Pas hâte, pas hâte pantoute!

De plus en plus, le Québec me fait rire. Je prends de plus en plus à la légère notre insignifiance relative lorsqu’il vient de temps de parler de politiques publiques. Non pas que je ne m’inquiète plus pour le Québec, mais plutôt que je commence à penser que l’on mérite notre « déclin tranquille » et que j’ai hâte de voir notre réaction quand on fera la une des journaux lorsque nos créanciers vont finalement mettre un terme à la récréation. J’ai hâte de nous voir jouer à la victime encore!

Par contre, ce qui me fait moins rire et surtout me met en colère, c’est quand je lis sur le système d’éducation. J’aurai à envoyer mes fils à l’école d’ici 3 à 4 ans. Je vais vous le dire bien franchement, j’ai la chienne.

Je suis incapable de m’imaginer la déprogrammation que j’aurai à faire à la maison si j’envoie mes enfants dans le réseau scolaire socialisant. Je tiens à inculquer à mes enfants des valeurs de responsabilité, de respect, de liberté d’esprit et de penser. Comment puis-je penser que l’école sera un allié dans cette quête quand je vois des conneries pareilles? (texte présenté aux étudiants de 6ième année à Montréal).

L’auteur de cette idiotie a-t-il réellement l’impression d’avoir apporté les faits à l’étudiant ou a-t-il été trop imbécile pour laisser transparaître son dégoût de l’idéologie conservatrice? J’en ai marre de la démonisation effectuée sur Maurice Duplessis et de la béatification de la Révolution tranquille. Bonté divine, c’est cette Révolution qui a engendré notre gouffre dans lequel on se retrouve aujourd’hui. Serait-il possible de garder un tant soit peu de jugement? Juste un peu, je ne demande pas grand-chose.

Serait-il possible que les auteurs de matériel scolaire se contentent d’outiller les enseignants au lieu de tomber dans la propagande? Sérieusement?

Le pire dans tout ça est que j’imagine très bien le visage de l’auteur de ce torchon lire mon texte demain matin. Deux grands points d’interrogation apparaîtraient au beau milieu de sa face. L’incompréhension serait évidente. Le pauvre, il n’a probablement jamais voulu tomber dans la propagande et il doit lui-même se décrire comme un esprit libre. Il a tout simplement interprété un discours majoritaire comme étant un fait. Preuve qu’il n’a probablement pas été à l’école suffisamment longtemps où qu’il n’a pas su avoir l’esprit assez libre pour se forger une opinion personnelle.

Jamais je ne croirai ou n’accpeterai qu’un homme d’état est contre le progrès, peu importe son idéologie. Ceux qui croient que le conservatisme combat le progrès sont tout simplement de graves incultes politiques, mais ça, on le sait, il y en a plein les rues au Québec et le monde académique n’y échappe pas.

PS : Merci à la personne qui m’a fourni ce document. Elle pourra se nommer dans les commentaires si elle le souhaite.

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