Le cappucino

Occupons Montréal / Photo: Philippe David, Contrepoids

Pas vraiment le temps d’écrire un article mais je veux partager ce que dont j’ai été témoin ce midi.

Je suis devant la cité Internationale (entre la tour de la bourse et la cité en fait) et je suis en train de fouiner les indignés – histoire de voir ce qui se passe. Deux hommes, mi-quarantaine, sortent d’une limo, complets Armani ou Hugo Boss ou autre. L’un dit à l’autre: « Doit faire frette en crisse dans des tentes. Moi j’monte au bureau et j’demande à ma secrétaire de m’faire un bon cappucino. »

Vraiment ça m’a fait sourire et je me suis demandé si je ne voyais pas droit devant moi l’image exacte du problème. Un paquet de poteux – pas de job – en train de manifester pour en avoir plus, deux hommes très riches (ou très endettés) qui savent très bien qu’ils sont intouchables et moi le ti-coune qui doit retourner au travail pour m’assurer que les manifestants recoivent leur BS et que les deux gars recoivent leurs subventions gouvernementales pour « recherche et développement. »

Si on est pas déjà dans l’mur les amis, on y va à vitesse grand « v ».

Gardez le sourire les travailleurs, et rappelez-vous que vous êtes dans la moitié de l’année où vous gardez la majeur partie de vos revenus.

Soyez sympa! Partagez!