La diabolisation de Stephen Harper

 

Par Simon Leduc

Depuis l’union de la droite canadienne (en 2003), les gauchistes tentent de la diaboliser en évoquant son supposé « agenda caché » concernant ces deux questions : l’avortement et la peine de mort. Dans le passé, cette stratégie a bien fonctionné car M. Harper n’arrivait pas à gagner une victoire majoritaire. Le succès de cette tactique a pris fin lors des dernières élections générales. En effet, le 2 mai dernier, le Parti conservateur a finalement obtenu une majorité parlementaire. Il faut croire que la vieille manœuvre des progressistes ne fonctionne plus. Mais, dans les dernières semaines, deux événements ont permis à la gauche de la ramener au premier plan. Est-ce que c’est une stratégie acceptable de la part de la gauche ou seulement une tactique démagogique pour faire peur aux Canadiens? Allons voir cela de plus prêt.

La déclaration du sénateur Boisvenu : une façon indirect de rouvrir le débat sur la peine de mort? :

En 2010, le premier ministre canadien a nommé Pierre-Hugues Boisvenu au Sénat. Celui-ci est devenu le porte-parole francophone des conservateurs dans le dossier de la justice criminelle. Le sénateur appui la réforme conservatrice du système de justice canadien. Elle est basée sur un renforcement des peines de prison pour les criminels dangereux. Durant un scrum avec les journalistes (au Parlement), Pierre-Hugues Boisvenu a fait une déclaration controversée :

«Faudrait que chaque assassin ait droit à sa corde dans sa cellule», a déclaré M. Boisvenu mercredi matin lors d’un point presse à l’entrée du caucus conservateur, précisant toutefois qu’il était contre la peine de mort. «Je pense à (Clifford) Olson, je pense à […] des tueurs en série qui n’ont aucune possibilité de réhabilitation», a-t-il expliqué aux journalistes .

Les gourous de la réhabilitation ont interprété cela comme un appui des conservateurs à la peine de mort. Ceux-ci et les partis d’opposition ont accusé Stephen Harper de vouloir indirectement rouvrir le débat sur ce sujet houleux. Ce n’est pas du tout le cas. Le sénateur conservateur parlait en son propre nom.  Depuis sa première élection en 2006, le premier ministre a clairement déclaré que son gouvernement n’allait pas rouvrir le débat sur cette question délicate. Malgré cela, les progressistes l’accusent d’avoir un agenda caché. C’est une accusation totalement fausse qui doit être dénoncé. Les conservateurs vont maintenir le cap sur la réforme de la justice criminelle. Mais, le dossier de la peine de mort est bel et bien clos.  Il semble que son adversaire idéologique ne comprend pas cela. 

La motion du député conservateur Stephen Woodworth : vers le retour de la recriminalisation de l’avortement? :

Il y a quelques jours, un député conservateur a présenté une motion afin de demander la mise en place d’un comité spécial qui serait chargé d’étudier la définition de l’être humain . Le député ontarien veut que le fœtus soit reconnu comme un être humain avant le moment de la naissance. C’est une position qui se défend très bien et qui ne remet pas du tout en question du droit des femmes à l’avortement. Le gouvernement a rapidement pris ses distances face à la proposition de l’un de ses députés. M. Harper a maintes fois assuré les Canadiens qu’il n’allait pas rouvrir le débat sur l’avortement. Tout comme la peine de mort, ce dossier est clos. Malgré cela, l’opposition a accusé les conservateurs de vouloir la recriminaliser. Stephen Harper ne rouvrira pas cette boîte de pandore. Cela ne peut pas être plus clair.

La légalisation de l’avortement et l’abolition de la peine de mort ne seront pas remises en question par le gouvernement fédéral. Les priorités de celui-ci sont l’économie et la justice. Le conservatisme social ne figure pas dans les plans du chef de l’exécutif. Les progressistes devraient cesser de faire peur aux citoyens. Il faut se dire les vraies choses. Ce n’est qu’une tactique démagogique de leur part afin de présenter le chef conservateur comme un méchant extrémiste de droite qui veut ramener le Canada au Moyen-Âge.

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2 réflexions au sujet de « La diabolisation de Stephen Harper »

  1. Si on ne voit pas que le fait de reconnaître le foetus comme être humain est une première étape à la criminalisation de l’avortement, il faut être naïf ou de mauvaise foi. Je veux bien qu’on fasse contrepoids à certaines idées reçues, mais il faudrait pour cela avancer des arguments plus convaincants.

  2. De toute façon, le débat sur l’avortement est clos, le premier ministre l’a maintes fois dit. C’est juste un épouvantail que les gauchistes utilisent pour diaboliser les conservateurs. Tu n’as rien à dire, alors, tu fais peur au gens.

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