme ou d’être insensibles aux besoins des autres. Mais l’individualisme n’est pas basé sur l’égo, mais sur le principe. Si vous acceptez que des individus puissent être sacrifiés pour le bien du groupe, vous faites une erreur à deux niveaux. Premièrement, puisqu’ils sont l’essence du groupe, sacrifier des individus, c’est aussi sacrifier le groupe,petit peu par petit peu. Ensuite, c’est possible que vous ne connaissiez pas ceux qui sont sacrifiés, ou même qu’il s’agisse de gens que vous détestez. Mais demain ça pourrait être un être cher ou vous-même. Il ne faut pas réfléchir très longtemps pour réaliser que la meilleure façon d’assurer le plus grand bien pour le plus grand nombre n’est pas de sacrifier des individus, mais de protéger chaque individu. La société est mieux servie par l’individualisme, et non le collectivisme.

Ceci est la raison pourquoi il existe une distinction entre une république et une démocratie. Beaucoup croient par exemple, que les États-Unis sont une démocratie, mais si nous examinons les documents historiques écrits par leurs pères fondateurs, on se rend compte qu’ils avaient une très pauvre opinion de la démocratie. Alors ce qu’ils ont fondé était une république et non une démocratie. C’est d’ailleurs pourquoi le mot démocratie n’apparait nulle part dans leur déclaration d’indépendance ou dans leur constitution. La différence est importante parce que la différence entre une démocratie et une république est la différence entre le collectivisme et l’individualisme. Dans une démocratie pure, c’est la majorité qui mène. Considérez qu’un lynchage est un exemple de démocratie en action, ou le seule vote contraire est celui du type au bout de la corde. Dans une république, la majorité règne de façon limitée et des règles existent pour que chaque individu soit protégé de la tyrannie de la majorité. Les républiques sont caractérisées par une constitution qui impose des limites au gouvernement. Le meilleur exemple est le « Bill of Rights » américain qui spécifie que le Congrès, même s’il représente la majorité, ne peut voter aucune loi abrogeant le droit à la libre expression, la liberté religieuse, le droit d’assemblée, etc. Ces règles qui limitent le pouvoir de la majorité sont caractéristiques d’une république et sont au cœur de l’idéologie individualiste. C’est probablement pourquoi certains ici au Québec ont tant de difficulté à comprendre la résistance des américains envers l’État providence.

Voilà donc une des différences fondamentales entre le collectivisme et l’individualisme. Le collectivisme soutient toute action du gouvernement tant qu’il peut être dit que cette action est pour le plus grand bien du plus grand nombre et l’individualisme qui cherche à protéger la minorité des vices de la majorité.

Dans la prochaine partie, nous examineront les positions opposant l’usage de la coercition opposées au libre-choix. En particulier comment le collectivisme approuve de l’usage de la coercition afin de confisquer les biens d’autrui pour la charité, alors que les individualistes maintiennent que l’action volontaire est en réalité la base d’une véritable charité.

Quelques réflexions sur l’économie…

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Les salaires horaires réels :

Cette semaine, j’assistais à la conférence annuelle pour investisseurs institutionnels de la CIBC à Montréal. J’ai pu assister à une présentation de leur économiste, Avery Shenfeld, qui montrait un graphique très intéressant. Ce dernier illustre que, contrairement aux récessions de 1974, 1982 et 1991, les salaires horaires moyens réels n’ont pas vraiment baissé durant la récession de 2008. Le coût de la main d’oeuvre demeurant élevé, il n’est pas surprenant de voir l’emploi aussi déprimé aux États-Unis.

La résistance à la baisse des salaires est certainement un facteur à considérer. En 1982, lorsque l’inflation était de 12%, une hausse de salaire nominale de 2% équivalait à une baisse de salaire réel de 10%. L’employé avait l’illusion d’avoir eu une augmentation, mais c’était un mirage. Cependant, en 2009-2011, l’inflation a été très basse. Donc pour obtenir une baisse réelle des salaires, il aurait fallu une baisse nominale, ce qui est très difficile à mettre en place, surtout lorsque dans un contexte où le gouvernement Fédéral a haussé le salaire minimum de plus de 40% depuis 2007.

Ce fut aussi une principale cause de la Grande Dépression des années 1930s. Hoover et Roosevelt ont mis en place des contrôles de prix et des gels de salaires. Ceux-ci ne pouvaient donc pas baisser ce qui envoyé le taux de chômage dans la stratosphère.

 

 

Le « job plan » d’Obama :

Faisant face à une élection en 2012, le Président Obama ne pouvait se permettre de voir l’économie retomber en récession. Il a donc mis en place un plan de relance, qu’il a nommé « plan pour l’emploi », mais c’est bel et bien un plan de relance. Ce plan fait en sorte de retarder certaines mesures d’ajustement fiscal qui seraient survenues en 2012. Qu’arrivera-t-il en 2013? L’économiste Avery Shenfeld estime que si l’on additionne l’impact de l’accord sur le plafond d’endettement, l’expiration des coupures d’impôts et la fin des stimuli fiscaux, l’impact sur le PIB sera de -6% en 2013! Cela veut dire que la consommation, l’investissement et le commerce international devront croître fortement pour éviter la récession. En fait, ces nouvelles mesures ne feront que prolonger d’avantage le marasme économique que nous connaissons.

 

La Fed danse le Twist!:

La Fed va vendre pour $400 milliards de bonds du Trésor à court terme et acheter des bons à long terme (10 à 30 ans) pour faire baisser les taux à plus long terme. Ensuite, elle va utiliser les paiements reçus des titres adossés à des créances hypothécaires (MBS) pour racheter d’autres MBS sur le marché dans le but de faire baisser les taux hypothécaires et stimuler le marché immobilier. La Fed espère notamment que les gens vont refinancer leur hypothèque et utiliser l’argent (hausse du prêts et économies d’intérêt) pour dépenser. La manoeuvre n’injecte pas de nouvelle monnaie dans le système, mais elle empêche la « destruction » de monnaie qui serait survenue au remboursement des T-bills court terme et des MBS.

Je ne pense pas que cette manoeuvre puisse avoir quelque impact positif que ce soit sur l’économie. L’économie va poursuivre son désendettement, peu importe la structure des taux d’intérêt. Ce genre de manoeuvre ne fait que retarder les ajustements nécessaires et prolonger le marasme économique.

 

Si l’Allemagne quitte la Zone Euro :

Si on écoute les keynésiens / mercantilistes de ce monde, s’il fallait que l’Allemagne quitte la Zone Euro, sa devise s’apprécierait fortement, ce qui nuirait à ses importations et minerait l’économie. Je suis en désaccord. Évidemment, il y aurait un impact négatif à court terme, comme pour n’importe quel scénario touchant le sort de la Zone Euro. Mais à long terme, je ne crois pas que ce serait une catastrophe.

1) Certains biens exportés par l’Allemagne ne seront pas remplacés par des substituts même si leur prix augmentait en devises étrangères car la demande pour certains biens est moins ou pas élastique (pensez aux produits pharmaceutiques, aux voitures de luxe et à certains biens de haute technologie).

2) Comme presque tous les pays, l’Allemagne consomme beaucoup de produits importés. Une appréciation de devise augmenterait le pouvoir d’achat de 100% de la population Allemande. Les gens auraient plus de revenu disponible pour acheter d’autres biens, dont certains sont produits en Allemagne, ce qui amortirait l’impact de la baisse des exportations.

3) L’Allemagne produit des voitures et des biens industriels, mais elle ne produit pas beaucoup de ressources (acier, nickel, zinc, cuivre, métaux rares, pétrole, gaz naturel) qui entrent dans leur fabrication. Une appréciation de la devise viendrait donc faire grandement baisser les coûts des intrants de production et amortir l’impact.

4) Qu’arriverait-il aux taux d’intérêt en Allemagne dans un tel scénario? Ils baisseraient. Donc les coûts de financement des entreprises Allemagne diminueraient, ce qui amortirait aussi l’impact de la baisse des exportations.

5) Les entreprises Allemandes pourraient utiliser leur devise appréciée pour faire des acquisitions à l’étranger. Le rapatriement des profits viendrait gonfler les recettes fiscales de l’État, ce qui améliorerait encore plus sa flexibilité budgétaire, si bien qu’il pourrait peut-être même diminuer les impôts des entreprises, ce qui viendrait aussi amortir le choc de la devise.

Pour moi il ne fait aucun doute que ce scénario est le meilleur pour le peuple Allemand, et c’est d’ailleurs ce que la population souhaite. Il faudra voir si les politiciens respecteront les désirs du peuple. N’est-ce pas cela la démocratie? Est-ce que les keynésiens/gauchistes sont prêts (encore) à cracher sur la démocratie pour arriver à leurs fins? Je n’en serais pas surpris…

Comment je sais que tout cela se produira ainsi? Parce que le Canada est passé par là! Notre devise est passée de $0.65/USD à plus de $1.00/USD. Je vous invite à faire une moyenne des principaux indicateurs économiques du Canada et du Québec pendant la période où notre taux de change était inférieur à $0.70 et à les comparer à ceux de l’ère $0.95-$1.05. Quel Canada/Québec préférez-vous? Moi je choisi le second sans hésiter! L’Allemagne devrait faire de même.

Collectivisme ou Individualisme – 1ere partie

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G. Edward Griffin

Le monde politique est truffé d’étiquettes. Nous pouvons être conservateur ou libéraux, droitiste ou gauchistes, démocrates, républicains, libertariens, communistes, fascistes, etc… Mais au travers toutes ces étiquettes, personne n’arrive à décrire de façon précise ce que ces étiquettes représentent vraiment, Ces étiquettes ne servent qu’à attribuer une aura de bonté ou de méchanceté selon celui qui les emploie et les émotions qui sont déclenchées par le discours et chaque orateur semble en avoir une définition différente. Afin de dégager un sens dans les débat politiques, il est essentiel d’abandonner le vieux vocabulaire et établir un vocabulaire plus simple.Une fois que les termes sont clairement définis, beaucoup de gens se rendront compte qu’ils sont d’accord sur l’essentiel.

Vous serez probablement surpris d’apprendre que pratiquement tous les débats politiques peuvent se diviser en deux courants de pensée communs. Ces courants de pensée encouragent tous deux des actions à prendre, mais la grande différence ne provient pas autant des actions elles-même mais des principes qui motivent ces actions. Ce grand débat est en fait entre l’éthique du collectivisme et celle de l’individualisme. Ces deux mots ont une signification réelle. Nous reconnaissons au départ que les adhérents des deux courants de pensée sont mus par des bonnes intentions et qu’ils veulent tous le bien de leurs familles et du monde en général. Là où ils divergent est le moyen d’y arriver. Dans ce billet en cinq parties, j’aimerais explorer les points communs et divergences des ces deux courants de pensée tels qu’exposés par l’écrivain et philosophe G. Edward Griffin. La première partie traitera des droits humains, la deuxième traitera de la suprématie du groupe, la troisième de coercition et liberté, la quatrième de l’égalité et l’inégalité devant la loi et la cinquième du rôle du gouvernement.

Partie I: Les droits humains

Les collectivistes et les individualistes sont tous d’accord que les droits humains sont importants, mais ils divergent à savoir à quel point ils sont importants et surtout sur leur provenance. Les droits sont un concept abstrait, ils se définissent différemment selon les endroits et les personnes, mais si nous voulons vivre dans un monde avec la plus grande liberté possible, il est important d’avoir un sens précis de quel devraient être nos droits. La première chose à considérer dans la quête d’une définition des droits et que leur source déterminent leur nature. Donc si nous pouvons nous entendre sur la source des droits, il est facile de s’entendre sur leur nature. Prenons par exemple une communauté qui engage un garde de sécurité. Dans l’exercice de ses fonctions, ce garde peut très bien patrouiller la communauté et même utiliser la force afin de prévenir le vol, mais il n’aurait pas le droit d’obliger les membres de la communauté à mettre leurs enfants au lit à une telle heure ou de faire des dons à une charité. Pourquoi? Parce que le garde détient son autorité des membres de la communauté et ne peut faire autre chose que ce que les individus de cette communauté ont le droit de faire eux-même. Si ces individus n’ont pas le droit d’utiliser la force pour contraindre leurs voisins à faire un don à une œuvre de charité, ils ne peuvent donc pas déléguer ce pouvoir au garde.

En réalité, il est facile d’oublier qu’à la source, les droits sont gagnés sur le champs de bataille. Les pères fondateurs américains par exemple, ont acquis le droit d’écrire leur constitution et leur charte des droits en battant les forces britanniques. Sinon ils n’auraient pu écrire autre chose que des lettres d’adieu avant leur exécution. S’il a déjà été dit que le pouvoir politique provient de la bouche d’un fusil, c’est également vrai de nos droits. Un homme peut bien proclamer qu’il détient tel ou tel droit selon la loi, mais il est sans pouvoir de faire respecter ces droits devant le fusil d’un bandit ou un tyran. Du moment que nous perdons l’habilité de défendre nos droits physiquement, nous les perdons.

Nous arrivons donc à la divergence fondamentale entre les collectivistes et les individualistes. Si les droits sont gagnés sur le champs de bataille, ils appartiennent donc au vainqueurs, mais qui sont-ils? Si nous présumons que ce sont les gouvernements qui gagnent les guerres et que les hommes servent le gouvernement, alors le gouvernement est la source des droits et c’est à lui de les octroyer, mais si au contraire, les guerres sont gagnées par les hommes et que les gouvernement sont à leur service dans cette quête, les droits proviennent des hommes, et il leur appartient de les déléguer à leur gouvernement.

Les collectivistes croient que les droits proviennent du gouvernement et que les hommes servent le gouvernement. Les individualistes n’aiment pas cette assomption car si un gouvernement peut octroyer des droits, il peut aussi les enlever et c’est incompatible avec le concept de liberté personnelle. Un exemple de la position individualiste par rapport aux droits se retrouve dans la déclaration de l’indépendance américaine:

« Nous tenons ces vérités comme évidence que tous les hommes sont créés égaux et qu’ils ont été dotés par leur créateur de certains droits inaliénables; que parmi ces droits sont la vie, la liberté et la poursuite du bonheur. Que pour protéger ces droits, les gouvernements ont été institués parmi les hommes. »

Ces quelques lignes incarnent la position individualiste que les droits sont innés à l’homme et que les gouvernements existent non pas pour nous accorder nos droits, mais pour les protéger.

Par contraste, tous les systèmes politiques collectivistes considèrent que les droit sont accordés par l’État et que les hommes lui sont subordonnés. Ça inclue le socialisme, le communisme, le fascisme et le nazisme et les Nations Unies. L’article 4 du Pacte International relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU se lit comme suit:

« Les Etats parties au présent Pacte reconnaissent que, dans la jouissance des droits assurés par l’Etat conformément au présent Pacte, l’Etat ne peut soumettre ces droits qu‘aux limitations établies par la loi, dans la seule mesure compatible avec la nature de ces droits et exclusivement en vue de favoriser le bien-être général dans une société démocratique. »

Nous voyons ici que non seulement les droits sont considérés comme octroyés par l’État, mais qu’ils sont sujets aux limitations établies par la loi, ce qui sous-entend que lorsqu’ils seront prêts à vous enlever ces droits, une seule loi suffira pour y arriver. Si on compare avec la charte des droits américaine, elle prescrit que le Congrès n’écrira aucune loi abrogeant la liberté d’expression, d’assemblée, de religion, etc. Pas de limitations établies par la loi, aucune loi. Comparez aussi avec la charte canadienne et québécoise et leur clause « nonobstant », trahissant la mentalité collectiviste de nos législateurs.

