Monthly Archives: mars 2012

Tout sur ce que vous voulez savoir sur la hausse des frais de scolarité au Québec mais n’osiez pas demander

Photo: Walid Rifai/Contrepoids

 

Par Minarchiste

Beaucoup de gens m’ont demandé ce que je pensais de la grève des étudiants, qui bat présentement son plein au Québec. Bien entendu, je me réjouis d’une politique qui applique le principe de l’utilisateur-payeur, mais encore une fois, il est bien possible que ces hausses de frais de scolarité ne feront que financer un système universitaire trop bureaucratisé et inefficace. Bref, on devra payer plus sans nécessairement avoir mieux.

 

Selon la FEUQ :

« Les droits de scolarité augmenteront de $325 par année à compter du trimestre d’automne 2012, et ce, pour cinq ans jusqu’en 2016-2017. La facture totale à l’université, en incluant les frais institutionels [sic] obligatoires, passera donc de $2,890 à $4,700 par année ».

À noter de plus que, contrairement à ce que plusieurs affirment, les frais de scolarité ne sont pas gelés au Québec. En incluant les frais afférents, la facture annuelle des étudiants a augmenté de $500 depuis 2007.

Que veut-on accomplir avec notre système d’éducation supérieure et ses bas frais de scolarité? On ne veut pas que des frais de scolarité pour l’éducation supérieure trop élevés empêchent les étudiants dont la famille est moins bien nantie de réaliser pleinement leur potentiel. On veut donc que l’éducation supérieure soit accessible et agisse comme un mécanisme favorisant la mobilité entre les classes sociales. On veut que tout étudiant qui le mérite – tant par son effort que par son talent – puisse accéder à des études qui lui permettront éventuellement d’obtenir un emploi lui conférant les revenus auxquels il aspire, peu importe les revenus de ses parents. (voir ceci)


Au Canada on constate, à première vue, que l’accessibilité aux études universitaires n’est pas corrélée au niveau des frais de scolarité par province. Les études universitaires sont très accessibles au Canada et surtout au Québec, mais les chiffres sont trompeurs.

 

Dans le reste du Canada, il n’y a pas de cégep et les baccalauréats durent quatre ans. Quand on inclut les cégeps dans les comparaisons, le Québec à un meilleurs taux d’accès que la moyenne canadienne. Quant au chiffre d’accessibilité de la Nouvelle-Écosse, il est fortement distordu par le fait que cette province est un « hub » d’éducation supérieur pour les petites provinces maritimes (seulement 23% sont des étudiants locaux).

Pourtant, suite au dégel des droits de scolarité en 1991-1992 et leur augmentation de près du double au cours des deux années suivantes, le taux de participation ne semble pas avoir été affecté et a continué d’augmenter. L’argumentaire de la FEUQ ne s’est pas attardé sur ce point…

Il est vrai qu’en général, les enfants provenant de ménages se situant dans le premier quartile à l’égard de leurs revenus atteignent l’université en plus grand nombre que ceux des ménages situés dans le dernier quintile des revenus. Cependant, cette situation n’est probablement pas entièrement liée au niveau des frais de scolarité. Il y a plusieurs autres explications à cela, lesquelles sont bien connues.

La littérature identifie globalement les facteurs suivants comme ayant une influence sur l’accessibilité aux études : le milieu socioéconomique (la scolarité parentale, le revenu parental, l’importance accordée à l’éducation par les parents, l’éloignement et les heures de travail pendant les études), les caractéristiques personnelles (l’âge, le sexe, les responsabilités parentales), les coûts des études postsecondaires (les droits de scolarité et les autres coûts), et les perceptions des obstacles, des coûts et du rendement des études postsecondaires (les obstacles financiers, la connaissance de l’aide offerte, la perception du rendement, l’aversion pour l’endettement).

Ceci étant dit, il ne fait aucun doute que toute chose étant égale par ailleurs, le niveau des frais de scolarité affecte l’accessibilité. Prétendre le contraire serait nier un principe économique fondamental qu’est la loi de l’offre et de la demande; le moteur des marchés. Cependant, il est exagéré de prétendre que la hausse proposée viendra affecter significativement l’accessibilité.

Le véritable débat ne concerne donc pas vraiment la hausse des frais, mais plutôt la proportion du coût de l’éducation supérieure qui doive être assumée par les étudiants versus les contribuables. Le mouvement étudiant soutient implicitement que ce pourcentage devrait continuer à diminuer (jusqu’à la gratuité) parce que « nos cerveaux sont notre plus grande richesse » (pour citer Passe-Montagne). À noter que le mot « cerveau » utilisé ici désigne en fait les gens qui créent de la valeur économique, ce qui n’équivaut pas nécessairement aux gens qui ont un diplôme universitaire. Les cerveaux sont une richesse pour le gouvernement puisque celui peut les taxer pour financer son empire parasitique. Cependant, la proportion des coûts des universités assumée par les étudiants est déjà la plus faible au Québec comparativement aux autres provinces. Jusqu’où peut-on aller?

Selon le gouvernement, le manque de financement des universités québécoises, qui découle du fait que leurs frais de scolarité sont trop bas, a eu un impact négatif sur la qualité des services qu’elles fournissent. Selon l’IEDM :

« Les universités [québécoises] souffrent de lacunes importantes en matière de bibliothèques, de laboratoires et d’équipements informatiques. Les dépenses par étudiant au Québec pour les bibliothèques et les services aux étudiants sont plus faibles qu’en Ontario. Un autre défi important auquel font face les universités est l’embauche de professeurs de calibre international. Les directeurs de différents départements universitaires affirment que leur manque de revenus les empêche d’offrir des salaires compétitifs pour attirer et retenir les meilleurs professeurs. »

Ceci étant dit, selon la FEUQ, les universités québécoises sont mal gérées, ce qui fait gonfler leurs coûts. Tient, tient…un autre service public inefficace! On pourrait donc réduire les coûts des études universitaires simplement qu’en privatisant et dérèglementant nos universités. On pourrait aussi séparer les activités d’enseignement des activités reliées à la recherche. À cet égard, j’aime bien l’exemple des universités privées à but lucratif des États-Unis, qui accueillent moins de 10% de la population étudiante universitaire américaine. Celles-ci ne font pas de recherche académique, n’ont pas d’équipes sportives affiliées à la NCAA (lesquelles sont déficitaires et très coûteuses malgré le fort intérêt qu’elles suscitent), ont très peu de bureaucratie et ont des coûts d’opérations centrés sur l’enseignement (et non sur la grandeur des piscines, la hauteur des murs d’escalade et le nombre de livres à la bibliothèque). Ces collèges offrent donc des études universitaires à coût abordable (beaucoup moins chères que les universités à but non-lucratif), même si ils sont souvent qualifiés de « moulins à diplômes » (leurs étudiants réussissent pourtant aussi bien que les autres aux examens du Barreau). Ce qui fait la renommée d’une université comme Harvard (et qui fait gonfler ses coûts d’opération) est la présence de professeurs-vedettes et la quantité de recherche qu’ils publient. Cependant, les étudiants du premier cycle ne bénéficient aucunement de ces deux éléments. Ceux-ci ne devraient donc pas avoir à payer pour cela, ni pour les salaires des bureaucrates du département des admissions, donc le rôle n’est que d’attirer le plus grand nombre de demandes possible, de façon à pouvoir en rejeter le plus possible et d’afficher un taux d’acceptation bas – signe d’exclusivité et de sélectivité.

Un moyen simple de favoriser l’accessibilité serait d’abolir les frais de scolarités et de financer les universités par les taxes et impôts (comme en Finlande par exemple). Cette solution, même si elle ne coûterait que $700 million de plus aux contribuables québécois, est invalide pour plusieurs raisons. Premièrement, elle nécessiterait une augmentation significative des taxes et impôts, ce qui constituerait un transfert de richesse régressif. Pourquoi? Parce que de façon générale, malgré certaines variations selon les disciplines, le revenu moyen des diplômés universitaires est d’environ 60% plus élevés que celui des personnes sans diplôme. Donc cela équivaudrait à taxer des gens qui gagnent 60% de moins que ce que les diplômés universitaires gagneront dans le futur pour financer les études de ceux-ci. Deuxièmement, elle ne donnerait pas aux étudiants un incitatif à terminer leurs études le plus rapidement possible, ce qui ferait gonfler les coûts. Troisièmement, elle ne donnerait pas aux étudiants un incitatif à travailler pour financer une partie de leurs frais de scolarité (pour moi la conciliation travail-études est non seulement faisable, elle est souhaitable et formatrice, jusqu’à une certaine limite où elle devient nuisible). Il est donc plausible d’affirmer que la proportion des coûts d’éducation supérieure qui doit être assumée par les étudiants eux-mêmes est supérieure à 0%.

Est-ce que ce pourcentage pourrait être de 100%? Dans une société « libre » je pense que oui. L’éducation universitaire est un investissement (et non un bien de consommation) et c’en est un qui est fort payant. Il est donc tout à fait logique de s’endetter pour financer cet investissement. D’un côté, cela donnerait un incitatif aux étudiants à se diriger vers des domaines en demande sur le marché du travail et donc rémunérateurs. Les universités ajusteraient leurs tarifs en fonction des coûts du programme, et ces coûts seraient gérés de façon à correspondre au potentiel rémunérateur de la formation. Il y aurait donc un appariement entre le marché du travail et le marché de l’éducation. De plus, dans une société libre, les impôts seraient beaucoup plus bas, ce qui faciliterait le remboursement de la dette d’étude.

