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2011 et la fin des illusions

 

L’an 2011 sera probablement considérée par les historiens comme une année charnière parce qu’elle aura mis fin à bien des illusions et des croyances. Elle aura aussi vu des profond changements et bouleversements.

2011 est d’abord l’année qu’on a réalisé que le Québec ne peut plus à lui seul empêcher un gouvernement fédéral majoritaire. L’élection du 2 mai a démontré que le reste du Canada pouvait élire un gouvernement majoritaire sans nous.

2011 est aussi l’année de la chute des vieux paradigmes. Ce fût la fin du sempiternel débat constitutionnel et le retour à un débat plus orienté sur l’axe gauche-droite. Ce fût la chute du Bloc Québécois et l’implosion du PQ. Ce fût aussi une raclée pour le Parti Libéral du Canada qui se voit relégué au rôle de tiers-parti pour la première fois de son existence. L’élection fédérale de 2011 aura aussi vu la montée du NPD. Suffit maintenant de savoir si ce parti arrivera à se maintenir et survivre au décès du chef le plus charismatique qu’il ait jamais eu.

2011 est l’année de la descente aux enfers de Jean Charest et du PLQ.  Accablé de plus en plus par les signes de corruption au sein de l’industrie de la construction et des liens avec son gouvernement, Jean Charest s’est vu forcé de créer la Commission Charbonneau. L’an 2012 nous dira ce que cette commission va nous donner de plus que toutes les précédentes, mais elle n’augure pas bien pour les chances de réélection du PLQ.

En fait, 2011 sera probablement vue comme l’année où le Québec aura complètement perdu ses repères du point de vue politique. Libérés du pardigme 0ui/non constitutionnel, les québécois perdent le nord face au nouveau paradigme gauche-droite qui remet en question le modèle québécois social-démocrate et se retrouvent prêt à élire un parti sans programme et sans idéologie par simple volonté de changement.

L’an 2011 marquera aussi le déclin du pouvoir syndical au Québec. Nous avons assisté à la déconfiture de l’Alliance Sociale, à la déconfiture de la FTQ construction face à l’abolition du placement syndical et la désaccréditation de plusieurs syndicats dans des entreprises.

En Europe et partout au monde, l’an 2011 aura aussi mis au jour les limites et les failles de l’État Providence. Il y a quelques années, nous n’aurions jamais crû que nous verrions des états européens acculés à la faillite et la zone euro sur le bord du précipice. Nous n’aurions jamais crû voir le géant américain fléchir des genoux comme il le fait maintenant.

Du point de vue économique, 2011 nous aura aussi montré les faiblesses du système monétaire actuel, basé sur de la monnaie fiduciaire et le système de réserves fractionnaires. Ce système qui depuis des décennies fait fi du fait qu’avant de pouvoir consommer, nous devons produire et que toute production doit être basée sur l’épargne pour être soutenable; ne pouvait faire autrement que de s’écrouler. Nous voyons les colonnes de l’euro commencer à s’effriter et nous verrons bientôt le dollar américain commencer à s’écrouler lui aussi.

Mais il y a des lueurs d’espoir. Je salue en 2011 la sortie du livre de Joanne Marcotte, une critique on ne peu plus lucide de l’état-nounou québécois et qui viendra certainement alimenter le débat que nous aurons inévitablement en 2012 sur le rôle de l’état dans nos vies. J’attends aussi avec beaucoup d’anticipation celui de Éric Duhaime sur l’iniquité inter-générationnelle. J’espère qu’il servira à ouvrir les yeux des jeunes sur le fardeau que les générations précédentes ont placé sur leurs épaules.

À tous nos lecteurs et lectrices, j’aimerais souhaiter une bonne et heureuse année 2012 au nom de Contrepoids et tous ses contributeurs. Merci de continuer à nous lire.

L’ADQ et l’omerta

Par Julie Thibault,

En 2007, l’ADQ est passé à deux doigts du pouvoir avec ses idées de droite, en 2008, 700 000 de leurs électeurs se sont abstenus, déçus de leur prise de positions et du rôle qu’ils ont joué à l’opposition  les rayant pratiquement de la carte électorale.

 

Aujourd’hui, n’ayant toujours pas compris l’électorat, l’ADQ persiste à vouloir recentrer le parti, allant jusqu’à conclure une entente avec la gauche efficace. Ce parti est prêt à troquer ses idéaux pour prendre le pouvoir. Les méthodes prisent pour concrétiser cette union contre nature est digne des libéraux desquels l’ADQ ne semble plus rien avoir à apprendre.

 

Depuis l’annonce de l’assimilation de l’ADQ par la CAQ, de nombreuses révélations nous sont faites par les acteurs de cette mauvaise comédie. En commençant par Claude Garcia, membre de l’exécutif national dans un article de Denis Lessard, en passant par Denis Claveau, de la commission jeunesse, qui à même révélé qu’après leur prise de position contre la fusion, ils ont reçu un blâme se voyant même menacer de se faire enlever le droit de vote à ceux qui «trahissent la position officielle» du parti

 

De plus, Denis Lessard dans son article «François Legault et Gérard Deltell: les drôles de compagnons» publié le 17 décembre 2011, dévoilait les dessous des procédures qui ont amené à cette fusion. Malgré les nombreuses déclarations de Gérard Deltell voulant  qu’aucune négociation n’avait été entrepris, il semblerait que dès le printemps, alors que les membres étaient réussis à Trois-Rivière, les proches de Legault réussissaient, par l’entremise de M. Allaire, à faire échouer certaines propositions acceptées par ce dernier quelques jours auparavant. Proposition qu’ils jugeaient trop à droite, alors que pour bien des observateurs en attente d’un signal clair que le parti s’engageait maintenant à proposer des changements significatifs pour le Québec, ce n’était que le strict minimum.

 

Il n’est donc pas étonnant que le congrès prévu cet automne fût annulé. Congrès qui devait avoir comme sujet le privé en santé, un des points les plus litigieux entre les deux formations. La position des membres aurait pu compromettre, voire même faire échouer un mariage déjà consommé.

 

Pourtant, il faut vraiment faire des contorsions intellectuelles pour réussir à voir une similitude entre les deux partis. L’ADQ défend des idées de liberté et de responsabilité de la part des individus, dans un État dégraissé et une gestion responsable du gouvernement.  La CAQ ne remet aucunement le sacro-saint modèle québécois en question, elle veut d’un état fort en injectant plus d’argent notamment dans l’éducation et dans les arts. De plus, la coalition veut jouer avec l’argent du bas de laine des Québécois en utilisant ce fond pour les investir dans des entreprises à risques, mais «québécoises» mettant ainsi en péril la retraite des Québécois.

 

À la lumière de toutes ces révélations, plusieurs membres ont déjà commencé à reconsidérer leur appui à cette fusion, voyant maintenant poindre la possibilité d’un véritable parti de droite nettoyé de ceux qui depuis la course à la chefferie semble avoir tout fait pour détruire ce parti, beaucoup plus préoccuper par le pouvoir et le financement que par la promotion de leurs idéaux qui leurs avait apportés le succès en 2007.

 

 

Mais où étaient-ils?

Le 27 décembre, dans une lettre ouverte, Raymond Francoeur, vice-président de l’ADQ, ancien député et cosignataire de la dette du parti dénoncent le peu d’empressement des gens à donner des dons et à s’impliquer au sein du parti. «… Mais où étaient-ils? Pourquoi maintenant?…»

Les véritables questions qui se posent aujourd’hui sont: où était Raymond Francoeur? Que faisait-il lors du dernier congrès en mai? Et que disait-il aux membres lors des réunions de conté?  S’il avait été un peu moins occupé à écouter Legault, il aurait peut-être entendu les membres s’inquiéter et dénoncer cette fusion.

Ces questions s’adressent également aux membres de l’exécutif. Depuis combien de mois Mario Charpentier fait la promotion pour la CAQ sur les réseaux sociaux sans jamais que sont chef ne démentisse ses propos? L’a-t-on menacé de perdre son droit de vote s’il «trahissait la position officielle» du parti?

 

Quand l’équipage magouille ouvertement pour couler le bateau, faut être culotté pour faire la morale à ceux qui ne veulent pas embarquer.

 

(NDLR: à lire également: « Les membres ignorés » de Caroline Pageau, ex-attachée politique de Mario Dumont en réponse à Raymond Francoeur)

Joyeux Noël

Noël, c’est l’occasion magique de passer du temps avec sa famille et de revivre notre propre enfance à travers nos tout petits. De voir leurs petits visages s’illuminer lorsqu’ils se réveillent le matin de Noël et voient que le Père Noël est passé et qu’il a mangé les biscuits et bu le lait qu’ils lui avaient laissé et qu’ils voient pleins de cadeaux sous l’arbre. Rien au monde ne vaut plus que ça.

Contrepoids fera relâche pendant la fin de semaine de Noël et reprendra ses activités lundi.  De ma part et de celle de tous les contributeurs du journal, j’aimerais souhaiter à nos lecteurs un très joyeux Noël!

Quelques pensées pour mes amis adéquistes

Je vais mettre cartes sur table. Je ne suis pas un membre en règle de l’ADQ. Je ne l’ai jamais été. Il s’en est fallu de peu pour que je m’inscrive, mais il semblait toujours que lorsque je m’apprêtais à prendre ma carte de membre, une action quelconque de l’ADQ me faisait changer d’idée. Je m’adresse à vous en tant que citoyen qui croit que le Québec doit absolument avoir un parti de droite et qui croit également que la CAQ de François Legault ne pourra jamais représenter cet électorat.

