Human Action: Un résumé, partie 5 & 6

Ludwig von Mises

Human Action, ce chef-d’œuvre de Ludwig Von Mises est un ouvrage grouillant de sagesse. Je vous invite dans l’univers de Mises avec ce résumé en six parties. Bien sûr, il appert qu’il m’est impossible de refléter la profondeur de ces écrits de 881 pages (en petit caractères) en quelques lignes, mais j’espère bien parvenir à y faire ressortir l’essentiel. Certains passages sont plus personnels suite à ma  compréhension. J’espère que vous apprécierez. Bonne lecture! 

 

PARTIE 5: LA COOPÉRATION SOCIALE SANS LE MARCHÉ

 

Jusqu’ici dans mon résumé, je n’ai jamais vraiment mentionné ce point qui est pourtant un élément récurant dans l’ouvrage de Mises. Malheureusement, j’ai dû couper des parties, car autrement mon résumé n’en aurait plus été un. Il revient constamment sur les problèmes du socialisme. Selon sa thèse, il n’y a que deux systèmes sociaux possible. La propriété privée des facteurs de production ou la propriété publique des facteurs de production. On a un marché d’échange mutuel qui dirige la production ou on impose une structure de production par obligation étatique. La voie centrale, celle de l’interventionnisme dans un marché vient à la prochaine partie, mais elle demeure dans le champ d’un marché.

 

Mises avance qu’une société socialiste est irréalisable comme système social parce qu’elle ne peut pas utiliser le calcul économique (partie 3). Nous avons vu que le marché, en ayant le prix comme principale source d’informations, oriente les facteurs de production dans la combinaison la plus efficiente possible dans l’objectif de répondre aux besoins les plus urgents des consommateurs. Le prix reflète les jugements de valeur de tous les individus de la  société par leur pouvoir d’acheter ou d’obtention d’acheter. Ainsi, le prix indique la valeur accordée aux différents processus de production.

 

Dans un monde socialiste, la seule personne qui exprime un jugement de valeur est le Führer(Mises revient souvent sur l’Allemagne socialiste de l’avant WWII). L’ensemble de la structure de production est déterminée par les décisions du dirigeant  (toujours basés sur une décision humaine i.e. fondée sur un jugement de valeur). Si on accepte, pour fin d’argumentation, que le jugement de valeur du dirigeant est sans faille et que ses décisions sont vraiment les meilleures quant à ce qui doit être produit et en quel quantité de façon à répondre aux besoins les plus urgents de toute la population, on ne peut pas atteindre l’efficience d’un marché de par le simple fait qu’on a pas l’indice de prix pour nous éclairer sur la meilleure façon de réaliser la production. Le prix est un phénomène du marché. Même si on mettait un prix arbitraire sur l’ensemble des produits, rien ne garantie que c’est le bon prix et qu’il reflète bien les désirs des consommateurs, car ces derniers n’ont pas la liberté d’orienter la structure de production à leur désir. Donc, même si on fixe la quantité de maison à fabriquer très justement à 1000 unités par année, comment peut-on les fabriquer en utilisant le plus efficacement possible les facteurs de production disponible sans l’indice des prix? Comment évaluer la valeur des moyens dans l’atteinte de la fin et de savoir si la fin vaut les moyens si on ne peut pas fixer la valeur de façon claire et défini?

 

Quelques méthodes ont déjà été avancé pour contrer le problème et Mises nous démontre pourquoi elles ne sont pas applicables dans le concret. Si ça vous intéresse, lisez les pages 699 à 711 du livre. Je ne m’attarderai pas sur le sujet, car je doute fort qu’un partisan du socialisme pur soit en train de lire ce texte.

 

 

PARTIE 6: LE MARCHÉ ENTRAVÉ 

 

Le gouvernement et le marché

 

Comme la façon la plus efficace de permettre au maximum de gens de répondre à un maximum de besoin est la division du travail basé sur l’échange volontaire i.e. le marché, un gouvernement  se doit de s’assurer que les fondations d’un tel système sont protégé soit de protéger les gens contre la coercition, la fraude et les agressions. Le seul but d’un gouvernement doit être de protéger le système de collaboration volontaire contre ceux qui voudraient mettre du sable dans l’engrenage.