Selon le point de vue individualiste, les individus délèguent le pouvoir à leur gouvernement, ce qui signifie que le gouvernement n’a pas le droit de faire que que les individus eux-mêmes ne peuvent faire. Les individus ne peuvent pas déléguer ce qu’ils n’ont pas et même s’ils sont un très grand nombre si aucun d’eux n’a ce droit, alors un million d’entre eux n’auront pas plus ce droit.

Prenons un exemple de trois naufragés qui s’accrochent à un morceau de débris qui ne peut soutenir que deux hommes. Les individualistes et les collectivistes dirons tous deux que deux de ces hommes sont justifiés de se débarrasser du troisième. Selon le collectiviste, ce serait le plus grand bien pour le plus grand nombre. Mais si nous ramenons l’exemple à deux hommes qui s’accrochent à un débris que ne peut soutenir qu’un homme, il serait quand même justifié qu’un utilise la force pour se débarrasser de l’autre à cause de la primauté du droit de survie. Donc, dans le premier exemple, l’agissement des deux hommes est justifié non pas par un droit de groupe, mais par le droit de survie de chaque individu. L’utilisation de la force physique pour protéger nos vies, notre liberté et notre propriété serait donc une fonction légitime du gouvernement parce qu’elle est dérivée du droit de légitime défense de chaque individu et non d’un droit dérivé du groupe.

Mais supposons que le gouvernement décrète qu’on ne peut pas travailler le dimanche et même si nous assumons que la majorité des citoyens supportent cette proposition, d’où le gouvernement tiendrait-il l’autorité d’utiliser la force pour faire respecter cette loi, puisqu’aucun citoyen individuel n’a le droit d’empêcher son voisin de travailler? Il faudrait que le gouvernement s’auto-attribue cet autorité. Et nous nous trouverions sur une pente glissante. Lorsque nous laissons le gouvernement s’engager dans cette voie, un décret en suit un autre. De faire fermer les commerces le dimanche n’est peut-être pas en soi une grande entrave à notre liberté, mais du moment que nous acceptons que le gouvernement puisse s’auto-attribuer des pouvoirs, nous acceptons également que nos droits proviennent du gouvernement et nous nous engageons sur la route de la servitude.

Comme nous verrons dans la seconde partie, les collectivistes n’ont pas ce genre de scrupules. Ils croient que le gouvernement a effectivement des pouvoirs supérieurs aux individus et que ces pouvoirs ne proviennent pas des individus, mais de la société elle-même.

Human Action: Un résumé, conclusion

Ludwig von Mises

Ludwig von Mises

Human Action, ce chef-d’œuvre de Ludwig Von Mises est un ouvrage grouillant de sagesse. Je vous invite dans l’univers de Mises avec ce résumé en six parties. Bien sûr, il appert qu’il m’est impossible de refléter la profondeur de ces écrits de 881 pages (en petit caractères) en quelques lignes, mais j’espère bien parvenir à y faire ressortir l’essentiel. Certains passages sont plus personnels suite à ma  compréhension. J’espère que vous apprécierez. Bonne lecture! 

 

 

PARTIE 7: LA PLACE DE L’ÉCONOMIE DANS LA SOCIÉTÉ (CONCLUSION DE MISES)

 

Peu importe la justesse d’une théorie, la condition première pour qu’elle soit appliqué est d’avoir la faveur du public. Dans notre système démocratique, la majorité va toujours imposer sa volonté sur la minorité et si la première n’accorde pas de crédibilité à la théorie économique, aucun gouvernement, aussi convaincu soit-il, ne pourra se soustraire d’intervenir dans le marché, chose qui est voulu par la majorité (historiquement et présentement, du moins).

 

Un autre problème de la science économique, dans le sens de la praxéologie et non pas dans le sens d’histoire économique i.e. étude de données passées pour comprendre un événement, est que beaucoup de facteurs ont contribué à diminuer son impact.

 

La théorie économique n’est pas utile à grand monde. Aucun individu, personnellement, n’a d’avantages à en retirer. L’individu agit dans son meilleur intérêt et c’est ce qui compte à ses yeux. De comprendre pourquoi ce fait amène le plus grand bonheur au plus grand monde, ne lui est pas vraiment important. Par contre, l’avancement de cette science a stimulé l’engouement de certaines personnes dans le domaine. Ces personnes, dans leur désir tout naturel d’augmenter leur utilité i.e. leurs revenus, ont trouvé des façons de vendre leur service d’économiste dans la société. Ils sont maintenant en demande pour justifier un paquet de mesure interventionniste et les vendre au grand public ou encore d’orienter les débats à l’avantage de leur employeur. Un groupe X va s’attendre de son économiste que son rapport l’avantage; sinon, il n’achèterait pas ses services. Malheureusement, ces économistes basent leur évaluation sur des données économiques. Ces données viennent du passé, elles font partie de l’histoire et ne sont donc pas garante de l’avenir. Ces économistes, pour protéger leur utilité, ont à travers l’histoire toujours essayé de museler les défenseurs de la théorie économique pure, ceux qui expose leur inutilité justement dans la prédiction du futur. Les historiens économiques ont leur utilité, certes, mais d’essayer d’orienter l’économie vers une direction déterminée est chose impossible.

 

L’économie ne doit pas être réservée à un cercle d’initié, aux universitaires, à l’élite. C’est la philosophie de la vie humaine et des actions et elle concerne tout et tout le monde. C’est la base de la civilisation humaine et de son existence. Malheureusement, on a réussi à travers l’histoire à nous faire croire le contraire et à nous désintéresser de la question, nous convainquant que c’est hors de notre portée. Ce faisant, on érode toujours la base de la société basée sur la division du travail, notre liberté. On se doit de renverser la vapeur, car si on continue de refuser d’accepter les lois qui régissent notre société, on court à notre propre perte.

 


MA CONCLUSION

 

Quand je me suis lancé dans l’aventure de résumer l’œuvre de Ludwig Von Mises, je ne voyais pas la tâche trop ardue. Mal m’en prit, car de communiquer la profondeur de ses écrits s’est avéré, pour moi, un travail quand même respectable et je n’ai absolument pas la prétention d’avoir réussi aussi bien que je le voulais. Mon cheminement dans l’économie autrichienne a commencé en 2008 via le libertarianisme. J’ai alors pu mettre un nom sur un sentiment qui m’animait depuis fort longtemps, mais dont je manquais de connaissances pour bien structure ma pensée. Quiconque s’aventure dans cette école économique finit, tôt ou tard, par entendre parler de Ludwig Von Mises et de son œuvre phare Human Action. Il me fallait donc lire ce livre. C’est une belle brique, il faut le dire. Bien des gens ne s’aventurent pas dans un roman si long, alors de parcourir un traité sur l’économie d’une telle ampleur demande beaucoup de temps, mais je ne le regrette pas.

 

Ce qui m’a toujours renversé depuis que je défends la liberté est à quel point cette philosophie, surtout le côté économique, est mal comprise. Nos détracteurs nous accusent de vouloir accentuer les maux qu’ils croient inhérents au capitalisme, alors qu’en fait ils exposent des problèmes de l’interventionnisme. Même quand on leur explique cet état de fait et que l’oreille nous écoute, on arrive très souvent un refus de nous croire pour une raison qui m’est inconnu. Peut-être un mécanisme de défense de voir qu’on se fait bullshiter depuis le berceau? Néanmoins, je continue tant que je peux à prêcher la bonne nouvelle. Aussi souvent que quelqu’un veut bien m’écouter en fait, mais c’est plutôt rare. Les gens préfèrent les Star-Académie, les Harry Potter, les U2 et le Canadien. Ils ont parfaitement le droit de s’intéresser à ce qu’ils veulent, c’est leur vie, mais je veux tout simplement dire que l’économie et la liberté n’intéresse pas grand monde. On se fie donc à l’opinion des « spécialistes » pour forger notre pensée et à la majorité qui nous entoure. En plus, quand une décision de l’état nous révolte, on l’oublie après deux mois.

 

La plupart des gens sont bien intentionnés et veulent réellement améliorer le sort du plus grand nombre. Quand 95% des discours nous disent que c’est par l’état que les problèmes se règlent, il est difficile de penser le contraire, à moins d’y mettre le temps nécessaire à s’informer. Aussi rationnel nos explications peuvent être, on ne fait partie que du 5% et les gens se sentent plus à l’aise dans leur relation sociale de faire partie du 95%. C’est un réflexe normal. De toute façon je les comprends. Pourquoi, moi, je peux avoir raison sur un paquet de spécialistes qui disent le contraire? Je ne dis pas que j’ai raison, je ne crois pas que quelqu’un peut prétendre détenir la vérité, mais je n’arrive pas à trouver de meilleures explications que ceux fournit par les Autrichiens.

 

Donc, la lecture de ce livre a véritablement renforcé ma compréhension de l’économie et c’est pourquoi j’ai décidé de la partager aux gens qui n’ont pas le goût ni le temps de s’aventurer dans sa lecture. Si vous avez de l’intérêt à le faire, je vous encourage fortement, car j’ai peut-être réussi à exposer 10% de la matière du livre, sans plus. J’invite aussi les étatiques à le lire. Si, après sa lecture, vous continuez à penser que le libre-marché n’est pas la solution aux maux que vous essayer de combattre, je serai très intéressé à comprendre votre point de vue. Le problème, par contre, c’est que ce livre m’a amené beaucoup de nouvelles questions. Mais est-ce vraiment un problème…

 

L’incompréhensible mission du CRTC

vonfinkelstein

Le CRTC est en mission contre la convergence. Au nom du bien commun (sic), il sera désormais interdit aux Bell, Rogers, Shaw ou Quebecor d’offrir des émissions exclusives à leurs clients internet ou de téléphonie mobile. Les « tsars » du CTRC en ont décidé ainsi. 

Dorénavant, les émissions diffusées à la télévision, incluant les parties de hockey, seront collectivisées. Elles seront disponibles à toute entreprise du web ou de téléphonie mobile selon des modalités dites «équitables et raisonnables». À cela s’ajoutent une série de nouvelles règles ainsi qu’un code de conduite auxquels les entreprises devront se plier. Décidément, la soviétisation de nos géants des télécommunications est en marche.

Pour les planificateurs du CRTC, la convergence est intolérable. Une calamité! Des entreprises dynamiques croissent, innovent, offrent de nouveaux produits, conquièrent de nouveaux marchés et… éliminent ou achètent des concurrents moins efficaces. Quelle aberration! 

La solution? Un moratoire sur l’entrepreneuriat. Vite! Un frein à ce déploiement capitaliste tous azimuts pour protéger le petit, la veuve, l’orphelin… et l’imbécile de consommateur! 

Imaginez : des consommateurs pourraient être obligés de s’abonner à plusieurs chaines ou réseaux ou encore de s’acheter un appareil mobile qui diffuse les matchs de leur équipe de hockey préféré. C’est connu, on achète un iPhone ou on s’abonne à Vidéotron sous la menace de représailles physiques ou mentales… 

C’est sans compter que le bien commun exige qu’on bride les profits potentiels de ces grands conglomérats dépourvus de conscience sociale qui ne travaillent que pour l’argent. En effet, comment peut-on tolérer que des entreprises rivalisent d’ingéniosité pour vendre des services que les gens aiment et pour lesquels ils sont disposés à payer?

Le moment ne pouvait être mieux choisi. Le groupe Québécor mise sur la convergence pour rentabiliser un retour des Nordiques à Québec. Aussi bien l’informer dès maintenant qu’il devra partager le fruit de ses investissements avec ses concurrents. Une tuile vous dites? Pire que les contestations légales du citoyen De Belleval. 

Vous avez déjà lu « La révolte d’Atlas », d’Ayn Rand? Dans ce bestseller vendu à 10 millions d’exemplaires, des chefs d’entreprises en ont assez de se faire dicter une ligne de conduite par les bureaucrates et décident de tout abandonner et de faire… la grève. Résultat : le pays s’enlise dans l’oisiveté et la pauvreté. 

Et si PKP faisait la grève? Régis devrait louer son amphithéâtre aux bureaucrates du CRTC.

Human Action: Un résumé, partie 5 & 6

Ludwig von Mises

Ludwig von Mises

Human Action, ce chef-d’œuvre de Ludwig Von Mises est un ouvrage grouillant de sagesse. Je vous invite dans l’univers de Mises avec ce résumé en six parties. Bien sûr, il appert qu’il m’est impossible de refléter la profondeur de ces écrits de 881 pages (en petit caractères) en quelques lignes, mais j’espère bien parvenir à y faire ressortir l’essentiel. Certains passages sont plus personnels suite à ma  compréhension. J’espère que vous apprécierez. Bonne lecture! 

 

PARTIE 5: LA COOPÉRATION SOCIALE SANS LE MARCHÉ

 

Jusqu’ici dans mon résumé, je n’ai jamais vraiment mentionné ce point qui est pourtant un élément récurant dans l’ouvrage de Mises. Malheureusement, j’ai dû couper des parties, car autrement mon résumé n’en aurait plus été un. Il revient constamment sur les problèmes du socialisme. Selon sa thèse, il n’y a que deux systèmes sociaux possible. La propriété privée des facteurs de production ou la propriété publique des facteurs de production. On a un marché d’échange mutuel qui dirige la production ou on impose une structure de production par obligation étatique. La voie centrale, celle de l’interventionnisme dans un marché vient à la prochaine partie, mais elle demeure dans le champ d’un marché.

 

Mises avance qu’une société socialiste est irréalisable comme système social parce qu’elle ne peut pas utiliser le calcul économique (partie 3). Nous avons vu que le marché, en ayant le prix comme principale source d’informations, oriente les facteurs de production dans la combinaison la plus efficiente possible dans l’objectif de répondre aux besoins les plus urgents des consommateurs. Le prix reflète les jugements de valeur de tous les individus de la  société par leur pouvoir d’acheter ou d’obtention d’acheter. Ainsi, le prix indique la valeur accordée aux différents processus de production.

 

Dans un monde socialiste, la seule personne qui exprime un jugement de valeur est le Führer(Mises revient souvent sur l’Allemagne socialiste de l’avant WWII). L’ensemble de la structure de production est déterminée par les décisions du dirigeant  (toujours basés sur une décision humaine i.e. fondée sur un jugement de valeur). Si on accepte, pour fin d’argumentation, que le jugement de valeur du dirigeant est sans faille et que ses décisions sont vraiment les meilleures quant à ce qui doit être produit et en quel quantité de façon à répondre aux besoins les plus urgents de toute la population, on ne peut pas atteindre l’efficience d’un marché de par le simple fait qu’on a pas l’indice de prix pour nous éclairer sur la meilleure façon de réaliser la production. Le prix est un phénomène du marché. Même si on mettait un prix arbitraire sur l’ensemble des produits, rien ne garantie que c’est le bon prix et qu’il reflète bien les désirs des consommateurs, car ces derniers n’ont pas la liberté d’orienter la structure de production à leur désir. Donc, même si on fixe la quantité de maison à fabriquer très justement à 1000 unités par année, comment peut-on les fabriquer en utilisant le plus efficacement possible les facteurs de production disponible sans l’indice des prix? Comment évaluer la valeur des moyens dans l’atteinte de la fin et de savoir si la fin vaut les moyens si on ne peut pas fixer la valeur de façon claire et défini?

 

Quelques méthodes ont déjà été avancé pour contrer le problème et Mises nous démontre pourquoi elles ne sont pas applicables dans le concret. Si ça vous intéresse, lisez les pages 699 à 711 du livre. Je ne m’attarderai pas sur le sujet, car je doute fort qu’un partisan du socialisme pur soit en train de lire ce texte.