Après la période des fêtes vous serez appelés à prendre une grave décision qui aura d’importantes répercussions sur l’avenir de la droite au Québec. Vous ne recevrez qu’une lettre vous expliquant les détails de la fusion avec la CAQ. Elle sera écrite par des gens qui ont un intérêt personnel à ce que vous acceptiez cette fusion. On vous fera croire que leur opinion est neutre, mais c’est faux. Ceux qui opposent la fusion ne pourront pas vous envoyer de lettre expliquant l’envers de la médaille. On leur a refusé l’accès à la liste des membres. C’est pourquoi je vous écris.

Si votre coeur est à la droite du centre et que vous croyez fermement que la solution aux problèmes du Québec passe par une réduction de la taille de l’état. Si, comme moi, vous voyez le modèle québécois comme un modèle dépassé. Alors vous devez voter « non » à cette fusion car la CAQ ne pourra jamais satisfaire vos aspirations.

François Legault n’est pas un homme de droite. Il s’est toujours réclamé de la gauche « efficace ». Il n’a donc jamais été question pour lui d’entamer de grandes réformes du modèle québécois. Il a d’ailleurs affirmé que pour lui, nos programmes sociaux sont « sacrés » et que ça prend un état « fort ». Son approche est une approche de bureaucrate selon laquelle il suffit d’engloutir encore plus d’argent dans notre modèle défaillant pour régler tous les problèmes. Il croit pouvoir lutter contre le décrochage scolaire en augmentant les salaires des enseignants et régler les problèmes de notre pitoyable système de santé en augmentant celui des médecins. Ça fait des décennies que nous utilisons cette approche. Si ça fonctionnait, on le saurait. Son approche pour remettre l’économie sur les rails est de se servir de la Caisse de dépôt et de Investissment Québec comme moteur et laisser des bureaucrates décider quelles compagnies gagnent et perdent. Alors que nous subventionnons déjà les entreprises à un niveau deux fois plus élevé que l’Ontario, M. Legault veut sonner la clochette pour un buffet « all you can eat ». Une orgie de corporatisme; ça aussi, si ça fonctionnait, on le saurait déjà.

Le budget du MSSS à plus que doublé depuis 10 ans, mais les listes d’attente ne font que s’allonger. Les adéquistes savent depuis longtemps que la solution à ce problème se trouve dans l’abandon du système 100% public et le remplacement par un système mixte, comme dans presque tous les pays européens. Quiconque se veut le vrai moteur de changement au Québec, devrait obligatoirement être plus qu’enthousiaste envers de telles réformes. Ça va de soit. Est-ce le cas de M. Legault? Est-ce qu’on aurait eu à lui arracher la promesse d’un vulgaire projet pilote s’il avait vraiment l’âme d’un réformateur?

L’argument qu’on vous servira pour vous convaincre que l’ADQ doit mourir est que ça diviserait le vote. Que ça permettrait aux libéraux de se faire réélire. Que les adéquistes au sein de la CAQ auront la chance de l’influencer. Balivernes! Si M. Deltell n’a pas réussi à obtenir mieux que ce qu’il à obtenu alors qu’il avait $800 000 de financement du DGE à offrir, pourquoi croirait-on pouvoir influencer M. Legault, une fois qu’il aura le chèque en poche? Doit-on voter pour la CAQ seulement par volonté de changer de chauffeur à tout prix? Ou voulons-nous un vrai changement?

Il est vrai que la crédibilité de l’ADQ a été sérieusement atteinte et que même si elle survit, elle sera amputée de son chef, de la majeure partie de son exécutif et de son aile parlementaire, mais elle se sera aussi débarrassé de ceux en son sein qui n’avaient pas de véritables convictions de droite et pour qui les sondages ont plus d’importance que les principes et elle pourra se reconstruire sur une fondation solide pour reconquérir ceux qui l’ont portée au seuil du pouvoir en 2007. Mais pour ça il faut que vous votiez par un retentissant « NON »!

L’ONU est-elle encore pertinente?

Il arrive plutôt fréquemment (récemment) que je me pose cette question. La plus récente occasion fût quand j’ai lu que l’Assemblée générale de l’ONU a cru bon d’observer une minute de silence en hommage à Kim Jong Il. Plusieurs nations, dont Le Canada, les États-Unis, et la plupart des pays d’Europe on boycotté, avec raison, cet hommage.

Ce qui me fait hérisser les poils, c’est qu’un tel hommage soit offert à un dictateur qui a mené son pays avec une main de fer. Qui a causé la mort par famine d’au moins trois millions des ses citoyens et qui en a tué au moins 200 000 dans divers camps de « ré-éducation ». Winston Churchill, un des architectes de l’ONU a bien dû se retourner dans sa tombe.

Ne pensons même pas à la travestie qu’est le GIEC, l’ONU est devenu une organisation sous le contrôle de petits dictateurs qui s’en servent allègrement pour s’attaquer aux droits et libertés fondamentales. Un récent exemple est la résolution anti-blasphème, pour ne nommer que celle-là. Il semble de plus en plus que l’ONU verse dans la mentalité totalitariste. L’Agenda 21 promue par celle-ci est ni plus ni moins qu’un plan structuré vers une gouvernance mondiale socialiste.

Je me demande ce que des pays comme le Canada, qui prisent la liberté individuelle, font encore dans cette organisation. Il est clair que l’ONU n’est plus le défenseur de liberté qu’il était à l’origine. Je crois qu’il est temps de la saborder.

Au fait, l’ONU a-t-elle observé une minute de silence pour Vaclav Havel?

Les accomodements – ben oui, encore

On apprend ce matin (2011-12-19) qu’une fillette de la maternelle a le droit de porter des bouche oreilles pour ne pas entendre la musique car La religion lui interdit. 

Ma première réaction? « Non mais c’est vraiment une religion de fous furieux »
Ma deuxième? « Bon encore des moutons québécois. » 
Ma troisième? « Pauvre petite fille, être élevé par des parents qui sortent direct du moyen âge » 

On nous dira qu’ils ne faut pas être islamophobes, qu’il faut être tolérants. Au tournant du siècle, les immigrés venaient ici pour fuir la famine, les maladies et pour adopter un pays qui leur promettait qu’ils pourraient avoir du succès et une meilleure vie s’ils travaillaient fort, s’ils se prenaient en main. Beaucoup d’immigrés, depuis les Irlandais, les Grecs, en passant par les Italiens, les Français et les Écossais en sont la preuve. Les plus récents, tels les Vietnamiens, et les asiatiques de toutes provenances en sont aussi la preuve. Ils se relèvent les manches et travaillent, tout en conservant leur culture mais en communauté. Nous célébrons même la St-Patrice de façon fantastique et amusante, le 14 juillet est célébré par la communauté Française et les fêtes Bouddhistes et Asiatiques sont également célébrées par les communautés qui le désirent.

Ce rêve d’intégration n’existe plus. Certains membres de communauté religieuses –  les juifs et les musulmans en sont parmi les plus exigeants – demandent tous les avantages de notre société sans devoir adopter les coutumes et sans reconnaître qu’avec les avantages viennent les obligations ! Et nous, au nom du multiculturalisme, plions, faisons des courbettes, et on s’excuse.

Certains ont dit que nous sommes menés par les Musulmans mais je ne partage pas cette opinion. J’ai des amis Musulmans et Juifs qui ont honte du comportement de certains de leurs concitoyens. Nous sommes plutôt menés par les minorités. Nous faisons toutes sortes d’accommodements  pour les minorités. Nous devons faire des courbettes pour les gais, les « gens de couleur » (nous n’avons même plus le courage d’appeler les noirs des noirs), les cyclistes, les marcheurs, les campeurs en ville. Les Juifs ont obtenu le droit de noircir des fenêtres AU CAS OÙ on verrait des femmes faire de l’exercice. Les Sikhs veulent porter des armes à l’école (un kirpa est un poignard, une « arme blanche » comme dirait notre reporter favori Claude Poirier), ou porter le turban plutôt que le chapeau de la GRC. Les Juifs ont obtenu la levée de l’interdiction de stationnement sur certaines rues d’un arrondissement de Montréal. Les Arméniens bénéficient du même privilège pour leur messe dominicale mais deux paroisses catholiques ont réclamé les mêmes droits sans les obtenir. Égalité mais pour les minorités seulement.

En février 2005, deux ambulanciers ont été expulsés d’une cafétéria de l’Hôpital général juif de Montréal parce qu’ils mangeaient un repas qu’ils s’étaient préparé. Le centre de santé, supposément non-confessionnel, financé par le gouvernement, applique pourtant les valeurs du judaïsme. Ses cinq aires de restauration sont casher et on demande aux employés de ne pas y apporter de la nourriture extérieure.

Vous souvenez vous de ceci : En 2007, un groupe de musulmans se sont rendu dans une cabane à sucre. Ils ont demandé au propriétaire de leur permettre de prier avant le repas et il a accepté. Libre à lui, c’est sa cabane après tout.  Sauf qu’ils ont demandé aussi de faire sortir environ 40 personnes dans la salle de réception pour que les musulmans prient en privé. Savez quoi? Le propriétaire a accepté de faire sortir ses autres clients et ceux-ci sont sortis, ont laissé les musulmans prier et sont ensuite rentrés – moutons vous dites???