 

Certains exigent d’un gouvernement qu’il prenne d’autres actions pour régler certains problèmes qu’ils croient inhérents au libre-marché. La question que l’économique doit soulever n’est pas de savoir si ces interventions sont justifiées, mais de savoir si les actions parviennent aux fins escomptées. De cet angle, l’analyse est exempte de jugement de valeur. L’état, par son intervention, cherche le but X. L’économique se doit de déterminer si les actions arrivent au résultat ou non.

 

J’ai cherché longtemps comment vous présenter cette partie de l’œuvre de Mises, mais mon problème est qu’en fait, Mises l’a étendu à l’ensemble du livre. Je n’en ai fait pratiquement aucune mention dans les autres parties, résumé oblige. Je préférais me concentrer sur le fonctionnement du marché, car je pense que cette partie est très mal comprise. Je tenterais donc d’exposer l’essentiel de la section, mais sachez qu’elle est beaucoup, beaucoup plus riche dans l’ouvrage. De toute façon, en comprenant mieux le marché, le lecteur peut lui même  comprendre certaines erreurs de l’étatisme.

 

 

Interférence dans la structure des prix

 

Une des interventions très répandues est celle du contrôle des prix. Soit on fixe un prix plafond ou un plancher. Bien sûr on peut établir un prix fixe, mais c’est la même logique qu’un prix plafond/plancher dépendamment s’il est au dessous ou au dessus du prix d’équilibre d’un libre-marché.

 

Quand l’état impose un prix plafond, son but est de faciliter l’accès à des produits dits « essentiels » à l’ensemble des consommateurs et plus précisément des moins fortunés. C’est le cas notamment des prix plafond visant le logement. Le gouvernement le fait pour éviter des hausses trop drastiques aux gens moins fortunés. En imposant un prix plafond, le prix du logement se trouve en deçà du prix qu’il atteindrait dans un marché sans entrave (sinon à quoi bon un prix plafond?). De ce fait, les ressources qui seraient normalement réservées par le marché à l’offre de logement sont dirigées vers d’autres secteurs de l’économie, car le prix trop bas rend cette activité moins rentable que le même capital investi dans un secteur où le prix peut atteindre celui d’équilibre i.e. où l’investissement en capital atteint le seuil où la satisfaction des consommateurs est la plus grande. Donc, le prix plafond limite l’offre de logement. La même quantité de consommateurs doit maintenant se battre pour un nombre de logement restreint qui ne suffit pas à répondre aux besoins les plus urgents de tous les consommateurs. Au plus fort la poche. Les laisser pour compte sont perdants. Ces derniers vont sûrement vous dire qu’ils préféreraient un logement plus cher plutôt que pas de logement du tout.

 

Du côté du prix planché, prenons comme exemple le salaire minimum. C’est un prix minimum fixé par la loi du facteur de production travail. Le but avoué d’une telle mesure est d’améliorer la condition des travailleurs. Comme vu dans le billet précédent, la meilleure façon d’améliorer la condition des travailleurs est d’encourager l’accumulation de capital pour augmenter la productivité du travail et donc des salaires. Même si, pour fin d’argumentations, on accepte la prémisse que la façon d’améliorer le sort des travailleurs est d’augmenter le salaire minimum, la conséquence de la mesure n’est pas le but visé par les autorités. En effet, en augmentant le salaire minimum on empêche les entreprises d’embaucher des travailleurs pour réaliser un travail dont la valeur est moindre que le salaire minimum. On empêche celui qui est prêt à travailler pour moins de se trouver un travail. De plus, l’entreprise qui désire augmenter sa capacité de production et qui, selon son capital actuel, pourrait le faire de la façon la plus efficace en embauchant des travailleurs se voient plutôt contrainte d’accumuler encore plus de capital. Ce capital doit être retiré de secteur qui servirait mieux les consommateurs au profit de la ligne actuel où la façon la plus efficace de faire aurait dû être d’acquérir du travail. Donc, le salaire minimum crée du chômage, car il empêche les emplois moins productifs d’être comblés et il retire du capital productif de certains secteurs de l’économie où il serait le bienvenue. Bien sûr, les chanceux qui ont trouvé un travail vont vous dire qu’ils sont très content. Ce qu’ils omettent de constater, c’est que si leur emploi est payé au salaire minimum X, c’est que la valeur de leur travail est de X; sinon, leur emploi n’existerait pas. Donc, la seule chose que fait un salaire minimum est d’empêcher ceux qui sont prêt à travailler pour moins de se trouver un emploi.

