Une expérience intéressante

Ceci fait peut-être partie des légendes urbaines, mais le fond de l’histoire est quand même intéressant. Un peu comme dans la bible, parfois il faut des histoires et des alégories pour illustrer un point.

Il semble qu’un professeur en économie aurait dit qu’il n’a jamais fait échouer un seul étudiant mais qu’il avait fait échouer une classe au complet en leur prouvant que leur prémisse économique était fausse. 

En effet, les étudiants soutenaient Québec Solidaire en très grande partie et la plupart d’entre eux croyaient que tous devaient être égaux. Pas de très riches, pas de très pauvres. 

Il leur proposa l’expérience suivante. 
« Au cours du semestre, je ne changerai pas les travaux que j’avais prévus vous donner. Je ne changerai pas non plus le contenu de mes cours. Tout sera exactement comme j’avais prévu. Pour vous aider par contre, et je veux vraiment vous aider, je vais corriger les travaux de façon individuelle mais je vais donner à tous la moyenne de la classe. Conséquemment, personne n’aura de « A » mais personne ne va avoir de « F » non plus. »  

Les étudiants, tous majeurs en passant, ont voté et la majorité (qui était d’accord avec le prof) a gagné, assurée d’avoir au moins la note de passage. 

À la suite du premier test, chaque étudiant a reçu la note qu’il lui était allouée mais la moyenne accordée à la classe fût un « B ». Les étudiants qui avaient un « A » étaient en colère et les étudiants qui avaient un « D » étaient très satisfaient du résultat. 

Pour le deuxième exame, ceux qui avaient peu étudié étaient maintenant assurés que le système fonctionnait et étudièrent encore moins. Par contre, ceux qui avaient étudié pour leur « A » se sont dit qu’ils n’était pas plus fous et ont étudié moins. Le résultat est facile à prévoir. La moyenne du groupe et donc donnée à caque étudiant a été « D ». Au bord de l’échec. Tout le monde étaient en colère.

La moyenne du troisième examen fût un « F » – ÉCHEC! 

Le semestre avancait, et les notes n’augmentaient pas. Les étudiants blâmaient ceux qui avaient un un « A » au début, les « A » blâmaient les « D » de ne pas faire leur part et personne n’a essayé d’augmenter la moyenne en travaillant plus fort.
 
À leur grand désaroi, la moyenne du semestre pour tous a été un « F » et tous ont dû reprendre le cours d’économie. Facile de faire l’équivalence en termes économiques.

Le prof a concl;u son semestre ainsi:
« Le socialisme ne peut fonctionner comme modèle économique simplement parce que quand les bénéfices sont grands, chaque être humain va redoubler d’effort pour les atteindre. Par contre, quand le fruit de vos efforts est alloué à la masse, comme on l’a fait dans la classe, personne n’essaie d’en faire plus. »

Le professeur leur a prouvé par l’exemple.

Il leur a dit que de devoir reprendre un cours pendant un seul semestre était un très petit prix à payer relarivement à leur objectif de vouloir implanter le socialisme. 

« Mes chers amis, si vous ne retenez que ces principes de cette classe, j’aurais le goût de vous donner tous un « A ».

1. Il est impossible de passer des lois qui vont garantir que les pauvres doivent devenir prospères.

2. Ce qu’un personne reçoit sans faire d’effort, une autre personne a dû faire l’effort sans en recevoir le bénéfice. 

3. Il est impossible pour un gouvernement de donner à quelqu’un ce que ce même gouvernement n’a pas déjà pris de quelqu’un d’autre. 

4. Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant. 

5. Quand une grande partie d’un peuple croit fermement qu’elle n’a pas a travailler parce que quelqu’un va prendre soin d’eux et que ceux qui travaillent se rendent compte qu’il ne sert à rien de se fendre en quatre pour travailler parce que quelqu’un d’autre va recevoir les bénéfices de leur travail, c’est vraiment les amis le début de la fin.

Soyez sympa! Partagez!

13 réflexions au sujet de « Une expérience intéressante »

  1. Vraiment un bon exemple pour faire pêter la bulle idéaliste des jeunes qui se font endoctriner par notre système d’éducation public.

  2. Moi je connais aussi une légende du genre.

    C’est l’histoire d’une classe dans un cours d’économie. Après avoir fait passer un petit sondage à la classe, le professeur s’est rendu compte qu’une forte majorité appuyait Québec Solidaire, possiblement le parti politique sérieux le plus à gauche au Québec.