Je vais en faire friser plusieurs avec ce qui suit. Le gouvernement Québécois exige que les conseils d’administration des corporation de la couronne provinciale  soit composé d’au moins 50% de femmes. Depuis quand est-ce un gage de succès? En passant, ce ne serait pas plus brillant qu’une corporation passe un règlement qui exige que 50% de son CA soit composé d’hommes seulement, ou de gens en haut de 45 ans ou de gens mesurant plus que 6 pieds. Qu’il soit composé de 100% de femmes si elles sont compétentes, je suis partant. Mais qu’on impose une loi, – une autre – pour le faire, me fait lever le poil sur le corps.

Et j’en passe.

Les « centres de santé » réservés aux femmes. Les associations pour les femmes d’affaires.  L’association des femmes de carrière. Il est bien sûr absolument correct que des gens se regroupent pour partager des objectifs et des intérêts communs. Mais avec la restriction que certains autres ne  soient pas admis? Pas d’accord.

Je me demande, si je voulais m’abonner à un centre de conditionnement physique pour femmes, est-ce que je serais accepté? Et si mon centre de conditionnement physique allait refuser qu’une femme en soit membre parce que c’est à partir de maintenant pour hommes seulement, est-ce que ce serait OK? Je vous parie que vous pouvez deviner la réponse.

Moi ce que je refuse c’est que des gens qui viennent ici exigent qu’on se plie à leurs coutumes, à leurs religions et à leurs petites particularités. Ce que je refuse c’est que les besoins de certaines minorités soient imposés à la majorité et que celle-ci soit libellé de « raciste, islamophobe, homophobe, misogyne », et toutes ces autres phobies. Ce que je refuse c’est que nous soyons à la merci de certains groupes de pression qui se réfugient derrière des voiles qu’on ne peut pas toucher.

Tout le monde veut l’égalité, alors soyons égaux.

Dans tout. 

CAQ-ADQ – Partis politiques et mouches à miel

Pour moi, il n’y a rien de plus motivant qu’un article bâclé d’un journaliste biaisé. Aujourd’hui, c’est Robert Dutrizac qui s’est fait complètement remplir et qui n’a probablement même pas tenté de valider les propos absolument mensongers de l’académicien Guy Laforest, ancien président de l’ADQ de 2002 à 2004.

Selon cet “expert” de la question nationale, du fédéralisme canadien et des relations entre le Québec et Ottawa, “les libertariens ont tenté de prendre le contrôle du parti à deux reprises”, soit en 2002 avec Léon Courville et Paul Daniel Muller, puis aujourd’hui avec Claude Garcia, Adrien Pouliot et les “X” du Réseau Liberté-Québec.

Premièrement, suggérer l’idée que des libertariens ont tenté dans les dernières années de faire quoique ce soit à l’Action démocratique du Québec est absolument loufoque et trahit une méconnaissance flagrante de la vie interne du parti des dernières années. Je ne sais pas si Robert Dutrizac a lu le livre des Courville/Muller intitulé Place à l’initiative, mais je vous assure qu’il n’y a rien  pour faire peur aux sociaux-démocrates dans cet essai. En fait, qualifier la vision proposée par les auteurs de “libertarienne” traduit bien davantage l’ignorance en matière de philosophie politique, à la fois de l’académicien et du journaliste qui reprend à son compte l’expression dans la conclusion de son article.

Mais depuis quand un journaliste se doit de s’intéresser aux idées, vous me direz? Ne raconte-t-on pas la politique comme on raconte une joute de hockey?

Pour ce qui est de l’influence des Garcia et Pouliot – qui se se joints cette année à la Commission politique de l’ADQ à la demande d’un chef que l’on croyait conservateur… – cela traduit bien la peur du noyau fondateur du parti envers ceux qui ont tenté, à quelques reprises, de réactualiser l’offre politique de l’ADQ en fonction des préoccupations d’une classe moyenne surtaxée et surimposée plutôt que sur leur lubie nationaliste. En effet, rappelons-le, l’ADN de l’ADQ repose sur le Rapport Allaire. Ce n’est qu’en 2006 que le chef Mario Dumont positionnait plus clairement le parti au centre-droit de l’échiquier politique.

Ils ne l’ont jamais accepté.

La vérité lorsqu’il s’agit des influences qui se sont exercées sur le chef adéquiste et qui ont fait évoluer son offre politique, elle est tout autre. Elle est dans le fait que l’influence réformatrice,

  • elle s’exerce non pas par un “courant libertarien doctrinaire”, mais par des citoyens dévoués qui y sont dans ses pires moments.
  • elle s’exerce aux lendemains de 2003 et aux lendemains de l’élection de 2008 lorsque l’ADQ est au plus bas des sondages.
  • elle s’exerce par ceux qui restent aux lendemains d’une cuisante défaite alors que les grands penseurs, eux, s’éclipsent.
  • elle s’exerce par des gens de conviction à des moments où l’opportuniste n’y voit aucun gain personnel.
  • elle s’exerce par des bénévoles qui n’espèrent pas davantage que de contribuer à améliorer leur espace de liberté
  • par des bénévoles qui se voient écartés le lendemain d’une victoire inespérée pour se faire remplacer par la troupe des fondateurs, les Stéphane Le Bouyonnec et carriéristes politiques qui girouetteront jusqu’à faire lever le coeur des militants qui avaient osé croire en leur compétence et en leur professionalisme.
  • et oui, cette influence, elle s’exercera par des jeunes, parents et aînés qui sacrifieront soirées et fins de semaine pour garder en vie le parti jusqu’à ce qu’un contexte électoral avantage ceux qui ne rêvent que d’asseoir leur joli derrière sur un banc de l’Assemblée nationale.

Aujourd’hui, Guy Laforest s’improvise historien et juge du haut de sa chaire universitaire les influences de ces gens qu’il ose qualifier de “doctrinaires”, ce Guy Laforest que je n’ai seulement jamais rencontré durant toutes les années où j’ai milité à l’ADQ (2002-2009). Ce Guy Laforest, et sûrement quelques autres fondateurs sur lesquels se base un journaliste qui peine à faire la différence entre la droite fiscale dont l’ADQ se réclamait et une droite libertarienne qui a compris depuis des lunes que la politique n’est que le produit d’une lutte entre intérêts corporatistes.

Un parti politique au sommet des sondages n’a rien à craindre pour ce qui est de l’influence de gens qui ont véritablement à coeur de réformer le modèle québécois. Opportunistes et carriéristes politiques s’y agglutineront comme des mouches à miel. Ensemble, ils feront appel aux meilleurs spécialistes de communications pour vendre le rêve, l’illusion et des promesses qu’on sait ne pouvoir tenir.

Vous voilà réconfortés, dirigeants de la CAQ-ADQ. Pour un certain temps, vous n’aurez rien à craindre des gens qui ont véritablement à coeur de réformer le Québec. Profitez-en bien.

L’opéra n’est pas terminé…

Les américains se plaisent souvent à dire « The opera ain’t over ’til the fat lady sings » (L’opéra n’est pas terminé avant que la grosse dame chante). Dans le cas de la fusion entre l’ADQ et la CAQ, il semble que beaucoup ont déjà vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué et l’ours est de très mauvaise humeur. Mais trêve de métaphores.

Plusieurs, moi y compris, se sont donné beaucoup de peine pour démontrer comment ce mariage est contre-nature. Si vous interrogez un grand nombre de militants adéquistes et j’ai passé une part de mes temps libres à échanger avec un grand nombre d’entre eux sur Facebook depuis l’annonce des détails de l’entente de fusion, le feeling est que l’ADQ a vendu son âme. Les militants avec qui j’ai jasé sont pour la plupart amers et enragés. Beaucoup d’entre eux croyaient encore que l’ADQ était encore un véhicule viable pour faire avancer les idées de droite. Même que depuis que Gérard Deltell s’est retrouvé chef du parti et qu’il est allé recruter Claude Garcia et Adrien Pouliot pour présider la commission politique, l’ADQ avait remonté dans les sondages, les militants commençaient à revenir au bercail, Gérard Deltell avait donné un retentissant discours lors du premier rassemblement du RLQ et lors du dernier congrès, 78 pourcent des propositions de la commission politique, résolument à droite, ont été adoptées. L’ADQ semblait avoir retrouvé son âme et sa direction. Puis François Legault est arrivé sur la scène et il semblait que le Québec entier consentait littéralement à lui donner le bon Dieu sans confession.

Flairant une chance de sécuriser leur réélection, certains députés adéquistes se trouvaient attirés vers la CAQ comme des mouches à un tas de fumier. Les membres de l’exécutif aussi ont décidé d’accrocher leur chariot à la locomotive de Legault par pur opportunisme. Je vais laisser le bénéfice du doute à Gérard Deltell. On m’a dit qu’il était très réticent et qu’on lui a tordu le bras. Toujours est-il que les rumeurs de fusion des deux formations, alimentées par le silence de Deltell, ont totalement tué la remontée que l’ADQ avait amorcée. Certains disent que l’ADQ n’allait nulle part, c’est peut-être vrai aujourd’hui, grâce à ceux qui ont sciemment sabordé le parti avec ces rumeurs, mais ça ne l’était certainement pas avant cette histoire de fusion. Et on était surpris de la déconfiture dans Bonaventure? Pourquoi voter pour un parti qui n’existera plus bientôt?

Le pire dans cette histoire est que le caucus et l’exécutif ont « vendu » le parti pour une bouchée de pain. Ils n’ont pour ainsi dire, rien obtenu en retour. Ce n’est pas une fusion où les deux parties y trouvent leur compte, mais une prise de contrôle hostile ou un avale l’autre et ce qui est encore lus ahurissant, c’est le parti qui vient d’être fondé et qui n’a seulement jamais fait ses preuves qui avale celui qui existait depuis 14 ans.