 

De plus, on remarque que les deux mesures viennent empêcher l’efficience dans l’utilisation des facteurs de productions. Donc, le marché est moins efficace qu’il ne le serait et crée donc moins de richesses. Comme on crée moins de richesse, on améliore notre condition plus lentement. Qui sont les gens les plus touchés par le ralentissement de l’amélioration des conditions? Les plus pauvres, car ce sont eux qui gagnent le plus à l’enrichissement. C’est lorsque les réfrigérateurs ont été produit à très grande échelle que les pauvres ont pu en acheter. C’est grâce à une allocation efficace des ressources que les coûts de production ont pu descendre. Au départ, les riches pouvaient se payer un frigo. L’amélioration de la productivité a servi les plus pauvres, leur permettant d’en avoir un. D’empêcher cette bonne allocation n’aurait fait que priver les pauvres de la jouissance de cet équipement très, très pratique.

 

La manipulation du crédit et le monnaie

 

Bien que j’aie déjà abordé le sujet dans la section de la monnaie, il est important de revenir sur quelques précisions. L’interventionnisme de l’état sur la monnaie est, au départ, encore une tentative de l’état de corriger des problèmes que la population perçoit du capitalisme. Perçoit est approprié, car c’est par une mauvaise compréhension du marché que l’état se « doit » d’intervenir. L’état, dans son intervention, pense agir dans l’intérêt de la protection des bases de fonctionnement du marché. Un des problèmes aussi vient du fait que les gens, dans leur calcul économique, se limite généralement aux chiffres nominaux et non pas relatif. Premièrement parce que c’est beaucoup plus facile et plus simple et que, deuxièmement, le réflexe normal est de croire que si on gagne 11$ au lieu de 10$, on est plus riche. Cette pensée s’est généralisée dans l’ensemble de la population. Nous sommes maintenant devant l’état de fait que les gens veulent augmenter leur revenu de façon nominale.

 

Historiquement, en majorité, l’état a toujours utilisé une politique de dévaluation de la monnaie (inflation). Les objectifs de cette dévaluation sont:

  • Permettre une augmentation nominale des salaires ou empêcher leur diminution même si le marché existe une diminution réelle (relative) des salaires. Si le salaire augmente de 1% et que l’inflation est de 2%, le salaire diminue même si on perçoit le contraire.
  • Permettre une augmentation du prix des produits. Le marchand se croit plus riche.
  • Pour favoriser l’emprunteur sur le prêteur. Si l’argent vaut moins cher dans le futur, le gagnant est celui qui doit de l’argent. Ce point est essentiel surtout dès que les états ont compris qu’ils pouvaient financer des promesses électorales de cette façon. De la « nouvelle » argent est toujours créée et l’accumulation de dette pèse moins lourd.
  • Pour encourager les exportations et diminuer les importations. Si notre argent vaut moins cher, on peut moins acheter, mais plus vendre à une autre monnaie.
  • Pour attirer les touristes et décourager les citoyens d’aller dépenser ailleurs

Encore aujourd’hui, les travailleurs veulent une augmentation de salaire nominal quitte à toujours payer plus cher pour les produits. Le gouvernement se doit donc de continuer une bulle inflationniste pour satisfaire la population. En plus, on n’essaie pas de renverser la spirale, car les politiciens y voient une belle source de financement pour leurs promesses et leur réélection. Au départ du processus, cette ambition expansionniste a surtout servi à financer des guerres (la dévaluation de la monnaie a contribué à la chute de l’empire romain), mais aujourd’hui c’est surtout qu’on tourne en rond dans la spirale et qu’on l’utilise pour éloigner les conséquences de cette même manipulation (voir cycle économique). J’ai expliqué les conséquences de l’inflation et de la déflation dans la section sur la monnaie, je ne reviendrai donc pas là-dessus. Rappelons-nous seulement que l’inflation contribue à la consommation (ou ralentissement de l’accumulation) de capital i.e. ralenti l’amélioration de notre condition et qu’elle décourage l’épargne.

