Monthly Archives: avril 2012

Jouer sur les mots

Il serait peut-être temps que les grands médias acceptent ce que les juges ont déjà confirmé et utilisent la terminologie appropriée. Les associations étudiantes ne sont pas des syndicats. Elles sont régies comme des corporations.

Les étudiants ne sont pas des travailleurs syndiqués, ils sont des clients des institutions d’enseignement. Ils paient pour le privilège d’un enseignement supérieur et un diplôme qui sera  le gage d’une rémunération supérieure dans un pas si lointain futur.

De refuser un service pour lequel on paye, n’est pas une grève. Une grève est un moyen de pression utilisé par un groupe de travailleurs sur leur employeur. Les règles qui régissent une grève, que les étudiants tentent d’utiliser pour forcer un boycott non volontaire par l’ensemble des étudiants selon une règle de majorité, ne s’appliquent pas à eux. Le code du travail ne peut que s’appliquer à des travailleurs, des syndicats et des employeurs, pas à des étudiants, leurs associations et les institutions d’enseignement.

Donc, j’ai de la difficulté à comprendre pourquoi les médias ont un si gros problème à appeler un chat, un chat et un boycott, un boycott, si ce n’est justement à cause du biais manifestement pro-syndical d’une majorité de journalistes.

Comment expliquer la popularité de Gabriel Nadeau-Dubois?

Par Arielle Grenier

Depuis l’automne dernier, Gabriel Nadeau-Dubois fait la manchette dans tous les journaux. Toutes les télévisions se sont entichées de ce jeune homme au discours provocant, convainquant et redoutable. Mais qu’en est-il réellement? Pourquoi les journalistes et médias sociaux sont tombés dans le piège de ce jeune homme? L’histoire est simple. Pour comprendre un phénomène, il faut s’intéresser au cadre sociopolitique qui le précédait. Gabriel Nadeau-Dubois n’est pas apparu comme par magie.

 

L’insatisfaction de la population face au gouvernement Charest.

 

Depuis plusieurs années, à tort ou à raison, la population du Québec fait face à un gouvernement dont le taux d’insatisfaction oscille autour de 70%. Plusieurs ont exprimé collectivement leur mécontentement en refusant catégoriquement des projets proposés par le gouvernement actuel. Rappelons-nous le projet du Suroît, la réingénierie de l’État, le projet du Mont-Orford, la Commission d’enquête sur la construction, les gaz de schistes et tout récemment le Plan Nord. Maintenant, dans le dossier du rattrapage des frais de scolarité universitaire, Gabriel Nadeau-Dubois et ses collègues ont su profiter de la conjoncture politique actuelle. Ils personnifient l’opposition à l’équipe Charest. En plus d’être jeune, Gabriel Nadeau-Dubois, ce politicien en herbe s’exprime dans un discours accrocheur et syndicaliste ce qui a naturellement attiré les médias. Malheureusement pour les Québécois, son discours cache une tout autre réalité, celle de la promotion de la désobéissance civile, du non-respect des décisions de la Cour, du saccage du bien publique et des biens privés et l’appel à la Révolution.

Dans une conjoncture normale, avec un taux de satisfaction envers le gouvernement d’environ 50%, la population aurait rejeté son discours et aurait été beaucoup plus critique à son endroit. Les médias ne se seraient même pas attardés à l’écouter et l’auraient vu tel qu’il est : un agitateur publique qui sème le trouble, le justifie et le promeut. En somme il serait resté dans l’ombre de lui-même et de sa Révolution.

Si les médias avaient plutôt fait leur travail de recherche, analysé son agenda politique afin de mieux comprendre ses intentions politiques réelles, ils n’auraient pas fait de lui le symbole de l’insatisfaction de la population québécoise face à ce gouvernement. Le gouvernement est donc devenu une proie facile.

 

L’agenda politique de Gabriel

 Pourtant, la hausse des frais de scolarité n’est qu’un prétexte pour faire une révolution sociale. Si la population savait qu’il ne respecte pas la loi, nos droits, qu’il se fout des décisions juridiques et qu’il est le grand responsable de toute cette violence, on le verrait sous un tout autre angle.