 

 

PARTIE 6: LE MARCHÉ ENTRAVÉ 

 

Le gouvernement et le marché

 

Comme la façon la plus efficace de permettre au maximum de gens de répondre à un maximum de besoin est la division du travail basé sur l’échange volontaire i.e. le marché, un gouvernement  se doit de s’assurer que les fondations d’un tel système sont protégé soit de protéger les gens contre la coercition, la fraude et les agressions. Le seul but d’un gouvernement doit être de protéger le système de collaboration volontaire contre ceux qui voudraient mettre du sable dans l’engrenage.

 

Certains exigent d’un gouvernement qu’il prenne d’autres actions pour régler certains problèmes qu’ils croient inhérents au libre-marché. La question que l’économique doit soulever n’est pas de savoir si ces interventions sont justifiées, mais de savoir si les actions parviennent aux fins escomptées. De cet angle, l’analyse est exempte de jugement de valeur. L’état, par son intervention, cherche le but X. L’économique se doit de déterminer si les actions arrivent au résultat ou non.

 

J’ai cherché longtemps comment vous présenter cette partie de l’œuvre de Mises, mais mon problème est qu’en fait, Mises l’a étendu à l’ensemble du livre. Je n’en ai fait pratiquement aucune mention dans les autres parties, résumé oblige. Je préférais me concentrer sur le fonctionnement du marché, car je pense que cette partie est très mal comprise. Je tenterais donc d’exposer l’essentiel de la section, mais sachez qu’elle est beaucoup, beaucoup plus riche dans l’ouvrage. De toute façon, en comprenant mieux le marché, le lecteur peut lui même  comprendre certaines erreurs de l’étatisme.

 

 

Interférence dans la structure des prix

 

Une des interventions très répandues est celle du contrôle des prix. Soit on fixe un prix plafond ou un plancher. Bien sûr on peut établir un prix fixe, mais c’est la même logique qu’un prix plafond/plancher dépendamment s’il est au dessous ou au dessus du prix d’équilibre d’un libre-marché.

 

Quand l’état impose un prix plafond, son but est de faciliter l’accès à des produits dits « essentiels » à l’ensemble des consommateurs et plus précisément des moins fortunés. C’est le cas notamment des prix plafond visant le logement. Le gouvernement le fait pour éviter des hausses trop drastiques aux gens moins fortunés. En imposant un prix plafond, le prix du logement se trouve en deçà du prix qu’il atteindrait dans un marché sans entrave (sinon à quoi bon un prix plafond?). De ce fait, les ressources qui seraient normalement réservées par le marché à l’offre de logement sont dirigées vers d’autres secteurs de l’économie, car le prix trop bas rend cette activité moins rentable que le même capital investi dans un secteur où le prix peut atteindre celui d’équilibre i.e. où l’investissement en capital atteint le seuil où la satisfaction des consommateurs est la plus grande. Donc, le prix plafond limite l’offre de logement. La même quantité de consommateurs doit maintenant se battre pour un nombre de logement restreint qui ne suffit pas à répondre aux besoins les plus urgents de tous les consommateurs. Au plus fort la poche. Les laisser pour compte sont perdants. Ces derniers vont sûrement vous dire qu’ils préféreraient un logement plus cher plutôt que pas de logement du tout.

 

Du côté du prix planché, prenons comme exemple le salaire minimum. C’est un prix minimum fixé par la loi du facteur de production travail. Le but avoué d’une telle mesure est d’améliorer la condition des travailleurs. Comme vu dans le billet précédent, la meilleure façon d’améliorer la condition des travailleurs est d’encourager l’accumulation de capital pour augmenter la productivité du travail et donc des salaires. Même si, pour fin d’argumentations, on accepte la prémisse que la façon d’améliorer le sort des travailleurs est d’augmenter le salaire minimum, la conséquence de la mesure n’est pas le but visé par les autorités. En effet, en augmentant le salaire minimum on empêche les entreprises d’embaucher des travailleurs pour réaliser un travail dont la valeur est moindre que le salaire minimum. On empêche celui qui est prêt à travailler pour moins de se trouver un travail. De plus, l’entreprise qui désire augmenter sa capacité de production et qui, selon son capital actuel, pourrait le faire de la façon la plus efficace en embauchant des travailleurs se voient plutôt contrainte d’accumuler encore plus de capital. Ce capital doit être retiré de secteur qui servirait mieux les consommateurs au profit de la ligne actuel où la façon la plus efficace de faire aurait dû être d’acquérir du travail. Donc, le salaire minimum crée du chômage, car il empêche les emplois moins productifs d’être comblés et il retire du capital productif de certains secteurs de l’économie où il serait le bienvenue. Bien sûr, les chanceux qui ont trouvé un travail vont vous dire qu’ils sont très content. Ce qu’ils omettent de constater, c’est que si leur emploi est payé au salaire minimum X, c’est que la valeur de leur travail est de X; sinon, leur emploi n’existerait pas. Donc, la seule chose que fait un salaire minimum est d’empêcher ceux qui sont prêt à travailler pour moins de se trouver un emploi.

 

De plus, on remarque que les deux mesures viennent empêcher l’efficience dans l’utilisation des facteurs de productions. Donc, le marché est moins efficace qu’il ne le serait et crée donc moins de richesses. Comme on crée moins de richesse, on améliore notre condition plus lentement. Qui sont les gens les plus touchés par le ralentissement de l’amélioration des conditions? Les plus pauvres, car ce sont eux qui gagnent le plus à l’enrichissement. C’est lorsque les réfrigérateurs ont été produit à très grande échelle que les pauvres ont pu en acheter. C’est grâce à une allocation efficace des ressources que les coûts de production ont pu descendre. Au départ, les riches pouvaient se payer un frigo. L’amélioration de la productivité a servi les plus pauvres, leur permettant d’en avoir un. D’empêcher cette bonne allocation n’aurait fait que priver les pauvres de la jouissance de cet équipement très, très pratique.

 

La manipulation du crédit et le monnaie

 

Bien que j’aie déjà abordé le sujet dans la section de la monnaie, il est important de revenir sur quelques précisions. L’interventionnisme de l’état sur la monnaie est, au départ, encore une tentative de l’état de corriger des problèmes que la population perçoit du capitalisme. Perçoit est approprié, car c’est par une mauvaise compréhension du marché que l’état se « doit » d’intervenir. L’état, dans son intervention, pense agir dans l’intérêt de la protection des bases de fonctionnement du marché. Un des problèmes aussi vient du fait que les gens, dans leur calcul économique, se limite généralement aux chiffres nominaux et non pas relatif. Premièrement parce que c’est beaucoup plus facile et plus simple et que, deuxièmement, le réflexe normal est de croire que si on gagne 11$ au lieu de 10$, on est plus riche. Cette pensée s’est généralisée dans l’ensemble de la population. Nous sommes maintenant devant l’état de fait que les gens veulent augmenter leur revenu de façon nominale.

 

Historiquement, en majorité, l’état a toujours utilisé une politique de dévaluation de la monnaie (inflation). Les objectifs de cette dévaluation sont:

  • Permettre une augmentation nominale des salaires ou empêcher leur diminution même si le marché existe une diminution réelle (relative) des salaires. Si le salaire augmente de 1% et que l’inflation est de 2%, le salaire diminue même si on perçoit le contraire.
  • Permettre une augmentation du prix des produits. Le marchand se croit plus riche.
  • Pour favoriser l’emprunteur sur le prêteur. Si l’argent vaut moins cher dans le futur, le gagnant est celui qui doit de l’argent. Ce point est essentiel surtout dès que les états ont compris qu’ils pouvaient financer des promesses électorales de cette façon. De la « nouvelle » argent est toujours créée et l’accumulation de dette pèse moins lourd.
  • Pour encourager les exportations et diminuer les importations. Si notre argent vaut moins cher, on peut moins acheter, mais plus vendre à une autre monnaie.
  • Pour attirer les touristes et décourager les citoyens d’aller dépenser ailleurs

Encore aujourd’hui, les travailleurs veulent une augmentation de salaire nominal quitte à toujours payer plus cher pour les produits. Le gouvernement se doit donc de continuer une bulle inflationniste pour satisfaire la population. En plus, on n’essaie pas de renverser la spirale, car les politiciens y voient une belle source de financement pour leurs promesses et leur réélection. Au départ du processus, cette ambition expansionniste a surtout servi à financer des guerres (la dévaluation de la monnaie a contribué à la chute de l’empire romain), mais aujourd’hui c’est surtout qu’on tourne en rond dans la spirale et qu’on l’utilise pour éloigner les conséquences de cette même manipulation (voir cycle économique). J’ai expliqué les conséquences de l’inflation et de la déflation dans la section sur la monnaie, je ne reviendrai donc pas là-dessus. Rappelons-nous seulement que l’inflation contribue à la consommation (ou ralentissement de l’accumulation) de capital i.e. ralenti l’amélioration de notre condition et qu’elle décourage l’épargne.

 

Ce qu’on remarque c’est que, au lieu de protéger le système d’enrichissement collectif, ça cause un appauvrissement ou un ralentissement de l’enrichissement ce qui n’est pas souhaitable pour personne.

 

Confiscation et redistribution

 

Cette façon de faire est basée sur la fausse croyance que les riches le sont au dépend des pauvres. Le riche empêche le pauvre d’avoir une partie de la richesse. Ce serait le cas dans une économie stagnante où la richesse n’est plus créée, mais est distribué. Dans ce cas, la redistribution serait une bonne chose. Par contre, notre économie en est une qui évolue, qui progresse. Il y a 200 ans, il n’y avait pas d’avions, d’Iphone, de réfrigérateur. Aujourd’hui, oui. On s’enrichit, on avance. Donc, qu’un riche soit riche n’empêche en rien le pauvre de s’enrichir. J’y reviendrai plus loin. Ce qu’il faut retenir par contre, c’est que si les riches savent qu’ils se feront confisquer une partie de leur avoir et qu’ils risquent de s’en faire confisquer encore plus dans le futur, ils vont avoir moins tendeance à accumuler de la richesse i.e. du capital et vont plutôt le consommer. C’est alors une perte pour l’économie.

 

L’état, en utilisant cet outil espère rediriger la richesse des riches aux pauvres, mais ce qu’elle réussit par dessus tout est de ralentir l’accumulation de richesse et donc de ralentir l’amélioration de la condition des pauvres.

 

Le syndicalisme

 

Le but du syndicalisme est de modifier le rapport de force entre employeurs/employés à l’avantage du travailleur. Le principe est noble en soi, mais ces répercussions sur l’économie n’atteignent pas le but recherché. Si le syndicat fait des gains qui ne se serait pas produit sous un libre-marché, on assiste à une mauvaise allocation des ressources vers des secteurs moins désirable. Les gains vont nécessairement augmenter les coûts de production ou diminuer la quantité produite. D’une façon ou d’une autre, la structure de production s’avère ne pas être aussi efficace dans la satisfaction des besoins qu’elle le serait normalement.

 

Le syndicalisme vise l’amélioration du sort des travailleurs sous son aile. Malheureusement ça se fait au détriment des autres. Comme plus de capital doit être investi dans la production syndiqué (plus cher), on retire du capital à d’autres secteurs où il aurait satisfait des besoins plus urgent. Si ce n’était pas le cas, les conditions de travail seraient par défaut au niveau imposé par le syndicat. Donc, les autres secteurs doivent se contenter d’un capital réduit par rapport à ce qu’il serait. Le résultat est que certains sont avantagés au détriment de d’autres et qu’on empêche la structure de production d’atteindre l’efficience dans la satisfaction des désirs des consommateurs.

 

L’économique de la guerre

 

Je ne mettrai pas trop d’emphase là-dessus, car je doute fort que beaucoup de gens soit pour la guerre. Disons simplement qu’elles sont causées parce que les états veulent prendre le contrôle sur des ressources extérieures. Si l’état n’imposait de barrières au commerce à la base, ces croisades ne seraient pas nécessaires. La guerre n’est que la conséquence de l’étatisme.

 

Intervention contre marché

 

Le problème avec l’interventionnisme est que ses défenseurs blâment des maux qu’ils croient inhérents au capitalisme alors qu’ils sont causés par ce même interventionnisme et par une mauvaise compréhension des mécanismes du marché. Les actions gouvernementales, on l’a vu, n’atteigne pas les fins escomptés. En fait, elle empire le problème réclamant encore plus d’interventions. Bien sûr que le bien maximal pour le maximum de gens est souhaitable, mais ce n’est pas l’interventionnisme qui peut y parvenir, mais le marché.

 

Sur la pauvreté

 

La pauvreté est bien relative. Nos conditions modernes, même pour nos pauvres, dépassent largement les conditions, même pour les riches, qui prévalaient il y a quelques décennies. Ce fait s’explique parce que les processus du marché ont permis l’accumulation de toujours plus de capital i.e. épargne. L’interventionnisme, tel que démontré, vient ralentir ce processus d’enrichissement. Donc, si on accepte le principe de pauvreté malgré qu’on est mieux qu’avant, on doit pointer du doigt les mécanismes qui ralentissent l’accumulation de capital et non pas le marché.

 

Sur les inégalités

 

Les inégalités sont inhérentes au marché. Nous avons vu que les entrepreneurs et les capitalistes sont ceux qui permettent de toujours augmenter l’efficacité de nos pratiques en réorganisant la structure de production pour la satisfaction des besoins les plus urgents et l’accumulation continue de capital. Ceux qui réussissent le mieux dans cette aventure sont ceux qui s’enrichissent le plus. De priver ces personnes de ce bénéfice c’est de les démotiver dans leurs activités. S’en suit une diminution des avantages liés à leur succès dans ces activités.

 

Sur l’insécurité

 

L’intervention est réclamée pour nous assurer une sécurité. On veut avoir l’assurance de ne pas mourir de faim en cas de pépin. Encore ici c’est noble, mais dans un monde où notre richesse augmente sans cesse, chaque journée qui passe n’est-elle pas une sécurité de plus? Ce point fait souvent référence au chômeur. Il faut s’assurer de donner un salaire au chômeur le temps qu’il se trouve un nouveau travail. On peut accepter cette prémisse, mais comme démontré précédemment, il faut se questionner plutôt sur la source de ce chômage.

 

Sur la justice sociale

 

Qu’est-ce qui est plus juste? Que tout le monde obéisse aux mêmes règles du jeu ou bien qu’un puisse imposer sa volonté sur un autre dans le déroulement de la partie?

  

(Pensée bien personnelle) Bien sûr, il faut s’occuper de ceux qui ne peuvent pas fournir de travail. Il faut s’occuper de nos proches. Il faut s’assurer de conserver le tissu social afin de toujours parfaire notre société basée sur la division du travail. C’est ici un jugement de valeur que la majorité supporte. Pourquoi alors donner cette responsabilité à l’état. Occupons-nous des autres nous même, car quand on passe par l’état, le résultat n’est que très rarement celui escompté. Mises ne fait pas mention de ce point dans son livre, car il s’abstient de tout jugement de valeur dans son ouvrage. Il ne fait que démontrer les mécanismes du marché.

 

La crise de l’interventionnisme

 

Comme l’interventionnisme ne comblent pas les attentes, car les conséquences diffèrent des ambitions, toujours plus d’intervention est nécessaire. La preuve moderne se trouve au niveau des dépenses du gouvernement qui augmente d’année en année. Plus on confisque les avoirs des plus riches pour donner au plus pauvres et plus les payeurs d’impôt les moins riches ont besoin de cette même aide.

 

De plus, je viens de me rappeler un point mentionné à quelque part dans cette partie qui est très pertinent. Dans son interventionnisme, l’état s’endette. Les preuves le démontrent. Ces dettes sont financées par les investisseurs qui achètent les titres du gouvernement. Ces investisseurs sont très souvent des fonds commun de placement et autres produits d’épargne utilisés par la masse. Le gouvernement dépense en majorité sur des choses courantes. Des dépenses d’épicerie. Donc, l’épargne, fondé sur les préférences temporelles des gens, qui devraient être investi dans l’augmentation de la productivité, se trouve à être plutôt consommé immédiatement. On perturbe, encore, le processus d’accumulation du capital au détriment du futur pour deux raisons. Premièrement, l’accumulation de capital est toujours rentable dans le futur; deuxièmement, ces dettes du gouvernement doivent être remboursées également dans le futur.

