Keystone XL: un projet qui doit voir le jour

Quelques milliers de manifestants disparates se sont réunis devant la Maison Blanche dimanche afin de s’opposer au projet d’oléoduc Keystone XL. Ce projet vise à permettre le transport du pétrole de l’ouest canadien vers les raffineries du Golfe du Mexique. Il est un complément d’oléoducs déjà existants. L’objectif des manifestants est de faire pression sur le Président Obama afin qu’il s’oppose au projet et qu’il encourage des solutions énergétiques supposément plus vertes.

 

Alors que la production de pétrole est en déclin aux États-Unis, les Américains se tournent de plus en plus vers leur voisin du nord afin d’assurer leur approvisionnement en hydrocarbures. Le Président Obama fait de l’indépendance énergétique une des priorités de son administration et le partenaire canadien est préféré aux fournisseurs traditionnels du Moyen-Orient. Le Canada est un État stable et un partenaire commercial démocratique de premier plan. De plus, notre nation a un intérêt énergétique complémentaire évident avec son voisin.

 

En réalité, il est fondamentalement dans l’intérêt national des deux pays que l’oléoduc Keystone XL soit mis en oeuvre rapidement. Les Américains ont besoin de pétrole et le Canada en a à exporter. Pour le Canada, exporter ses matières premières est essentiel; c’est un aspect important de toute sa stratégie économique et du développement des ses industries. Le marché américain est vaste et ses besoins en énergie sont gigantesques.

 

Comme on peut s’en douter, ce projet, comme tout ceux qui impliquent le pétrole, engendre une levée de bouclier de la part des environnementalistes. Ceux-ci craignent la pollution et de potentielles fuites de l’oléoduc. Or, la technologie moderne réduit les risques à une fraction des autres modes de transport. L’oléoduc prévu est une construction de routine pour l’industrie. L’entreprise impliquée dans le projet, TransCanada Pipelines, estime qu’il y a environ 200 000 miles de telles structures aujourd’hui aux États-Unis. Quand entendons-nous parler de problèmes et de fuites? Le transport par bateau, de son côté, est beaucoup plus risqué. En plus du trajet du navire, il implique le remplissage et le déversage des hydrocarbures.

 

Les environnementalistes s’attaquent aussi au pétrole en lui-même en affirmant que le pétrole des sables bitumineux est sale et polluant. À ce niveau, on peut parler de mauvaise foi et de protectionnisme américain mal placé. Les sables bitumineux ne sont certes pas plus nocifs que les gisements américains de pétrole lourd. De plus, les États-Unis ont largement recours au charbon et à l’éthanol dans l’ensemble de leur production énergétique. On ne peut pas dire que ces deux sources d’énergie soient moins polluantes que le pétrole canadien.

 

En raison des intérêts nationaux des deux pays, les hydrocarbures canadiens seront acheminés vers les États-Unis d’une manière ou d’une autre. Il serait donc ridicule de freiner la mise en oeuvre de l’oléoduc Keystone XL alors qu’il est le mode de transport le plus économique et le plus sûr.

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