Présentement, la dette moyenne des universitaires au premier cycle est de $14,000. Ce n’est pas la mer à boire, si on compare à la dette que ces étudiants prendront pour s’acheter une voiture ou un condo à la fin de leur programme. Ceci dit, si nous exigons d’eux qu’ils assument une plus grande part du coût de leurs études, voire son entièreté, il serait impératif de réduire leur fardeau fiscal futur.

Maintenant, certains diront que les étudiants en sociologie et histoire de l’art n’auront pas assez de revenus futurs pour rembourser leur dette adéquatement. Il existe en effet plusieurs programmes universitaires qui ressemblent davantage à des hobbys qu’à des formations. Le principal débouché de ces programmes est souvent l’enseignement de ladite matière, ce qui implique que ces étudiants ont fort intérêt à militer pour le statut quo.

Conséquemment, si ces emplois ne sont pas très rémunérateurs, on pourrait affirmer sans se tromper que le subventionnement de ces programmes ne contribue pas à favoriser la mobilité entre les classes sociales et de permettre à des jeunes dont les parents sont pauvres d’aspirer à un meilleur sort. On peut alors se poser la question : est-il raisonnable de continuer à subventionner les programmes d’études littéraires, de philosophie et de sciences des religions? Je n’affirme aucunement que ces domaines sont inintéressants, tout comme mes cours de piano classique, mais si les étudiants de ces programmes tiennent tant à enrichir leur bagage culturel même si ça ne contribue en rien au niveau de vie de la société, ne pourraient-ils pas assumer le véritable coût de leur passion, tout comme j’assume moi-même le coût de mes cours de piano?

D’ailleurs, en Finlande, un pays largement cité en exemple à suivre par les associations étudiantes vu que les études y sont gratuites, les taux de contingentement dépassent les 50%!

Ce qu’il faut ce n’est pas simplement augmenter les frais de scolarité, mais plutôt complètement réformer le système. Il faut reconsidérer le statut de nos universités, leur niveau d’encadrement public, leur mode de financement. Il faut aussi réaliser qu’il y a un autre moyen de réduire les déficits, c’est-à-dire de réduire les coûts, en réduisant la bureaucratie et en contingentant sévèrement les programmes qui ne mènent pas à un emploi en demande sur le marché du travail.

Cependant, comme c’est le cas pour beaucoup d’autres problématiques, ces questions pertinentes sont ignorées. Le débat a été reconfiguré en une confrontation gauche-droite et notre gouvernement centriste ne fera ni plus ni moins que de maintenir le statut quo : une petite hausse pour aider le budget, pas de réforme visant à réduire les coûts, pas de privatisation / dérèglementation des universités et surtout pas de débat sur les modes de financement des universités.

Enfin un budget conservateur

Par Simon Leduc

Le ministre des Finances du Canada a présenté le véritable premier budget typiquement conservateur. Jim Flaherty a annoncé des coupures budgétaires de 5.2 milliards de dollars sur trois ans. Ces compressions vont permettre au gouvernement de revenir à l’équilibre budgétaire dès 2015. Est-ce un exercice budgétaire responsable? Allons voir cela de plus prêt.

Enfin des coupures :

C’est un moment historique pour le Canada. Le temps des budgets irresponsables et dépensiers est bel et bien résolu. Pour la première fois depuis des décennies, le gouvernement fédéral a présenté aux Canadiens un véritable budget conservateur. Contrairement à Jean Charest, Stephen Harper a le courage de couper dans ses dépenses. Le gouvernement va couper 5.2 milliards de dollars afin de revenir à l’équilibre budgétaire le plus vite possible. C’est une position responsable de la part du gouvernement canadien. Radio-Canada va voir son budget sabré de 10%. En tout cas, on n’a pas fini d’entendre les gauchistes radios-canadiens pleurnicher. Qu’on le veuille ou non, ces coupures sont nécessaires et le retour à l’équilibre budgétaire est primordial pour la santé économique du pays.

Le premier ministre respecte les provinces :

Dans les années 90, le gouvernement libéral de Jean Chrétien a effectué des coupures draconiennes dans les transferts aux provinces. Les libéraux avaient pelletés leurs problèmes budgétaires dans la cour de ses collègues provinciaux. C’est normal, le PLC n’a jamais respecté ceux-ci. Dans ce domaine, le gouvernement Harper tient parole. Tel que promis, il ne va pas sabrer dans les transferts aux provinces. En tout cas, Stephen Harper vient d’enlever des munitions aux séparatistes. Ceux-ci ne pourront pas dire que ce budget est néfaste pour la Belle province. Les conservateurs font des compressions dans leurs champs de compétence au lieu de s’attaquer aux provinces.

La domination de la philosophie dépensière et irresponsable sur le gouvernement fédéral est bel et bien terminée. C’est rafraichissant de voir un gouvernement qui a le courage de ses convictions. Dorénavant, le contrôle des dépenses et l’atteinte de l’équilibre budgétaire seront la norme à Ottawa. Jim Flaherty a présenté son premier véritable budget conservateur. En tout cas, c’est de bon augure pour les prochaines années.

Budget du Québec 2012 : pas de croissance durable en vue

Par Pierre-Guy Veer

Le ministre des Finances Raymond Bachand a déposé son plus récent budget le 21 mars dernier. Malgré ses bonnes intentions, l’on peut fortement douter que les mesures énumérées, présentées comme favorable à la croissance, auront l’effet escompté…

 

Une des grandes mesures de ce budget est la création de Ressources Québec. Ses buts avoués sont une gestion responsable des ressources, une exploitation de ces dernières à l’avantage de tous et un encouragement de 2e et 3e transformation du bois. La création de ce nouveau monstre bureaucratique est erratique à plusieurs égards.

 

Premièrement, si l’on veut que quelque chose soit exploité de façon « durable » – pour que ça existe encore longtemps –, le secret est sa privatisation. L’on peut ramener cette affirmation à sa plus simple expression : on prend (généralement) grand soin de ce qui nous appartient directement et l’on respecte (généralement) la propriété des autres. Qui parmi vous irait saccager volontairement sa propre maison ou celle du voisin? Il en va de même pour l’exploitation des ressources naturelles. C’est d’ailleurs une des solutions envisagées pour maintenir les stocks de poissons1. Dans sa forme traditionnelle, les bancs de poissons n’appartiennent à personne. Il est donc dans l’intérêt des pêcheurs d’attraper le plus de poissons possible… ce qui cause évidemment une diminution rapide des stocks.

 

Deuxièmement, quand une ressource est exploitée, c’est toujours dans l’intérêt de tous. En effet, exploiter une ressource naturelle ou n’importe quel commerce peut se faire uniquement s’il y a une demande. Un entrepreneur entièrement privé n’est pas assez fou pour dépenser son argent pour produire/offrir un service qui ne sera pas vendu. Aussi, seuls les entrepreneurs les plus visionnaires peuvent se permettre de les exploiter – ceux qui font des profits. Oui, j’ai mentionné le mot en « p ». Il est, sans l’intervention du gouvernement, le seul indicateur pertinent pour connaître l’humeur des clients. S’il est positif, alors l’entrepreneur a bien deviné l’humeur de ses clients et répond mieux à leur intérêt. S’il est négatif, alors il a mal prédit. Il doit s’ajuster, sinon il fera faillite et devra céder la place à des gens qui produisent mieux.

 

Enfin, tenter de forcer la main au marché pour que certaines industries se concentrent sur un territoire est voué à l’échec, comme ce fut le cas avec l’amiante dans les années 70 – en nationalisant la ressource, on avait espéré implanter plus d’usines de transformation. Sur la Terre, il y a des endroits qui ont peu de ressources mais une très grande capacité pour les transformer (Japon, Allemagne), alors que d’autres ont beaucoup de ressources mais peu de capacité pour les transformer (Québec, Saskatchewan). Sans intervention du gouvernement, il se produirait ce que Mises qualifie de division internationale du travail – une extension de l’avantage comparatif de Ricardo. Donc, les entrepreneurs québécois et saskatchewanais exploiteraient les ressources naturelles du territoire pour les exporter en Allemagne et au Japon, où les entrepreneurs transformeraient lesdites ressources pour ensuite les exporter. Ainsi, tout le monde est gagnant; le Québec ne tente pas de maintenir en vie des industries qui ne fonctionnent pas, et le Japon ne tente pas de produire tout son blé sur son territoire surpeuplé.

 

Des crédits au mieux futiles

 

Plusieurs autres mesures incitatives se présentent sous forme de crédit d’impôts. On espère notamment augmenter la productivité en incitant l’investissement, mettre les entreprises au pas de la mode numérique en encourageant les affaires électroniques, favoriser les coopératives, former plus de sociétés de services financiers, augmenter les exportations et bien plus.

 

Malgré les bonnes intentions, ces mesures sont au mieux futiles. En effet, un entrepreneur qui estime que ses clients seront mieux servis fera tout ce qui est nécessaire pour les satisfaire, que ce soit en exportant son produit ou en investissant dans l’entreprise. L’on peut donc déduire qu’un manque d’investissement est un signe que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Alors pourquoi Québec insisterait-il pour subventionner le tourisme, si « Le manque d’investissement privé a été identifié comme un frein majeur au renouvellement de l’offre touristique »? ou pour subventionner encore plus les musées, si ces derniers sont incapables de s’autofinancer?

 

Efforts insuffisants de réduction des dépenses

 

Dans le budget, il faut le mentionner, le gouvernement tente de contrôler ses dépenses. Il a finalement décidé de diminuer le rythme d’augmentation des dépenses, la 3e plus faible au pays avec une moyenne de 2,5 %. Malheureusement, l’effort est insuffisant, considérant l’état des finances publiques.

