La Règle du dix pour cent revue et corrigée par Éric de la Noüe

Image: La Première Minute


 

Êtes-vous fatigué de vous faire avoir dans vos relations personnelles?

Une vieille règle de police pourrait changer votre vie

 

Arrêtez-vous un moment et faites l’inventaire des trucs de croissance personnelle que vous avez utilisés cette semaine. La liste est courte, n’est-ce pas? Et parmi eux, combien sont les mêmes que vous avez employés l’an dernier ou l’année d’avant? Zéro.

Et les perles de sagesse du moment remplacent celles d’hier, et on s’installe un soir avec un ouvrage à la mode qu’on annote en faisant des oh et des ah l’air pensif. Éclairé. Du dernier Oprah, Docteur Phil ou autre itération sur une télé près de notre divan, on se rappelle rarement les solutions servies aux invités. Ce dont on se rappelle avant tout, c’est du sentiment de bien-être, d’avoir partagé une quelconque catharsis et un sentiment d’espoir – un sentiment dont la force s’évanouit malheureusement une fois le téléviseur éteint, la page tournée. Revenez demain, même heure, même poste, ou commandez notre nouvel ouvrage: Comment vaincre la procrastination, tome huit.

Aujourd’hui, j’aimerais vous faire un cadeau tout simple, une règle capable de faire la différence dans votre vie, jour après jour jusqu’au dernier. Elle a le pouvoir de redéfinir toutes les relations que vous entretenez avec les autres parce qu’elle changera à la fois votre façon de les voir et votre perception de comment eux vous voient.  

C’est l’histoire d’une vieille règle de policier. Elle gouverne leur façon de regarder les autres. C’est la règle du dix pour cent.

Commençons par la fin.

A) Dix pour cent des gens que vous rencontrez n’essaieront jamais de profiter de vous, que vous leur en laissiez la chance ou non.

B) Quatre-vingts pour cent n’essaieront jamais de profiter de vous si vous ne leur en laissez pas la chance.

C) Dix pour cent des gens essaieront de profiter de vous, même si vous ne leur en laissez pas la chance.

C’est compris?

Bien sûr, selon la situation, le mot profiter peut être remplacé par arnaquer, voler, manipuler, utiliser, etc.

Certaines gens sont des saints, la majorité sujette à la tentation, et une minorité des salauds. Pensez à ces petits vols au travail: sacs de poubelles, stylos et papier. Et rappelez-vous que la nature humaine ne change que rarement, particulièrement quand elle est à son pire. Pensez à tous ces vilains à qui vous avez fait du bien.

Êtes-vous de ces gens beaux dans leur cœur? Êtes-vous un de ces optimistes de la nature humaine qui aiment donner?

Vous êtes merveilleux.

Après tout, c’est quatre-vingt-dix pour cent de la race humaine qui en vaut la peine. Mais à gaspiller son temps son énergie à aider des profiteurs, c’est autant de bonnes gens que vous n’aiderez pas.

Et, une fois le citron pressé, vous courrez le risque de vous voir entraîné vers l’abîme. Parce que tout ce qui traîne se salit et que, si le bonheur ça s’attrape, rien n’est plus contagieux que les sentiments négatifs. Bien sûr, par sentiments négatifs je ne fais pas référence à ces moments de peine ou de doute qui nous affligent tous pendant ou à la suite de certaines épreuves. Les partager fait tant de bien et c’est une autre facette de l’entraide. Non, je pense à ces gens avec le nuage noir au-dessus de leur tête, ceux qui ne veulent le voir disparaître pour aucune considération et insistent pour qu’il se mette à pleuvoir sur vous.

Je voulais vous mettre en garde contre les profiteurs. Je vous mets aussi en garde contre ces prisonniers de leurs démons qui veulent vous enfermer dans leur cellule.

Révisons la règle avec ce nouveau paradigme:

A) Dix pour cent des gens que vous rencontrez n’essaieront jamais de profiter de vous, que vous leur en laissiez la chance ou non.

B) Quatre-vingt pour cent n’essaieront jamais de profiter de vous si vous ne leur en laissez pas la chance.

C) Dix pour cent des gens essaieront de profiter de vous, même si vous ne leur en laissez pas la chance.

D) Parmi chacune des ces trois catégories, vous allez rencontrer des gens qui, parce qu’eux ont perdu espoir, sont convaincus qu’il devrait en être de même pour vous.

Vous avez maintenant une clé. Je ne vous ai pas livré le secret d’identifier qui est qui. À vous de faire votre propre réflexion et d’exercer votre regard.

Voilà, c’est fini.

Le chapitre précédent, éventuellement. Rire, ajoutez ma page d’accueil à vous signets et revenez plus tard.

Je vous aime.

 

Éric de la Noüe

 

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NOTES

JE VOUS AIME?        

Pour les gens qui m’ont découvert à travers mes trois premiers textes parus dans Contrepoids, la différence de ton de celui-ci leur semblera radicale. Mais quand je ne fais pas dans le commentaire politique ou social, j’écris aussi sur les conflits intérieurs et le bonheur.

Mes autres textes dans Contrepoids sont ici.

PSYCHOLOGIE SOCIALE ET POLITIQUE

Je viens de publier un autre texte qui devrait intéresser ceux qui luttent contre le gouvernemaman:

La confiance aux gouvernements engendre la dépendance: une étude en psychologie sociopolitique nous aide à mieux comprendre le bonheur des ruminants

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