Mais il y a une chose sur laquelle le caucus et l’exécutif n’ont pas compté, c’est la résistance des militants. Lors du vote de l’exécutif, Claude Garcia et Adrien Pouliot ont voté contre, sans surprise, mais Mikey Colangelo Lauzon et Denis Claveau de la commission des jeunes ont ausi voté contre et ont appelé tous les membres à faire de même. Je sens que la résistance s’organise et je ne serais pas surpris que d’ici au 18 janvier, beaucoup de coups de téléphone se passeront pour convaincre le plus grand nombre de militants possibles à voter contre la fusion. Ce sera intéressant de voir s’ils réussiront à contrer les projets de l’exécutif. S’ils réussissent, l’exécutif n’aurait plus le légitimité, qu’arrivera-t-il? Ça reste à voir

La saveur du mois : l’intimidation à l’école

Depuis le décès de l’adolescente Marjorie Raymond, Dieu ait son âme, l’espace médiatique foisonne de références à l’intimidation à l’école. On en vient même à croire, les médias ayant le don d’exagérer certains faits, que ce problème, car il ne s’agit pas d’une problématique, comme le prétendent de nombreux experts qui ne maîtrisent pas la langue de Molière, que ce problème, disais-je, est en progression dans les écoles du Québec. 

Plusieurs indices montrent cette nouvelle tendance depuis quelques semaines. Tout d’abord, les politiciens, le PQ en tête, se sont accaparés du sujet, l’ont transformé en une cause qui dans le fond avantage tous les politiciens, car ils ne peuvent qu’être en accord avec toutes les mesures visant à enrayer ce « fléau ». 

Évidemment, des mesures sont nécessaires afin de diminuer l’intimidation à l’école (j’utilise volontairement le verbe « diminuer » pour demeurer réaliste), comme en améliorant la vigilance des professeurs et en sensibilisant (même si je trouve cette expression galvaudée) les élèves, mais il ne faut pas tomber dans le piège tendu par les politiciens et les forces de l’immobilisme, qui a pour effet d’occulter les autres problèmes majeurs inhérents au système d’éducation, comme le taux de décrochage élevé, la drogue et la piètre qualité de l’enseignement. En mettant l’accent sur l’intimidation, les politiciens évitent de poser les vraies questions qui s’imposent afin de réformer le système. 

Le tourbillon médiatique a tellement emporté la raison que la référence est maintenant évoquée à toutes les sauces. Quand c’est rendu qu’un syndicat brandit le spectre de l’intimidation lorsque le gouvernement songe à diminuer l’effectif d’un ministère, généralement par attrition en plus, ça veut dire que c’est la saveur du mois! 

Cette histoire me fait penser à un candidat à la mairie d’une petite ville du Québec, lors des dernières élections municipales, qui a mentionné avoir puisé son inspiration dans la victoire du président nouvellement élu de l’époque Barack Obama… quand il était populaire. Il ne faut pas avoir peur des comparaisons!

Pour en revenir au tourbillon médiatique, il s’est accentué depuis l’arrivée des chaînes d’information continue. Loin de moi l’idée de critiquer leur venue, mais je trouve quand même que certains sujets sont trop souvent repris dans tous les angles imaginables et inimaginables. Il manque parfois de diversité dans les médias québécois. Peut-être est-ce en raison du petit marché, je ne saurais dire. Chose certaine, il manque de rigueur.

Revenu minimum garanti: Ce que Québec Solidaire ne vous dira pas.

 

Ce weekend, Québec Solidaire a tenu son congrès, duquel est sorti un programme totalement socialiste, comme on pouvait s’y attendre. Comme tous les programmes socialistes, il est bourré de bonnes intentions et de bons sentiments pour sauver la veuve et l’orphelin, mais comme on sait, les chemins de l’enfer sont pavés de bonnes intentions. Malheureusement, comme tous les programmes socialistes, il est court-termiste et ignore les principes les plus élémentaires de l’économie, mais c’est l’intention qui compte, non? Il ne faut surtout pas se laisser freiner par la réalité. Non, non, non, surtout pas par la réalité.

Prenons par exemple cette idée du revenu  minimum garanti. Au premier abord, ça semble génial. D’un seul coup, on éliminerait théoriquement la pauvreté en fixant un seul de revenu minimum dont tout le monde bénéficierait. Ce seuil permettrait à tous, en théorie, d’avoir un  niveau de vie « acceptable », qu’on travaille ou non. N’est-ce pas merveilleux? Qui plus est, c’est plus facile à administrer, une compensation est automatiquement envoyée à tous ceux qui déclarent un revenu sous le seuil minimum. Pas de formulaire additionnel à remplir, pas de contrainte à se chercher un emploi, pas de boubou-macoutes. Mais, une fois revenus du pays des merveilles, on commence à réaliser que ce n’est pas si rose que ça en a l’air.

Voici le problème: comme tous les systèmes socialistes, il repose sur un modèle statique et assume que tous les gens vont agir exactement comme avant et qu’ils ne seront absolument pas affectés par les nouveaux incitatifs que cette politique fournirait au marché. Il compte donc sur le fait que tout le monde continuera de travailler comme avant, et que les coûts demeureront raisonnables. C’est faux.

Commençons par le fait que c’est trop facile. Une des choses qui empêche le système actuel de de sombrer dans le chaos est l’inefficacité typique du gouvernement qui rend l’application pour recevoir du bien être social compliqué et stigmatisant. Sans ces inconvénients, il devient trop facile d’obtenir quelque chose pour rien. Pire encore, puisque c’est un  minimum garanti, ce n’est plus juste une aide ponctuelle, ça devient un dû, un acquis, un droit.  Non seulement n’est-ce plus stigmatisant de le recevoir, c’est parfaitement normal.

Ensuite, qui détermine le montant du seuil et comment? Ça veut dire quoi « un niveau de vie acceptable »? $15 000 par an? $20 000, $25 000? Mettons, pour les besoin de l’argument qu’on met le seuil à $20 000, on vient automatiquement de mettre au chômage quiconque gagnait moins que ce montant. Pourquoi travailleraient-ils alors qu’il peuvent rester à la maison et toucher quand même à $20 000 par an? Et que dire de ceux qui font $21 000, ou $22 000 ou $23 000? Le revenu net réel pour leur travail ne serait que $1000, $2000 ou $3000. Ça pourrait être tentant, puisque de travailler entraine des coûts additionnels en transport, vêtements, etc., de cesser de travailler eux aussi.

Pendant ce temps, le reste des familles qui gagnent plus paient pour ceux qui ne travaillent pas. Et plus il y en aura qui cesseront de travailler, et plus les coûts du programme exploseront, ce qui entrainera une hausse des impôts pour compenser. Bientôt, ceux qui travaillent encore voient leur revenu net diminuer de plus en plus alors que leur fardeau fiscal augmente. Ceux-là aussi trouveront bientôt tentant de se joindre à ceux qui se la coulent douce. Vous voyez où je veux en venir? Sans compter que si on veut arriver à convaincre quelqu’un de travailler, il faudra le payer de plus en plus cher, de sorte que les prix de ce qu’ils produisent vont augmenter et le revenu minimum deviendra insuffisant, entrainant… une hausse!

Comme le disait une certaine politicienne qu’on surnommait la « dame de fer », le problème avec le socialisme est qu’éventuellement, l’argent d’autrui vient à manquer.  Ceci est un autre exemple pour le prouver.

J’aimerais être fier de ma nation

C’est rare que je fais ça, mais un texte sans aucune statistique! Évidemment, ça fait suite au texte de Jérôme Lussier du VOIR.

Je travaille fort et la productivité est importante pour moi.

Je vis en banlieue.

Je prends ma voiture pour aller travailler.

Dès que j’ai pu, je me suis acheté un terrain pour y bâtir une maison unifamilliale.

Quand j’étais salarié, je prenais 8 heures au bureau pour en travailler 7.

Je suis un entrepreneur dans l’âme. J’aime mon nouveau métier de travailleur autonome.

Ma journée commence à 6h pour se terminer à 20h, quand les petits sont couchés.

Nous sommes deux jeunes parents qui travaillent fort et on amène 2 salaires à la famille.

Je fais l’épicerie une fois par semaine.

J’entrepose ma nourriture dans un garde-manger.

Je magasine plus souvent qu’autrement dans les grandes surfaces.

Depuis que je suis bilingue, j’ai remplacé Annie et ses hommes par Dr. House.

Quand je veux boire de l’alcool, 4 fois sur 5, je débouche une tite-frette et plus rarement, du vin.

Quand je veux me faire plaisir, culinairement parlant, je me tape du “gros junk sale”.

Je prévois passer une bonne partie de ma vie de parent dans les arénas ou sur les terrains de baseball.
Je déteste le soccer. Eh oui, je dis soccer et non football.

Mes sports préférés sont le hockey, le baseball et le football américain.

Mon style de vie s’apparente plus à celui d’un américain qu’à celui d’un français.

J’accepte que le Québec est un peuple distinct et unique.

J’accepte que d’autres cultures s’intègrent à la mienne, mais qu’on ne me demande pas de modifier mes habitudes pour ces dernières.
Je méprise les religions qui traitent la femme comme un objet.

Je fête Noël chaque année, même si je ne crois pas en Dieu.

J’écoute 90% du temps de la musique en anglais. Je n’écoute que les meilleurs artistes francophones (petite plug ici à Ingrid St-Pierre que j’adore).

Je suis tanné de subventionner des artistes sans talent.