 

En effet, le dette brute (le passif des caisses de retraites publiques et de l’administration des différents ministères) se situe à 54,3 % du PIB (173,436 G$), et l’on estime que ce pourcentage montera à 55,3 d’ici 2017. C’est le plus haut taux d’endettement au pays. Si l’on inclut tout ce qui dépend du gouvernement (sociétés d’État, système de santé, municipalités), la dette grimpe à 74,5 % du PIB (248,621 G$). Toutefois, le ministre, comme plusieurs analystes en faveur de l’intervention de l’État, affirment que le chiffre est trompeur puisqu’il ne tient pas compte des actifs du gouvernement (Hydro-Québec, notamment). Considérant la non-volonté de ces mêmes analystes23 de vouloir toucher aux sociétés d’État, l’on peut se demander si elles sont vraiment un actif…Cet endettement se reflète sur la cote de crédit : nous ne faisons pas mieux qu’une 5e place au niveau canadien face aux agences de notation.

 

Aussi, le gouvernement n’a fait que diminuer l’augmentation des dépenses; elles augmentent toujours. D’ailleurs, elles ont augmenté plus que ce n’était prévu au budget 2009-2010. En regardant les chiffres, force est de constater que le gouvernement n’a effectué aucune coupure. Au contraire, il a préféré augmenter les revenus avec différentes taxes (augmentation de la TVQ, contribution santé). Il affirme également, le plus sérieusement du monde, que le Québec « a du » s’endetter suite à la diminution des transferts fédéraux afin de maintenir un niveau de services comparables. À qui? Aucune province n’a de garderies étatiques aussi onéreuses, des congés parentaux aussi généreux, des frais de scolarité postsecondaire si bas…

 

Autonomie à deux vitesses

 

Parlant de transferts fédéraux, un élément me laisse perplexe. Dans le budget, on dénonce le fait que le fédéral ne contribue qu’à 20 % des couts en santé, alors qu’il le faisait à hauteur de 50 % avant les années 70. « …le respect des compétences des provinces ne doit pas servir à justifier un désengagement financier du gouvernement fédéral en santé, faisant abstraction des coûts incessants en santé », peut-on lire. En d’autres mots, même si la santé est de compétence provinciale, le gouvernement fédéral « doit » y intervenir.

 

Ce raisonnement est complètement fautif. Premièrement, il sous-entend que seul les gouvernements sont capables d’administrer le système de santé. Or, depuis toujours, l’on peut constater qu’ils en sont incapables. Corporatisme dans les professions de la santé, interdiction de contracter des assurances privées/de contracter une assurance hors de son État, gonflement artificiel de la demande, listes d’attente qui s’allongent sans cesse; les preuves de l’incompétence publique dans la santé peuvent s’étirer encore longtemps.

 

Ensuite, une telle attitude d’enfant à qui on a volé son suçon révèle une grand hypocrisie de la part du gouvernement. En effet, comment une province qui se dit autonome (ou qui veut devenir indépendante, pour certains) peut-elle se désoler autant de « perdre » de l’argent venant des provinces plus riches? Québec devrait plutôt s’en réjouir et ainsi en profiter pour réformer le système de santé, puisque sa progression actuelle – 5 % d’augmentation des dépenses par année –, il est tout simplement intenable.

 

En conclusion, il semble que ce n’est pas demain la veille que le gouvernement du Québec se sortira de la vieille mentalité hors-de-l’État-point-de-salut. Il continue d’augmenter ses dépenses malgré un endettement approchant 75 % de la richesse provinciale et de s’accaparer encore plus de notre argent durement gagné. Il serait temps que les politiciens regagnent la mentalité des politiciens d’avant Paul Sauvé, où le New Deal était vu comme frisant le communisme plutôt que comme une planche de salut. D’ici là, nous continuerons à ressembler de plus en plus à la société de Atlas Shrugged, dans laquelle l’entreprise privée peine à prospérer à cause de toute cette bureaucratie – on avait même créé une commission d’enquête pour tenter de connaître les moyens de l’éliminer – , tandis que le gouvernement « investit » dans des projets aussi loufoques que nuisibles (autobus électrique, logement social, lutte aux « changements climatiques », subventions de toute sorte).

Montréal ouvre un nouvel espace d’art : L’Arsenal

Par Noémie L.

 

Ce 17 mars 2012, Montréal a inauguré un nouvel espace dédié à l’Art contemporain, l’Arsenal. Cet espace est prévu pour héberger deux galeries d’art commerciales, soit la Galerie Division et la Galerie René Blouin. La nouvelle salle de 1800 mètres carrés accueille pour son lancement l’exposition Travers : L’Art de collectionner. Onze collections privées québécoises sont ainsi à l’honneur pour cette première exposition officielle, avec un florilège d’offre de Stan Douglas, Carl Bouchard, Anselm Kiefer, Irène F. Whittome,  ou encore Marc Séguin. Le concept repose sur le dévoilement des passions des collectionneurs, comme expression de leur intimité artistique, notamment Jacques Champagne, Jean Michel Ross, ou encore François Rochon. La diversité mène l’exposition et prend effet dans le cadre du projet Collectionner, présenté par le Réseau Accès Culture, du 13 au 17 juin 2012. L’exposition, quand à elle, est présentée à l’Arsenal jusqu’au 25 mai 2012.

En parallèle du vernissage, l’OSM donnait un concert lors d’une soirée bénéfice le 15 mars, ayant pour thème, la musique et l’art, avec des pièces d’igor Stavinski et Pierre Boulez, sous la direction de Peter Eötvös.

L’Arsenal annonce la revitalisation du quartier de Griffingtoown, mais surtout la vitalité actuelle du marché de l’art et des galeries qui accueille des artistes contemporains comme Normand Rajotte, Marc Aurèle Fortin , ou encore Laurent Craste.

Redécouvrir Griffingtown

L’Arsenal est situé dans le très privilégié quartier de Griffingtown, au 2020 rue William. Comme son nom l’indique, l’Arsenal est un chantier naval construit en 1843, dont la vocation a été plusieurs fois révisée au cours du siècle. Cet ancient quartier industriel, entre les hautes tours du centre ville et la convivialité du marcé Atwater comme du Canal Lachine est en pleine revivification urbaine depuis quelques mois. Les projets domiciliaires sont nombreux et les investissements on ne peut plus importants. Le redéveloppement du quartier Griffintown de Montréal Un consortium formé de Devimco, du Groupe Cholette et du Fonds immobilier de solidarité FTQ a hier un investissement de 261 millions de dollars pour deux nouvelles phases du projet District Griffin. Une fois terminées, les trois premières phases de District Griffin comprendront 2103 condos, un hôtel ALT de 154 chambres, près de 300 000 pieds carrés de bureaux et plus de 328 000 pieds carrés de surfaces commerciales.

De l’art à l’urbanisme, il n’y a souvent qu’un pas, or, le quartier Griffingtown semble bien emprunter le chemin le plus rapide, séduisant les citadins avides de beaux espaces et les amateurs d’arts friands de belles galeries où rendre hommage à leurs artistes préférés ou aux talents émergents.

Le budget contre les jeunes

Par Simon Leduc

 

Le ministre des finances a présenté son troisième budget à l’Assemblée nationale du Québec. Raymond Bachand a encore décidé de pelleter les problèmes du Québec dans la cours des générations futures.

L’État québécois engraisse encore et encore :

Le gouvernement du Québec aurait besoin d’un très bon régime afin de perdre du poids. Celui-ci ne veut pas faire cela, il continue de manger du gras et d’engraisser. Rien ne semble l’arrêter dans sa quête de l’embonpoint. Les dépenses gouvernementales vont augmenter de 3% en 2012. Cette année, le gouvernement va dépenser 70 milliards de dollars. Le ministre du bonheur a annoncé de nouveaux investissements pour les soins aux aînés. Il faut que les libéraux s’occupent de leurs clientèles électorales et les personnes âgées en font partie. Donc, le gouvernement québécois maintient le cap dans sa folie des dépenses Tout va bien madame la marquise, ce sont les jeunes générations qui vont payer plus tard la facture salée de l’État québécois.

Coupure de dépenses et remboursement de la dette : des peccadilles aux yeux du ministre du bonheur :

Dans son budget, le ministre des Finances ne va pas s’attaquer à la dette publique. Les libéraux vont continuer de dilapider l’argent des contribuables. Il ne va pas couper dans ses dépenses et réduire la taille de l’État. Voyons donc, ce ne sont pas des choses importantes pour ce gouvernement égoïste qui se fout de l’avenir des générations futures. La dette publique va augmenter de dix milliards de dollars et ce en une seule année. M. Bachand semble être fière de cela. Celui-ci s’acharne sur le dos des jeunes en maintenant la hausse des frais de scolarité de 325$ par année pendant cinq ans. Durant toute leur vie, ceux-ci vont payer 200 000$ de plus en taxes et en impôts que leurs parents mais le PLQ s’en fout comme dans l’an quarante.

Avec ce budget, la Belle province va poursuivre lentement sa route vers la faillite. La dette va poursuivre son ascension vers le haut. Tous les Québécois sont en train d’assister impuissament au démantèlement de leur société. Malheureusement, l’avenir des générations X, Y et Z est hypothéquée à cause de la folie dépensière des gouvernements péquistes et libéraux. Quand cela va-t-il cesser?

