La naissance de la CAQ signifie-t-elle la fin de la droite au Québec?

C’est André Pratte qui pose cette question sur le blogue de l’édito de La Presse. Je me suis permis d’y répondre et je vais donc reproduire ma réponse ici.

J’ai l’honneur et le privilège de côtoyer plusieurs figures de proue de la droite québécoise, incluant M. Pouliot, Joanne Marcotte et Éric Duhaime, pour ne nommer qu’eux. Les discussions font rage sur les réseaux sociaux en ce qui concerne l’ADQ.

Les partisans de la droite sont des orphelins politiques et sont très mal représentés. Aucun parti politique ne défend vraiment leurs valeurs. Ces partisans on crû pour un temps que l’ADQ puisse répondre à leurs aspirations. Certains y croient encore, mais beaucoup n’y croient plus. C’est pourquoi ils ont déserté l’ADQ aux dernières élections.

Plus j’en apprend sur l’ADQ, et plus j’en viens à la conclusion que ce parti est profondément divisé, ayant d’un coté des partisans férus de la droite économique et de l’autre des partisans du centre-mou, pour ne pas dire centre-gauche, menés par un des fondateurs du parti, Jean Allaire.

Ce sont M. Allaire et sa clique qui désirent la fusion avec la CAQ, alors que le reste est farouchement contre. Il est difficile de savoir présentement quel groupe est prédominant, mais M. Allaire compte plus de sympathisants parmi le comité exécutif et probablement le caucus des députés, qui calculent leurs chances de ré-election et croient les vents plus favorables à la CAQ. Du côté de la base militante, mon impression est qu’un grand nombre est contre la fusion.

C’est mon espoir et celui d’un grand nombre de partisans de la droite libertarienne et économique que la proposition de fusion soit soumise à un vote des militants et soit battue. Les membres du comité exécutif et du caucus qui ont soutenu la fusion démissionneraient, ou seraient invités à partir, laissant la place à des successeurs qui sont vraiment de droite. Pour cela, ilfaudrait que les vrais partisans de la droite reviennent au bercail et peut-être que de nouveaux partisans viennent rejoindre leurs rangs.

Suite à ça, l’ADQ aurait quand même plus d’un an avant la prochaine élection pour redorer son blason auprès de la droite québécoise et recruter des candidats de qualité et enfin devenir un représentant digne de ce segment de l’électorat québécois.

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