 

Finalement, l’interventionnisme doit se terminer par du socialisme pur, car ultimement vient le moment où il n’y a plus de taxes à prélever. On ne peut prévoir qui va gagner, mais Mises termine cette section avec ces trois déclarations:

 

  1. On ne peut pas prévoir qui va gagner et on ne peut pas non plus prétendre que le choix sera le meilleur ni qu’on ne reviendra pas en arrière. Personne ne connait le futur.
  2. On doit choisir entre le marché et le socialisme. On ne peut pas choisir une voie centrale, cette dernière est intenable à long terme.
  3. En abolissant le calcul économique, le socialisme va résulter au chaos et détruire la coopération basée sur la division du travail.

 

Le prochain et dernier article se veut la conclusion. Je vais résumer celle de Mises et y aller avec mes commentaires sur mon résumé.

Manifestation citoyenne usurpée par la CSN

csn-logo

Montréal – Une démonstration anti-corruption qui aurait dû être tout azimuth a été usurpé par la CSN. Plus tôt cette semaine, des négociations qui auraient vu des représentant de la gauche et de la droite côte à côte dans la revendication d’une commission d’enquête sur la corruption dans le domaine de la construction, ont achoppé après un volte-face des représentants syndicaux. Selon ce communiqué de l’animateur radio Jeff Plante:

« Nous avions conclu ce matin avec M Poirier, l’un des organisateurs, une entente afin de faire un rassemblement tout azimut pour, nous le croyions, faire front commun sur la situation qui accable le Québec présentement.

Nous avions convenus de nos deux porte paroles présent même si 6 des 8 autres porte parole sont identifiés à la gauche québécoise pro syndicale. Malgré les nombreuses critiques sur internet de l’omniprésence syndicale au niveau de l’organisation nous avions tout de même acceptés les termes de l’entente, car nous travaillons tous pour un meilleur Québec. Enfin c’est ce que nous pensions.

Malheureusement ce soir malgré la parole donnée et l’entente conclue, la petite politique partisane et corporatiste a repris le dessus et ces gens ont renié leur entente malgré la parole donnée.

Donc nous concluons que cette manifestation sera une manifestation d’une gauche québecoise exclusive et divisive.

Nous avons réellement agi de bonne foi nous n’avons même pas négocié qui parlerait du côté gauche, c’est pas de nos affaires. Nous faisons confiance en l’intelligence des gens. Il s’avère que c’était trop demander. »

L’entente aurait permis à des représentants de droite comme Jeff Plante et Éric Duhaime de s’adresser à la foule au côtés des leaders syndicaux.  Plusieurs groupes de droite, en appellent au boycott de l’évènement.

Le délire hebdomadaire à Lauzon

Lauzon

Chaque semaine, Léo-Paul Lauzon sévit de sa démagogie sans pareil dans les pages de Métro Montréal. Chaque semaine, il y va « d’explications » « montrant » que le capitalisme est plein de failles et que la réponse est plus d’intervention de l’État. Cette semaine, il tente de déboulonner le « mythe » voulant que l’État est toujours trop gros 1.

 

Selon lui, « la droite » (puisque nous pensons tous pareil) approuve l’aide aux entreprises. Qui ici est d’accord avec cette affirmation grotesque? Y a-t-il un libertarien qui se respecte qui accepte que son argent puisse aider une entreprise qui n’aurait pas besoin d’aide si elle était compétente? N’oublions pas que durant la crise actuelle, Ford n’a pas, ou si peu, reçu de deniers publics et est en pleine santé. GM et Chrysler, de leur côté, en arrache toujours malgré l’intervention massive des pouvoirs publics (fait intéressant : Chrysler en est déjà à son second sauvetage).

En plus de subventionner l’incompétence, l’aide aux entreprises existe pour acheter des votes ou pour remercier les électeurs de leur fidélité au parti au pouvoir. Ce n’est certainement pas un hasard si la fromagerie Perron a reçu une subvention, alors que son député fédéral est ministre 2.

Cet achat de vote est très onéreux. Lors du dernier budget de l’Ontario, on vantait les emplois sauvés aux usines de St. Catharines et d’Ingersoll dans le domaine de l’automobile. Ce sont respectivement 245 M $ et 96 M $ qui ont été gaspillés dans ces usines pour y sauver les emplois. À St. Catharines, il en a couté 306 250 $ par emploi; ceux d’Ingersoll auront couté 320 000 $ chacun.

En d’autres termes, l’aide aux entreprises n’est qu’une version moderne du sophisme de la vitre cassée identifié par Frédéric Bastiat il y a 170 ans. Pour ceux qui ne le connaissent pas : ce sophisme affirme qu’une vitre cassée est une bonne chose puisqu’elle amènera de l’emploi au vitrier. Oui certes, mais cet argent aurait pu être dépensé ailleurs. Aucune nouvelle richesse n’est créée; elle est simplement déplacée. Et l’aide aux entreprises est exactement ça : on voit son effet immédiat (des emplois créés/maintenus), mais pas son effet caché, souvent pire que son effet immédiat (plus de taxes et d’impôt, et donc moins d’innovations à long terme) 3.

 

Faciliter la vie aux contribuables

 

M. Lauzon poursuit ses élucubrations en affirmant (sarcastiquement) que nous devons bien « traiter » les riches, sans quoi ils vont partir et appauvrir l’endroit qu’ils délaissent. Ne lui en déplaise, c’est effectivement le cas. L’Alberta, avec une population estimée à 3,7 M personnes, a plus de gens gagnant 100 000 $ et plus que le Québec, qui a 8 M d’habitants 5. Aussi – j’ignore si c’est une simple coïncidence –, les plus pauvres Albertains gagnent 4000 $ que leurs pairs Québécois 6. Enfin, il faut en moyenne cinq Albertains pour recueillir autant d’impôts que huit Québécois 7.

Le fait que l’Alberta ait un taux d’imposition unique (10 % du revenu imposable) a sans doute à y voir. Les particuliers n’ont ainsi pas à se casser la tête pour remplir leur déclaration de revenu provinciale. Et malgré ce faible taux, et une absence de taxe provinciale, la province de la rose sauvage avait des revenus à ne plus quoi savoir en faire jusqu’en 2008, où les déficits sont réapparus. C’est tout le contraire du Québec, qui a trois paliers d’imposition – le plus bas taux d’imposition est plus élevé que le plus haut taux de huit provinces et territoires 8 –, qui a une taxe de vente qui augmentera encore en 2012 et qui, malgré tout, croule sous les dettes. Simple hasard?

 

Paiement volontaire, paiement obligatoire

 

Enfin, pour tourner en dérision les « faussetés » sur l’obésité de l’État, M. Lauzon mentionne que la famille Walton, propriétaire de Wal-Mart (WM), a des revenus bruts de 422 G $, soit six fois plus que le Québec et 1,5 fois plus que le Canada. Il se demande pourquoi une famille peut contrôler autant d’argent, contrairement à une entité comme le Québec ou le Canada…

Comme tout bon gauchiste, M. Lauzon ne se concentre que sur les revenus. Il oublie de dire que le revenu net après impôts de WM s’élève à 16,4 G $ 9, pour une marge de profit de 3,9 %. À titre de comparaison, la marge de profit dans les télécommunications dépasse les 20 % 10.

Si WM fonctionne si bien, c’est uniquement parce qu’il sait satisfaire ses clients et qu’il trouve les meilleurs fournisseurs. Personne n’est forcé d’y faire ses achats, et aucun fournisseur n’est forcé d’y faire affaire. Jusqu’à preuve du contraire, ces derniers sont toujours libres d’accepter ou de refuser les prix demandés par WM.

Les revenus de WM sont tout le contraire des revenus d’un gouvernement. Nous sommes obligés de payer taxes et impôts, sous peine de pénalités sévères. De plus, ces revenus sont un vol légalisé du moment que l’argent ne sert pas aux tâches pour lesquelles l’État a été créé, soit la sécurité publique (police, armée) et la justice. Chaque dollar perçu au-delà de ces tâches est un dollar en moins dépensé par un particulier en biens et services, en épargne ou en investissement. Un État plus gros sera donc une nuisance pour ses citoyens.

D’ailleurs, les juridictions les plus mal en point sont les plus dépensières, et le monde actuel le prouve : le Québec, le Japon, les États-Unis, la Grèce, le Portugal, etc. Dans un ou plusieurs des cas, les impôts sont fortement progressifs et parfois même prohibitifs (jusqu’à 45 % en Grèce), le chômage est haut (plus de 9 %), l’épargne est à la baisse quand elle n’est pas négative, le taux d’endettement du secteur public approche/dépasse les 100 % du PIB et la confiance des entreprises et des consommateurs est en chute libre.

 

En conclusion, Môssieur Lauzon devrait accepter de voir la vérité en face : la grosseur d’un État est inversement proportionnelle avec la force de son économie. Le Québec le montre depuis 50 ans maintenant : une intervention du gouvernement dans l’économie affaiblit cette dernière et la rend moins compétitive. Au contraire, un désengagement de l’État (coupe d’impôts et de dépenses publiques) aide l’économie, comme l’ont bien démontré Warren Harding en 1921 11 et l’Irlande jusqu’en 2000 12. On peut donc prédire des temps très difficile, pour les États-Unis et le reste de la planète, si Obama met sa menace à exécution d’opposer son véto à tout plan ne comprenant pas de hausse d’impôts 13.

3 Hazlitt, Henry. « Economics in One Lesson » Ludwig Von Mises Institute, Auburn, Alabama, 2008

La reconstruction scolaire.

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Le weekend dernier, j’ai eu le plaisir de participer à un forum sur l’éducation organisé par le Réseau Liberté Québec, section Grand-Montréal et j’avais promis d’écrire un article là-dessus. Une centaine de participants sont venus pour y écouter divers conférenciers s’exprimer sur les problèmes de notre système d’éducation. Ce fût aussi une chance de revoir certains bons amis. Les envolées verbales de Réjean Breton furent certainement le clou de la journée.

Des différentes personnes qui sont venus exposer leurs idées, Robert Deschamps, fondateur de la section Grand-Montréal a retenu mon attention avec un plan pour la reconstruction du système scolaire. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Robert Deschamps est un diplômé en Lettres et en Droit qui est enseignant de français. Il est également l’auteur du livre « Manifeste d’un Surtaxé » que je recommande d’ailleurs. Je vous le dis d’emblée, ce qu’il propose est loin d’un système libertarien. Ce n’est donc pas le modèle que je prônerais comme système idéal. Il est trop ancré dans l’étatisme. Mais je comprends que M. Deschamps a choisi ce modèle par pragmatisme plus que par conviction étatiste. Un modèle purement libertarien serait impossible à vendre au Québec actuellement. Ça demanderait un changement de mentalité majeur. Hélas, la libéralisation du Québec n’est pas pour demain. Donc, en attendant que fait-on?

Manifeste d'un Surtaxé

Il y a quelque mois, François Legault et sa Coalition pour l’Avenir du Québec ont fait quelques remous avec leurs propres propositions de réforme. Les proposistions de M. Deschamps ont certainement des points communs avec celles de la CAQ. Selon lui, il faut également éliminer les commissions scolaires. Il faut également évaluer les enseignants et mieux les rémunérer. Mais c’est là que les similarités s’achèvent.

Le modèle que Robert Deschamps propose relèguerait le Ministère de l’Éducation à la définition des orientations et des programmes scolaires; à gérer l’évaluation des étudiants avec l’aide d’un examen national pour chaque matière et chaque niveau; et finalement, allouer les ressources financières aux écoles.

Les écoles seraient relativement autonomes et seraient responsables d’embaucher leur propre personnel sous réserve d’un plafond salarial, de dispenser les cours et d’entretenir leurs bâtiments. En plus du budget alloué par le ministère, elles pourraient supplémenter à l’aide de diverses campagnes de financement afin d’offrir des activités supplémentaires. Les différentes écoles seraient mises en compétition les unes avec les autres, puisque les parents pourraient confier leurs enfants à l’établissement de leur choix.

Les étudiants seraient évalués bi-anuellement  à l’aide d’un examen national objectif issu du Ministère. Seule la réussite à ces examens déterminerait l’avancement des élèves. Le taux de réussite à ces examens, déterminerait la rémunération des professeurs et du personnel de direction de l’école.

Les enseignant seraient rémunérés selon un salaire de base de $40 000/an pour un taux de réussite de 60% et recevraient un boni de $1000 pour chaque point de pourcentage excédant 60%  jusqu’à 90% et $2000 pour chaque point de pourcentage au-dessus de 90%. Ceux qui auraient un taux de réussite de moins de 60% se verraient  pénaliser de $500 par point de pourcentage sous 60%.  Ceci n’est qu’un exemple cependant. Les véritables montants pourraient être changés.  L’idée ici étant de donner un incitatif clair à l’excellence.

Le personnel de direction serait rémunérés de façon similaire, mais avec des bonis basés sur le taux de réussite de tous les élèves de l’école. Puisque l’évaluation des étudiants ne relève pas du personnel de l’école, il ne peut pas y avoir de situation ou un prof ou un directeur fait « passer » un élève arbitrairement. La seule façon d’augmenter le taux de réussite est d’enseigner la matière de façon à ce qu’elle soit assimilée par le plus grand nombre d’élèves.

Le système abriterait aussi quatre types d’écoles qui desserviraient les étudiants selon leurs aptitudes et besoins particuliers.

Comme je le disais plus haut, ceci ne constitue pas un système idéal à mon sens. M. Deschamps le qualifie lui-même d’embryonnaire. Il comporte cependant de bonnes idées sur lesquelles on peut bâtir. Il adresse certainement certains points faibles des propositions de la CAQ, particulièrement au sujet de l’évaluation et la rémunération des enseignants. Ce serait certainement un pas dans la bonne direction. Je ne peux qu’applaudir M. Deschamps pour ses efforts et son initiative.

Entrevue : Pourquoi l’État échoue à faire ce qu’il doit

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Entrevue Joanne Marcotte

Ce que j’ai retenu du Forum sur l’éducation que tenait le Réseau Liberté-Québec Grand-Montréal samedi le 17 septembre dernier. Résumé de la présentation de Adrien Pouliot

Comment juger de la culture économique des Québécois?

Les élites sont-elles en phase avec l’opinion de la population lorsqu’on analyse les résultats de sondages?

Qu’est-il arrivé de l’enseignement de l’économie dans nos écoles? En reste-t-il?

À 13:20 – Collusion et corruption dans l’industrie de la construction

L’État est-il capable de jouer son rôle?

La différence entre un véritable professionnel et un employé syndiqué

Quel devrait être le rôle de l’État?

Pourquoi observe-t-on une perte d’expertise dans la fonction publique?

Comprendre la crise de 2008 en 2 étapes

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Étape 1 : un portrait rapide sur le fonctionnement de l’économie américaine

Les États-Unis (depuis les 20-30 dernières années) ont ce qu’on appel une  » phony bubble economy ».
Un peu à l’image d’un drogué qui refuse d’aller en  »désintox » (récession) et qui préfère s’injecter une autre dose pour aller de  »high » en  »high » jusqu’à l’overdose. C’est toujours le même mécanisme : baisse des taux d’intérêts et ‘stimulus’ (injecter de l’argent – emprunter ou imprimer).

Donc en 2000-2001, lorsque la bulle technologique du Nasdaq a éclaté, Bush venait à peine d’arriver au pouvoir. Comme tout politicien, il n’a pas voulu laisser la récession venir purger les toxines du système. Il a donc injecté quelques 300 milliards de $ et fait baisser les taux d’intérêts à 1%. Résultat? Début de la bulle immobilière qui a éclaté en 2008.