    Un peu surpris que sa classe était aussi conne, et se disant que l’opinion avait sa place dans la salle de classe, il leur proposa l’expérience suivante :
    « Au cours du semestre, je ne changerai pas les travaux que j’avais prévus vous donner. Je ne changerai pas non plus le contenu de mes cours. Tout sera exactement comme j’avais prévu. Pour vous aider par contre, et je veux vraiment vous aider, je vais corriger les travaux de façon individuelle mais je vais donner à tous la moyenne de la classe. Conséquemment, personne n’aura de « A » mais personne ne va avoir de « F » non plus. »

    Visiblement, le professeur n’avait jamais donné d’importance au concept de neutralité axiologique de Max Weber.

    Un premier examen passa, et le professeur, comme il l’avait dit, corrigea un à un les examens de tous les élèves de la classe. La moyenne attribuée au groupe fut alors un très acceptable B. La majorité de la classe était contente.

    À l’examen suivant, les élèves redoublèrent d’effort, ayant compris que de se donner un petit coup de pied dans le cul à soi-même bénéficiait à tout le monde. Et oui, un effort individuel dont les dividendes profitent directement au reste du groupe! Bref, la moyenne de cet examen fut B+… et le groupe se retrouva encore plus heureux qu’après avoir reçu le résultat du dernier exam.

    Les étudiants comprirent alors un phénomène très simple : s’ils commençaient à s’entraider entre eux, forcément que la moyenne de la classe allait à son tour augmenter. C’est ainsi que ceux qui saisissaient parfaitement la matière, dans le soucis de voir la note du groupe s’améliorer, commencèrent à aider les moins bons. En expliquant la matière, les plus habiles l’intégrèrent encore plus facilement, et les moins bons eux, commencèrent à développer des aptitudes dans le sujet étudié.

    Troisième examen : Moyenne A. La classe jubile et comprend que c’est par la coopération qu’on peut s’élever tous ensembles.

    À la fin de la session, tout le monde passa le cours haut la main. Le professeur commença à vomir, étant tellement persuadé que son statut de professeur lui proférait le savoir absolu… il avait eu tort!

    FIN.

    Messemble que je l’aime ma légende.

    1. Pour Monsieur « Rock Machine »

      Vraiment?

      Cela dit,

      Je vous salue. Le moins qu’on puisse dire, c’est que je suis en total désaccord avec votre argumentaire. Par contre, il est cohérent et clairement exprimé. Il mérite mon respect. Merci de contribuer au débat, parce que la meilleure défense contre une idée est une autre idée. À tous être d’accord sur le sexe des anges, nous n’irions pas loin en tant que société.

      Quant à le présenter anonymement, je respecte ça aussi. En fait, je ne voudrais pas faire ma Germaine, mais à moins de VRAIMENT connaître la différence entre un Panhead et un Knucklehead, peut-être est-il préférable que vous continuiez à commenter sur une base anonyme.

      Vous y refléchirez.

      Je trouve que vous avez du talent, Monsieur. Sincèrement. Je ne me paye pas votre tête, là. C’est pour cette raison que je viens de prendre un peu de temps avec vous un samedi midi de tranquille. Mon café est excellent.

      J’aimerais soumettre à votre réflexion une lecture… intéressante, La Ferme des animaux, de George Orwell. La morale de l’histoire? Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres.

      C’est la nature humaine, parce que La Bête n’est jamais loin. C’est cette même nature qui rend les utopies si dangereuses et, dans un tel contexte, gauche, droite, on s’en tape. Nous devrions tous avoir peur des utopies quelles qu’elles soient.

      ‘Fais que, merci d’être là et bonne réflexion.

      Éric de la Noüe

      http://www.contrepoids.com/author/cesmoa29652

      LÉGENDE SUR WIKIPÉDIA

      « Dans ce genre de littérature, la précision historique passe au second plan par rapport à l’intention spirituelle (dans l’hagiographie) ou morale. »

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Légende

      PANHEAD ET KNUCKLEHEAD

      http://en.wikipedia.org/wiki/Panhead

      http://en.wikipedia.org/wiki/Harley-Davidson_Knucklehead_engine

      LA FERME DES ANIMAUX

      http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ferme_des_animaux

      CHEZ ARCHAMBAULT :

      http://bit.ly/sreEtk

      À LA LIBRAIRIE PANTOUTE :

      http://bit.ly/tvBDtg

      CHEZ RENAUD-BRAY :

      http://bit.ly/trgfJC

  3. Et si un leader avait fait réaliser au monde qu’ils devaient tous travailler fort? Certain qu’il y aurait eu des profiteurs: et si ces profiteurs (ceux qui ont E) étaient étalés au grand jour et qu’ils coulaient le cours automatiquement.