 Gabriel Nadeau-Dubois a profité de la conjoncture politique pour attirer l’attention des journalistes et de la population. Tous sont tous tombés dans le piège. Il est devenu le symbole de l’Opposition en chambre en ayant la sympathie du Parti Québécois et de Québec Solidaire. Le pire dans tout ça, c’est qu’il a bien mis en place son projet de révolution qui n’a rien de comparable à la Révolution tranquille. Est-ce normal de lancer des briques sur les voies du métro, de bloquer des ponts en coupant l’accès au travail de nos honnêtes citoyens, de peinturer en rouge des édifices publics et commémoratifs? Est-ce devenu la norme au Québec d’avoir recours à la violence et à la désobéissance civile pour s’exprimer? Il a fait de cette province le lieu d’une folie sociale.

Dans ce contexte social, il est normal qu’une femme aussi calme et posée que Madame Beauchamp n’ait jamais voulu négocier avec cet agitateur public. Imaginez les coûts sociaux et économiques que ce jeune homme a causés. Imaginez deux secondes à quel point il nous a menti. Du début à aujourd’hui, Gabriel Nadeau-Dubois pointe le doigt sur la ministre en l’accusant de ne pas faire son travail. Et ton travail Gabriel, fais-tu ton travail? Tu devrais représenter tous les étudiants, mais tu ne parles qu’au nom de ceux qui sortent dans les rues, qui bloquent l’accès aux salles de cours et tout ça, en te disant le grand détenteur de la vérité absolue.

 Gabriel, la population va bientôt comprendre que l’on n’aurait jamais dû t’accorder de l’importance, que sans la conjoncture politique personne ne te connaitrait. Le phénomène Nadeau-Dubois n’est que le résultat de l’insatisfaction de la population, car sans elle jamais ce message de violence n’aurait été toléré.

 J’aimerais dédier cet article aux étudiants de sciences politiques de l’Université de Montréal en espérant que vous changerez votre opinion de ce malheureux événement social.

 

Voici le lien du discours de Gabriel Nadeau-Dubois :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=WT29pZBO4sc

La grève du bon sens

 Nous avons atteint un point de rupture. Alors que le gouvernement est supposé entamer les discussions avec les associations étudiantes, tant réclâmées par nos élites gauchistes; la mauvaise foi règne par les bris répétitifs de la trêve mise en place pour favoriser la discussion. En effet, il semble que des éléments de la CLASSE ne sont même pas capables de se retenir de faire de la casse pendant 48 heures, mais ils voudraient qu’on les prennent au sérieux et qu’on les inclue dans les discussions. Pis encore, les représentants de la CLASSE aux négotiations n’étaient jamais venus pour négocier, mais pour exiger. Exiger quoi? La gratuité, rien de moins. Est-ce ça qu’ils appellent négocier de bonne foi?

Cet après-midi, la ministre Line Beauchamp nous a informé dans un point de presse de sa décision d’exclure la CLASSE des discussions. Comment pourrait-elle en effet négocier avec des gens qui ne sont pas capables de respecter un trêve de 48 heures, de condamner les actes de vandalisme commis durant des manifestations annoncées sur leur site web et qui en plus n’étaient pas là pour négocier de tout façon? Aussitôt que la ministre eut terminé son point de presse, nous avons appris que la FEUQ et la FECQ ont rompu les négotiations. Grave erreur. Peut-être l’ont-ils oublié, mais le gouvernement a la loi et la majorité de la population derrière lui.

Drôle de démocratie!

Ils se voient héroîquement tenir tête au gouvernement comme cet étudiant de la place Tien'anmen tenant tête aux tanks chinois. Ils devraient se souvenir que les étudiants de Tien'anmen luttaient contre un gouvernement établi par une des idoles des membres de la CLASSE et que les manifestations de la Place Tien'anmen s'est terminée par un bain de sang.

Les étudiants essaient de faire croire à une volonté démocratique légitime pour camper leur positions et même justifier faire du grabuge.  Ils ont une délusion romantique d’être les moteurs d’un printemps québécois. Ils se voient héroîquement tenir tête au gouvernement comme cet étudiant de la place Tien’anmen tenant tête aux tanks chinois. Ils devraient se souvenir que les étudiants de Tien’anmen luttaient contre un gouvernement établi par une des idoles des membres de la CLASSE et que les manifestations de la Place Tien’anmen s’est terminée par un bain de sang. Apparemment, les régimes que certains membres de la CLASSE aimeraient voir régner ici avaient beaucoup moins de tolérance que notre gouvernement actuel.