Nous ne sommes que 8 millions, on ne peut malheureusement pas produire autant de grands artistes que certains peuples plus nombreux.

J’ai un grand respect pour les traditions.

Je suis conscient que le Québec a été construit autant par les Britaniques que les Français.

Je veux que mes enfants soient bilingues. Par contre, je veux qu’ils parlent français à la maison.

Je ne veux pas que leur langue freine une éventuelle carrière internationale. C’est pourquoi je ferai tout pour leur en donner au moins deux.

La politique américaine me fascine.

Je me considère privilégié de vivre dans une démocratie occidentale, libre et ouverte sur le monde.

Ce que je déteste le plus dans notre société, c’est la dégringolade de la responsabilité individuelle en tant que valeur fondamentale.

Je suis fier d’être canadien et je suis fier d’être nord-américain.

J’aimerais également être fier d’être québécois.

Notre nation semble avoir perdu ses repères.

Je suis tanné de nous voir au bas de tous les classements économiques ou même sociaux (suicide…)

J’ai la profonde conviction qu’on mérite mieux.

J’ai également la profonde conviction que nous sommes les seuls responsables de nos malheurs en tant que peuple.

C’est de notre responsabilité de se remettre sur pieds.

J’ai un profond dégoût de notre perpétuelle tendance à jouer à la victime.

Est-ce trop demander aux indépendantistes (pas tous, mais à la majorité bien sûr) d’arrêter de nous faire honte?

Est-ce trop demander à mon peuple de faire un retour vers une plus grande responsabilisation citoyenne?

Est-ce trop demander que l’on fasse les efforts nécessaires pour redevenir un peuple qui exerce un leadership positif au Canada?

Finalement, est-ce trop demander aux québécois de me donner une vraie raison d’être fier d’être québécois.

Désolé d’être chiant et exigeant, mais le seul fait de parler français en Amérique du Nord est nettement insuffisant pour que je sois fier de ma nation.

Le gros colons qui jouait dans les Bougons à l’époque parlait français, mais pourtant, peu de gens seraient fiers de les avoir dans leur famille.

Redevenons un aspect positif à l’intérieur du Canada. Pas juste le petit cousin chiant que tout le monde a hâte de “kicker-out” de la maison.

Pour terminer, un petit message aux souverainistes qui seront frustrés par ce texte. Quand je serai redevenu fier de ma nation, je vous écouterai quand vous me parlerez de souveraineté. Mais en attendant, sacrez-moi la paix. Vous me faites honte. Et, allez-y, traitez-moi de colonisé, ça fait longtemps que je vous ignore de toute façon.

L’ADN de l’ADQ

Dans les tribulation qui entourent les pourparlers sur la fusion possible de l’ADQ et de la CAQ, on entend souvent parler de « l’ADN de l’ADQ ». La retrouvera-t-on dans le mariage de ces deux formations politiques. Dans une entrevue à l’émission Connaître la Suite, Richard Thibault affirmait qu’il n’y a rien d’incompatible entre les valeurs de l’ADQ est celles de la CAQ. Jean-Jacques Samson semble affirmer la même chose dans une récente chronique. En outre, il écrivait:

Les partis se rejoignent sur leurs orientations générales : la défense des libertés individuelles, la responsabilisation des citoyens, l’importance à donner à la famille et à l’éducation, l’aide aux plus démunis, le rôle de l’État, la question constitutionnelle à mettre sur la glace.

J’aimerais personnellement voir où M. Legault s’est affirmé grand défenseur des libertés personnelles, lui qui refuse catégoriquement toute participation du privé en santé, de même que pour la responsabilisation des citoyens. Quant à la question constitutionnelle, je ne serais pas surpris de voir le naturel péquiste de M. Legault revenir au galop puisqu’il recrute activement des péquiste désabusés. Mais pour mieux démontrer les incompatibilités, voyons d’abord comment les adéquistes eux-mêmes définissent leurs valeurs selon un document d’un de leurs groupes Facebook, qui fût adopté lors de leur dernier congrès:

Les valeurs de l’Action démocratique du Québec

Les valeurs de l’Action démocratique du Québec s’articulent autour des grands principes suivants.  Ces piliers orientent les gestes de l’Action démocratique du Québec. Ils se soutiennent les uns les autres et forment l’armature d’un Québec nouveau.

La liberté et les droits individuels

Nous défendons les droits et libertés individuels, tels le droit à la vie et à la sécurité, à la vie privée, la liberté de conscience, de religion, de pensée, d’opinion et d’expression (y compris la liberté de la presse et des autres moyens de communication), la liberté de réunion pacifique et d’association, le droit à la mobilité et le droit à la propriété privée et à son échange libre résultant d’un consentement volontaire.

La responsabilité de chaque citoyen

Nous croyons que la liberté et les droits individuels ont comme corollaire la responsabilité et les obligations individuelles. Des citoyens libres assument leurs obligations, la responsabilité de leurs choix et les conséquences de leurs actes sans s’attendre à ce que l’État ne le fasse à leur place.

La famille

Nous croyons que la famille est l’un des piliers de la société et l’une des façons par lesquelles les citoyens transmettent leurs valeurs.  La famille comprend les parents, les enfants et les aînés. Les droits et libertés des membres d’une famille doivent être protégés contre les intrusions gouvernementales cherchant à les restreindre.

La compassion envers les citoyens incapables de subvenir à leurs besoins

Il revient au citoyen de subvenir à ses propres besoins, à ceux de sa famille et à ceux des personnes qu’il a à sa charge. Nous croyons que l’État doit aider les plus démunis qui sont incapables de subvenir à leurs besoins. L’aide gouvernementale est bien ciblée et axée vers un retour graduel à l’autonomie lorsque cela est possible.

L’importance du secteur privé comme moteur de développement économique

Nous préconisons un système d’économie de marché et nous encourageons l’innovation entrepreneuriale qui en constitue le véritable moteur.  L’État n’a pas comme rôle de se substituer à l’entreprise privée.

Un rôle essentiel et bien défini pour l’État

Nous croyons que le rôle du gouvernement est essentiel mais nous ne croyons pas que l’étatisme soit une solution universelle.

L’État protège la liberté et les droits individuels, favorise l’égalité des opportunités et administre la justice.  Il intervient en cas de catastrophe naturelle, investit dans les infrastructures, favorise l’accès à l’éducation et la santé et, de concert avec la charité privée, assure un filet social aux citoyens les plus démunis qui sont inaptes au travail.

La réglementation établit les règles du jeu sans gérer les marchés dans leurs moindres détails et n’entrave pas un marché libre et florissant.  L’État évite de dispenser des privilèges et d’encourager la dépendance des individus et des entreprises.  Quand l’État doit agir pour ses membres, les ressources et le pouvoir décisionnel sont délégués aux organismes proches des bénéficiaires.

Pour remplir son rôle, l’État impose les citoyens à un niveau raisonnable qui ne décourage pas l’investissement et le travail. L’État gère les impôts des Québécois comme fiduciaire de biens publics.  Il s’assure que les finances publiques soient gérées de façon saine, que ses budgets soient équilibrés et que la dette du secteur public soit d’un niveau acceptable.  Il respecte l’équité intergénérationnelle.  Un État qui joue son rôle restreint la croissance de sa taille à celle de l’inflation et de la population.

Un État au service des Québécois

Nous croyons que les élus représentent d’abord leurs électeurs et qu’ils doivent les servir honnêtement, de façon éthique et pour l’intérêt de tous.  Leurs  obligations envers leurs électeurs priment celles envers leur parti politique.  Le gouvernement, les élus et les fonctionnaires sont en fonction pour d’abord desservir les Québécois.  Ils agissent de façon ouverte et transparente et sont redevables devant les citoyens.  Nous appuyons le principe de la primauté du droit qui fournit aux justiciables un rempart contre l’arbitraire de l’État.

 

Notre place au Canada et dans le monde

Nous croyons au plein exercice des droits et libertés constitutionnelles du Québec au sein du Canada.  Nous croyons que les Québécois doivent contribuer à un Canada uni et démocratique fondé sur une économie de marché et qu’ils peuvent affirmer leur identité au sein du Canada et du monde.  Nous croyons à un Québec ouvert et à des Québécois qui peuvent faire rayonner leurs talents à travers le monde.

 

Voilà pour les valeurs de l’ADQ, mais qu’en est-il de celles de la CAQ de M. Legault? Puisqu’il n’existe pour l’instant aucun document pour exprimer ces valeurs, permettez-moi de mettre en relief des déclarations de M. Legault pour en extrapoler ses valeurs.