    Dans le système de cette expérience, on encourage la paresse. Le vrai socialisme ne serait-il pas d’encourager ni le succès ni la paresse?

    À noter: je ne suis pas pro-socialisme.

  4. C’est une bien belle histoire. Mais j’aurais un autre scénario que j’aimerais tester, j’aimerais faire l’expérience inverse.

    Et si par exemple, les élèves étaient de fervent défenseur des libertés économiques, de la non-intervention de l’état dans le système économique ? On pourrait, par exemple, imaginer que le professeur s’exprime ainsi :  » Comme la moyenne de mes classes est habituellement de 70 % et que vous êtes 10 élèves, je vais distribuer 700 points durant la session. L’élève qui n’aura pas travaillé et qui aura la moins bonne note n’aura pas de point, et les autres auront un pourcentage de ces points dépendamment de leur position par rapport aux autres élèves du groupe. »

    Bien sûr, liberté oblige, aucun règlement n’encadrait les élèves. Je crois pour ma par que l’on pourrait assister à de drôle de pratique; des élèves donnant de fausses informations sur la matière, etc..

    Je ne suis pas d’accord avec les idées de Québec solidaire, je ne suis pas d’accord non plus avec la plupart des idéaux de droites que vous véhiculez sur votre site. Je crois simplement que les hommes vont toujours chercher à combler leurs besoins avant ceux des autres, s’ils pensent aux autres… Que l’on soit de gauche ou de droite, peu importe, les hommes vont toujours trouver le moyen d’abuser du système, et des autres.

    1. @ Samuel

      Et si par exemple, les élèves étaient de fervent défenseur des libertés économiques, de la non-intervention de l’état dans le système économique ? On pourrait, par exemple, imaginer que le professeur s’exprime ainsi : » Comme la moyenne de mes classes est habituellement de 70 % et que vous êtes 10 élèves, je vais distribuer 700 points durant la session. L’élève qui n’aura pas travaillé et qui aura la moins bonne note n’aura pas de point, et les autres auront un pourcentage de ces points dépendamment de leur position par rapport aux autres élèves du groupe. »

      Bien sûr, liberté oblige, aucun règlement n’encadrait les élèves. Je crois pour ma par que l’on pourrait assister à de drôle de pratique; des élèves donnant de fausses informations sur la matière, etc..

      Je crois que tu as un faux concept de ce qu’est la liberté. Ce n’est pas vivre sans règles, ce n’est pas le far west, ce n’est pas la loi de la jungle. La liberté c’est l’absence de coercition. Un libertarien ne peut pas ne pas se préoccuper des autres parce que pour faire respecter ses droits et libertés, il faut aussi respecter ceux des autres. Il faut donc forcément qu’il y ait des règles. Ce que les libertariens veulent cependant, c’est limiter ces règles à l’essentiel pour protéger les droits et libertés, non pas faire de la ré-ingénierie sociale comme Québec Solidaire.

      Quant à ton exemple, la compétition normale donne le même résultat et il n’y aurait aucun besoin de collusion ou de fausses information ou de quelconque pratique louche. Ceux qui ne veulent pas travailler auront toujours une faible note et ceux qui travaillent en auront toujours une bonne. Quand on est rendu au Cegep ou à l’Université et qu’on a besoin que les plus forts nous aident à obtenir une note de passage, c’est qu’on est peut-être pas dans la bonne concentration et qu’il faudrait considérer un autre choix de carrière. L’école est un endroit ou nous allons pour nous préparer à une carrière, ce n’est pas un endroit pour juste user son fond de culotte. Nous ne sommes pas tous nés avec les mêmes talents et c’est très bien ainsi. Même si on a pas les aptitudes d’être un médecin, on peut faire un excellent mécanicien et c’est tout aussi utile à la société en général que d’être médecin.

      En finissant, le point de l’article était de faire une démonstration concrète des effets pervers de la redistribution de la richesse. Ce qu’on observe dans la classe est exactement ce qui se passe dans des sociétés socialistes: la pauvreté universelle (à part pour la clique dirigeante, bien sûr). Tous les animaux sont égaux, mais certains animaux le sont plus que d’autres, comme disait Orwell.

      1. @ Philippe David

        Je suis ingénieur électrique, et je sais que si tous penserais ainsi (qu’il vaut mieux changé de domaine si on ne réussi pas seul), il n’y aurait pas d’ordinateur aujourd’hui pour que nous ayons cette conversation. Le savoir et la connaissance sont un bien collectif qui ce transmet et ce partage, si ce n’était pas le cas, il serait impossible pour un homme seul de construire les merveilles d’ingénierie tel les ponts, les les barrages hydro-électrique ou un réseau aussi complexe qu’internet.