Ils oublient aussi que la majorité des étudiants ne sont pas en grève, mais même s’ils l’étaient, le gouvernement serait-il obligé de les écouter? Laissez-moi vous soumettre une autre question. Si la majorité des musulmans au Québec votaient pour instituer des tribunaux de la Charia, devrions-nous accéder à leur demande? Est-ce que ça leur donnerait le droit de tout casser si nous refusions de les écouter? Différente situation me dites-vous? Vraiment? Depuis quand la majorité de la population devrait subir les frasques d’une infime minorité? (200 000 sur 8 millions ne fait pas le poids) Sans compter que la démocratie présuppose un respect de l’ordre, des institutions et de la propriété. Elle est supposée être une antithèse de l’anarchie et de la loi de la jungle. La démocratie, telle que tentent de nous faire avaler les boycotteurs étudiants n’est pas de la démocratie.

Pour justifier leurs méfaits, la CLASSE cite des noms comme Rosa Parks, Ghandi et Martin Luther King, disant qu’eux aussi font de la désobéissance civile. Peut-être, mais je me souviens aussi distinctement qu’aucun des ces personnages ne cautionnait la violence et le vandalisme. Ils auraient certainement dénoncé les actes de vandalisme dont nous avons maintes fois été témoins ici à Montréal en particulier.

Le monde à l’envers

Comme si tout ça n’était pas déjà assez loufoque, des professeurs et directeurs de trois écoles secondaire ont permis aux étudiants de voter trois jours de boycott de leurs cours et appuyé leur décision! Mesdames et messieurs, c’est officiel. Ce sont maintenant les fous qui dirigent l’asile et les commissions scolaire et les directions d’écoles leur ont donné carte blanche! Si j’étais porté aux théories du complot, je pourrais facilement imaginer les syndicats tirant les ficelles, mais je préfère m’abstenir. À quand les boycotts de marmots à la garderie? Est-ce que ma fille de 4 ans va se retrouver à faire du piquetage bientôt?

Je crois que la comédie a assez duré et que la population en général a dépassé son niveau de tolérance pour ce genre de conneries. Il est temps que des mesures concrètes soient prises pour forcer la réouverture de tous les cégeps et universités et que des sanctions soient distribués aux directeurs d’institution et professeurs récalcitrant. Le gouvernement ne peut certainement pas forcer les étudiants à retourner en classe, mais il peut certainement forcer les institutions et les professeurs à faire ce pourquoi ils sont payés. Les étudiants qui s’obstineront à continuer de boycotter leurs cours couleront tout simplement leur session. Il y a quand même des limites.

 

Bénévoles autrement, le volontariat 2.0

 
L’arrivée assez récente des nouvelles technologies dans le monde des œuvres humanitaires bouscule les traditions communautaires des organismes et les aide à la fois. Chaque jour fait apparaître une nouvelle application qui révolutionne la relation qu’entretient l’organisme à buts non lucratifs et la population qu’elle dessert, la dynamique de collaboration entre les administrateurs et leurs pairs, de même que tout le processus de financement.
 
 Autrefois, le bénévolat se résumait à affecter à des tâches administratives ou promotionnelles plutôt «manuelles» des âmes charitables prêtes à faire don de leur temps, de leurs aptitudes et de leur expérience. La palette des postes bénévoles est demeurée pendant des lustres limitée aux couleurs primaires.
 
Puis, vlan! Le micro-ordinateur et l’Internet débarquent au local. Encore sous le choc et noyés dans une mer agitée de mises à jour incessantes, les administrateurs d’OSBL et leurs gestionnaires peinent à planifier et à mettre en œuvre la migration des bénévoles vers ces nouveaux outils sensés faire atteindre des vitesses vertigineuses à la gestion interne, à la promotion, au recrutement, au financement, aux communications et à la concertation.
 
Voici quelques suggestions d’applications concrètes :
 
