Forum sur l’éducation RLQ Montréal

Samedi le 17 septembre, j’ai eu le plaisir d’assister à la première conférence organisée par la section locale du Réseau Liberté Québec de la grande région de Montréal. L’événement, sur le thème de l’éducation, a donné place à une réflexion intéressante sur notre système d’éducation, en plus des rencontres avec une foule de gens super intelligents (vantons nous au passage!) comme le soulignait Joanne Marcotte dans son discours d’ouverture. Sincères remerciements à Robert Deschamps et tous ceux qui ont collaboré avec lui à l’organisation de la journée.  Je le complimente un peu car je suis vraiment nerveux qu’il prenne connaissance de ce petit billet et qu’il corrige mon français (mdr).

 

L’école de la performance

 

La principale présentation de la journée portait sur la vision qu’a M. Deschamps d’une école améliorée et axée sur la performance. Il est vrai que l’école d’aujourd’hui semble éteinte et qu’une étincelle de recherche d’excellence  pourrait allumer de nouveau la flamme de biens des étudiants qui déambulent dans la morosité de notre système scolaire qui suscite comme seule ambition chez nos jeunes, d’être dans la moyenne.

 

Mais jusqu’où doit-on pousser les exigences d’excellence et de réussite sur la base d’une rémunération croissante des professeurs? La possibilité pour un professeur de doubler son salaire selon la performance de sa classe pourrait prendre le dessus sur ce qui devrait être sa motivation première soit, la passion d’inculquer la connaissance.  Un boni au rendement peut être un bon incitatif mais, dans un domaine où l’excellence n’est pas la seule vertu, le potentiel de gain supplémentaire ne devrait pas être proportionnel ou supérieur au salaire initial.  Je n’ai rien contre les incitatifs financiers mais, un sain équilibre entre la volonté d’enseigner et celle de s’enrichir avec le succès de ses étudiants serait souhaitable. L’estime de soi, l’accomplissement personnel ou de groupe et  la satisfaction d’un travail bien fait, sont d’aussi bonnes motivations que les gains financiers. Je suis le premier à vanter les mérites du marché libre mais, il y a une certaine dimension humaine à conserver à l’école. Que voulez-vous, j’ai mon petit côté sensible de papa gâteau! Y’a pas que les gauchistes qui ont des sentiments bon!!!

 

J’ai bien aimé le concept d’évaluations nationales basées exclusivement sur des tests objectifs.  Ceux qui ont des enfants à l’école comprennent très bien que l’interprétation et/ou le jugement d’un professeur peuvent être influencés par biens des facteurs et trahir une réelle interprétation objective du niveau d’apprentissage de l’enfant. Une question, un choix de réponses claires, une seule réponse est bonne. Il n’y a pas, selon moi, une mesure plus objective et précise de l’évaluation des connaissances d’un individu.

 

Étatisme versus privé

 

Ma plus grande objection au système de M. Deschamps, est le fait qu’il demeure étatique. Remplacer un système étatique par un autre plus performant, c’est habituellement la stratégie de la gogauche efficace. Insinuer que l’école privée n’aurait sa raison d’être dans un monde avec des écoles étatiques plus performantes et gratuites. Vraiment M. Deschamps? J’ai le regret de vous annoncer que dans mon petit monde à moi, l’école publique n’est pas gratuite! Je crois que vous devriez considérer votre système avec uniquement des écoles privées. Il ne faut pas tomber dans le piège que seul un système public peut-être accessible financièrement au commun des mortels. Considérez que dans un système uniquement privé, le marché s’auto-régularisera (est-ce que j’ai le droit d’écrire s’auto-régularisera?)  de lui-même. Les prix s’ajusteront à la capacité de payer du marché car les écoles seront soumises aux lois de l’offre et de la demande ainsi qu’à la concurrence. L’argent économisé par l’État, retournera dans les poches des citoyens qui bénéficieront d’une meilleure capacité financière mais, une aide ponctuelle et ciblée pourrait être accordée aux vrais nécessiteux de ce monde. Finalement,  par définition, parce qu’elles auront un souci de rentabilité et ce, sans subventions de l’État,  les écoles privées se devront d’êtres celles de l’excellence.

 

Le courage et l’effort

 

Il importe de souligner que M. Deschamps mérite une mention d’honneur pour sa volonté, son implication et sont courage d’avoir organisé cette journée et présenté une proposition d’amélioration de notre système scolaire. De tels efforts ne peuvent que contribuer à améliorer notre société et plusieurs devraient s’inspirer de son exemple. Vous avez semé le début d’une réflexion et j’espère que plusieurs contribueront à bâtir avec vous le système idéal. Les futurs étudiants du Québec vous en seront sûrement reconnaissant  M. Deschamps!

Bonne continuité!

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