En 2008-2009, Obama arrive au pouvoir. Comme tout bon politicien, lui aussi ne veut pas laisser la récession venir rééquilibrer l’économie. Sa solution? Baisse des taux d’intérêt à 0% et injecte plus qu’ 1 trilliard de $. Résultat? Il y a maintenant une bulle dans la dette publique qui va exploser dans pas longtemps et ça ne sera pas beau à voir.

Voyez-vous, souvent les gens vous disent : <<non, ça fait 30 ans que j’entends que les USA sont finis, mais c’est cyclique, ils vont revenir forts>>. Ce que ces gens n’ont pas compris, c’est que l’économie américaine était basée sur des bulles, une à la suite de l’autre, avec pour résultat, l’accroissement de la dette de manière phénoménale. Ce n’était pas une croissance économique légitime basée sur l’épargne et la production (à l’image de la Chine), mais plutôt basé sur: emprunter de l’argent pour le dépenser sur des biens étrangers.

Étape 2 : Crise de 2008

C’est très simple. Lorsqu’en 2001, Bush a fait baisser les taux d’intérêts, ça a permis à des gens n’ayant pas les moyens de se payer une maison de s’en acheter une (souvent pour revendre – spéculation). Rajoutez à cela, que les banques ont baissé les ‘landing standards’, signifiant que vous pouviez avoir une hypothèque sans mettre un paiement initial (‘’down payment’’) et sans oublier toutes les fausses déclarations de solvabilité (stabilité d’emploi, rapport de crédit, capacité, capital, et caution). Tout le monde voulait s’enrichir rapidement. (Tout ceci n’aurait JAMAIS était possible si la FED n’avait pas baissé artificiellement ses taux d’intérêt à 1%).

Ensuite, vous avez les agences du gouvernement Fannie Mae et Freddie Mac qui garantissent les hypothèques (environ 90% des hypothèques aux États-Unis sont garanties par le gouvernement).

Et c’est ici que Wall Street entre en jeu. Puisque le gouvernement garantit les hypothèques, Wall Street a créé des instruments financiers garantis par ces hypothèques. Moody’s, les a notés TRIPLE A!!

Ces instruments financiers offraient un meilleur rendement et donc plusieurs managers de grandes institutions dans le monde les voulaient parce que leur salaire et bonis dépendaient de leur rendement. Ces managers, s’ils avaient fouillé 2 min, ils se seraient vite rendu compte que les hypothèques qui garantissaient les instruments, appartenaient à des gens qui n’avaient pas les moyens de se payer une maison. Donc, ce n’était qu’une question de temps avant que ces hypothèques n’implosent, et avec elles, ces instruments financiers créés par Wall Street (‘’commercial papers’’). Voilà pourquoi la crise a touché beaucoup de monde. À la base, c’est une crise américaine, mais puisque les managers des grandes institutions à travers le monde étaient ‘clueless’, elle a pris une dimension internationale et globale.

Contrairement à ce que la majorité des gens croient, c’est donc le gouvernement qui a créé le hasard moral qui a permis tous ces dérapages. Il est amusant de voir les politiciens de carrière et les gens de ‘gauche’ blâmer le capitalisme alors que c’est le gouvernement qui est responsable de cette crise.

Voyez-le comme ça: imaginez qu’on soit dans un Bal de Finissants. Une personne vient et verse de l’alcool dans la fontaine de jus des étudiants, à leur insu. Les étudiants boivent le jus, deviennent souls et font des bêtises. Qui allez-vous blâmer? Les étudiants pour être souls ou la personne qui a versé de l’alcool dans le jus, à leur insu? Évidemment, vous me direz l’individu qui a versé de l’alcool.

Même chose ici, qui allez-vous blâmer? Les gens pour avoir agi comme des soulards (ie, sans trop réfléchir), ou le gouvernement qui a créé des distorsions dans le marché en offrant l’illusion d’un enrichissement rapide?

D’ailleurs, et je termine là-dessus, ces actions du gouvernement sont purement politiques. Car au niveau économique, elles sont complètement ‘stupides’ (désolé, mais je n’ai pas trouvé d’autre terme). Ces politiciens ont réussi à gagner du temps jusqu’aux prochaines élections mais la facture sera très salée en bout de ligne.

Human Action: Un résumé, partie 4.2

Ludwig von Mises

Ludwig von Mises

Human Action, ce chef-d’œuvre de Ludwig Von Mises est un ouvrage grouillant de sagesse. Je vous invite dans l’univers de Mises avec ce résumé en six parties. Bien sûr, il appert qu’il m’est impossible de refléter la profondeur de ces écrits de 881 pages (en petit caractères) en quelques lignes, mais j’espère bien parvenir à y faire ressortir l’essentiel. Certains passages sont plus personnels suite à ma  compréhension. J’espère que vous apprécierez. Bonne lecture! 

 

 

PARTIE 4: LA CATALLAXIE OU L’ÉCONOMIQUE D’UNE SOCIÉTÉ DE MARCHÉ

 

On continue donc dans cette section qui traite des lois du marché en tant que tel.

 

L’action dans le passage du temps

 

J’ai touché le sujet des préférences temporelles dans un billet précédent. On entend par préférences temporelles la préférence que les gens ont par rapport à une jouissance tout de suite contre une jouissance plus grande dans le futur. Il faut bien sûr que la jouissance soit plus grande dans le futur, car sinon pourquoi attendre et se priver d’un plaisir maintenant plutôt que plus tard. Les gens, en reportant leur jouissance à plus tard, accumule donc du capital. Si on se refuse un produit aujourd’hui c’est dans le but de pouvoir l’utiliser à bon escient pour obtenir plus dans le futur. Ce produit qu’on utilise pour produire autre chose est du capital. Plus on accumule de capital, plus notre capacité à produire augmente. C’est en se privant aujourd’hui qu’on arrive à avoir plus, plus tard. Prenons un exemple, Bob est sur une île. Il est capable, en une journée, de pêcher un poisson et cueillir une pomme pour combler sa fin. Il n’a pas de temps pour faire autre chose. Il décide de se priver pendant 2 jours. La première journée il va manger que le poisson et le lendemain, la pomme. Il vient donc d’épargner une journée de travail qu’il peut utiliser à autre chose. Il utilise cette journée pour se fabriquer un outil de pêche qui lui permet de pêcher deux poissons par jour. Il a dû se priver pendant deux jours, mais ça lui a permis d’être plus efficace pour la pêche. Donc, dorénavant il n’utilise que 50% de son temps pour se nourrir. L’autre 50% peut être utilisé à autre chose. Se construire un abri, par exemple. S’il continue le processus, il améliorera toujours sa condition. 

 

L’accumulation de capital implique une capacité de production supérieure à la consommation. Tant et aussi longtemps que c’est le cas, on accumule du capital et on augmente la productivité du travail. On y revient plus loin. Dès que les données du marché font qu’on consomme plus qu’on produit, on observe une consommation du capital, la réduction de celui-ci. Donc, on crée une régression économique plutôt qu’une progression. Comme l’humain cherche à constamment améliorer sa situation, la tendance est le plus souvent à l’accumulation. Il faut mentionner également que, dans un marché sans entrave, le capital sera toujours dirigé vers les activités qui répondent le plus efficacement aux besoins des consommateurs, car c’est de cette façon que le capitaliste peut espérer retirer le maximum d’intérêt de son investissement. Son capital étant plus en demande que dans d’autres secteurs  économiques. Pour accumuler du capital, l’homme a recourt au calcul économique, car c’est avec cet outil qu’il peut évaluer la valeur d’une consommation immédiate ou futur. 

 

De plus, il est important que l’acteur soit en mesure de récolter toutes les fruits de sa privation. Par exemple, si le coût de la privation repose sur un homme seul et que les bénéfices sont répartis à plusieurs personnes, l’acteur va être moins porté à la privation, car ses bénéfices personnels sont moins grands. À l’inverse, si le coût est minime, car réparti sur un groupe, et que le bénéfice est personnel, le groupe ne sera pas tenté à se priver, car il n’est retire rien. Les bénéfices s’en trouvent donc réduit. Si on se trouve dans le cas extrême où les coûts et les bénéfices sont répartis au groupe en entier, on se retrouve dans une situation où chacun essaie de retirer le maximum en se privant du minimum. Arrive les conflits, car chacun peut se permettre d’imposer sa volonté à son voisin. On vient de nuire aux processus inhérents à la division du travail et à l’échange volontaire.

 

Le taux d’intérêt

 

Le taux d’intérêt se divise en trois parties. Le taux originaire (originary interest), le profit entrepreneurial et le supplément de prix. Ces trois taux se mesurent à l’aide la monnaie, car notre société est basée sur l’échange à l’aide la monnaie. On calcule en monnaie la valeur qu’on accorde aux différents composants du taux d’intérêt.

 

Le taux originaire est la valeur de la préférence temporelle des gens. Autrement dit, c’est le niveau désiré d’augmentation du bonheur futur contre le bonheur actuel. Pour que Jean se prive de consommation immédiate, il faut qu’il est quelque chose de plus dans le futur. Ce plus est le taux d’intérêt originaire. Ce taux est déterminé par le marché selon les actions des acteurs. Ces actions reposent sur des jugements de valeur des individus et sont donc difficilement prévisible. Le marché fixe le taux selon la loi de l’offre et la demande de capital.

 

Comme d’accumuler du capital comporte sa part de risque, car on ne sait pas si nos prévisions sur le futur seront exact, le taux d’intérêt comporte une partie de profit entrepreneurial. On encaisse un profit sur notre épargne si notre vision était juste et on encaisse une perte si elle était erronée. Le niveau de ce profit est déterminé par le niveau de risque appréhendé de l’activité d’épargne et vient s’ajouter au taux originaire.

 

Viens ensuite le supplément de prix. Il peut être négatif ou positif. Le supplément de prix s’explique par la variation des prix dans le temps. Comme nous l’avons vu précédemment, il existe dans le marché des phénomènes d’inflations et de déflations causé par le changement du pouvoir d’achat de la monnaie. Si on prévoit de l’inflation dans le futur, nous exigerons un taux d’intérêt supérieur sur notre épargne, car la valeur de cette accumulation de capital diminuera avec le temps. On veut être compensé pour cette perte, en plus de la perte de jouissance. Si on prévoit de la déflation, le supplément de prix de trouvera à être négatif, car le simple fait d’épargner augmente la valeur de ce capital dans le temps.

 

La somme de ces trois taux nous donne le taux d’intérêt qu’on retrouve sur le marché pour obtenir du capital. Comme pour tout le reste, le marché tend vers l’équilibre sans toutefois l’atteindre à cause des changements constants dans l’environnement. Ce taux équilibre l’offre de crédit et la demande de crédit. Il est très difficile, voir impossible de savoir à quel taux se situe les différentes composantes. On connait seulement le taux final où le désir des prêteurs et des emprunteurs coïncide. Un bas taux signifie que les gens sont portés vers l’épargne. Un faible gain leur suffit à reporter leur consommation à plus tard. Un haut taux signifie que les gens sont portés vers la consommation. Ça leur prend un plus grand gain pour se priver maintenant.

 

L’intérêt, l’expansion monétaire et les cycles économiques

 

Le marché du capital se matérialise dans notre société par le marché du crédit. Même si quelqu’un épargne pour lui-même et utilise son propre capital pour améliorer sa productivité c’est qu’il considère que le bénéfice est supérieur que s’il prêtait ce capital à quelqu’un d’autre. Donc, sa décision est influencée, de toute façon, par le marché du crédit. Donc, c’est par celui-ci qu’on commence le cheminement qui explique le comportement du marché face à l’inflation et la déflation.

 

Dans un marché inflationniste, le taux d’intérêt devrait être plus élevé que dans un marché neutre (sans inflation/déflation). Ça s’explique en grande partie par le supplément de prix du taux d’intérêt qui est plus élevé. Donc si, dans un marché libre de toute entrave, on prévoit une courbe inflationniste dans le futur, le taux d’intérêt sur un prêt sera plus élevé que si on ne prévoit pas de changement dans la valeur de la monnaie. Ainsi, le marché continue de répondre aux besoins le plus urgent des consommateurs en tenant compte de leur jugement de valeur, incluant leurs préférences temporelles. À l’inverse, une prévision déflationniste fera baisser le taux d’intérêt, car le supplément de prix baisse entraînant le taux d’intérêt avec lui.

 

Une des choses qui peut entraîner de l’inflation/déflation est un changement dans la quantité de monnaie. L’utilisation d’une monnaie fiduciaire, qui peut être créé ex nihilo, peut amplifier le phénomène, car on est plus limité par quelque chose de physique comme l’extraction de l’or dans une mine. Comme le changement dans le pouvoir d’achat de la monnaie ne se fait pas sentir de façon simultanée dans l’ensemble du marché et que la création ou destruction de monnaie ne peut être fait, en toute fin pratique, que par les banques centrales ou commerciales, le premier secteur à ressentir les effets est le marché du crédit. Je vais parler d’une addition dans la quantité de monnaie pour représenter le phénomène, mais le principe inverse peut s’appliquer pour la destruction.

 

En augmentant la quantité de monnaie, le marché du crédit y voit l’augmentation de la quantité d’épargne, car personne ne voit la différence entre la vraie épargne (la privation d’une jouissance immédiate) à la fausse épargne. De plus, les prêteurs vont s’empresser de profiter de l’opportunité de profit relative à cette nouvelle épargne avant que les répercussions du changement de valeur de la monnaie est terminées de faire leur travail dans l’économie. Ainsi, comme l’offre de crédit augmente, le taux d’intérêt descend. La demande de prêt augmente jusqu’à l’équilibre. Comme une partie de cette épargne est fausse (pas basée sur une privation), on n’utilise pas une partie du surplus de production sur la consommation, mais on consomme une partie du capital déjà accumulé. En plus, ceux qui ont contractés des prêts, les premiers intervenants dans le marché suite à la création de monnaie, font augmenter le prix des produits qu’ils acquièrent produisant des pertes dans d’autres secteurs où l’activité était plus profitable i.e. servait le mieux les consommateurs.

 

En effet, dans un marché libre d’entrave, le taux d’intérêt permet de diffuser l’information sur la quantité de capital disponible pour augmenter la productivité. Comme on fausse le taux d’intérêt, on court-circuite cette précieuse source d’informations en fournissant une mauvaise information quant à la quantité de ce capital disponible. Comme le bas taux indique, comme vu plus haut, que les gens ont une tendeance à l’épargne, le marché comprend que du capital est disponible pour investissement. Malheureusement, une partie de cette épargne ne provient pas réellement de privation, mais bien d’une augmentation de la quantité de monnaie. L’inflation devrait faire monter le taux d’intérêt, comme vu plus haut, alors qu’il descend. Ça accentue le phénomène. Nous observons alors à une consommation du capital plutôt qu’une accumulation i.e. des mauvais investissements. La consommation peut aussi être vue comme  du capital qui ne sera pas utilisé au sortir de l’ajustement. Du capital qui n’est pas utile après le rééquilibre du marché qui aurait pu être utilisé plus efficacement ailleurs.

 

Si l’événement ne se produit qu’une fois, les premiers à profiter de la manne en sortent gagnant et les derniers acteurs du marché en sortent perdants, mais les effets sont ensuite éliminés, car le marché s’est restabilisé. Le résultat est un recul dans la quantité de capital qui aurait pu être disponible en bout de ligne et une diminution du pouvoir d’achat de la monnaie. Les grands gagnants sont ceux qui ont produit la nouvelle monnaie, car ils ont encaissé les profits du réajustement complet du processus de production. Les banquiers en sortent gagnant. Le plus gros problème c’est quand ce processus perdure encore et encore. On passe aux générations suivantes notre consommation immédiate, car c’est dans le futur que la consommation de capital va nuire, car l’accumulation de capital sert à augmenter la productivité du futur. Si on consomme toujours du capital, on arrive ultimement à l’effondrement du système.