Manifestation étudiante en photos

Photo: Walid Rifai/Contrepoids

Des photos de la manifestation en cours à Montréal cet après-midi, courtoisie d’une de mes collègues de travail

L’épouvantail de la « droite religieuse »

C’est étonnant à quel point le terme « droite religieuse » semble causer tout un émoi ici au Québec. La seule mention de ce terme semble nous ramener à l’époque où l’Église catholique menait nos vies. Automatiquement, on songe au retour à la grande noirceur. On évoque un retour à la criminalisation de l’avortement, à l’homophobie, à l’imposition d’un code moral rétrograde, que sais-je encore. Et si cette épouvantable droite moral n’était que ça: un épouvantail.

Bien sûr il existe des gens qui sont contre l’avortement et qui sont homophobes. Il y en a tant à gauche qu’à droite qui tentent d’utiliser l’état pour imposer leurs valeurs et leur code moral aux autres. Règle générale, ce sont des marginaux. Peut-être pas tant que ça à gauche, mais au Québec en tout cas, à droite c’est des marginaux.

Je vous le dis tout de suite je ne suis absolument pas religieux. Il y a au moins 4 ans que je n’ai pas mis les pieds dans une église. On ne peut certainement pas m’accuser d’être un fanatique religieux. Cependant, puisque je crois en la liberté, je crois donc au droit de chacun de croire ce qu’il veut et agir selon ses croyances. Cela dit, les religions ne me dérangent pas tant qu’ils n’essaient pas de m’imposer leurs croyances.

Un des grand problème de notre société, telle qu’elle est organisée présentement, est cette idée du « one-size fits all ». Nous avons un système de santé à taille unique, un système d’éducation à taille unique et quoi d’autre encore, où nous essayons tant bien que mal de faire rentrer des tas d’individus, tous différents, dans le même moule.  Pourquoi y a-t-il des gens qui imposent leurs valeurs aux autres? Parce que nous semblons incapables de concevoir une société dans laquelle des valeurs différentes puissent coexister. Ici, il faut que tout passe par l’état et que tout soit uniforme. Mais ce paradigme est dépassé.

Ça m’étonnera toujours de voir des partisans de la droite considérer la droite sociale avec dédain. Mais pourtant, quand la liberté est notre idéal et que notre but est de réduire l’influence de l’état dans nos vies, les désirs de la droite sociale n’entreront pas nécessairement en conflit avec le « plus de liberté et moins d’état » que préconise la droite libertarienne ou fiscale.

Selon un article publié hier dans la feuille de chou nationalo-gauchiste (Le Devoir), certains de mes confrères du RLQ auraient une peur bleue de militants de la droite religieuse au sein du PCQ. Après tout, le sinistre Richard Décarie ne fait-il pas partie de leur exécutif? (Jouez votre thème préféré de film d’horreur dans vos têtes)

Passons sur le fait que Le Devoir a tout intérêt à publier des articles pour semer la zizanie parmi les rangs de la méchante droite, de quoi mes collègues ont-ils peur au juste? Un autre débat sur l’avortement? Désolé, c’est une juridiction fédérale, le PCQ n’a rien à voir avec ça, adressez vos plaintes à Stephen Harper. Le mariage gai? Même chose. La justice et l’ordre? Pourtant, la majorité des Québécois étaient pour le projet de loi C-10, alors même si c’est encore une juridiction fédérale, la seule différence que ça ferait d’avoir une gouvernement conservateur à Québec c’est que nous ne chercherions pas à l’adoucir comme Jean-Marc Fournier veut faire. Cependant, comme vous, nous sommes inconfortables avec C-30.

Je vais vous faire un aveu. Sur son site, le PCQ nous fait déjà part de son plan diabolique de domination ultra-catholique (Muahahahaha!). Nous allons abolir le cours d’ECR. Et non, ce cours ne sera pas remplacé par des cours d’enseignement religieux, parce que de toute façon, le PCQ prône une réforme en profondeur de l’éducation, intégrant un système de bons d’études, qui donnera la liberté de choix aux parents. Quelle horreur! … Pour la gauche du moins. Oh, et nous promettons aussi une réforme des services de garde… Oooooooh! Est-ce que je vous fais peur?

Alors,  la prochaine fois qu’on essaiera de vous faire peur avec le fameux épouvantail de la droite religieuse, allez-donc voir le site du Parti Conservateur du Québec et vous saurez qu’il n’y a rien de plus faux.

Hausse du taux de chômage chez les 15 à 24 ans

Le marché canadien est au ralenti depuis les derniers mois, malgré les différents salons de l’emploi qui prennent place. Cette situation économique soulève un chômage plus élevé chez les 15 à 24 ans. Selon statistique Canada, il y a 26 800 emplois perdus dans ce groupe d’âge dont 200 au Québec. Le taux de chômage chez les jeunes à montée a 14,7% dus en partie par la diminution du retirement de 25 000 jeunes de la population active.

Il y a 38 000 personnes cherchant de l’emploi au Canada, ce qui représente un taux de chômage de 7,4%. La baisse du taux de chômage est en partie due au décrochage de certains travailleurs de la population active.

Au cours des derniers mois, c’est l’emploi au canada qui a perdu dans les différentes industries telles que commerce de détails et de gros, le transport et l’entreposage, les soins de la santé, l’assistance social ainsi que dans l’administration publique. Les pertes dans l’industrie du commerce de gros furent de 37 000 emplois, comparativement à une hausse dans le domaine de la finance 41 000 emplois. Il y eu un contre balancement du aux hausses dans la finance, les assurances, l’immobilier et la location, dans certains entreprises de services.

Les économistes restent modestes et anticipent des créations d’emplois, il prévoit 15 000 créations d’emplois, malgré le faible nombre de créations de nouveaux emplois lors des derniers mois. De plus, le marché ne connait que de petites hausses d’offre d’emploi, les moteurs de recherche d’emploi au canada en témoigneront.  Lors d’une conférence à Toronto, le premier ministre, M. Harper, mentionna que le pays demeurait dans une situation économique fragile, toutefois, le portail de l’emploi chez nos voisins américains semblait encourageant.

La concurrence entre les générations

De plus, les statistiques ont démontré une diminution de l’emploi chez les 15 à 24 ans, mais une hausse chez les 55 ans et plus. Ainsi, il y a une concurrence avec les deux groupes d’âge, surtout dans les emplois à temps partiel. Les jeunes occupent majoritairement des emplois à temps partiel, car ils sont aux études.

L’orphelinat

Dimanche dernier a eu lieu le rassemblement tant attendu du Réseau Liberté-Québec. En cette magnifique journée printanière des gens partageant les mêmes convictions se sont réunies à Lévis afin d’échanger et de réseauter. Nous avons eu la chance d’écouter des conférenciers hors-pair et même un peu d’humour. J’ai été honoré d’y jouer une part, si humble soit-elle. 75 personnes se sont présentées le jour même pour acheter leur billet pour participer à la conférence, amenant le total des participants à 450. Ce fût un franc succès.

Malgré tout ça, la conférence s’est déroulée aussi sous un fond de controverse. Quelques jours avant, un article de journal rapportait des propos de Joanne Marcotte où elle qualifiait le Parti Conservateur du Québec comme étant « sectaire » et « puriste ». Étant moi-même militant du RLQ et du PCQ, je me suis désolé de ces propos comme beaucoup d’autres. Dans son discours de clôture, Mme Marcotte s’est d’ailleurs excusé de ces remarques à ceux qu’elles ont offusqué. Elle a également salué le chef du PCQ, Luc Harvey, et l’a félicité pour son annonce à l’effet que toutes les propositions présentées par la commission politique de l’ADQ, dirigée par  Claude Garcia et Adrien Pouliot, seraient reprises par le PCQ. Cependant, elle a également été très claire sur le point que le RLQ n’endosserait pour le moment aucun parti politique. Je crois comprendre pourquoi.

Les orphelins

Nous avons entendu les porte-paroles du RLQ se dire orphelins politiques depuis que l’ADQ a été « racheté par des compétiteurs », pour reprendre les propos de quelqu’un à la conférence. À titre personnel, je ne pourrais pas leur reprocher leur scepticisme. Les nouveaux partis qui viennent tout juste de se former pour tenter de combler le vide n’ont pas encore fait leur preuves. Le PCQ a une longueur d’avance sur l’Équipe Autonomiste qui est tout juste sur le point d’être reconnue par le DGE, et ni l’une, ni l’autre de ces formations n’a tenu de congrès de fondation et n’a présenté un programme.

Un récent sondage des membres du RLQ a révélé que 60% de ces membres n’appuient aucun parti présentement. En qualité de porte-paroles de leur membres, il serait également impossible pour les dirigeants du RLQ de se prononcer en faveur d’un parti alors que la grande majorité de leurs membres sont encore sceptiques. Le RLQ ne peut faire autre chose que de rester neutre dans les circonstances. La balle est dans le court des nouveaux partis politiques de droite. À eux de convaincre les sceptiques et d’accueillir les orphelins.

Comme le Black Block pour la CLASSE

Il y a cependant une ombre au tableau. Si Joanne Marcotte avait qualifié de sectaire et puriste le PCQ, c’est qu’une poignée de personnes disant supporter ce parti mènent une campagne de salissage envers certains porte-paroles du RLQ, notamment contre Mme Marcotte. Des épithètes comme « brainwashée » et « marxiste » ont même été lancées par ces mauvaises langues. Je crois que la réputation de Mme Marcotte et des autres porte-paroles du RLQ comme défenseurs de la liberté et des idéaux de droite n’est plus à faire. De les attaquer ainsi ne fait que discréditer ces gens dont la propre contribution à la cause est plus que douteuse.