 

  1.  François Legault a dit à la radio de Radio-Canada que le Québec a besoin d’un État fort. Les valeurs de l’ADQ penchent vers un état qui s’en tient à l’essentiel. « Moins d’État pour mieux gouverner » était le thème de son dernier congrès.
  2.  Dans la même entrevue radio, M. Legault a dit que les programmes sociaux au Québec, c’était « sacré ». Les valeurs de l’ADQ sont fondées sur la compassion mais aussi sur une aide gouvernementale bien ciblée et axée vers un retour graduel à l’autonomie lorsque cela est possible. Voilà qui devrait porter à réfléchir ceux qui croient que M. Legault pense vraiment à la responsabilisation des citoyens. Le Québec se dirige vers un mur et des choix difficiles seront à prendre quant au panier de services offerts par l’état québécois. Tous les adéquistes en sont conscients. S’il considère que ces services sont « sacrés », M. Legault sera-t-il l’homme de la situation quand ces choix difficiles nous seront imposés?
  3.  M. Legault veut mettre encore plus de restrictions aux choix des parents dans la langue d’éducation de leurs enfants. Les valeurs familiales de l’ADQ sont à l’effet que les droits et libertés des membres d’une famille doivent être protégés contre les intrusions gouvernementales cherchant à les restreindre.
  4.  La CAQ n’a aucun plan de réduction de la dette ou des impôts. M. Legault a même laissé entrouverte la possibilité de hausser les impôts. Les valeurs de l’ADQ promettent une gestion responsable des finances publiques, des budgets équilibrés et un endettement raisonnable.
  5.  Les valeurs de l’ADQ mettent de l’avant une responsabilisation des citoyens (présumément, çà inclut les citoyens corporatifs) et d’éviter de dispenser des privilèges qui encouragent la dépendance des entreprises. La CAQ propose de réduire les subventions aux entreprises mais ces réductions seront réorientées pour subventionner les entreprises en technologie. L’ADQ, elle, a adopté une proposition au conseil général de Trois-Rivières pour éliminer les subventions. De plus, M. Legault désire voir la Caisse de Dépôt et Placement jouer un rôle plus proéminent dans la promotion du Québec Inc, ce qui implique encore plus de BS corporatif et ce, en risquant le bas de laine des québécois.
  6.  M. Legault a dit qu’il était contre le privé en santé, ce qui brime les libertés individuelles des médecins et des patients et va à l’encontre du principe d’économie de marché.

En examinant les déclarations de François Legault dans divers médias, ont y trouve aussi des déclarations contradictoires, ce qui tend aussi à démontrer que M. Legault est prêt à dire tout et son contraire pour séduire les gens, donc pouvons-nous lui faire confiance s’il fait des concessions en vue de la fusion? Les reniera-t-il une fois le mariage consommé? Personnellement, je demeure sceptique et songeur.

Le Québec a encore besoin d’une voix représentant la droite dans l’arène politique. Une nouvelle formation ne pourrait qu’être marginale pendant plusieurs années. Une ADQ renouvelée et épurée de certains éléments pourrait cependant être cette voie. Si certains membres de l’ADQ préfèrent écouter le chant de sirène de François Legault, je suis perplexe à savoir pourquoi ils insistent pour saborder le parti. Croient-ils que sans eux, l’ADQ ne pourrait survivre? Croient-ils que le parti leur appartient et qu’ils peuvent en disposer comme ils veulent? Dans les médias, ils semblent tous dire que la fusion est un « done deal ».  La consultation des militants ne serait supposément qu’une formalité. J’espère cependant que les militants qui désirent vraiment un parti de droite se lèvent et prouvent que les analystes et les médias se trompent

Webinar: Enjeux Québec

 

XTRM Media en collaboration avec Le Prince Arthur Herald présentent

 Conférence-Web présentée par Jeff Plante en deux soirées

Mercredi et Jeudi les 7 et 8 décembre prochain

En vedette:

Un document circulerait disant que le programme de l’ADQ serait parfaitement compatible avec celui de la CAQ. Y a-t-il vraiment compatibilité?  Quelles sont les incompatibilités? Vous êtes à la place de Gerard Deltell, vous devez analyser les idées, que décideriez-vous?

Vaut-il la peine pour les gens de droite d’aller voter pour “sauver” l’ADQ de la fusion avec la CAQ?

En laissant aller l’ADQ avec la CAQ, est-ce que les droites ( fiscales, sociales, libertariennes) peuvent coopérer ensemble comme cela se fait ailleurs dans le monde?

Qu’est ce qui nous unit? Quelles sont nos valeurs communes?

INSCRIVEZ-VOUS TOUT DE SUITE LES PLACES SONT LIMITÉES

 

On s’inscrit ici pour la conférence de mercredi le 7 décembre avec Richard Décarie

On s’inscrit ici pour la conférence de jeudi le 8 décembre avec Adrien Pouliot

Pour plus de détails…

Une expérience intéressante

Ceci fait peut-être partie des légendes urbaines, mais le fond de l’histoire est quand même intéressant. Un peu comme dans la bible, parfois il faut des histoires et des alégories pour illustrer un point.

Il semble qu’un professeur en économie aurait dit qu’il n’a jamais fait échouer un seul étudiant mais qu’il avait fait échouer une classe au complet en leur prouvant que leur prémisse économique était fausse. 

En effet, les étudiants soutenaient Québec Solidaire en très grande partie et la plupart d’entre eux croyaient que tous devaient être égaux. Pas de très riches, pas de très pauvres. 

Il leur proposa l’expérience suivante. 
« Au cours du semestre, je ne changerai pas les travaux que j’avais prévus vous donner. Je ne changerai pas non plus le contenu de mes cours. Tout sera exactement comme j’avais prévu. Pour vous aider par contre, et je veux vraiment vous aider, je vais corriger les travaux de façon individuelle mais je vais donner à tous la moyenne de la classe. Conséquemment, personne n’aura de « A » mais personne ne va avoir de « F » non plus. »  

Les étudiants, tous majeurs en passant, ont voté et la majorité (qui était d’accord avec le prof) a gagné, assurée d’avoir au moins la note de passage. 

À la suite du premier test, chaque étudiant a reçu la note qu’il lui était allouée mais la moyenne accordée à la classe fût un « B ». Les étudiants qui avaient un « A » étaient en colère et les étudiants qui avaient un « D » étaient très satisfaient du résultat. 

Pour le deuxième exame, ceux qui avaient peu étudié étaient maintenant assurés que le système fonctionnait et étudièrent encore moins. Par contre, ceux qui avaient étudié pour leur « A » se sont dit qu’ils n’était pas plus fous et ont étudié moins. Le résultat est facile à prévoir. La moyenne du groupe et donc donnée à caque étudiant a été « D ». Au bord de l’échec. Tout le monde étaient en colère.

La moyenne du troisième examen fût un « F » – ÉCHEC! 

Le semestre avancait, et les notes n’augmentaient pas. Les étudiants blâmaient ceux qui avaient un un « A » au début, les « A » blâmaient les « D » de ne pas faire leur part et personne n’a essayé d’augmenter la moyenne en travaillant plus fort.
 
À leur grand désaroi, la moyenne du semestre pour tous a été un « F » et tous ont dû reprendre le cours d’économie. Facile de faire l’équivalence en termes économiques.

Le prof a concl;u son semestre ainsi:
« Le socialisme ne peut fonctionner comme modèle économique simplement parce que quand les bénéfices sont grands, chaque être humain va redoubler d’effort pour les atteindre. Par contre, quand le fruit de vos efforts est alloué à la masse, comme on l’a fait dans la classe, personne n’essaie d’en faire plus. »

Le professeur leur a prouvé par l’exemple.

Il leur a dit que de devoir reprendre un cours pendant un seul semestre était un très petit prix à payer relarivement à leur objectif de vouloir implanter le socialisme. 

« Mes chers amis, si vous ne retenez que ces principes de cette classe, j’aurais le goût de vous donner tous un « A ».

1. Il est impossible de passer des lois qui vont garantir que les pauvres doivent devenir prospères.

2. Ce qu’un personne reçoit sans faire d’effort, une autre personne a dû faire l’effort sans en recevoir le bénéfice. 

3. Il est impossible pour un gouvernement de donner à quelqu’un ce que ce même gouvernement n’a pas déjà pris de quelqu’un d’autre. 

4. Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant. 

5. Quand une grande partie d’un peuple croit fermement qu’elle n’a pas a travailler parce que quelqu’un va prendre soin d’eux et que ceux qui travaillent se rendent compte qu’il ne sert à rien de se fendre en quatre pour travailler parce que quelqu’un d’autre va recevoir les bénéfices de leur travail, c’est vraiment les amis le début de la fin.

Débat du jour: L’intimidation à l’école.

Depuis le suicide tragique de Marjorie Raymond la semaine dernière, le sujet de l’intimidation est revenu sur les écrans radars. Ce problème ne date pas d’hier. Je frise la cinquantaine et j’en ai moi-même été victime.  Seulement, alors qu’à mon époque, il était plus facile de fuir, temporairement du moins, ses tortionnaires, avec l’avènement des réseaux sociaux, la tâche est devenue beacoup plus ardue. Même les profs n’y échappent pas.

Devrait-on, comme certains les suggèrent, règlementer les médias sociaux? Ou devrait-on plutôt sensibiliser les parents à mieux encadrer les activités en ligne de leurs enfants? Devrait-on aussi serrer la vis à l’école sur ceux qui intimident les autre? Qu’en pensez-vous?

Débat: L’ADQ vaut-elle la peine d’être sauvée?

Comme vous le savez, l’ADQ a entamé des discussion en vue d’une fusion possible avec la Coalition Avenir Québec. Le porte-parole de l’ADQ a déclaré dans une entrevue à l’émission Connaître la Suite qu’il n’y a pas d’incompatibilités entre les valeurs de l’ADQ et de la CAQ. Beaucoup sont en désaccord. Tout accord de fusion devra être approuvée par les militants. Si elles est approuvée, l’électorat de droite se retrouvera encore orphelin. Est-ce que l’ADQ vaut la peine d’être sauvée?