 

L’injection de monnaie, principalement, crée une bulle économique. La croissance semble plus grande qu’elle ne l’est en réalité, car on a l’impression qu’on accumule plus de capital. S’en suit l’inévitable réajustement à la réalité, la récession. On blâme le libre-marché pour les périodes de récession alors qu’en fait elles ne sont que les conséquences du véritable problème, les bulles, causées entres autres par la création de monnaie.

 

Travail et salaire

 

Le travail, d’un point de vue de la catallaxie, est un facteur de production comme les autres. Cependant, c’est le facteur de production le plus rare. C’est par le travail qu’on arrive à produire. Sans travail, aucune production n’est possible. Un tracteur de ferme n’est d’aucune utilité si personne ne le conduit. Un train n’est qu’aucune utilité si personne ne peut le charger ni le conduire. Le niveau de production est influencé par la disponibilité du travail. Le choix des  investissements en capital est beaucoup influencé par la disponibilité de personne pour opérer ce capital. Bien que nous améliorons toujours notre machinerie, il faut toujours quelqu’un pour assurer son bon fonctionnement.  La combinaison capital/travail utilisé dans la production d’un bien est déterminée par l’utilité marginale des facteurs de production. On va utiliser le facteur travail tant et aussi longtemps qu’il est plus rentable qu’une unité de capital supplémentaire. À l’équilibre, la dernière unité de travail est aussi productive que la dernière unité de capital. Donc, plus on accumule de capital et plus la valeur du travail utilisé augmente, car la productivité de notre capital augmente également. Ce qui fait augmenter le salaire des travailleurs est l’accumulation de toujours plus de capital.

 

Comme tous les autres facteurs de productions, on observe un prix d’équilibre pour ce facteur qui fait que l’offre rejoint la demande. Dans un marché libre d’entrave, le prix pour une sorte spécifique de travail, de qualité égale, devrait être égale dans l’ensemble du marché. L’offre est déterminée par les travailleurs. Ce sont eux qui, par leurs décisions, déterminent de la quantité du facteur travail disponible dans une industrie. La demande est déterminée par les employeurs qui ont besoin de travail dans leur ligne de production. Le niveau des deux détermine le prix du facteur travail dans un secteur donné. Ce prix oriente la décision des acteurs quant à la production comme pour tout le reste. Ce prix permet l’allocation la plus optimal possible de la capacité de travail comme pour tous prix tel que vu précédemment.

 

Comme la satisfaction complète des besoins est chose impossible pour l’humain, il y aura toujours quelque chose à faire dans une économie. Ainsi, dans un marché libre d’entrave, le chômage est, sauf pour les personnes totalement inaptes, une chose volontaire du point de vue de la catallaxie. Quelqu’un est au chômage parce qu’il a choisi de l’être. Soit il est entre deux jobs et préfèrent attendre une meilleur offre ou soit il considère le coût du travail (le labeur) supérieur aux bénéfices. Comme le travail est un mal nécessaire dans la satisfaction de besoin, il appert impossible pour quelqu’un de refuser le travail indéfiniment. Même de partir à la chasse est un travail. On s’impose ce labeur pour manger. Donc, le chômage est toujours temporaire. À la limite, on peut considérer les moments de loisir comme du chômage catallactique. On préfère se passer du travail qui pourrait être fait, car on considère son coût trop élevé. Par contre, pour la catallaxie, seul le travail dans la société basé sur la division du travail est important dans l’analyse. Il faut aussi faire la distinction entre chômage catallactique tel que décrit ci-haut et chômage institutionnel causé par des interventions dans l’économie. On y reviendra dans le prochain billet.

 

Finalement, le marché n’inclut aucune notion de salaire juste. Il n’impose que le salaire d’équilibre. Comme le salaire juste repose sur un jugement de valeur, son évaluation n’est réservée qu’au jugement des individus. Si l’industrie X n’est capable d’embaucher personne à un salaire Y, elle devra, pour augmenter sa production, augmenter sa quantité de capital de R plutôt que de travail. L’augmentation du capital augmente la productivité du travail et l’industrie est maintenant prête à embaucher au prix Y+R, car ce salaire supérieur est, sous les nouvelles données, maintenant productif. Le processus continue jusqu’à ce que l’industrie réussisse à embaucher les travailleurs nécessaires à sa production. Tant et aussi longtemps que l’industrie peut écouler toute sa production, elle continuera son expansion en capital (qui permet de produire plus d’unité). Cette expansion augmente les salaires. Le processus s’arrête quand les décisions des consommateurs font qu’une augmentation de production ne trouverait pas preneur au prix déterminé. On a alors atteint le point d’équilibre du marché pour ce produit et ses facteurs de production.

 

L’accumulation de capital continue permet de toujours améliorer la condition des travailleurs. Tous les travailleurs peuvent trouver leur place dans la structure de production, car nous trouvons toujours des désirs non satisfaits. Les conditions de vie des gens les plus pauvres de notre société moderne feraient mourir d’envie bien des aristocrates du moyen-âge. Ne pensez qu’au réfrigérateur ou à l’eau courante qui, bien que nous considérons ces choses comme banales, amèneraient beaucoup de bonheur en des temps plus anciens. Si on accepte de donner un jugement de valeur au marché et de déterminer un niveau de salaire sous lequel un individu ne peut vivre, le meilleur moyen d’améliorer sa condition est d’accumuler encore plus de capital. Donc, la société doit, si elle veut améliorer la condition des pauvres, s’assurer de conserver les conditions optimales dans l’accumulation de ce capital i.e. la conservation d’une société basé sur la propriété privée et la division du travail.

 

La terre

 

On parle ici de terrains. Rien ne sert de discourir longtemps à cette section. Elle repose sur les mêmes processus d’offre et demande qui sont déterminés par les actions des consommateurs. Le prix des terrains est déterminé selon la combinaison la plus efficace de production servant à répondre aux besoins des consommateurs i.e. tout le monde.

 

Si on règlemente le prix d’un terrain (comme pour tout facteur de production), le marché ajustera ses opérations pour atteindre le nouvel équilibre de satisfaction des besoins. Par contre, elle est différente de celle d’un marché sans entrave. Elle est donc imparfaite par rapport à la véritable volonté des consommateurs.

 

 

Ici se termine la section traitant du marché en tant que tel. La suite: le socialisme et l’interventionnisme.

Human Action: Un résumé, partie 4.1

Ludwig von Mises

Ludwig von Mises

Human Action, ce chef-d’œuvre de Ludwig Von Mises est un ouvrage grouillant de sagesse. Je vous invite dans l’univers de Mises avec ce résumé en six parties. Bien sûr, il appert qu’il m’est impossible de refléter la profondeur de ces écrits de 881 pages (en petit caractères) en quelques lignes, mais j’espère bien parvenir à y faire ressortir l’essentiel. Certains passages sont plus personnels suite à ma  compréhension. J’espère que vous apprécierez. Bonne lecture! 

 

 

PARTIE 4: LA CATALLAXIE OU L’ÉCONOMIQUE D’UNE SOCIÉTÉ DE MARCHÉ

 

La catallaxie se veut l’étude des phénomènes inhérents à une économie de marché. Comme nous l’avons vu dans la première partie, ces observations sont fondées sur la logique et sont valides en tout temps. On observe ces phénomènes lors d’échanges entre individus dans une société basé sur la division du travail (notre société moderne).

 

Le marché

 

L’économie de marché est le système social basé sur la division du travail sous la propriété privée des facteurs de production. Comme vu précédemment, tout le monde agit dans le but d’améliorer son propre sort. En se spécialisant dans un domaine, une personne espère échanger le fruit de son labeur contre quelque chose de plus pratique pour elle. Donc, le meilleur moyen d’acquérir plus de biens i.e. plus de richesses, pour une personne est de s’assurer que ce qu’elle produit correspond le plus exactement possible aux besoins des personnes avec qui elle souhaite échanger i.e. ses clients. En travaillant pour son propre intérêt, elle s’assure, par la bande, de satisfaire les besoins des autres également, car ses derniers désirent acquérir sa production.

 

Si plusieurs personnes produisent le même type de produit, la personne produisant le produit répondant le mieux aux besoins des clients, au meilleur prix possible, se trouve à avoir plus de succès que les autres et à donc plus de facilité à acquérir de la richesse. Ça force donc les autres à améliorer leurs pratiques s’ils veulent continuer à satisfaire un maximum de désirs. On se retrouve donc avec plus de biens, de meilleures qualités, disponibles sur le marché. Les consommateurs en sortent gagnant. Il est important que les consommateurs et les producteurs soient libres dans leur action. C’est de cette seule façon qu’on s’assure que les clients ont la possibilité de s’offrir ce qu’il y a de mieux face aux possibilités offertes.

 

Dans ce système, le consommateur est roi, car l’organisation de la production repose sur le fait que les consommateurs achètent ou n’achètent pas le produit. Aucun producteur ne peut contraindre un consommateur à acheter son produit. Il doit le convaincre qu’il s’agit du meilleur. Dans ce cas, et ce cas seul, la production peut être écoulée. Il importe peu que le producteur soit une personne seule ou un ensemble structuré de personne. La logique est la même. Est produit ce qui répond le mieux aux besoins des consommateurs; sinon, ces derniers s’abstiennent d’acheter et la production n’est pas rentable.

 

Il y a quatre catégories de personnes sous la catallaxie: l’entrepreneur, le capitaliste, le travailleur et le propriétaire de terrain. L’entrepreneur est celui qui détecte les anomalies dans la structure de production du marché. Il voit les disparités entre la valeur d’une fin et la somme de la valeur des moyens. Il réajuste la production actuelle pour mieux satisfaire les besoins des  consommateurs. Entre le temps où la disparité entre la demande et la production est détecté et le temps où la nouvelle structure de production est atteinte, l’entrepreneur engage un profit (ou une perte si sa prédiction s’avère fausse). Le profit d’un entrepreneur est toujours temporaire, car il n’existe que parce que l’entrepreneur corrige la production pour la faire correspondre aux nouveaux besoins des consommateurs. Comme le monde évolue, qu’on accumule plus de capital (j’y reviens ultérieurement) et que la technologie progresse, ce processus est toujours en œuvre dans les différents secteurs de l’économie. Donc, un entrepreneur alerte trouvera toujours une source de profits, car il verra toujours une disparité de production à quelque part. C’est lui qui permet au marché de répondre toujours de mieux en mieux aux besoins des consommateurs. Lui enlever cette source de profit, c’est lui enlevé la motivation d’améliorer la situation. À l’inverse, le marché punit un mauvais entrepreneur en lui infligeant une perte. L’entrepreneur essaie donc toujours d’améliorer la structure de production plutôt que la détériorer pour s’éviter des pertes à lui-même.

 

Comme je le disais, le profit est temporaire. Au début du processus, il existe une disparité entre la somme de la valeur des moyens (facteurs de productions) et le produit fini. Au début, le profit est plus grand. Ce profit stimule la production (pour augmenter les revenus) et attire les nouveaux joueurs dans ce secteur. La plus grande production augmente la demande des facteurs de productions. Ces derniers voient donc leur prix augmenter, car on veut acquérir plus de ce dit facteur (bien sûr, à long terme, le prix du facteur peut redescendre, car on augmente sa capacité de production à lui. C’est la nature même du marché de toujours s’ajuster à la demande). Donc, le profit de l’entrepreneur finit par disparaître complètement (bien sûr, d’autres changements dans l’environnement amènent d’autres opportunités de profit, ce processus est sans fin). À la fin du processus de réajustement, ceux qui profitent de la nouvelle structure de production sont, outre les consommateurs qui peuvent répondent plus efficacement à leurs désirs, les propriétaires des facteurs de production soit le capitaliste, le travailleur et le propriétaire de terrain. Nous reviendrons plus loin sur cet élément dans la section des prix.

 

Il est important de faire une remarque ici. Ce qu’on appelle entrepreneur dans notre monde moderne n’en est pas nécessairement. On qualifie souvent d’entrepreneur une personne qui est travailleur automne. Dans bien des cas, son revenu en est un de travailleur ou de capitaliste (propriétaire de capital), il est rémunéré pour son travail et son investissement, non pas de son entreprenariat au sens de la catallaxie.

 

Les prix

 

On peut qualifier les produits en deux catégories. Ceux d’ordre inférieur et supérieur. Ces qualificatifs ne visent pas à définir un produits de moins bonne qualité que l’autre, mais de les placer dans un ordre hiérarchique de production. Les biens d’ordres inférieurs peuvent être aussi appelés biens de consommation. C’est le produit fini. C’est ce qu’un individu acquière comme moyen pour satisfaire une fin. Les biens d’ordre supérieurs sont ceux qui sont utilisés dans la production du produit i.e. les facteurs de production.

 

Le processus d’établissement des prix commencent au niveau des biens d’ordre inférieur. En achetant, ou en s’abstenant d’acheter, les consommateurs décident des produits finis qui sont fabriqués, de telle qualité et en telle quantité. Prenons le cas où le processus d’ajustement entrepreneurial est complété où la somme des prix des facteurs de production égale le prix du produit fini. Cet était de fait, ce vers quoi le marché se dirige toujours sans réellement l’atteindre à cause des changements constants de l’environnement, est celle où l’allocation des ressources limitées est optimale selon les préférences des consommateurs. Comme les gens agissent dans le but de satisfaire leur besoin le plus urgent de la façon la plus efficiente possible, les biens d’ordre inférieur qui se vendent sont ceux qui permettent aux gens de satisfaire leurs besoins le plus urgent de la façon la plus efficiente possible. Pour la production de ces biens, on doit acquérir des facteurs de production. Le seul moyen de s’assurer que notre produit est vendu plutôt que celui du compétiteur est de trouver la combinaison la plus économique dans l’utilisation de ces facteurs de production. Bien sûr, c’est un travail de longue haleine, car tout ajustement bénéfique à court terme peut changer le prix de ces dits facteurs à long terme et obliger une autre modification. Le fait de vendre toute la production ou non, au prix établi, est l’indicateur de la viabilité des activités. Si le prix de production (coût des facteurs de production) est trop élevé, on reste avec de la capacité de production inutilisé. On encaisse alors une perte et on redirige du capital vers une branche plus profitable de l’économie. La production de cette branche diminue et la demande rejoint l’offre à nouveau.

 

Dans la quête de la combinaison optimale, les producteurs se battent pour des facteurs de production limités. La demande de ces facteurs est influencée par leur utilité dans le processus de fabrication du produit d’ordre inférieur. Le prix du facteur de production va se stabiliser au niveau où toute la quantité disponible trouve preneur et où la valeur de ce produit permet de produire, en combinaison avec les autres facteurs de production nécessaire, le produit sans encaisser de perte.

 

Revenons sur un point important. Il faut comprendre que ce qui limite le développement et l’acquisition de richesse est la rareté des ressources. Dans toutes actions, l’homme est placé devant l’état de fait que les ressources disponibles à son bonheur sont limités; sinon, il nous serait facile d’atteindre l’état de grâce i.e. l’état où tous les besoins sont comblés et où aucune autres actions n’est nécessaire. C’est la rareté de ces ressources qui amène la notion de prix sur celles-ci. Un produit dont on ne manque pas en quantité, n’a pas de valeur économique. Comme personne n’est contraint de réduire la consommation d’un produit trop abondant, personne n’est prêt à payer pour. Est-ce que vous seriez prêt à payer pour de l’air (sauf pour la plongée sous-marine, par exemple)? Je ne crois pas. On en respire depuis notre naissance et nous n’en avons jamais manqué. Bien sûr le futur pourrait changer cet état de fait. L’air deviendrait alors un produit économique. Donc, l’établissement des prix expliqués plus haut, fait référence aux produits économiques. Seul ceux-ci nous intéresse en Catallaxie, car seulement eux nous oblige à en faire la meilleure utilisation possible dans le but de satisfaire le plus de fins.