Du côté du PCQ, le président, Jeff Plante, m’a assuré que ces personnes ne parlent pas au nom du parti et qu’elles n’en sont même pas membres. Du côté du RLQ, même ceux qui ne sont pas près des membres fondateurs soupçonnent que ces personnes sont des agents du parti.

Que ce soit vrai ou non, ces personnes alimentent la méfiance entre les deux organisation, là où il devrait y avoir des liens cordiaux et coopératifs. Peu importe qu’il s’agisse de têtes brûlées, elles minent la crédibilité du PCQ tout comme le Black Block mine celle du mouvement étudiant lorsqu’il infiltre ses manifestations et cause des dommages matériels et des confrontations. Il faudrait que le PCQ évite de faire comme la CLASSE et dénonce vivement les propos de ces gens sur Facebook afin d’établir un lien de confiance. Même si ces gens ne sont pas membres du parti, ils l’éclaboussent au passage et s’ils sont vraiment des supporteurs du parti, ils devraient cesser cette campagne de salissage immédiatement. En tant que militant du PCQ, j’en suis outré et j’espère que les autres membres du parti qui oeuvrent sincèrement à rallier la droite sous cette bannière, le sont autant que moi.

Lorsque le Parti Conservateur du Québec renaquit de ces cendres, je fus un des premiers à acheter ma carte de membre. J’ai la conviction qu’un jour, il réunira tous ceux qui désirent véritablement un changement au Québec.  Je partage le désappointement de son chef que le RLQ ne puisse ouvertement nous supporter, mais je comprend aussi que si ce n’est pas le cas, c’est parce que c’est à nous de les convaincre et de ne pas nous laisser miner par quelques têtes brûlées.

L’IEDM assiégé par des casseurs cagoulés

Photo: Carole Fiset, IEDM.

 

Il semble qu’après avoir été expulsés des manifestations d’hier sur la rue Sherbrooke, les casseurs cagoulés se sont trouvé une autre cible: les locaux de l’Institut Économique de Montréal, situés à proximité des lieux de la manifestation.

Selon les témoignages, 60 personnes cagoulées se sont introduites dans l’édifice ou se trouvent les locaux de l’IEDM et ont tenté de pénétrer les lieux. Fort heureusement, ils n’ont pas réussi à entrer et ont assiégé les locaux pendant 40 minutes jusqu’à ce que les policiers de l’escouade anti-émeute interviennent.

Fort heureusement, aucun des employés de l’Institut n’a été blessé  et bienque les cagoulard aient vandalisé la porte des locaux, les dommages ont été limités à des gribouillages et l’application d’autocollants. Les employés ont cependant subi une bonne frousse pendant les 40 minutes que le siège a duré.

Encore un autre exemple qui démontre la tendance de beaucoup trop de gauchistes d’utiliser la violence pour tenter de faire taire ceux qui n’ont pas une opinion identique à la leur.

Réglementation de l’arrondissement Sud-Ouest vers le développement durable

NDLR: Cet article ne concorde pas exactement avec le style du journal, mais nous l’avons publié tout de même afin de stimuler le débat sur ce sujet. Vos commentaires sont les bienvenus.

Par Noémie L.

L’arrondissement Sud-Ouest de la ville de Montréal apporte des modifications à ses mesures d’urbanisme. En effet, les toitures vertes ou blanches, restriction de l’aménagement des stationnements, et l’utilisation de pavage qui favorise le drainage des pluies sont encours depuis la dernière année.

Depuis, plus d’un an ces changements dans la résolution d’un écoquartier se sont faits sous l’administration du maire Benoit Dorvais. L’objectif était d’implanter des normes de développement durable. Dans l’ensemble ces changements : un taux de verdissement de 20% pour les nouveaux projets immobiliers et obligeront les propriétaires qui referont leur toiture dans le futur de contrer les îlots de chaleur urbaine. Les îlots de chaleur sont un phénomène dû à des élévations de température localisées. Ces différences de température sont relevées selon différents facteurs comme la nature du l’occupation du sol, le relief et l’exposition. Ainsi, contrer cet effet surtout enregistré dans les milieux urbains est important.

Il y a également une nouvelle réglementation concernant le stationnement, celui-ci doit être à l’intérieur lorsque le terrain comporte ou doit comporter quatre unités de stationnement à l’intérieur d’un rayon de 500 mètres ou moins d’un accès de métro. Dans le quartier de l’arrondissement Sud-Ouest on compte 40% des ménages sans véhicules et 50% des déplacements se font grâce au service de la STM. Le transport collectif est grandement utilisé dans la ville. De plus, des efforts sont mis en place afin d’encourager la construction de stationnement pour vélo.

Dans la même lignée d’un quartier écoresponsable

À ce même effet, il est intéressant de souligner l’initiative de la ville de Victoriaville qui entreprend également des démarches afin de transformer la ville en écoquartier. C’est en début de 2011, la ville fit le lancement de son programme «Victoriaville – Habitation durable». Ainsi, lancer un nouveau programme afin de soutenir les initiatives vertes. Les propriétaires de maisons déjà construites pourront également avoir accès à une aide financière pour leur futur projet de rénovation.

Le programme de subventions permet d’encourager la construction de maison verte et durable pour l’environnement. L’application et la demande de subvention se font en quelques étapes du permis de construction à une attestation officielle de la ville. Cette action est concrète et à des répercussions positives sur la ville ainsi que la collectivité. Les entrepreneurs locaux sont fortement encouragés à participer dans le but de contribuer activement au développement durable de la ville.

 

Le Léviathan québécois

Source: Journal de Québec

Ce matin, les journaux de Québécor dévoilent une image franchement troublante du Léviathan québécois. Cette excellente initiative nous montre dans toute sa laideur le monstre bureaucratique qu’est l’état québécois.

Plus rien d’abstrait. Tout est là. Un budget d’un peu plus de $73 milliards, don un peu moins de la moitié sert seulement à payer des salaires. Un autre 8 milliards sert seulement à rembourser l’intérêt sur notre dette (Mais c’est pas un problème, disent les jovialistes aux lunettes roses).

Commencez vous à conprendre maintenant ce que des gens comme moi, Éric Duhaime, Joanne Marcotte, Martin Coiteux , David Descôteaux et bien d’autres essaient de vous expliquer quotidiennement depuis des lunes? Voyez-vous maintenant pourquoi nous ne cessons de répéter que nous devrions mettre l’état au régime?

L’effronterie

 

Dans une entrevue donnée à la Presse Canadienne publiée ce matin, M. Bachand dit que les Québécois doivent payer leur juste part dans le coût des services publics. Essaierait-il d’insinuer que les Québécois, vivant dans la juridiction la plus taxée d’Amérique du Nord, ne paient pas leur juste part? Cette affirmation frôlerait l’effronterie la plus crasse. Les québécois paient plus que leur part pour des service dont la qualité est pire que presque partout au Canada. Selon cet excellent billet de David Gagnon, nos services publics seraient en fait médiocres. Son billet démontre que:

  1. Le Québec se situe en 8e place au Canada pour l’efficacité de son système de santé.
  2. Le Québec est de loin la pire province canadienne pour la résolution de causes criminelles.
  3. Le Québec est au 4e rang des infrastructures les plus vétustes au Canada
  4. Le Québec a le plus haut taux de décrochage au Canada.

Sans compter les listes d’attentes interminables dans les CPE et les conditions excécrables de nos CHSLD. Bref, considérant la qualité de nos service publics et le montant de taxes, impôts et tarifs de toutes sortes que nous payons, on peut se demander où va tout cet argent? Eh bien selon de dernier rapport du receveur général, les dépenses du gouvernement sont hors de contrôle. Mais selon M. Bachand, ce sont les québécois qui ne font pas leur part.

Le Québec n’a pas un problème de revenu, il a un problème de dépenses. Notre bureaucratie est hors de contrôle. Depuis 2010, année ou M. Bachand avait promis de faire le 2/3 des efforts pour le retour à l’équilibre budgétaire et qu’il nous a incité à bien le surveiller, Nous ne cessons de voir des exemples de gaspillage éhonté des fonds publics et de corruption dans les journaux. Le Québec distribue trois fois plus de subventions aux entreprises que l’Ontario et continue pourtant d’avoir un taux d’entrepreneuriat anémique. Je crois que si ensevelir un problème avec de l’argent suffisait à le régler, nous le saurions. 

Je crois qu’il est grand temps que nous reconsidérions, en tant que société, quel rôle l’état doit jouer dans nos vies. Il est clair, considérant la culture de gaspillage rampante régnant dans une bureaucratie obèse ( 97 employés publics pour 1000 habitants, bien au-dessus de la moyenne canadienne),  que l’état québécois essaie d’en faire trop et vit au-dessus de ses moyens. Il faudrait donc revoir les services offerts par l’état et se demander si ce n’est pas possible que ces services soient offerts par d’autres organisations et laisser des entrepreneurs de concurrencer pour les offrir. Il est temps d’essayer autre chose. Il est aussi temps de donner à M. Bachand son 4%.

