Pauline Marois premier ministre du Québec : Va-t-elle représenter le changement?

Par Simon Leduc

Pauline Marois premier ministre du Québec : Va-t-elle représenter le changement?

En 2011, Pauline Marois a connu une année horrible à la tête du PQ. Les démissions et des tentatives de putsch provenant de ses propres militants ont gravement fragilisé son leadership. Au lieu d’abandonner, Mme Marois s’est battu pour demeurer en poste et elle a réussi à imposer son leadership après de longues semaines de lutte contre le clan Duceppe. Il faut reconnaître la combativité et le courage du chef péquiste. Plusieurs chefs de parti auraient démissionné pour moins que cela. Les Québécois semblent avoir été impressionnés par sa détermination car le PQ est maintenant en tête dans les intentions de vote. Le dernier coup de sonde donne 39% des voix au PQ et il aurait formé un gouvernement majoritaire avec un tel taux d’appui. L’ancienne ministre des Finances pourrait sérieusement devenir premier ministre du Québec après les prochaines élections générales. Est-ce qu’elle représente vraiment le changement? Allons voir sa performance comme ancienne ministre.

Le passé ministériel de Pauline Marois : un bilan plutôt négatif :

Durant le dernier règne péquiste (de 1994 à 2003), Mme Marois a occupé tous les portefeuilles ministériels importants : la Famille, la Santé et l’Éducation.

Tout d’abord, son passage à la Famille a été un désastre. Elle a mis en place un monstre bureaucratique qui est très favorable aux grandes centrales syndicales : les Centres de la petite enfance. Ce programme social devait seulement bénéficier aux familles pauvres mais son caractère universel a complètement changé la donne. Toutes les familles du Québec ont eu accès aux CPE et cela a créé de gigantesques listes d’attente. La moitié des ménages québécois n’ont pas droit aux services de garde et se sont les moins bien nantis qui en paient le prix. De plus, ce programme devait coûter 290 millions de dollars par année lors de son instauration en 1997. Quinze ans plus tard, celui-ci coûte près de 2 milliards par an aux contribuables québécois . Les CPE ont été très bénéfiques aux alliés naturel des péquistes : les syndicats. Ceux-ci ont pu procéder à la syndicalisation massive des gardiennes travaillant dans les CPE. Les syndicats peuvent prendre les parents en otage en déclenchant des grèves surprises afin de bonifier leur salaire et vacances. Les grandes centrales syndicales se sont enrichies grâce à la politique familiale de Mme Marois.

Ensuite, l’actuel leader péquiste a mis en place la fameuse réforme scolaire qui est caractérisée par le renouveau pédagogique et par l’endoctrinement au multiculturalisme. La réforme Marois est un désastre dans tous les sens du terme . Elle a accentué le décrochage scolaire, principalement chez les garçons. Celle-ci a transformé l’école québécoise en un laboratoire du multiculturalisme ou l’égalitarisme radical règne en maître. Selon cette doctrine, tous les étudiants sont égaux et on doit les traiter en ce sens. . La disparition du redoublement scolaire et des classes spéciales pour les élèves en difficulté d’apprentissage le prouvent bien. On peut affirmer que le passage de Pauline Marois dans ce ministère a été un échec retentissant (les libéraux ont maintenu cette réforme en place à leur arrivé au pouvoir, il faut aussi le dire) et nos enfants dans les écoles en sont les victimes.

Subséquemment, afin de lutter contre le déficit, le gouvernement de Lucien Bouchard a mis à la retraite des milliers de médecins et d’infirmières. Le système de santé ne s’est jamais remis de cette décision dévastatrice. Il faut se rappeler que Mme Marois était ministre de la Santé quand les coupures ont eu lieu. Ce n’est pas nécessaire d’en rajouter.

Donc, le bilan ministériel du chef péquiste est très mitigé. Peut-elle vraiment faire mieux comme premier ministre du Québec. Poser la question s’est dit répondre. Elle ne représente pas du tout le changement mais bien la vieille garde politique qui est responsable de l’état de décrépitude de la province de Québec.

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3 réflexions au sujet de « Pauline Marois premier ministre du Québec : Va-t-elle représenter le changement? »

  1. Article ‘Pauline Marois premier…’. Article intéressanr mais vers la fin de l’article on écrit: ‘Poser la question s’est dit répondre’. Fautes d’orthographe. Devrait être: ‘c’est d’y répondre’.
    Merci, LMH

  2. Être ou ne pas être…that is the question! Sera-t-elle une Tacher II ou une Merkel II? En tant qu’associée des syndicats, assurément Mme. Marois n’apportera pas de changement car les syndicats dans la fonction publique sont devenus «A pain where the sun don’t shine!» Et une entrave à tout changement.

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