 

Donc, le mécanisme du prix, dirigé par le désir des consommateurs, permet à l’ensemble des acteurs d’orienter leurs actions vers l’allocation la plus efficiente possible des ressources limitées disponibles. Si un facteur est trop en demande, son prix sera plus élevé que l’utilité que l’on peut en obtenir dans le marché. Les consommateurs se tourneront vers d’autres alternatives pour assouvir leurs besoins les plus urgents, rééquilibrant ainsi l’allocation des facteurs de production i.e. la structure de production, de la façon où les consommateurs sont le plus satisfait.

 

Prix de monopole

 

Une chose qui effraie beaucoup de gens est le danger des prix de monopole. Il est important de mentionner prix de monopole, car le monopole en soit n’est aucunement dommageable s’il n’amène pas un niveau de prix monopolistique. Un prix de monopole est caractérisé par une restriction volontaire de l’offre dans le but de pouvoir le vendre plus cher. Le prix de monopole optimal est celui qui permet le plus grand profit. Si d’augmenter le prix diminue la quantité vendue à un tel point que ce n’est pas rentable de continuer de diminuer la quantité, on vient de dépasser le prix de monopole optimale.

 

Pour avoir un prix de monopole, il faut tout d’abord détenir un monopole sur l’offre d’un produit. Pour pouvoir imposer un prix de monopole, il faut être en position d’éliminer la compétition. Comme le seul moyen de vendre à un prix plus haut que celui qui prévaudrait avec de la compétition est de restreindre la quantité du produit disponible, il faut s’assurer que personne, à part nous, n’a la capacité de vendre ce produit. Si la vente du produit à un prix plus élevé était possible sans restreindre la quantité, c’est que le prix n’était pas celui d’équilibre.

 

Il y a des situations où même en présence de compétition, les prix ne sont pas les prix optimaux. C’est le cas quand peu de joueur sont présent sur un marché. Ils comprennent alors qu’il est à leur avantage à tous de restreindre l’offre, mais chacun veut espérer augmenter son profit en imposant la restriction de production à ses concurrents. Par contre, s’il prévaut un prix de monopole sur un marché parce les quelques fournisseurs y comprennent leurs intérêts, des nouveaux joueurs sont attirés dans le secteur pour prendre leur part du gâteau. L’offre augmente et le prix  baisse. Si, par contre, l’investissement est trop grand pour justifier l’arrivé de nouveaux joueurs, c’est que les ressources sont plus utile ailleurs dans l’économie pour satisfaire les besoins les plus urgent des consommateurs. Ou encore, il se peut qu’une règlementation empêche d’autres joueurs d’entrer le marché.

 

Dans la plupart des situations, on observe l’apparition d’un prix de monopole parce que quelqu’un à réussi, via la règlementation ou autres, à s’approprier un droit exclusif de production ou à rendre l’entrée de nouveau joueur si complexe que personne n’ose. Pensons aux brevets, par exemple, qui limite l’utilisation d’un bien non économique en lui imposant un prix. On subit une perte économique en devant payer pour une ressource qui n’est pas limité. Les prix de monopole pourraient être très dommageables au niveau d’un produit essentiel, mais à moins d’une intervention étatique imposée par la coercition, il serait très étonnant qu’une entreprise réussisse à monopoliser la production d’un produit que tout le monde veut. En pratique, on peut penser au pétrole, par exemple. Cependant, le pétrole peut être remplacé par autres choses. Ça arrivera à grande échelle quand le prix deviendra trop élevé. De toute façon, le pétrole n’est pas un bon exemple, parce que si nous avons un monopole dans ce secteur (ce serait plus un oligopole, mais c’est pour l’exemple), il faut mentionner que c’est un des produits qui est le plus contrôlé par les états i.e. par ceux qui ont le pouvoir d’imposer des choses par la force en brisant les lois du marché volontaire. De plus, il faut comprendre que les biens essentiels, non remplaçable, sont très rares. Même le blé, qui est très, très consommé, peut être remplacé par autre chose pour se nourrir…

 

Dans les rares cas où, sous les conditions d’un marché réellement libre, un prix de monopole pourrait émerger, ce serait un mal bien moindre que les monopoles causés par l’état qu’on observe à profusion. Je vous invite fortement de lire la section du livre qui traite des prix de monopole (page 354 – je l’ai cherché en Français, mais je n’ai rien trouvé). Elle a 20 pages et est très instructive.

 

 

Échanges indirects

 

Dans un marché, on échange un bien de consommation contre un autre. L’ébéniste échange sa table qu’il produit efficacement contre un foyer du forgeron. Bien sûr, il est peu pratique de devoir toujours trouver un partenaire d’échange qui a un produit qui nous intéresse. Au fil du temps, l’homme s’est doté d’un outil extraordinaire pour faciliter ses échanges: la monnaie. Ce qui était utilisé comme monnaie était un produit facilement échangeable, que tout le monde ou  presque voulait, durable et difficile à produire. L’or et l’argent se sont imposés au fil du temps. Une monnaie n’est qu’un média servant à reporter dans le temps notre échange. Ça permet à notre ébéniste d’échanger sa table contre de la monnaie. Il a plus de facilité à se trouver des clients et il a lui-même un plus grand choix ensuite pour échanger cette monnaie contre un bien qu’il veut. La monnaie a facilité encore plus les échanges et à accentuer encore plus la division du travail, rendant le marché encore plus efficace.

 

La monnaie doit être considérée d’un point de vue de la catallaxie de la même façon que tout autre bien. C’est simplement un bien très échangeable qui ne perd pas de qualité avec le temps. Le prix de la monnaie est déterminé, comme pour tout le reste, par le point d’équilibre en l’offre et la demande. L’offre et la demande est en grande partie déterminé par la quantité d’argent comptant détenu par les individus. Par argent comptant, on parle de pièce d’or conservé dans un coffre, par exemple, qui ne circule pas dans le marché (je vais utiliser l’or pour simplifier la compréhension, mais toute monnaie peut être considérée). Si des conditions font que les gens désirent augmenter leur comptant, la quantité d’or disponible (l’offre) va descendre et le prix de l’or va monter.

 

Qu’est-ce que ça veut dire une augmentation du prix de l’or? Si avant, il fallait produire une table pour avoir un gramme d’or, il faut maintenant en produire deux, car l’or est plus cher. Par association, le prix de la table a descendu. Avant, la table coûtait un gramme d’or, elle en coûte maintenant 0,5 gramme. Donc, l’augmentation de la valeur (prix) de l’or fait baisser le prix des biens qu’elle permet d’acquérir. Une autre façon de voir la chose est la suivante. Plus la quantité d’or disponible sur le marché est grande et plus le prix nominal des articles va augmenter, car plus d’or est disponible pour acquérir la même quantité de biens. À l’inverse, si on augmente la quantité de biens produits par rapport à la quantité d’or, le prix des articles descend. La raison pourquoi l’or et l’argent était utilisé comme monnaie est le fait que sa quantité reste relativement stable. Bien sûr, on en produit dans les mines, augmentant la quantité, mais cette augmentation est somme toute modeste et relativement constante. Ça facilite le calcul économique et les prévisions des acteurs, car les données relatives à la monnaie change, somme toute, de façon assez constante et lente. Bref, la relation entre la quantité disponible de biens et de monnaie détermine le niveau nominal des prix monétaires i.e. le pouvoir d’achat de la monnaie.

 

Il faut comprendre qu’un changement dans le pouvoir d’achat de la monnaie n’est pas ressenti par tout le monde au même moment. Dépendamment des facteurs, certains secteurs de l’économie le ressentent avant d’autres. Qui est avantagé dans le processus dépend des conditions du moment, mais certains gagneront à ce changement de pouvoir d’achat et d’autres perdrons.

 

Comme mentionné plus haut, deux facteurs peuvent influencer le pouvoir d’achat de la monnaie. Soit on change la quantité de biens disponibles ou soit on change la quantité de monnaie disponible. Si le prix des biens monte, on parle d’inflation. Soit la quantité de biens produits est plus petite soit la quantité de monnaie disponible est plus grande ou les deux simultanément. Si le prix des biens descend, on parle de déflation. Soit la quantité de biens produits est plus grande soit la quantité de monnaie disponible est plus petite ou les deux simultanément. Bien sûr, la quantité de monnaie et de biens disponibles peut augmenter simultanément. Le niveau d’augmentation des deux détermine si on voit une inflation ou une déflation. Comme mentionné plus haut, le prix de l’or est à l’inverse du prix des biens. Si le prix des biens descend (déflation) le prix de l’or monte. Quand le prix de l’or monte, l’épargnant est avantagé. Quand le prix de l’or baisse (inflation), l’épargnant est désavantagé au profit de l’emprunteur. Je reviendrai dans le prochain billet sur ces éléments que sont le pouvoir d’achat de la monnaie et l’inflation/déflation.

 

L’anticipation d’un changement de la valeur de la monnaie va modifier le comportement des acteurs. Si on prévoit une diminution de la valeur, on risque de réduire l’épargne au profit de la consommation immédiate. À l’inverse, si on prévoit une augmentation de sa valeur, on risque d’augmenter notre épargne pour profiter de sa plus grande valeur dans le futur. On y reviendra plus loin également. Comme l’or est limité dans sa quantité, les états ont à travers le temps toujours essayé de s’en débarrasser afin d’avoir une marge de manœuvre plus grande dans le financement de leurs dépenses. On observe depuis un bon moment déjà  une tendance inflationniste à travers le monde. Dans les faits, on s’est débarrassé de l’or par la force et on utilise maintenant de la monnaie fiduciaire. Ça permet aux états d’en produire autant qu’elles veulent. Comme on augmente constamment la quantité de monnaie, on augmente le risque d’inflation à moins que la quantité de biens produits augmente au moins à la même vitesse. On sait très bien aujourd’hui que la production prend du retard, on observe constamment de l’inflation.

 

 

C’est assez de contenu pour cet article. Je continuerai et terminerai dans le prochain avec la catallaxie. On verra l’accumulation de capital, les taux d’intérêts, les cycles économiques, les salaires, les terrains et la conclusion de cette partie. À plus tard!


 

Forum sur l’éducation RLQ Montréal

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Samedi le 17 septembre, j’ai eu le plaisir d’assister à la première conférence organisée par la section locale du Réseau Liberté Québec de la grande région de Montréal. L’événement, sur le thème de l’éducation, a donné place à une réflexion intéressante sur notre système d’éducation, en plus des rencontres avec une foule de gens super intelligents (vantons nous au passage!) comme le soulignait Joanne Marcotte dans son discours d’ouverture. Sincères remerciements à Robert Deschamps et tous ceux qui ont collaboré avec lui à l’organisation de la journée.  Je le complimente un peu car je suis vraiment nerveux qu’il prenne connaissance de ce petit billet et qu’il corrige mon français (mdr).

 

L’école de la performance

 

La principale présentation de la journée portait sur la vision qu’a M. Deschamps d’une école améliorée et axée sur la performance. Il est vrai que l’école d’aujourd’hui semble éteinte et qu’une étincelle de recherche d’excellence  pourrait allumer de nouveau la flamme de biens des étudiants qui déambulent dans la morosité de notre système scolaire qui suscite comme seule ambition chez nos jeunes, d’être dans la moyenne.

 

Mais jusqu’où doit-on pousser les exigences d’excellence et de réussite sur la base d’une rémunération croissante des professeurs? La possibilité pour un professeur de doubler son salaire selon la performance de sa classe pourrait prendre le dessus sur ce qui devrait être sa motivation première soit, la passion d’inculquer la connaissance.  Un boni au rendement peut être un bon incitatif mais, dans un domaine où l’excellence n’est pas la seule vertu, le potentiel de gain supplémentaire ne devrait pas être proportionnel ou supérieur au salaire initial.  Je n’ai rien contre les incitatifs financiers mais, un sain équilibre entre la volonté d’enseigner et celle de s’enrichir avec le succès de ses étudiants serait souhaitable. L’estime de soi, l’accomplissement personnel ou de groupe et  la satisfaction d’un travail bien fait, sont d’aussi bonnes motivations que les gains financiers. Je suis le premier à vanter les mérites du marché libre mais, il y a une certaine dimension humaine à conserver à l’école. Que voulez-vous, j’ai mon petit côté sensible de papa gâteau! Y’a pas que les gauchistes qui ont des sentiments bon!!!

 

J’ai bien aimé le concept d’évaluations nationales basées exclusivement sur des tests objectifs.  Ceux qui ont des enfants à l’école comprennent très bien que l’interprétation et/ou le jugement d’un professeur peuvent être influencés par biens des facteurs et trahir une réelle interprétation objective du niveau d’apprentissage de l’enfant. Une question, un choix de réponses claires, une seule réponse est bonne. Il n’y a pas, selon moi, une mesure plus objective et précise de l’évaluation des connaissances d’un individu.

 

Étatisme versus privé

 

Ma plus grande objection au système de M. Deschamps, est le fait qu’il demeure étatique. Remplacer un système étatique par un autre plus performant, c’est habituellement la stratégie de la gogauche efficace. Insinuer que l’école privée n’aurait sa raison d’être dans un monde avec des écoles étatiques plus performantes et gratuites. Vraiment M. Deschamps? J’ai le regret de vous annoncer que dans mon petit monde à moi, l’école publique n’est pas gratuite! Je crois que vous devriez considérer votre système avec uniquement des écoles privées. Il ne faut pas tomber dans le piège que seul un système public peut-être accessible financièrement au commun des mortels. Considérez que dans un système uniquement privé, le marché s’auto-régularisera (est-ce que j’ai le droit d’écrire s’auto-régularisera?)  de lui-même. Les prix s’ajusteront à la capacité de payer du marché car les écoles seront soumises aux lois de l’offre et de la demande ainsi qu’à la concurrence. L’argent économisé par l’État, retournera dans les poches des citoyens qui bénéficieront d’une meilleure capacité financière mais, une aide ponctuelle et ciblée pourrait être accordée aux vrais nécessiteux de ce monde. Finalement,  par définition, parce qu’elles auront un souci de rentabilité et ce, sans subventions de l’État,  les écoles privées se devront d’êtres celles de l’excellence.

 

Le courage et l’effort

 

Il importe de souligner que M. Deschamps mérite une mention d’honneur pour sa volonté, son implication et sont courage d’avoir organisé cette journée et présenté une proposition d’amélioration de notre système scolaire. De tels efforts ne peuvent que contribuer à améliorer notre société et plusieurs devraient s’inspirer de son exemple. Vous avez semé le début d’une réflexion et j’espère que plusieurs contribueront à bâtir avec vous le système idéal. Les futurs étudiants du Québec vous en seront sûrement reconnaissant  M. Deschamps!

Bonne continuité!

8 MOTS

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Huit mots.

« Je n’ai pas lu le rapport en détail »

C’est tout ce que ça a pris au premier ministre Jean Charest pour finalement prouver à l’ensemble de la population, aux médias et au reste de la classe politique qu’il n’a plus sa place à la tête du Québec.

Il est temps de passer à autre chose.

Human Action: Un résumé, partie 2&3

Ludwig von Mises

Ludwig von Mises

Human Action, ce chef-d’oeuvre de Ludwig Von Mises est un ouvrage grouillant de sagesse. Je vous invite dans l’univers de Mises avec ce résumé en six parties. Bien sûr, il appert qu’il m’est impossible de refléter la profondeur de ces écrits de 881 pages (en petit caractères) en quelques lignes, mais j’espère bien parvenir à y faire ressortir l’essentiel. Certains passages sont plus personnels suite à ma compréhension. J’espère que vous apprécierez. Bonne lecture! 