 

Ce qu’on remarque c’est que, au lieu de protéger le système d’enrichissement collectif, ça cause un appauvrissement ou un ralentissement de l’enrichissement ce qui n’est pas souhaitable pour personne.

 

Confiscation et redistribution

 

Cette façon de faire est basée sur la fausse croyance que les riches le sont au dépend des pauvres. Le riche empêche le pauvre d’avoir une partie de la richesse. Ce serait le cas dans une économie stagnante où la richesse n’est plus créée, mais est distribué. Dans ce cas, la redistribution serait une bonne chose. Par contre, notre économie en est une qui évolue, qui progresse. Il y a 200 ans, il n’y avait pas d’avions, d’Iphone, de réfrigérateur. Aujourd’hui, oui. On s’enrichit, on avance. Donc, qu’un riche soit riche n’empêche en rien le pauvre de s’enrichir. J’y reviendrai plus loin. Ce qu’il faut retenir par contre, c’est que si les riches savent qu’ils se feront confisquer une partie de leur avoir et qu’ils risquent de s’en faire confisquer encore plus dans le futur, ils vont avoir moins tendeance à accumuler de la richesse i.e. du capital et vont plutôt le consommer. C’est alors une perte pour l’économie.

 

L’état, en utilisant cet outil espère rediriger la richesse des riches aux pauvres, mais ce qu’elle réussit par dessus tout est de ralentir l’accumulation de richesse et donc de ralentir l’amélioration de la condition des pauvres.

 

Le syndicalisme

 

Le but du syndicalisme est de modifier le rapport de force entre employeurs/employés à l’avantage du travailleur. Le principe est noble en soi, mais ces répercussions sur l’économie n’atteignent pas le but recherché. Si le syndicat fait des gains qui ne se serait pas produit sous un libre-marché, on assiste à une mauvaise allocation des ressources vers des secteurs moins désirable. Les gains vont nécessairement augmenter les coûts de production ou diminuer la quantité produite. D’une façon ou d’une autre, la structure de production s’avère ne pas être aussi efficace dans la satisfaction des besoins qu’elle le serait normalement.

 

Le syndicalisme vise l’amélioration du sort des travailleurs sous son aile. Malheureusement ça se fait au détriment des autres. Comme plus de capital doit être investi dans la production syndiqué (plus cher), on retire du capital à d’autres secteurs où il aurait satisfait des besoins plus urgent. Si ce n’était pas le cas, les conditions de travail seraient par défaut au niveau imposé par le syndicat. Donc, les autres secteurs doivent se contenter d’un capital réduit par rapport à ce qu’il serait. Le résultat est que certains sont avantagés au détriment de d’autres et qu’on empêche la structure de production d’atteindre l’efficience dans la satisfaction des désirs des consommateurs.

 

L’économique de la guerre

 

Je ne mettrai pas trop d’emphase là-dessus, car je doute fort que beaucoup de gens soit pour la guerre. Disons simplement qu’elles sont causées parce que les états veulent prendre le contrôle sur des ressources extérieures. Si l’état n’imposait de barrières au commerce à la base, ces croisades ne seraient pas nécessaires. La guerre n’est que la conséquence de l’étatisme.

 

Intervention contre marché

 

Le problème avec l’interventionnisme est que ses défenseurs blâment des maux qu’ils croient inhérents au capitalisme alors qu’ils sont causés par ce même interventionnisme et par une mauvaise compréhension des mécanismes du marché. Les actions gouvernementales, on l’a vu, n’atteigne pas les fins escomptés. En fait, elle empire le problème réclamant encore plus d’interventions. Bien sûr que le bien maximal pour le maximum de gens est souhaitable, mais ce n’est pas l’interventionnisme qui peut y parvenir, mais le marché.

 

Sur la pauvreté

 

La pauvreté est bien relative. Nos conditions modernes, même pour nos pauvres, dépassent largement les conditions, même pour les riches, qui prévalaient il y a quelques décennies. Ce fait s’explique parce que les processus du marché ont permis l’accumulation de toujours plus de capital i.e. épargne. L’interventionnisme, tel que démontré, vient ralentir ce processus d’enrichissement. Donc, si on accepte le principe de pauvreté malgré qu’on est mieux qu’avant, on doit pointer du doigt les mécanismes qui ralentissent l’accumulation de capital et non pas le marché.