Guide du parfait anti-capitaliste

Alors, vous êtes pro-intervention du gouvernement et vous détestez le capitalisme? En d’autres mots, vous êtes contre le libre-marché et les interactions volontaires entre humains? Alors voici une liste de ce que vous ne serez plus capables de faire :

  1. Acheter un ordinateur de bureau ou portable (Microsoft, Apple, Linux, etc.)

  2. Aller dans un centre commercial

  3. Acheter ou regarder la télévision, qui a été développée et produite par une compagnie privée, ni le câble de base qui survit grâce à la publicité (privée)

  4. Acheter  en ligne

  5. Utiliser  l’air climatisé

  6. Acheter votre épicerie dans une épicerie ou dans un supermarché

  7. Aller chez Wal-Mart ou dans des magasins-entrepôts pour acheter quoi que ce soit

  8. Investir en bourse

  9. Aller voir un film

  10. Acheter des produits inspectés par les laboratoires UL

  11. Acheter quelque forme d’assurance privée que ce soit (santé, feu, maison, etc.)

  12. Écouter quelque musique que ce soit, en CD ou en la téléchargeant

  13. Écouter quelque station de radio privée que ce soit

  14. Acheter un véhicule tout-terrain, une voiture ou une moto

  15. Utiliser les toilettes d’un magasin ou d’un centre commercial

  16. Postuler dans une université ou un collège privé

  17. Prendre un cours en ligne

  18. Acheter ou louez une maison construite ou inspectée par une compagnie privée

  19. Acheter un produit fait, produit ou assemblé en Chine, au Japon, à Taïwan ni dans aucun pays étranger

  20. Acheter de l’essence pour votre véhicule

  21. Utiliser les services de messagerie comme FedEx ou UPS

  22. Utiliser des application sur votre iPhone

  23. Ça inclut les téléphones cellulaires et les tracphones (cellulaire prépayé)

  24. Utiliser un médicament développé par quelque marque de grande compagnie que ce soit

  25. Engager un détective ou un procureur privé

  26. Donner de l’argent aux charités privées (Centraide, l’Armée du Salut, etc.)

  27. Déposer votre argent dans une banque commerciale ou contracter un prêt auprès de cette dernière

  28. Utiliser des cartes de crédit ou de débit privées

  29. Travailler pour un employeur privé

  30. Utiliser les journaux privés pour faire de la pub ou pour coordonner un commerce

  31. Lire un livre écrit ou publié par des auteurs et des éditeurs privés

  32. Porter ou acheter des vêtements ayant été produits par une compagnie privée

  33. Écouter les nouvelles météo à Météomédia ou dans une station de nouvelle

  34. Demander les services d’un hôpital vétérinaire

  35. Postuler pour un emploi avec des avantages pécuniaires ou pour un salaire au-delà du salaire minimum (9,65 $/h au Québec)

  36. Acheter de l’huile à chauffage ou bois pour vous chauffer

  37. Utiliser des livres de croissance personnelle ou des manuels d’instruction

  38. Tondre votre gazon avec une tondeuse

  39. Pratiquer un sport requérant des accessoires (ballon, balle, rondelle) ou des équipements protecteurs

  40. Utiliser un réfrigérateur ou un congélateur

  41. Utiliser un four ou un poêle

  42. Utiliser un puits artésien creusé par une compagnie privée

  43. Jouer à un jeu vidéo ou acheter une console de jeu

  44. Acheter un bijou miné, expédié, assemblé ou vendu par une compagnie privée

  45. Acheter quelque forme de correction visuelle (lunettes, verres, lentilles cornéennes, etc) que ce soit

  46. Regarder un film produit à Hollywood

  47. Utiliser les services d’un orthodondiste

  48. Utiliser une horloge ou une montre pour connaître le temps

  49. Utiliser un téléphone, avec ou sans fil

  50. Aller manger dans un restaurant privé

  51. Visiter les parcs d’attractions

  52. Utiliser les services d’organismes de charité privés ou d’églises si vous avez besoin d’aide

  53. Utiliser un manège (genre carrousel)

  54. Utiliser une bicyclette

  55. Acheter un panneau solaire ou toute forme « d’énergie verte » développée par une compagnie privée

  56. Aller dans salon de coiffure, dans un spa ou dans un salon de manucure

  57. Utiliser un engrais, un rotoculteur ou des semences génétiquement modifiées

  58. Acheter ou utiliser une caméra ou quelque forme de photographie que ce soit

  59. Devenir riche en produisant un bien ou un service ayant une valeur pour qui que ce soit

  60. Venir vous plaindre quand les conséquences inattendues de l’intervention du gouvernement dans la santé, l’éducation, les finances, l’énergie, le travail, etc., se font sentir

 

En fait, nous avons le style de vie que nous méritons. Sans les mécanismes du marché et la division du travail, nous vivrions dans un monde différente et nettement moins agréable. Le Canada serait un pays du Tiers-Monde. Moins nous sommes libres pour prospérer, moins nous obtenons en retour. Les Canadiens sont très libres aujourd’hui; nous sommes au 6e rang sur 179 pays évalués de l’Indice de libertés économique de la Heritage Foundation1; le Venezuela, Cuba et la Corée du Nord sont respectivement 175e, 177e et 179e. Les interventionnistes nous mentent quand ils disent que le libre-marché marché ne fonctionne pas et qu’il faut plus de contrôle de l’État dans nos vies. Ils veulent ainsi affaiblir la division du travail et notre style de vie. Alors la prochaine fois que vous vous opposerez au capitalisme – et aux échanges mutuellement avantageux – et que vous le taxerez « d’avarice », de « mal » et comme « ne profitant qu’aux riches », rappelez-vous de cette citation de Milton Friedman :

 

« L’Histoire est absolument sans équivoque. Jusqu’à présent, aucun moyen pouvant améliorer autant le sort des gens ordinaires n’arrive à la cheville des moyens de production libérés par un système de libre-marché… La planète fonctionne grâce aux gens qui poursuivent leur intérêt personnel. Les grandes découvertes de notre civilisation ne sont pas venues des gouvernements ni de ses bureaucrates. »

 

Inspiré de http://slulibertarians.tumblr.com/post/8875743503/60-things-not-to-do-if-you-hate-the-free-market

Débat: Doit-on permettre les décorations de Noël dans les édifices publics?

Aujourd’hui, j’inaugure une nouvelle section qui, je l’espère, sera très populaire. Périodiquement, je vais prendre un sujet d’actualité et vous demander ce que vous en pensez. Je vous invite donc en grands nombres à prendre part au débat.

Cette semaine nous avons eu une controverse sur l’installation de sapins et autres décorations de Noël dans les édifices de Services Canada. Un haut fonctionnaire a émis la directive interdisant l’installation de décorations de Noël dans ces édifices, de peur d’offenser certaines minorités.

Certains diront que dans une société pluraliste comme la nôtre, il faut réaffirmer la séparation de l’état et de la religion en bannissant tout symbole religieux de l’espace public. D’autre part, certaines fêtes comme Noël peuvent-elles être considérée comme faisant partie du domaine de la tradition, malgré leur origine religieuse? Qu’en pensez-vous? Devrait-on permettre les décorations de Noël dans les édifices publics?

Dans le but de promouvoir un débat honnête. Seul les commentaires signés seront acceptés.

La Règle du dix pour cent revue et corrigée par Éric de la Noüe

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Image: La Première Minute


 

Êtes-vous fatigué de vous faire avoir dans vos relations personnelles?

Une vieille règle de police pourrait changer votre vie

 

Arrêtez-vous un moment et faites l’inventaire des trucs de croissance personnelle que vous avez utilisés cette semaine. La liste est courte, n’est-ce pas? Et parmi eux, combien sont les mêmes que vous avez employés l’an dernier ou l’année d’avant? Zéro.

Et les perles de sagesse du moment remplacent celles d’hier, et on s’installe un soir avec un ouvrage à la mode qu’on annote en faisant des oh et des ah l’air pensif. Éclairé. Du dernier Oprah, Docteur Phil ou autre itération sur une télé près de notre divan, on se rappelle rarement les solutions servies aux invités. Ce dont on se rappelle avant tout, c’est du sentiment de bien-être, d’avoir partagé une quelconque catharsis et un sentiment d’espoir – un sentiment dont la force s’évanouit malheureusement une fois le téléviseur éteint, la page tournée. Revenez demain, même heure, même poste, ou commandez notre nouvel ouvrage: Comment vaincre la procrastination, tome huit.

Aujourd’hui, j’aimerais vous faire un cadeau tout simple, une règle capable de faire la différence dans votre vie, jour après jour jusqu’au dernier. Elle a le pouvoir de redéfinir toutes les relations que vous entretenez avec les autres parce qu’elle changera à la fois votre façon de les voir et votre perception de comment eux vous voient.  

C’est l’histoire d’une vieille règle de policier. Elle gouverne leur façon de regarder les autres. C’est la règle du dix pour cent.

Commençons par la fin.

A) Dix pour cent des gens que vous rencontrez n’essaieront jamais de profiter de vous, que vous leur en laissiez la chance ou non.

B) Quatre-vingts pour cent n’essaieront jamais de profiter de vous si vous ne leur en laissez pas la chance.

C) Dix pour cent des gens essaieront de profiter de vous, même si vous ne leur en laissez pas la chance.

C’est compris?

Bien sûr, selon la situation, le mot profiter peut être remplacé par arnaquer, voler, manipuler, utiliser, etc.

Certaines gens sont des saints, la majorité sujette à la tentation, et une minorité des salauds. Pensez à ces petits vols au travail: sacs de poubelles, stylos et papier. Et rappelez-vous que la nature humaine ne change que rarement, particulièrement quand elle est à son pire. Pensez à tous ces vilains à qui vous avez fait du bien.

Êtes-vous de ces gens beaux dans leur cœur? Êtes-vous un de ces optimistes de la nature humaine qui aiment donner?

Vous êtes merveilleux.