PARTIE 2: LES ACTIONS DANS LE CADRE DE LA SOCIÉTÉ

Maintenant qu’on comprend mieux les actions humaines (partie 1), il est important de placer ces actions dans le contexte de la société.

La société humaine

La société c’est des actions concertées, c’est la coopération. La réalité dans laquelle on vit à vu le jour parce que depuis la nuit des temps, l’homme a su parfaire sa compréhension sur le fait que la coopération est la façon la plus efficace de parvenir au plus grand nombre de fins. Pensez à l’ensemble des biens que vous possédez. Croyez-vous que vous pourriez avoir toutes ces choses, de la même qualité, si vous aviez eu à les produire tout seul, isolé, sans aucune aide extérieure? La réponse va de soi! C’est cette évidence qui a poussé les humains, au fil du temps, à parfaire toujours de plus en plus leur mode de coopération. On a donc observé à l’apparition de la division du travail qui ne cesse de s’améliorer avec le temps.

La division du travail est simplement le fait que chaque personne, dans le cadre de la société, a tendeance à se spécialiser dans un domaine de production particulier. Une personne comprend assez rapidement, dans le monde de division du travail, qu’elle peut répondre à plus de besoins, d’envies, en améliorant sa capacité de production dans un domaine particulier et en échangeant les fruits de son labeur contre d’autres produits dont elle désire profiter. Par exemple, prenons Jean qui a des talents d’ébéniste et qui peut construire une table par jour grâce à ses aptitudes et à son expérience. Il est évident qu’il n’a pas besoin d’une table par jour pour répondre à ses besoins. Par contre, beaucoup de gens dans la société ont besoin d’une table. Jean sait qu’il peut échanger ses tables contre d’autres produits dont le besoin est plus urgent que sa table qu’il vient de fabriquer (il a déjà la sienne, donc cette table ne lui sert à rien). Il va donc voir le fabricant de foyer et lui échange sa table contre un foyer. Son foyer lui a donc coûté une journée de travail. S’il avait décidé de fabriquer son foyer lui-même, on peut parier qu’il aurait eu besoin de plus qu’une journée, car il aurait dû penser à son plan, apprendre la technique, réparer ses erreurs pour ensuite constater les défauts de son produit fini (on peut toujours améliorer un produit). Ces choses sont beaucoup moins lourde à supporter quand il fabrique une table, car l’expérience qu’il a acquise fait de lui un ouvrier beaucoup plus efficace que la moyenne dans la fabrication de tables. En échangeant sa table contre un foyer, il échange sa grande productivité de producteur de table contre la grande productivité du producteur de foyer. Ce dernier est d’autant plus content, car lui aussi de son côté, il a une table de meilleur qualité et à meilleur marché que ce qu’il aurait pû produire lui-même.

Voici un autre exemple des avantages de la division du travail. Prenons la civilisation des blancs et la civilisation des jaunes. Les blancs peuvent produire avec une quantité de ressources n, 8p OU 4r. Les jaunes eux peuvent produire, avec la même quantité de ressources, 6p OU 12r. Si nos deux civilisations se privent de l’avantage de la division du travail i.e. bénéfice de l’échange, ils doivent donc produire eux-même ce dont ils ont besoin. Ils produisent donc, supposons, 50% des deux produits (pour arriver à 100% de production avec les ressources). La production total du monde est donc de 7p + 8r. Si, par contre, ils décident d’échanger et de profiter des avantages de la division du travail, chacun se spécialise ce dans quoi il est le plus efficace. La production mondiale devient donc 8p + 12r. La population est donc plus riche de 1p + 4r du simple fait de tirer avantage de la division du travail.

Même si on fait le même exercice avec une civilisation beaucoup plus productive que l’autre en tout point de vue le résultat est le même. Les Blancs produisent: 8p OU 4r; les Jaunes produisent: 10p OU 6r. Sans la division du travail la production totale est de 9p + 5r. Sous la division du travail, il est plus avantageux pour la nation la plus productive de produire le produit pour lequel son avantage comparatif est le plus grand. En d’autres mots, le produit qu’elle peut fabriquer avec la plus grosse différence de coûts relatifs est celui qui lui procurera le plus gros avantage i.e. la plus grande possibilité de l’échanger contre plus de choses.  L’autre nation ne pouvant pas trouver les capitaux nécessaires au développement de la production de ce en quoi elle excelle, car ces capitaux sont tous dans la nation où la productivité est plus grande, se voit contrainte de produire le produit moins avantageux délaissé par les jaunes. Les jaunes ont une productivité supérieur au blanc de 25% pour le produit p et de 50% pour le produit r. Les jaunes choisissent donc de produire r. Donc la production totale mondiale devient: 8p + 6r. Comme la valuation des Blancs pour le produit r est de 2p et que pour les Jaunes elle est de 5/3p on peut conclure que l’unité de r gagné est plus désiré que l’unité de p perdu. On y gagne encore. 

Bien sûr, la réalité change un peu quand on inclue les jugements de valeurs de nos acteurs (partie 1), car la valeur d’un produit n’est plus nécessairement attaché à la quantité de ressources utilisées, mais plutôt à la valeur de ces ressources, mais ça ne change rien aux principes logiques qui sous-tendent notre explication. Ce qui est important de comprendre est qu’on est plus productif sous la division du travail qu’en solitaire. Cette plus grande productivité nous permet d’acquérir plus de richesses i.e. parvenir à plus de fins.

Le rôle des idées

L’humain est toujours en quête d’amélioration. Il apprend de ses erreurs et va toujours essayer de reproduire ce qui marche et éviter ce qui ne marche pas. Peu importe si ces idées sont correctes ou erronées d’un point de vue divin (excempt de tout jugement de valeur) est d’aucune importante du point de vue de la praxéologie. Ce qui importe c’est que l’homme cherche toujours la vérité absolue sur tous les sujets (à la mesure où il est confronté à un questionnement) et qu’il agit toujours de la façon qu’il considère la plus efficace, selon les moyens à sa disposition et son jugement de valeur à un moment donné, pour l’atteinte de ses fins.

Ainsi, les individus ont compris, au fil de l’évolution, que la meilleure façon de parvenir à plus de fins est de s’assurer de maintenir l’ordre social qui permet la division du travail, car celle-ci permet à l’homme, comme individu, de combler le plus de ses besoins à lui. C’est par un sentiment purement égocentrique que l’humain en est venu à se bâtir une société. Elle est le produit des actions humaines. Elle n’existe que par les actions réalisés par des individus autonmome. Chacun a avantage a protéger cette société basée sur la division du travail, car c’est le meilleur moyen pour arriver à plus de fins.

Les échanges  dans la société

Les actions sont toujours orientés dans le but d’échanger un état de fait contre un autre plus satisfaisant. Sinon, pourquoi agir? Souvent, on doit échanger avec d’autres personnes comme meilleur moyen pour atteindre une fin. C’est là qu’on observe un échange. Pour qu’un échange se fasse, il faut que les deux parties y voient un avantage. Le marteau que j’échange à moins de valeur, pour moi, que le tournevis que je reçoit et l’inverse est vrai pour mon partenaire. S’il tenait plus au tournevis que le marteau, il n’aurait pas procéder à l’échange, car son action n’aurait pas aider à diminuer son état d’insatisfaction.

Lors d’un échange, les deux parties s’entendent sur les termes de celui-ci: ils en sortent satisfait, chacun y trouvant son compte. Comme les deux personnes sont égales dans la transaction, deux partenaires d’affaires, il faut une autorité supérieure visant à assurer la préservation des conditions permettant à une société bâti sous la division du travail de perdurer. Cette autorité est appelée l’état, le gouvernement. Son rôle est de s’assurer que chacun est libre de faire ce qu’il veut de sa vie et de sa propriété sans contrainte ni pression i.e. de protéger sa vie et sa propriété contre les agressions et la fraude. Elle doit aussi s’assurer que les conditions contractuelles sont respectées par les deux parties. C’est ainsi qu’on s’assure que les conditions optimales permettant la réalisation d’un maximum de fins sont protégées.


PARTIE 3: LE CALCUL ÉCONOMIQUE

Un acteur attache à l’ensemble des moyens nécessaires à l’atteinte d’une fin, la même valeur que la fin en soi. Bien sûr, ces moyens n’ont de sens que lorsqu’ils font partie de la séquence d’actions menant vers la fin. Ainsi, une personne va entreprendre la série d’actions nécessaires à l’atteinte d’une fin que si elle arrive à la conclusion que la valeure de la satisfaction (la fin), est égale ou supérieure à la valeure des moyens qu’elle doit utliser dans l’atteinte de celle-ci. Sinon, il s’en trouve qu’elle éprouvera plus d’insatisfactions (coût de l’action) que le bénéfice qu’elle reçoit en bout de ligne. Bien sûr, l’acteur peut se tromper et le résultat final peut en être un de perte de jouissance, mais, au départ, on ne peut contredire le fait que la personne pensait, selon les informations qu’elle détenait et son jugement de valeur, améliorer sa condition en se lançant dans l’aventure au départ.

Il en va de même dans la conduite des affaires. Celui responsable de la production de biens et services, utilise le calcul économique pour savoir la rentabilité d’un projet d’investissement. Si les coûts dépassent le bénéfice, l’aventure est vaine. Afin de faciliter cette évaluation, l’humain s’est doté au fil du temps d’un outil très pratique dans cette activitée: la monnaie. L’outil qu’est le prix est la base même du calcul économique. C’est cet indice qui permet à un individu d’utiliser le calcul économique dans l’évaluation de ces actions. Nous reviendrons dans le prochain billet sur les prix, une des bases d’un marché.

Il ne faut pas oublier de tenir en compte du facteur temps. Une évaluation effectué aujourd’hui, ne donnera pas la même conclusion que celle effectuer demain. Les données de l’environnement auront changé ainsi que le jugement de valeur des protagonistes. Donc, le calcul est toujours à recommencer. En plein milieu du cheminement vers une fin, on peut réaliser que finalement le plan prévu dans l’utlisation des moyens disponibles n’est plus viables et on doit donc reviser nos positions en tenant compte des nouvelles données comme le chemin qui a déjà été fait par exemple. Peut-être que ça vaut la peine de continuer avec une jouissance moins grande (ou plus grande) en bout de ligne ou peut-être qu’il vaut mieux abandonner et de perdre ce qui a déjà été fait. Comme le monde change et est en constante évolution, on ne peut jamais être certain de l’exactitude de nos calculs ainsi que le fait que les conditions qui sous tendent cette évalution vont rester constantes.


Prochaine partie: l’économie de marché.

Un document fallacieux, partie 2

schoolbooks

Ce texte est la suite de celui publié hier sur les frais de scolarité.

Hier, je vous parlais d’un 160 millions qui sera dépensé seulement par la prochaine administration gouvernementale. Le gouvernement Charest avait reporté à plus tard des investissements promis afin d’arriver à son chiffre magique de 850 millions en investissement supplémentaire pour les universités. En poursuivant ma lecture, j’ai découvert d’où provenait ce 160 millions. Il était alors justifié de se demander si ces sommes ne pouvaient pas être investies dans le présent mandat du gouvernement.

Et bien, devinez quoi. Le gouvernement a, une fois de plus, créé un nouveau fonds. C’est une technique très à la mode au gouvernement Charest. Il créera, au cours d’un mandat qui ne sera pas le sien… Je me dois d’arrêter et de rectifier. François Legault devra créer, en 2014-2015, le Fonds pour l’excellence et la performance universitaires. C’est ce fond qui recevra 160 millions en 2016-2017 pour apparier les legs et les dons faits aux universités, résorber le déficit des universités et soutenir l’excellence de la recherche. Bref, un beau moyen détourné pour pelleter en avant et donner l’impression qu’on agit maintenant. Pourquoi ne pas le faire maintenant?

Pourquoi ne pas augmenter encore plus la contribution des étudiants? Pourquoi ne pas laisser tomber cet artifice visant à démontrer que le gouvernement fera 50% de l’effort et l’étudiant seulement 31%? Soyons honnêtes, un meilleur financement universitaire passe inévitablement par une hausse des frais de scolarité. Arrêtons de maquiller la bête.

Manipulations statistiques

Comme dans tous documents gouvernementaux, il faut tenter de montrer que le Québec fait mieux qu’ailleurs, après tout, nous sommes ce que l’humanité a de mieux à offrir.

On tente donc de nous faire comprendre qu’ici, on dépense plus, et donc que l’on fait mieux que les autres provinces. Ainsi, on nous apprend que le Québec se classe très bien en ce qui est de la proportion du PIB alloué au financement universitaire.

 Des données globalement positives
En utilisant comme indicateur la dépense globale des universités par rapport au produit intérieur brut (PIB), on constate que,  comparativement au reste du Canada, le Québec se situe parmi les provinces dont l’effort financier consacré aux universités est le plus  important. En 2008-2009, la dépense globale des universités représentait 1,94 % du PIB au Québec, comparativement à 1,76 % en Ontario, à 1,65 % dans l’ensemble du Canada et à 1,58 % dans le Canada sans le Québec.

Est-ce qu’on vous a déjà dit que le PIB au Québec faisait dur en comparaison des autres provinces? D’ailleurs, si cette statistique démontrait une performance exceptionnelle du Québec, est-ce que les seules provinces qui nous devanceraient seraient les provinces maritimes à 2.03%? Poser la question, c’est y répondre.

Quand on regarde la dépense par étudiant (29 242$), on se rend compte que l’on dépense légèrement plus que le ROC (28 735$). Mais est-ce un gage de succès? Se peut-il que notre réseau universitaire, notamment via l’UQAM, l’UQAC et l’UQAR soit trop étendu et pas assez concentré dans les régions urbaines. Se peut-il que l’on mette trop d’argent en administration par rapport aux autres provinces. Est-ce que notre enseignement est de qualité supérieure? Cette simple statistique ne répond pas à ces questions. On sait par contre que le taux de diplomation au Québec (29.7%) est  de 1% plus faible au Québec qu’au Canada et 4% plus faible qu’en Ontario. Et encore là, qu’en est-il de la qualité des diplômes? Vous conduisent-ils sur le marché de l’emploi ou au McDo du coin à « flipper des boulettes »?

Notre croissance économique future passe par de bonnes universités. Peut-on arrêter d’essayer de se péter les bretelles avec des manipulations statistiques et faire ce qu’il y a de mieux, point à la ligne? Les étudiants ne paieront, à terme, que 16.9% de leur formation. Est-ce ce suffisant? La réponse est non, bien évidemment.

L’HYDRE MAFIEUSE

godfatherhydra1

Un rapport des plus accablants de l’Unité anti-collusion que le Premier ministre n’aurait même pas pris le temps de lire. Pouvez-vous croire ça? Moi, pas du tout.

Jean Charest n’est définitivement pas cru. Il est cuit. Il est même brulé, calciné.

Plus dramatique: il entraine, lentement mais surement, tout ce qui est libéral dans sa déchéance.

Encore plus catastrophique: il est en train de « république-de-bananiser » le Québec tout entier en agissant comme un chic et souriant despote africain.

Évidemment, l’homme n’a pas tous les défauts du monde et ne peut être blâmé comme unique responsable de tout ce qui dégénère. Cependant, il demeure ultimement celui imputable de l’abaissement actuel de nos règles éthiques en refusant de montrer patte blanche.

DES EXCUSES, ÇA PRESSE!

Des excuses publiques à…

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Originalement publié dans le Journal de Québec. Republié avec la permission de l'auteur.

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