 

Sur les inégalités

 

Les inégalités sont inhérentes au marché. Nous avons vu que les entrepreneurs et les capitalistes sont ceux qui permettent de toujours augmenter l’efficacité de nos pratiques en réorganisant la structure de production pour la satisfaction des besoins les plus urgents et l’accumulation continue de capital. Ceux qui réussissent le mieux dans cette aventure sont ceux qui s’enrichissent le plus. De priver ces personnes de ce bénéfice c’est de les démotiver dans leurs activités. S’en suit une diminution des avantages liés à leur succès dans ces activités.

 

Sur l’insécurité

 

L’intervention est réclamée pour nous assurer une sécurité. On veut avoir l’assurance de ne pas mourir de faim en cas de pépin. Encore ici c’est noble, mais dans un monde où notre richesse augmente sans cesse, chaque journée qui passe n’est-elle pas une sécurité de plus? Ce point fait souvent référence au chômeur. Il faut s’assurer de donner un salaire au chômeur le temps qu’il se trouve un nouveau travail. On peut accepter cette prémisse, mais comme démontré précédemment, il faut se questionner plutôt sur la source de ce chômage.

 

Sur la justice sociale

 

Qu’est-ce qui est plus juste? Que tout le monde obéisse aux mêmes règles du jeu ou bien qu’un puisse imposer sa volonté sur un autre dans le déroulement de la partie?

  

(Pensée bien personnelle) Bien sûr, il faut s’occuper de ceux qui ne peuvent pas fournir de travail. Il faut s’occuper de nos proches. Il faut s’assurer de conserver le tissu social afin de toujours parfaire notre société basée sur la division du travail. C’est ici un jugement de valeur que la majorité supporte. Pourquoi alors donner cette responsabilité à l’état. Occupons-nous des autres nous même, car quand on passe par l’état, le résultat n’est que très rarement celui escompté. Mises ne fait pas mention de ce point dans son livre, car il s’abstient de tout jugement de valeur dans son ouvrage. Il ne fait que démontrer les mécanismes du marché.

 

La crise de l’interventionnisme

 

Comme l’interventionnisme ne comblent pas les attentes, car les conséquences diffèrent des ambitions, toujours plus d’intervention est nécessaire. La preuve moderne se trouve au niveau des dépenses du gouvernement qui augmente d’année en année. Plus on confisque les avoirs des plus riches pour donner au plus pauvres et plus les payeurs d’impôt les moins riches ont besoin de cette même aide.

 

De plus, je viens de me rappeler un point mentionné à quelque part dans cette partie qui est très pertinent. Dans son interventionnisme, l’état s’endette. Les preuves le démontrent. Ces dettes sont financées par les investisseurs qui achètent les titres du gouvernement. Ces investisseurs sont très souvent des fonds commun de placement et autres produits d’épargne utilisés par la masse. Le gouvernement dépense en majorité sur des choses courantes. Des dépenses d’épicerie. Donc, l’épargne, fondé sur les préférences temporelles des gens, qui devraient être investi dans l’augmentation de la productivité, se trouve à être plutôt consommé immédiatement. On perturbe, encore, le processus d’accumulation du capital au détriment du futur pour deux raisons. Premièrement, l’accumulation de capital est toujours rentable dans le futur; deuxièmement, ces dettes du gouvernement doivent être remboursées également dans le futur.

 

Finalement, l’interventionnisme doit se terminer par du socialisme pur, car ultimement vient le moment où il n’y a plus de taxes à prélever. On ne peut prévoir qui va gagner, mais Mises termine cette section avec ces trois déclarations:

 

  1. On ne peut pas prévoir qui va gagner et on ne peut pas non plus prétendre que le choix sera le meilleur ni qu’on ne reviendra pas en arrière. Personne ne connait le futur.
  2. On doit choisir entre le marché et le socialisme. On ne peut pas choisir une voie centrale, cette dernière est intenable à long terme.
  3. En abolissant le calcul économique, le socialisme va résulter au chaos et détruire la coopération basée sur la division du travail.

 

Le prochain et dernier article se veut la conclusion. Je vais résumer celle de Mises et y aller avec mes commentaires sur mon résumé.

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