Après tout, c’est quatre-vingt-dix pour cent de la race humaine qui en vaut la peine. Mais à gaspiller son temps son énergie à aider des profiteurs, c’est autant de bonnes gens que vous n’aiderez pas.

Et, une fois le citron pressé, vous courrez le risque de vous voir entraîné vers l’abîme. Parce que tout ce qui traîne se salit et que, si le bonheur ça s’attrape, rien n’est plus contagieux que les sentiments négatifs. Bien sûr, par sentiments négatifs je ne fais pas référence à ces moments de peine ou de doute qui nous affligent tous pendant ou à la suite de certaines épreuves. Les partager fait tant de bien et c’est une autre facette de l’entraide. Non, je pense à ces gens avec le nuage noir au-dessus de leur tête, ceux qui ne veulent le voir disparaître pour aucune considération et insistent pour qu’il se mette à pleuvoir sur vous.

Je voulais vous mettre en garde contre les profiteurs. Je vous mets aussi en garde contre ces prisonniers de leurs démons qui veulent vous enfermer dans leur cellule.

Révisons la règle avec ce nouveau paradigme:

A) Dix pour cent des gens que vous rencontrez n’essaieront jamais de profiter de vous, que vous leur en laissiez la chance ou non.

B) Quatre-vingt pour cent n’essaieront jamais de profiter de vous si vous ne leur en laissez pas la chance.

C) Dix pour cent des gens essaieront de profiter de vous, même si vous ne leur en laissez pas la chance.

D) Parmi chacune des ces trois catégories, vous allez rencontrer des gens qui, parce qu’eux ont perdu espoir, sont convaincus qu’il devrait en être de même pour vous.

Vous avez maintenant une clé. Je ne vous ai pas livré le secret d’identifier qui est qui. À vous de faire votre propre réflexion et d’exercer votre regard.

Voilà, c’est fini.

Le chapitre précédent, éventuellement. Rire, ajoutez ma page d’accueil à vous signets et revenez plus tard.

Je vous aime.

 

Éric de la Noüe

 

© 2011, Éric de la Noüe. Tous droits réservés.

Commentaires: eric@lapremiereminute.ca

Adresse à tweeter: wp.me/p1Ge6d-1sF

 

NOTES

JE VOUS AIME?        

Pour les gens qui m’ont découvert à travers mes trois premiers textes parus dans Contrepoids, la différence de ton de celui-ci leur semblera radicale. Mais quand je ne fais pas dans le commentaire politique ou social, j’écris aussi sur les conflits intérieurs et le bonheur.

Mes autres textes dans Contrepoids sont ici.

PSYCHOLOGIE SOCIALE ET POLITIQUE

Je viens de publier un autre texte qui devrait intéresser ceux qui luttent contre le gouvernemaman:

La confiance aux gouvernements engendre la dépendance: une étude en psychologie sociopolitique nous aide à mieux comprendre le bonheur des ruminants

Pour en finir avec le Gouvernemaman : le début d’une réflexion intéressante

Cinq ans après avoir produit son célèbre pamphlet L’Illusion tranquille, une sévère critique du supposé « modèle québécois » (qui n’a reçu aucune subvention), Joanne Marcotte récidive avec un livre, Pour en finir avec le Gouvernemaman. Bien que les libertariens risquent de rester sur leur faim, les personnes qui se questionnent sur la pertinence de l’intervention des gouvernements dans nos vies seront ravis de trouver une « citoyenne engagé qui tente tout simplement de comprendre le Québec qu’elle habite et qui ne s’y reconnaît pas », probablement comme plusieurs d’entre vous. Écrit dans un français facile à comprendre et accompagné de nombreuses références passées et présentes, le livre se dévore avec appétit.

 

Les jovialistes à la Jean-François Lisée, qui affirme que la dette n’est pas « si pire »1, risque de broyer du noir. En effet, le portrait que trace Mme Marcotte du Québec est très sombre, mais (malheureusement) ô combien réaliste. Presque à chaque page, on s’aperçoit que le Québec moderne ressemble à peu près à ceci : une société où les citoyens ont presque complètement abandonné leurs responsabilités au gouvernemaman, ce Léviathan qui vise à assurer notre bien, voire même nous protéger de nous-mêmes. Pensons seulement à cette déclaration de Claude Castonguay, qui voulait imposer un RÉER (épargne retraite) parce que les gens ne connaissent pas assez bien l’épargne… Même si c’était vrai, force est de constater que ce comportement est plutôt rationnel, voir même encouragé dans notre société. En effet, dans une citation indirecte de Ludwig Von Mises – elle m’a avoué ne pas connaître l’École autrichienne –, l’auteure rappelle que les sociale-démocraties ont tout dans les bonnes intentions, rien dans le calcul des couts économiques de leurs actions. Cela explique pourquoi les plus grands consommateurs de médicaments – les gens âgés, à hauteur de 60 % – ne paient que 38 % de la facture.

 

La déresponsabilisation tranquille ne touche pas seulement les citoyens. Elle ne manque pas au passage de dénoncer vivement les entreprises qui profitent des plus généreuses subventions et des programmes d’aide les plus nombreux au Canada. En fait, selon ses recherches, il pourrait y avoir, d’ici 2018, un programme d’aide pour chaque trois nouveaux entrepreneurs! Elle affirme, avec raison, que ces entreprises font de la concurrence déloyale. Et elles n’ont pas intérêt à ce que ça change; après tout, elles sont bien au chaud dans leur duvet doré aux frais de la princesse (les contribuables).

 

Cette superstructure est supportée par des petits groupes de pression bien organisés, notamment les syndicats. Cette minorité bien organisée – contrairement à la majorité rationnellement silencieuse2 – se mobilise à la moindre attaque de leurs privilèges. Rappelez-vous un peu les journées de perturbations organisées suite aux promesses du gouvernement Charest de faire un peu de ménage dans l’administration … Suite à ces manifestations, tel qu’on le mentionnait aussi dans L’Illusion tranquille, le gouvernement est rentré dans les rangs afin de préserver « la paix sociale ». Résultat : il y a encore plus de fonctionnaires dans le gouvernement et de cadres dans le domaine de la santé que jamais auparavant. Comme chaque mesure ne coutent « que » quelques sous par électeurs, la majorité n’a pas intérêt à protester…

 

Et afin de taire les critiques du sacro-saint « modèle » québécois, on se charge sur-le-champ de dénigrer quiconque ose le remettre en question. On n’a qu’à penser à l’accueil réservé à cet article de Macleans’, qui accusait le Québec d’être la province la plus corrompue – on se rend compte que c’est vrai – ou à cette sortie du député fédéral de Beauce Maxime Bernier qui osait affirmer l’évidence, soit que le Québec est un enfant gâté (par la péréquation) et qu’il en demande toujours plus.

 

Des solutions intéressantes, mais qui ne vont pas assez loin

 

Après une impressionnante collection de constatations et de critiques toutes plus justes les unes que les autres, Joanne Marcotte termine son livre sur un rêve : à quoi pourrait ressemble son Québec idéal en 2025. Elle y présente des idées audacieuses qui vont très certainement à contre-courant des idées de notre intelligentsia : déréglementation du transport en commun, abolition des commissions scolaires et des agences de santé (ce qui donne plus d’autonomies aux établissements), fin du corporatisme syndical dans les écoles et un retour massif des exilés, pour ne nommer que ces points.

 

Toutefois, son programme ne va pas assez loin. En effet, bien que le Québec de Joanne Marcotte embrasse plus de libre-marché, il ne le fait pas assez. Elle semble sous-entendre que les monopoles publics (Hydro-Québec, Loto-Québec, SAQ) existent encore. Ainsi, l’électricité locale continue d’être vendue à perte, le gouvernement continue de monopoliser le jeu et s’approprier les profits pour s’engraisser, et l’alcool continue d’être vendue plus chère qu’en Alberta, sans compter des employés surpayés pour du commerce de détail. Ensuite, bien qu’elle limite l’octroi de fonds publics, elle continue de supporter les subventions culturelles pour compenser la petitesse du marché. Je dois m’inscrire en faux contre cette affirmation. Si quelque chose ne peut survivre sans aide gouvernementale, alors ça ne mérite pas de vivre. Après tout, Gilles Vigneault, Pauline Julien, ou même Gabrielle Roy et Félix Leclerc ont commencé leur carrière sans aide gouvernementale, et ils s’en sont très bien tiré! Si on a confiance en notre produit, que ce soit un meuble ou un poème, alors il se vendra. Enfin, elle mentionne souvent que l’État s’est grandement éloigné de ses missions essentielles… quelles sont-elles? Elle n’en parle pas.

 

Malgré tout, je recommande chaudement ce livre. Peu de personne ont le courage qu’a eu Joanne Marcotte d’exposer au grand jour ce qui va mal au Québec. Et elle n’épargne personne : syndicats, artistes, politiciens, une culture apparemment généralisée de déresponsabilisation et de no-fault … Heureusement, si l’on peut se fier aux sondages qu’elle cite, les gens, et particulièrement les générations X (1960-1979) et Y (1980-1999), se rendent compte que l’on ne peut plus se permettre de rouler en Cadillac alors qu’on ne peut se payer qu’une Lada. Puisse Pour en finir avec le Gouvernemaman inspirer d’autres auteurs, et peut-être même des politiciens, afin que le Québec puisse finalement se sortir des bas-fonds des statistiques économiques!

2BÉLANGER, Gérald. L’Économique de la santé et l’État providence, Les Éditions Vara, Montréal, Québec, 2005, p.141-142

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