L’écologisme capitaliste

Par Pierre-Guy Veer

Récemment, j’ai vu Le Lorax, le plus récent film de Pixar basé sur une histoire du Dr. Seuss (The Grinch Who Stole Christmas, notamment). N’ayant pas lu l’histoire originale, je ne saurais dire si l’adaptation est fidèle. Mais une chose est sûre : les producteurs du film ont voulu faire passer un message (pas subtile du tout) que, laissé à lui-même, le capitalisme amène la destruction, la pollution et la misère. Malheureusement pour eux, pour qui possède un esprit intelligent, le film montre exactement le contraire…

 

Le film commence avec un numéro musical, les personnages de Thneedville chantent leur joie de vivre dans une ville qui n’a aucun arbre vivant ni animaux sauvages. Tout est fait de plastique, et les gens consomment de l’air en bouteille, gracieuseté de la compagnie O’Hare.

Ted, un adolescent ordinaire, tente de gagner le cœur d’Audrey, une fille qui rêve, plus que tout au monde, de posséder un vrai arbre qui pousse en-dehors du sol. Alors commence sa quête, qui l’emmènera hors de la ville, là ou tout est désolation et air irrespirable. Il rencontrera Once-ler – dont la plaque d’immatriculation lit presque « Oiler » –, homme qui, de son propre aveu, est responsable de la destruction de l’environnement autour de Thneedville. Il racontera alors son histoire : il voulait vendre son Thneed, espèce de morceau de tissu très polyvalent, fait à partir des feuilles des arbres (qui ressemble à de la barbe à papa). Mais dès qu’il a coupé un arbre, le Lorax, esprit de la forêt, a tout fait ce qu’il pouvait pour l’empêcher de « détruire » la forêt où vivent tous les animaux. Ça fonctionne pour un temps… jusqu’à ce que la famille de Once-ler, au très fort accent Sudiste, arrive et commence la production en série du Thneed – elle qui ne croyait pas du tout aux chances de Once-ler. Ainsi commence la destruction de la forêt et l’enrichissement de Once-ler. « How bad can it be? » chante-t-il jusqu’à ce que le dernier arbre soit rasé…

 

Festival des clichés

 

Les clichés anti-capitalistes de ce film sont presque innombrables. Outre ceux énumérés dans le résumé du film, notons – et je ne me concentrerai que sur trois – O’Hare, le président de la compagnie d’embouteillage d’air. Au début du film, deux employés de sa compagnie lui suggère de construire une nouvelle usine hyper polluante, ce qui fera ainsi grimper son chiffre d’affaire. En prenant connaissance des escapades de Ted, O’Hare l’avertit sévèrement de ne pas sortir de la ville. Quand il apprend que Ted a en sa possession la dernière graine d’arbre, il s’acharne à la capturer. Après tout, les arbres sont mauvais pour les affaires parce qu’ils produisent de l’air pur gratuit.

Il y a également la famille de Once-ler, un ramassis de tous les clichés imaginables sur les gens du Sud des ÉU : accent rurale, manières primitives et surtout dédain de l’éducation et de l’avancement. Elle croit que Once-ler sera incapable de vendre son Thneed, et se moque abondamment de lui lorsqu’il part à l’aventure. Mais dès qu’elle apprend que le produit est un succès, elle se précipite, avec sa maison mobile, auprès de Once-ler pour partir sa compagnie. Évidemment, parce que c’est une famille sudiste ignare, elle va complètement raser la forêt, pour ensuite renier Once-ler parce qu’il a fait faillite.

Enfin, le Lorax représente le fantasme par excellence des écologistes : c’est l’esprit de la forêt, le défenseur des animaux et le protecteur de l’air pur. Il apparaît magiquement quand Once-ler coupe le premier arbre de la forêt, tentant de l’empêcher de poursuivre sa « destruction ». Il tente même de noyer Once-ler en déposant son lit dans la rivière pour qu’il parte à la dérive. Mais comme un des animaux était sur le lit, Once-ler sera sauvé, probablement à son grand regret.

 

Le vrai capitalisme est écologique

 

Les libertariens qui ont lu le texte jusqu’à présent se sont vite rendu compte que Le Lorax montre clairement ce qui se produit quand l’esprit du capitalisme – propriété privée, investissement à long terme, non-intervention du gouvernement dans l’économie – n’est pas respecté. Pour les autres, laissez-moi vous exposer sa vraie nature…

 

Quand Once-ler arrive dans la forêt, personne n’en est légalement propriétaire. Oui, les animaux sont très mignons, mais dans la vraie vie, ils n’ont pas de droits de propriété. Si Once-ler était devenu le propriétaire légal de cette terre, alors il aurait (fort probablement) tout fait pour utiliser les arbres intelligemment. Après tout, ce qui fait le succès du capitalisme, c’est l’investissement, PAS la consommation. D’ailleurs, l’investissement (privé) explique presque, à lui seul, pourquoi « l’Occident » (Europe, ÉU, Canada, Australie, etc.) est tellement plus riche que le reste du monde1.

Donc, le comportement de Once-ler n’est PAS capitaliste. Au contraire, l’on pourrait même dire que son comportement est encouragé dans notre monde interventionniste. Un très bel exemple est le sort de la Seigneurie du Triton2. Sous pression populaire, le gouvernement Charest avait décidé, en 2005, de déclarer cette zone aire protégée, empêchant ainsi toute exploitation forestière, même de la part de compagnie qui s’y trouvaient déjà. Naturellement, se sachant évincées sous peu, les compagnies présentes ont rationnellement cherché à maximiser leurs profits… en coupant à blanc. La moralité de cette action est discutable, mais elle facilement compréhensible : puisque la propriété sera publique, à quoi bon préserver les arbres pour le futur?

 

Le même concept s’applique pour la pollution. Si c’est une plaie dans notre monde moderne, c’est que l’air, le sol et l’eau appartiennent à tous, et donc à personne. Derrière le rideau de fer, où les lois économiques étaient presque toutes ignorées, la pollution était effarante, certaines forêts sont devenues irrécupérables et plusieurs gens en mouraient prématurément3. Si le capitalisme avait existé, ces problèmes n’auraient probablement jamais existé.

Dans les années 50, Hooker, une compagnie de produits chimiques dans l’État de New York, avait en sa possession un canal dans lequel elle déversait ses déchets. Il était très bien construit, et aucune fuite n’a été rapportée. C’était tout à son avantage, sinon elle aurait dû dédommager pour la pollution. Mais dès que le gouvernement local a décidé d’acheter des terrains en bordure dudit canal, les problèmes ont commencé : désintégration de la structure du canal, fuites, construction en bordure du canal… Comme le public n’est généralement responsable de rien, nul besoin de dire que la compagnie a reçu tout le blâme4.

 

C’est donc ce qui peut expliquer le je-m’en-foutisme de O’Hare quant à sa pollution. Comme il n’y a pas de propriété de l’air ou de l’eau, il s’en fiche; il en profite même. Et son comportement face aux arbres – ils offrent une concurrence « déloyale » quant à la production d’air pur – n’est pas sans rappeler la pétition des marchands de chandelles présentées par Frédéric Bastiat5. Tout comme O’Hare, ils protestaient contre la concurrence déloyale… du soleil et exigeaient des pouvoirs publics que l’on bloque toutes les fenêtres afin de faire augmenter les affaires. Force est de constater que O’Hare, lui, a eu gain de cause, ce qui aurait été impossible dans un libre-marché. En effet, la majorité des gens seraient porté à vouloir profiter d’air pur gratuit produit par les arbres.

 

En conclusion, malgré ses qualités techniques évidentes, Le Lorax n’est qu’un vulgaire film de propagande écologiste qui fait fi d’à peu près toute la logique économique. Et comme il s’adresse principalement aux enfants, je conseille fortement aux parents libertariens de bien expliquer à leurs enfants que ce film montre ce qui se passe quand on ne respecte PAS l’esprit du capitalisme. Allez-y en leur posant cette simple question : « Est-ce que tu briserais volontairement les jouets de ton frère/ta sœur »? Il devrait normalement dire non; ajoutez ensuite : « Tu viens donc de me dire qu’il faut respecter la propriété de l’autre »? Ils devraient bien comprendre.

1Mises, Ludwig Von. Marxism Unmasked: From Delusion to Destruction, Foundation for Economic Education, Irvington-on-Hudson, NY, 2006

La véritable nature des droits

 

Mon dernier article sur le droit à l’éducation m’a valu quelques réponses intéressantes auxquelles j’aimerais répliquer ici. En particulier, une personne m’a référé à la charte des droits et libertés du Québec pour montrer qu’il y a effectivement un « droit à l’éducation » dans cette charte. C’est juste. Aussi me faut-il préciser ce que j’entends par un « droit » et ce qui rend un droit légitime sur le plan éthique et moral.

Tout d’abord, il faut faire une distinction entre les droits juridiques et les droits naturels. Les droits juridiques vous sont attribués par le gouvernement et peuvent vous être retirés selon les humeurs des politiciens. En revanche, les droits naturels ne nous sont pas donnés par l’état. L’état peut même choisir de ne pas les reconnaitre. Ces droits nous appartiennent pourtant du fait de notre propre humanité. Certains diront même qu’ils nous ont été légués par notre créateur, peu importe comment ils choisissent de l’appeler. Ces droits sont fondamentaux et inaliénables, ce qui veut dire qu’aucune société qui se prétend libre en peut nier ces droits et se doit de les protéger. Donc, si nous voulons qualifier un droit « d’inaliénable », il faut donc que ce soit forcément un droit naturel.

Encore une fois, revenons sur la véritable nature d’un droit. Le premier droit fondamental est le droit à la vie. Ce droit à la vie signifie que j’ai le droit de vivre et que j’ai le droit de vivre ma vie comme je l’entend. En d’autre mots, que je suis propriétaire de ma propre personne. Est-ce que ça signifie que je peux faire tout ce que je veux? Non. Je ne peux pas par exemple tuer quelqu’un parce que ça porte atteinte au droit à la vie de ma victime. Je n’ai pas le droit non plus de la réduire en esclavage pour la même raison.

