Mythes et légendes socialistes: Le système de santé cubain

S’il existe un mythe persistant, c’est la supposée excellence du système de santé cubain.  Malgré la propagande castriste gaiement perpétrée par des idiots utiles comme Michael Moore et nos propres élites gauchistes. Il s’avère que le système Cubain est un système à trois vitesses. Une pour l’élite du Parti Communiste, une pour les touristes et une autre pour les cubains ordinaires. La seule différence entre les touristes et l’élite cubaine, c’est qui paie et qui ne paie pas pour les soins. Les touristes paient bien sûr en pésos convertibles, dont la valeur est fixée au dollar américain. Pour les cubains ordinaires, la situation est tout autre.  

Cuba en chiffres.

  Canada Cuba
Population (2007) en millions 32 876 11 268
Âge médian 39 37
PIB par habitant ($ PPA int.) 35 310 N/D
Dépenses de santé % du PIB (2006) 10,0 7.7
Dépenses de santé par habitant ($ PPA int.) 3 673 674
Espérance de vie à la naissance (2007) 81 78
Nbre de Médecins par 10 000 habitants 19 59

Nbre d’infirmières et sages-femmes par 10 000 habitants

101 74
Nbre de lits d’hôpitaux par 10 000 habitants 34 49

(Source: OMS)

Si on ne se fiait qu’aux statistiques, le système cubain semble impressionnant. Il semble faire beaucoup avec rien. Mais les statistique de l’OMS proviennent du gouvernement de chaque pays respectifs. Si on peut dire que la plupart des pays occidentaux ont bonne réputation par rapport à leur transparence, ça n’a jamais été le cas de gouvernements communistes, comme ceux de la défunte URSS et de Cuba, qui par le passé n’ont jamais hésité à fournir des statistiques bidon pour bien paraitre et qui maintiennent tout le contrôle de l’information en restreignant le la liberté d’expression et la liberté de presse.

Il ne suffit que de visiter les sites d’organismes comme Amnistie Internationale, Human Rights Watch et Reporters Sans Frontières pour constater la volumineuse documentation contre Cuba au niveau des droits humains et de la liberté d’expression. L’URSS était notable pour gonfler leurs statistiques de production industrielle. Lorsque le rideau de fer est tombé, on s’est bien rendu compte que l’URSS était un tigre en papier. Que le système de santé cubain soit également un tigre en papier, ne devrait surprendre personne. Par exemple, le faible taux de mortalité infantile cache le fait que Cuba a un des taux d’avortement les plus élevés au monde, presque 5 fois celui du Canada. Ça pourrait laisser croire qu’à Cuba, on avorte tout fœtus qui pourrait avoir une défectuosité quelconque. D’autres facteurs tendent aussi à démontrer que les statistiques de Cuba sont trompeuses.

Financement

Tous les soins, pour ce qu’il y a, sont financés par le gouvernement cubain qui en retour, taxe 95% des revenus de ses citoyens. Pour un système qui est supposé être gratuit, je trouve qu’en réalité il coûte affreusement cher en termes du pouvoir d’achat des cubains ordinaires qui ne gagnent environ $20 par mois. Si d’ailleurs vous allez vérifier les statistiques de l’OMS sur le PIB par habitant et le pourcentage d’habitants vivant en dessous de $1 par jour, comme par hasard, ces statistiques sont non-disponibles. D’après mes calculs très conservateurs, la dernière de ces statistiques doit englober plus de 95% de la population. Si le nombre de médecins et infirmières de Cuba parait impressionnant, c’est que le régime cubain s’en sert comme monnaie d’échange pour obtenir des denrées, comme du pétrole vénézuélien, par exemple.

La prestation des soins.

À Cuba, tous les soins sont prodigué dans des hôpitaux gérés par le gouvernement cubain. Toute forme de clinique privée y est bien sûr illégale. Il existe quelques hôpitaux modernes comme celui qu’a visité Michael Moore pour son film « Sicko ». Rien n’est trop beau pour les apparatchiks et les touristes et leurs dollars. Mais la grande majorité des hôpitaux cubains sont vétustes et dilapidés. Michael Moore a demandé à ce que les patients qu’il a emmené avec lui soient traités « exactement » comme les cubains ordinaires et n’était que trop heureux de gober tout ce que les autorités cubaines lui ont dit, sans même vérifier. S’il avait vu comment les cubains ordinaires sont traités, il aurait été horrifié. Les images valent mille mots, alors vous n’avez qu’à regarder la photo ci-haut et la photo ci-contre pour avoir un aperçu de ce qu’un cubain ordinaire subit lorsqu’ils sont hospitalisés.

Dans la photo ci-contre, on voit un patient dans un lit dont le matelas ne serait utilisé que par des sans-abris au Québec et les deux pieds dans sa propre merde! À Cuba, des médicaments ordinaires comme l’aspirine, l’acétaminophène, l’ibuprophène et les antibiotiques sont très rares et ne sont trouvables que dans des magasins réservés à l’élite et les touristes dont les prix sont en $US ou en Euros, ou sur le marché noir. Les gants de latex sont tellement difficiles à obtenir, que les chirurgiens doivent les réutiliser. Les défenseurs du système cubain sont vites à blâmer l’embargo américain, mais cet argument est une coquille vide. Il impliquerait que les États-Unis seraient la seule source de médicaments sur laquelle Cuba pourrait compter et ce n’est certainement pas vrai. Cuba a un bon nombre de partenaires commerciaux qui ont accès à tous les médicaments dont Cuba pourrait avoir besoin et qui ne demanderaient pas mieux que de leur vendre. Dans la réalité, un patient cubain qui fait un séjour à l’hôpital doit fournir ses propres vêtements, ses draps, sa nourriture, ses médicaments et son fil de sutures. De plus, quelqu’un de sa famille devra prendre soin de lui la plus grande partie de son séjour. C’est ça le système cubain. Tout ça est documenté. Seuls les amis du régime vont tenter de prétendre le contraire.

Conclusion.

Certains considèrent à tort que Cuba est un modèle à suivre. Seulement, aucune personne saine d’esprit ne considèrerait adopter ce système. Bien des opposants de l’inclusion du privé dans notre système de santé, brandissent le spectre de la médecine à deux vitesses. L’exemple de Cuba démontre conclusivement qu’un système 100% public et socialiste est une garantie d’équité. En réalité, il démontre plutôt que ce genre de système mène inévitablement à une plus grande iniquité: un apartheid médical.

Sources:

For Cubans, a bitter pill – National Post, July 7,2004.

The Myth of Cuban Health Care

« Sicko » Presents False View of Cuba’s Health System

Cuba’s Healthcare Horror

‘The Cuban model doesn’t even work for us anymore’: Castro

The Incidence of Abortion Worldwide

OMS: Statistiques Sanitaires Mondiales 2010

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