Requiem pour un génie

Il y a à peine un mois, je faisais l’éloge de Steve Jobs à l’occasion de l’annonce de sa retraite. J’étais loin de me douter qu’ il ne serait plus des nôtres si vite. Pourtant , j’aurais dû me douter que Jobs est le type de personne qu’on doit arracher à son travail. Il fallait donc qu’il soit terriblement malade pour prendre la décision de quitter la barre de sa compagnie. Il devait donc déjà savoir que ses jours étaient comptés.

J’ai appris sa mort alors que j’étais sur l’autobus, revenant du boulot, sur le mini-portable qui me suis presque partout. Je me suis empressé d’importer les derniers articles que j’ai reçu de La Presse Canadienne pour trouver l’annonce de son décès et la publier sur Contrepoids. J’amerais pouvoir dire comme Richard Martineau que j’ai appris sa mort sur mon iPad, que je l’ai transmis à mes amis sur mon iPhone et que j’ai digéré la nouvelle en écoutant de la musique acheté au iStore sur mon iPod, mais à part pour le iPod, je n’ai aucun des autres produits de Apple.

Cependant, même si je n’ai pas acheté beaucoup de produits d’Apple, Steve Jobs a eu une influence sur ma vie et mon travail (et le vôtre probablement) de mille et une façons que vous ne soupçonnez probablement pas. Le mini-portable que j’utilise, par exemple, n’existerait peut-être pas si Steve Jobs n’avait pas été un des pionniers de la micro-informatique et qu’il n’avait pas inventé un ordinateur que le commun des mortels pouvait posséder. Le système d’opération Windows sur tous mes ordinateurs n’existerait peut-être pas si Bill Gates n’avait pas eu le Finder du MacIntosh pour s’inspirer. Le profil ultra-mince de mon portable est probablement inspiré des MacBooks. Et tout ça me permet de publier les textes que vous lisez sur mon blogue et mon journal, même pendant que je suis en train de me déplacer en autobus lors de mon va-et-vient quotidien de la maison au travail.

Même si votre téléphone portable intelligent n’est pas un iPhone, le concept même d’un téléphone intelligent a été défini par Steve Jobs. Mon emploi qui consiste à fournir du soutien technique à un grand parc informatique, n’existerait peut-être pas si ce n’avait pas été de l’essor que Steve Jobs a donné à l’industrie de l’informatique.

En réalité, il faut probablement avoir vécu dans une caverne pendant les 35 dernières années pour ne pas avoir été touché d’une quelconque façon par Steve Jobs. Ça prend le travail de millions de personnes qui coopèrent pour fabriquer un iPhone. Toutes ces personnes sont un peu plus riches grâce à Steve Jobs.

Le véritable génie de Steve Jobs n’est pas seulement dans les produits qu’il a créés, il est dans toutes les vies que ces produits ont touchés directement et indirectement.

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Une réflexion au sujet de « Requiem pour un génie »

  1. Je lis Conterpoids, la plupart du temps, sur mon iPad, j’ai écrit « Les barbottes » sur mon iPad en écoutant la radio au déjeuner sur mon iPhone connecté à un réseau sans fil gratuit au 1000 de la Gauchetière. Dans mon auto, j’ai un vieux iPod touch, 3e génération connectée par USB à mon système de son et contrôlé depuis le volant.

    Quelqu’un a déjà dit (faudrait bien que je la trouve cette citation): « Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from magic ». Pas besoin de remonter 100 ans en arrière, mes propres parents n’auraient aucune idée des merveilles technologiques qui meublent notre quotidien et de la facilité que nous avons à les opérer.

    Évidemment que Steve Jobs n’est pas le seul, mais il a été un des très forts moteurs à « démocratiser » l’informatique. Il a défriché bien des tranchées que les IBM et autres très grandes entreprises avaient décidé de ne pas s’aventurer.

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