Un droit n’est donc légitime que si on peut l’exercer sans violer les droits des autres.

Un autre droit fondamental est le droit de propriété. Parce que je suis propriétaire de mon propre corps et de mon propre esprit, je suis aussi propriétaire de mes labeurs et donc du fruit de ces labeurs. J’ai donc un droit inaliénable de pouvoir jouir du fruit de mon labeur. Est-ce que vous contesteriez ce droit?

Pourtant, si vous fouillez les chartes canadiennes et québécoises des droits et libertés, je suis convaincu que vous ne trouverez mention de ce droit nulle part. Pourtant, il existe et c’est un droit qui est juste sur le plan moral. Nier qu’une personne ait droit au fruit de son labeur serait de la réduire littéralement à l’esclavage.

Le droit à la propriété est pourtant la raison pourquoi il est illégal de voler le bien d’autrui. Sans ce droit, le vol ne pourrait pas être un crime.

Or, tous les gouvernements de ce monde, depuis la nuit des temps, ont allègrement violé ce droit en s’appropriant de force ou par la menace de la force, la richesse matérielle de ses citoyens sous prétexte de fournir des services plus ou moins essentiels dont ils se sont attribué le monopole. Cette confiscation (notez que le mot confiscation a la même racine latine que le mot fiscalité, en passant) par la force n’est pourtant pas directement reliée à la dispensation de ces services.

Ramenons ça dans le plus concret. Une des choses que font la mafia et les gang de rues est de « vendre de la protection ». Ils viennent vous voir un jour et vous disent qu’à partir de maintenant, vous devez leur payer un certain montant à chaque semaine et ils vous protègeront. Refusez de payer, il il pourrait vous arriver malheur, ou à votre famille, ou votre commerce. Ce comportement, lorsque perpétré par la mafia est considéré comme illégal et ceux qui s’y adonnent sont passibles d’emprisonnement. Et c’est très juste.

Cependant, le gouvernement arrive et vous demande de payer un certain pourcentage de vos revenus pour ses services. Si vous refusez de payer, des hommes armés viendront saisir vos biens et vous mettront dans une cage. Je vous demanderais de me dire quelle est la différence entre la méthode du gouvernement et celle de la mafia?

Je ne voudrais pas trop vous égarer, alors je vais conclure en disant ceci:

Tout soit-disant « droit positif » requiert qu’un tiers paie pour ce droit par le biais du processus que je viens de décrire et donc viole grossièrement les droits de ce tiers. Donc comment ce « droit positif » peut-il être légitime dans une société qui se veut libre?

La raison pour laquelle le droit de propriété, tel que je l’ai décrit ne figure pas dans la charte des droits et libertés est simple: il remettrait en question la légitimité même du gouvernement.

L’éducation est-elle un droit?

 

Ça fait partie intégrante de la rhétorique des associations étudiantes. On clâme haut et fort que l’éducation est un « droit inaliénable ».  Avant de dire si oui ou non, cette affirmation est vraie, il faudrait d’abord se demander « c’est quoi un droit inaliénable? »

Un droit est une extension de notre humanité. Il vous appartient du simple fait d’être humain. Ainsi, comme être humain, j’ai le droit de penser ce que je veux et d’exprimer cette pensée sans peur de représailles. On dit que ce droit est inaliénable parce qu’il serait immoral de me l’enlever. Il en va de même du droit à la vie, de la liberté religieuse et du droit à la propriété (c’est-à-dire du droit de profiter du fruit de son labeur). Ces droits sont suprêmes parce de les exercer ne cause de préjudice à personne d’autre. Mon droit de vivre n’empêche personne de vivre également.

Qu’en est-il du soit-disant droit à l’éducation? On peut certainement argumenter que l’éducation est un avantage définitif afin de contrer la pauvreté. Un diplômé universitaire gagnera certainement plus dans le courant de sa vie que celui qui n’aura pas ce diplôme. Est-ce que ça en fait un droit? Non! Pour que vous puissiez bénéficier d’études, un grand nombre de personnes doivent travailler, à partir des professeurs et chargés de cours jusqu’aux employés de soutien et d’administration. Tous ces gens ne travaillent pas bénévolement. Il doit aussi y avoir des locaux et des équipement qui eux non-plus  ne sont pas gratuits. Qui va payer? Si ce n’est pas l’étudiant qui paie, ce sera quelqu’un d’autre. Ce quelqu’un d’autre ne payera pas de bon coeur, il sera forcé de payer. Il ne peut pas refuser. Est-ce moral de revendiquer que quelqu’un d’autre soit forcé de payer pour votre « droit »?  La conclusion est que l’éducation n’est pas un droit, c’est un bien de consommation. Un bien de consommation important, sans aucun doute, mais un bien de consommation tout de même. Revendiquer un droit à une éducation universitaire gratuite, puisque l’éducation est un investissement très rentable, équivaut à demander qu’on me subentionne l’achat d’un immeuble à logements, sous prétexte que les revenus que je ferai avec cet immeuble seraient imposés plus tard. C’est un non-sens.

Il faut donc faire attention à qu’est-ce qu’on appelle un « droit ». Un véritable droit ne coûte rien. L’éducation ne sera jamais gratuite et donc, la réclâmer comme un droit revient à vouloir saisir le fruit du labeur d’autrui pour payer quelque chose dont vous serez le premier à bénéficier. Dans la lutte des étudiants contre la hausse de leurs frais de scolarité, je suis d’accord pour dire que le gouvernement devrait faire le ménage desa propre cour avant de venir piger dans les poches des étudiants et il y a énormément de gaspillage et de dépenses inutiles qui devraient être coupés. C’est pareil pour tous les contribuables. Avant de hausser les impôts, les taxes et les tarifs, le gouvernement devrait cesser de gaspiller nos ressources et se serrer la ceinture. C’est totalement aberrant, par exemple, qu’il y ait plus de cadres dans le réseau de la santé que de personnel soignant. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg. Le Québec n’a pas un problème de revenus, il a un problème de dépenses et c’est un problème qui est structurel. Si les étudiants pensaient vraiment à leur avenir, c’est contre ça qu’ils devraient protester.

Le double standard des médias

Par Pierre-Guy Veer

Récemment, le controversé animateur de radio Rush Limbaugh s’est retrouvé dans l’eau chaude1. Visiblement contre les commentaires d’une étudiante en droit au sujet de la contraception – il y a présentement un débat houleux pour savoir si les hôpitaux confessionnels devraient être forcés, même contre leurs principes, de fournir des contraceptifs gratuits –, M. Limbaugh a traité l’étudiante de pute (slut), affirmant que si l’on doit payer pour les contraceptifs, on doit obtenir quelque chose en retour… Il n’en fallait pas moins pour que les médias sautent à pieds joints sur ce commentaires et incitent les annonceurs à boycotter l’animateur. Probablement à cause de toute la pression et du retrait de ses annonceurs, il s’est finalement excusé.

 

En voyant ça, je me suis demandé si des animateurs gauchistes comme Bill Maher allaient faire la même chose. Après tout, il a traité Sarah Palin de plotte (cunt)2, « parce qu’il n’y a pas d’autres mots pour la décrire ». Non, il ne le fera pas, m’a affirmé un Démocrate bleu foncé. Et vous n’allez pas croire les justifications qu’il a trouvées pour défendre Maher…

 

Elle l’a mérité

 

Première justification pour une non-rétractation : Mme Palin a couru après. En effet, de par ses actions, l’ancienne gouverneure de l’Alaska a mérité qu’on la traite de nom.

 

Quelle action peut justifier qu’on qualifie une femme de telle façon? Avoir fait le ménage dans le corporatisme pétrolier de son État3? avoir dénoncer la surimpression d’argent de la Fed4, ce qui cause une chute artificielle des taux d’intérêts et risque d’engendrer une autre bulle? avoir accepté les unions de couples de même sexe quand elle était gouverneure? avoir décriminalisé des petites quantités de marijuana?

 

Mon ami avait peut-être en tête la « responsabilité » de Palin dans la tuerie de Tucson, Arizona, où plusieurs personnes ont été blessées ou tuées. Les médias avaient fait le lien avec une carte de Mme Palin, où elle avait « ciblé » les représentants ayant approuvé la réforme de la santé d’Obama. Peu importe si la personne qui a perpétré le crime avait de sérieux troubles mentaux et était apolitique – il affirmait que le gouvernement nous contrôle au travers de la grammaire; et peu importe si des Démocrates ont fait exactement la même chose56 sans que les médias ne s’en scandalisent.

 

Si une femme « mérite » qu’on la traite de nom, je me demande s’il pense qu’une femme qui se fait violer a couru après…

 

Bill Maher est intelligent

 

Deuxième justification : Bill Maher est intelligent et Rush Limbaugh est stupide. Cette affirmation n’est qu’une variante, utilisée par les « liberals » pour dénigrer une personne qui ne pense pas comme eux – la première étant des accusations de racisme.

 

À quoi juge-t-on l’intelligence d’une personne?

  • Selon Wikipédia, Maher a un bac et Limbaugh n’en a pas. Considérant où l’on peut obtenir un doctorat7 et ce que l’on enseigne dans les écoles au sujet du capitalisme8, le niveau d’éducation n’est pas une référence.

