Les indignés – suite et fin.

Note au lecteur. Ceci est ma dernière opinion sur les « indignés », promis. Si, comme moi, vous en avez assez d’en entendre parler alors faudrait que je commence moi-même à me la fermer non?

Intéressant les indignés, je parle de ceux de Montréal

Les « leaders » sont en train de lever le camp parce que des « parasites » (c’est à dire les itinérants, les drogués et autres indésirables), viennent occuper leur territoire. Ces « non contribuants à la cause » viennent manger leur bouffe, boire leur eau, utiliser leurs toilettes mais ne contribuent pas à la cause. 

Tiens donc, quelle ironie. Il semble que les indignés (les vrais) trouvent que ces itinérants et ces drogués profitent de leur largesse et du fait qu’ils se soient organisés pour trouver un peu de café, un petit refuge chaud et un endroit où ils n’auront pas à trop forcer pour survivre. 

C’est drôle, on dirait qu’ils accusent les itinérants des mêmes positions qu’ils ont pris depuis « l’occupation ». Celle de prendre de ceux qui se prennent en main pour donner à ceux qui ne veulent pas se prendre en main. Ou comme disait Karl Marx « From each according to his ability, to each according to his needs ». – Disons, pas certain que Marx l’aurait dit en anglais mais enfin.  

Les itinérants de Montréal sont aux indignés de Montréal ce que les indignés de Montréal sont au travailleurs et aux contributeurs de Montréal. 

Allez les amis, fini la récré. Entrez chez vous. Mais avant – AVANT – faite le ménage s’il vous plait. Ramassez vos affaires, jetez vos déchets, remettez les poubelles à l’horizontale. Le square Victoria c’est pas votre appartement, vous pouvez pas laisser vos cochonneries trainer partout.

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