        Les hommes vivent en société, car depuis toujours, il a été profitable pour chaque homme de vivre avec ses paires, parce que, comme vous le dites, chacun a ses compétence. Je crois que nous sommes d’accord sur ce point. Un élève peut être bon dans ce cours d’économie, mais pourtant, il peut avoir besoins d’aide dans un cours de droit des affaires, qui fait partie des programmes de bac en administration. Chacun aide et ce fait aider.

        Ce que je voulais exprimer, et que je mi suis mal pris je crois, est que le résultat d’une telle expérience dépend des valeurs véhiculées par les membres du groupes.

        De toute manière, comme je l’ai déjà dis, je ne crois pas ni en le socialiste ni en le capitalisme, car c’est deux systèmes sont basé sur l’idée que ceux qui détiennent le pouvoir (gouvernement « dictateur » direz vous, ou chef d’entreprise) prendront des décisions pour le bien de l’ensemble de la population, et non seulement pour eu ou un groupe minime. Et comme les humains sont diversifié dans leur tallent et leur valeur, il y aura toujours des hommes au pouvoirs qui en abuseront.

        1. @ Samuel

          Pas sûr que j’adhère à la notion de bien collectif ici, mais je ne disais pas qu’il ne fallait pas coopérer entre individus. Une économie ne peut pas être prospère sans la division du travail. Si nous tentions de vivre dans une société où chaque homme est une île qui tente d’être auto-suffisante, nous serions encore à l’âge de pierre. Si nous avons pu nous élever jusqu’au point où nous sommes, c’est que nous avons découvert la valeur de la coopération volontaire.

          Cela dit, la gratuité scolaire jusqu’au cégep et le coût relativement dérisoire des études universitaires au Québec ont un certain effet pervers: il y en a beaucoup qui perdent leur temps sur les bancs d’école qui auraient probablement dû aller se trouver un travail productif plutôt que de changer de concentration 3 fois et prendre 6 ans à terminer un DEC. Faut pas se le cacher, les études supérieures ne sont pas faites pour tout le monde et il y a probablement un grand nombre qui y sont et qui ne sont pas à leur place.

          De toute manière, comme je l’ai déjà dis, je ne crois pas ni en le socialiste ni en le capitalisme, car c’est deux systèmes sont basé sur l’idée que ceux qui détiennent le pouvoir (gouvernement « dictateur » direz vous, ou chef d’entreprise) prendront des décisions pour le bien de l’ensemble de la population, et non seulement pour eu ou un groupe minime.

          Comme bien des gens, vous confondez corporatisme et capitalisme. Dans un régime capitaliste, une compagnie n’a pas de pouvoir et le consommateur est roi. Une compagnie ne peut croitre que si elle satisfait ses clients. Dans un régime corporatiste, les corporations font du lobbying pour obtenir des subventions et des avantages sur leurs compétiteurs, ce qui n’est pas du tout la même chose.

          1. Si je confonds corporatisme et capitalisme, c’est tout simplement qu’ils n’y a pas de distinction entre les deux, si ce n’est dans un monde utopique. Le client est roi lorsqu’il a plusieurs offre alternative et égale. Il peut choisir une autre entreprise lorsqu’un ne fait pas son bonheur. Le capitalisme et le corporatisme peuvent être différencié lorsque l’on parle de petite entreprise, mais aussitôt que l’on parle d’entreprise de calibre nationale ou international, le capitalisme comme vous le décrivez n’existe tout simplement plus. Les entreprises peuvent facilement forcer le consommateur a accepter les conditions qu’ils souhaitent. C’est pourquoi nous avons besoins de loi forte qui rééquilibre le pouvoir entre les entreprise et les citoyens.

          2. @ Samuel,

            Si le capitalisme que je décris n’existe plus, c’est parce que l’état outrepasse son rôle dans l’économie. Cette ingérence crée les injustices que la plupart des gens déplorent, d’où le besoin de diminuer la taille de l’état. Le problème que nous avons n’est pas le capitalisme, c’est l’étatisme.

  5. Et si Rock Machine avait raison…

    – Le Québec aurait très peu d’assistés sociaux aptes au travail.
    – Le taux de syndicalisation au Québec serait très bas car il n’y aurait aucun tire-au-flanc à défendre.
    – Il y aurait très peu de décrochage scolaire.
    – Les poules auraient des dents.
    – Les cochons voleraient.
    – Il y aurait aucune corruption au Québec.

Les commentaires sont fermés.