  • Devrait-on plutôt regarder leurs points de vues politique? Maher est un farouche défenseur de la séparation de l’État et de la religion; Limbaugh croit dur comme fer que les États-Unis sont une nation chrétienne… même si Dieu n’est mentionné nul part dans les documents constitutionnels. Toutefois, alors que Limbaugh a dénoncé le fait qu’Obama (gagnant du Nobel de la Paix en 2009) ait reçu sans gêne le président chinois (qui détient prisonnier le Nobel de la Paix de 2010)9, Bill Maher glorifie l’Empire du Milieu parce qu’ils n’ont pas le fardeau de la démocratie et des longs débats10… Aussi, les deux ne semblent pas de très grands partisans de la démocratie – Maher croit que le débat sur la santé devrait être adopté à la presse parce que les gens sont trop idiots, tandis que Limbaugh et plusieurs conservateurs utilisent des mots comme traitres pour décrire leurs adversaires11.

  • Ou devrait-on voir leurs points de vue économiques? Rush Limbaugh semble creuser plus que la moyenne quand on présente des données tel la croissance économique12 et voit même tous les torts que crée le gouvernement à l’économie13. De son côté, Bill Maher est complètement endoctriné au keynésianisme14 et s’imagine que l’économie est un jeu à somme nulle, où les riches volent 80% des revenus15.

Bref, comme « intelligence » est un concept trop subjectif, ce n’est pas une raison pour donner une immunité d’insulte à une personne.

 

C’est de la comédie

 

Mais l’argument suprême pour défendre les exactions verbales de Bill Maher : c’est un comédien, alors que Rush Limbaugh est un homme sérieux. En effet, l’immunité humoristique (du moins, chez les liberals) existe aussi chez nos voisins du Sud.

 

Et les « liberals » en profitent abondamment :

  • David Letterman s’est abondamment moqué d’une des filles de Sarah Palin16, en plus de traiter cette dernière de putain. Imaginons un instant si Limbaugh avait osé dire la même chose des filles d’Obama ou de celle de Bill Clinton…

  • La comédienne Wanda Skyes a souhaité que les reins de Rush Limbaugh perdent leur capacité de fonctionner17. Si ça avait été l’inverse, Limbaugh aurait été traité de misogyne, de raciste (elle est Noire) et d’homophobe (elle est lesbienne).

  • Bill Maher n’est pas en reste et a affirmé que Dick Cheney (vice-président de George W Bush) serait mieux mort18. Et si on avait dit la même chose de Al Gore ou Joe Biden…

  • Maher (encore lui) a utilisé un message texte très explicite associé à Tiger Woods, et a suggéré que les Démocrates aussi devrait frapper les Républicains et leur faire passer toute sorte de lois stupides et liberticides.

Je pourrais continuer encore longtemps…

 

En conclusion, je me fiche éperdument de ce que Rush Limbaugh, Bill Maher ou n’importe qui d’autre a un micro, une page de journal ou une caméra dit. La liberté d’expression, c’est accepter de laisser l’autre parler, si dérangeant soit-ce. Par contre, si les médias décident de condamner les propos (certes condamnables) de Limbaugh, alors ils doivent aussi condamner les propos de Maher et des autres liberals. Sinon, c’est de l’hypocrisie crasse.

Consommateur averti attention au vol d’identité

Le service la ville de Québec souhaite encourager les citoyens à être vigilants lorsqu’ils font des transactions. En effet, les fraudeurs utilisent de multiplient tactiques afin de voler les personnes naïves. Ils peuvent utiliser des technologies intéressantes dans le but de voler l’identité des victimes.

Le vol d’identité est une façon de voler ou détourner l’identité propre d’une personne ou d’une entreprise afin de faire des crimes économiques. Les voleurs collectent des noms, dates de naissance, le numéro d’assurances sociales ainsi que d’autres informations confidentielles.

Il existe plusieurs cas typiques qui peuvent vous permettre de reconnaître un cas de vol d’identité :

  • Un appel d’un créancier vous informe d’une demande de crédit que vous n’avez jamais faite,
  • Vous recevez l’appel ou une lettre d’un créancier vous confirmant l’acceptation ou le refus d’une demande de crédit,
  • Vous ne recevez plus vos relevés de carte de crédit ou ces derniers sont erronés
  • Une agence de recouvrement vous informe qu’elle procède au recouvrement de votre compte impayé.

Les nouvelles technologies permettent de hausser la performance des centres d’appels tels que les systèmes PBX implémentés. Toutefois, il est important de répondre à des questions d’identité lorsque vous recevez des appels de courtoisie. Il faut également être vigilant lors des transactions effectuer en magasin ou aux guichets bancaires automatiques et cacher son numéro d’identification personnelle. Il va de soit que la puce permet une tranquillité d’esprit. Toutefois, ce ne sont pas encore tous les magasins qui procèdent avec cette méthode, plusieurs utilisent encore la bande magnétique pour les paiements avec la machine interac.

Vérifier votre dossier de crédit

Si vous êtes témoins d’un vol d’identité, il est impératif d’aviser votre institution financière ainsi que la police, et les bureaux de crédit tel qu’Équifax Canada. Vous devez également signaler la fraude au centre d’Appel antifraude Canada. Par la suite, vous pourrez également faire le changement de l’ensemble de vos cartes d’identité pour finalement mettre cet incident derrière vous.

D’autre part, faire la demande de votre dossier de crédit plus d’une fois par année peut vous sauver des problèmes. En effet, en observant votre consommation vous pouvez dénoter s’il y a eu des anomalies dans votre rapport. Il est important, car votre dossier de crédit peut influencer votre capacité d’achat, tel qu’à l’achat de votre première maison ou le financement sur d’autres biens matériels.

Pauline Marois premier ministre du Québec : Va-t-elle représenter le changement?

Par Simon Leduc

Pauline Marois premier ministre du Québec : Va-t-elle représenter le changement?

En 2011, Pauline Marois a connu une année horrible à la tête du PQ. Les démissions et des tentatives de putsch provenant de ses propres militants ont gravement fragilisé son leadership. Au lieu d’abandonner, Mme Marois s’est battu pour demeurer en poste et elle a réussi à imposer son leadership après de longues semaines de lutte contre le clan Duceppe. Il faut reconnaître la combativité et le courage du chef péquiste. Plusieurs chefs de parti auraient démissionné pour moins que cela. Les Québécois semblent avoir été impressionnés par sa détermination car le PQ est maintenant en tête dans les intentions de vote. Le dernier coup de sonde donne 39% des voix au PQ et il aurait formé un gouvernement majoritaire avec un tel taux d’appui. L’ancienne ministre des Finances pourrait sérieusement devenir premier ministre du Québec après les prochaines élections générales. Est-ce qu’elle représente vraiment le changement? Allons voir sa performance comme ancienne ministre.

Le passé ministériel de Pauline Marois : un bilan plutôt négatif :

Durant le dernier règne péquiste (de 1994 à 2003), Mme Marois a occupé tous les portefeuilles ministériels importants : la Famille, la Santé et l’Éducation.

Tout d’abord, son passage à la Famille a été un désastre. Elle a mis en place un monstre bureaucratique qui est très favorable aux grandes centrales syndicales : les Centres de la petite enfance. Ce programme social devait seulement bénéficier aux familles pauvres mais son caractère universel a complètement changé la donne. Toutes les familles du Québec ont eu accès aux CPE et cela a créé de gigantesques listes d’attente. La moitié des ménages québécois n’ont pas droit aux services de garde et se sont les moins bien nantis qui en paient le prix. De plus, ce programme devait coûter 290 millions de dollars par année lors de son instauration en 1997. Quinze ans plus tard, celui-ci coûte près de 2 milliards par an aux contribuables québécois . Les CPE ont été très bénéfiques aux alliés naturel des péquistes : les syndicats. Ceux-ci ont pu procéder à la syndicalisation massive des gardiennes travaillant dans les CPE. Les syndicats peuvent prendre les parents en otage en déclenchant des grèves surprises afin de bonifier leur salaire et vacances. Les grandes centrales syndicales se sont enrichies grâce à la politique familiale de Mme Marois.

Ensuite, l’actuel leader péquiste a mis en place la fameuse réforme scolaire qui est caractérisée par le renouveau pédagogique et par l’endoctrinement au multiculturalisme. La réforme Marois est un désastre dans tous les sens du terme . Elle a accentué le décrochage scolaire, principalement chez les garçons. Celle-ci a transformé l’école québécoise en un laboratoire du multiculturalisme ou l’égalitarisme radical règne en maître. Selon cette doctrine, tous les étudiants sont égaux et on doit les traiter en ce sens. . La disparition du redoublement scolaire et des classes spéciales pour les élèves en difficulté d’apprentissage le prouvent bien. On peut affirmer que le passage de Pauline Marois dans ce ministère a été un échec retentissant (les libéraux ont maintenu cette réforme en place à leur arrivé au pouvoir, il faut aussi le dire) et nos enfants dans les écoles en sont les victimes.

Subséquemment, afin de lutter contre le déficit, le gouvernement de Lucien Bouchard a mis à la retraite des milliers de médecins et d’infirmières. Le système de santé ne s’est jamais remis de cette décision dévastatrice. Il faut se rappeler que Mme Marois était ministre de la Santé quand les coupures ont eu lieu. Ce n’est pas nécessaire d’en rajouter.

Donc, le bilan ministériel du chef péquiste est très mitigé. Peut-elle vraiment faire mieux comme premier ministre du Québec. Poser la question s’est dit répondre. Elle ne représente pas du tout le changement mais bien la vieille garde politique qui est responsable de l’état de décrépitude de la province de Québec.

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