Les accomodements – ben oui, encore

On apprend ce matin (2011-12-19) qu’une fillette de la maternelle a le droit de porter des bouche oreilles pour ne pas entendre la musique car La religion lui interdit. 

Ma première réaction? « Non mais c’est vraiment une religion de fous furieux »
Ma deuxième? « Bon encore des moutons québécois. » 
Ma troisième? « Pauvre petite fille, être élevé par des parents qui sortent direct du moyen âge » 

On nous dira qu’ils ne faut pas être islamophobes, qu’il faut être tolérants. Au tournant du siècle, les immigrés venaient ici pour fuir la famine, les maladies et pour adopter un pays qui leur promettait qu’ils pourraient avoir du succès et une meilleure vie s’ils travaillaient fort, s’ils se prenaient en main. Beaucoup d’immigrés, depuis les Irlandais, les Grecs, en passant par les Italiens, les Français et les Écossais en sont la preuve. Les plus récents, tels les Vietnamiens, et les asiatiques de toutes provenances en sont aussi la preuve. Ils se relèvent les manches et travaillent, tout en conservant leur culture mais en communauté. Nous célébrons même la St-Patrice de façon fantastique et amusante, le 14 juillet est célébré par la communauté Française et les fêtes Bouddhistes et Asiatiques sont également célébrées par les communautés qui le désirent.

Ce rêve d’intégration n’existe plus. Certains membres de communauté religieuses –  les juifs et les musulmans en sont parmi les plus exigeants – demandent tous les avantages de notre société sans devoir adopter les coutumes et sans reconnaître qu’avec les avantages viennent les obligations ! Et nous, au nom du multiculturalisme, plions, faisons des courbettes, et on s’excuse.

Certains ont dit que nous sommes menés par les Musulmans mais je ne partage pas cette opinion. J’ai des amis Musulmans et Juifs qui ont honte du comportement de certains de leurs concitoyens. Nous sommes plutôt menés par les minorités. Nous faisons toutes sortes d’accommodements  pour les minorités. Nous devons faire des courbettes pour les gais, les « gens de couleur » (nous n’avons même plus le courage d’appeler les noirs des noirs), les cyclistes, les marcheurs, les campeurs en ville. Les Juifs ont obtenu le droit de noircir des fenêtres AU CAS OÙ on verrait des femmes faire de l’exercice. Les Sikhs veulent porter des armes à l’école (un kirpa est un poignard, une « arme blanche » comme dirait notre reporter favori Claude Poirier), ou porter le turban plutôt que le chapeau de la GRC. Les Juifs ont obtenu la levée de l’interdiction de stationnement sur certaines rues d’un arrondissement de Montréal. Les Arméniens bénéficient du même privilège pour leur messe dominicale mais deux paroisses catholiques ont réclamé les mêmes droits sans les obtenir. Égalité mais pour les minorités seulement.

En février 2005, deux ambulanciers ont été expulsés d’une cafétéria de l’Hôpital général juif de Montréal parce qu’ils mangeaient un repas qu’ils s’étaient préparé. Le centre de santé, supposément non-confessionnel, financé par le gouvernement, applique pourtant les valeurs du judaïsme. Ses cinq aires de restauration sont casher et on demande aux employés de ne pas y apporter de la nourriture extérieure.

Vous souvenez vous de ceci : En 2007, un groupe de musulmans se sont rendu dans une cabane à sucre. Ils ont demandé au propriétaire de leur permettre de prier avant le repas et il a accepté. Libre à lui, c’est sa cabane après tout.  Sauf qu’ils ont demandé aussi de faire sortir environ 40 personnes dans la salle de réception pour que les musulmans prient en privé. Savez quoi? Le propriétaire a accepté de faire sortir ses autres clients et ceux-ci sont sortis, ont laissé les musulmans prier et sont ensuite rentrés – moutons vous dites???

Je vais en faire friser plusieurs avec ce qui suit. Le gouvernement Québécois exige que les conseils d’administration des corporation de la couronne provinciale  soit composé d’au moins 50% de femmes. Depuis quand est-ce un gage de succès? En passant, ce ne serait pas plus brillant qu’une corporation passe un règlement qui exige que 50% de son CA soit composé d’hommes seulement, ou de gens en haut de 45 ans ou de gens mesurant plus que 6 pieds. Qu’il soit composé de 100% de femmes si elles sont compétentes, je suis partant. Mais qu’on impose une loi, – une autre – pour le faire, me fait lever le poil sur le corps.

Et j’en passe.

Les « centres de santé » réservés aux femmes. Les associations pour les femmes d’affaires.  L’association des femmes de carrière. Il est bien sûr absolument correct que des gens se regroupent pour partager des objectifs et des intérêts communs. Mais avec la restriction que certains autres ne  soient pas admis? Pas d’accord.

Je me demande, si je voulais m’abonner à un centre de conditionnement physique pour femmes, est-ce que je serais accepté? Et si mon centre de conditionnement physique allait refuser qu’une femme en soit membre parce que c’est à partir de maintenant pour hommes seulement, est-ce que ce serait OK? Je vous parie que vous pouvez deviner la réponse.

Moi ce que je refuse c’est que des gens qui viennent ici exigent qu’on se plie à leurs coutumes, à leurs religions et à leurs petites particularités. Ce que je refuse c’est que les besoins de certaines minorités soient imposés à la majorité et que celle-ci soit libellé de « raciste, islamophobe, homophobe, misogyne », et toutes ces autres phobies. Ce que je refuse c’est que nous soyons à la merci de certains groupes de pression qui se réfugient derrière des voiles qu’on ne peut pas toucher.

Tout le monde veut l’égalité, alors soyons égaux.

Dans tout. 

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