  • Gérer le secrétariat, l’agenda, le classement et les bases de données via le nuage Google. Des bénévoles peuvent contribuer à entrer des données, corriger des données, effectuer tout le secrétariat au local ou à distance…
  • Bloguer. Des bénévoles s’affairent à démontrer que l’organisme est en vie et combien il contribue à l’essor de la communauté. Les tâches varient de modération de blogue à auteur de billets, en passant par la photographie, l’infographie et la correction.
  • Promouvoir. Rien de plus amusant pour les bénévoles que de cliquer sur «J’aime» lorsqu’ils rencontrent sur Facebook une publication de votre blogue. Cette fonction, ainsi que «partager», propagent le message de l’organisme en plus de lui conférer une note d’approbation populaire. Ça vaut plus que l’archaïque dépliant! Il existe aussi Google+, Tumblr, etc.
  • Automédiatiser! Des bénévoles outillés de caméras captent des vidéos faisant valoir les œuvres de l’organisme. D’autres font briller leurs talents d’éditeurs. Le tout se retrouve sur YouTube, DailyMotion ou Blogtv.com… Faites-vous voir!
  • Devenir des stars! Des âmes charitables figurent bénévolement dans vos vidéos afin de démontrer les activités de l’organisme. Certains animent, narrent, jouent des personnages… L’objectif est de démontrer la vie, l’accomplissement, le message.
  • Représenter. Une délégation d’ambassadeurs bénévoles peuvent accompagner le DG de l’OSBL aux différents meet-ups : Focus20, SWAFF, TweetUp de Québec, Yulbiz, Twestival et une multitude de 5 à 7 où l’on rencontre les humains derrière les avatars web 2.0. On conclut des ententes, on y trouve des collaborateurs, on y déniche des occasions et on se place royalement sur la mappe!
 
Ce ne sont ici que quelques exemples. La liste pourrait toutefois s’allonger à mesure que l’organisme s’aventure sur ces nouveaux horizons.
 
La semaine de l’action bénévole vient tout juste de se terminer mais l’implication est à l’année longue. Profitez de ces idées qui motiveront les troupes tout en propulsant votre message!

Célébrer la Terre, célébrer le capitalisme

Par Pierre-Guy Veer

Le 22 avril dernier était le Jour de la Terre. Évidemment, qui dit célébration écologiste dit propagande anticapitaliste. Selon plusieurs manifestants, le capitalisme est le pire de tous les systèmes économiques et il est responsable de la destruction de la planète. Vraiment? Voyons voir ce qui se passait derrière dans les pays communistes, où l’État contrôlait toute l’économie. Cela laisse présager un nirvana puisque le capitalisme a besoin de faire du profit pour contrôler sa pollution…

 

C’était l’enfer, et le mot est faible. Moscou avait comme seul but d’industrialiser l’URSS à tout prix. Il a donc pris plusieurs raccourcis, malgré les avertissements de quelques scientifiques dans les années 301. Résultat : l’irrigation massive a causé de l’érosion et la salinisation de plusieurs plan d’eau, dont la mer d’Aral, l’utilisation excessive de pesticides et d’engrais a complètement chamboulé les écosystèmes, plusieurs forêts sont mortes, particulièrement en Arctique, et j’en passe.

 

La Chine n’était pas mieux sous Mao. On estime que 90 % des conifères du Sichuan ont été détruit par la pollution atmosphérique2. Les forêts ont aussi subi un tort irréparable durant le Grand bond en avant. En effet, on utilisait des fours au bois communaux (à petite capacité, et ce même dans les plus petits villages) pour tenter de produire de l’acier, ce qui a accéléré l’érosion3. On a également tenté d’éliminer un merle, ce qui a favorisé une invasion de sauterelles et décimé les récoltes en 1958.

 

Enfin, si vous n’étiez pas convaincus des méfaits du socialisme dans ces deux pays, attendez de voir ce qui se passait en Europe de l’Est :

  • En Pologne, les rails étaient tellement rongés par les pluies acides que les trains ne pouvaient rouler plus vite que 40 km/h. La région de Katowice, fortement industrialisée, voyait ses habitants souffrir de 47 % plus de problèmes respiratoires que le reste du pays. Enfin, on estime que 95 % de toute l’eau était impropre à la consommation humaine et 65 %, pour la consommation industrielle – la pollution était telle que les métaux lourds utilisés étaient menacés.

  • En Tchécoslovaquie, 50 % des forêts étaient mortes ou mourantes à cause de taux de dioxyde de soufre 8x plus élevés qu’aux ÉU. Les sols étaient tellement acides que l’aluminium contenu dans le sol s’échappait, empoisonnant l’eau potable.

  • En Allemagne de l’Est, 1/3 de tous les lacs ont été déclarés biologiquement morts à cause de tous les déchets qui y ont été déversés. Aussi la pollution était telle que dans certaines villes, il fallait allumer ses phares en plein jour; les touristes qui y respiraient vomissaient fréquemment.

 

Pas de propriété, pas de responsabilité

 

Comment expliquer une telle négligence? C’est très simple : personne n’était propriétaire légitime des ressources (air, terre, eau, etc.). Quand une terre est publique – comme elles étaient toutes sous le communisme –, le gouvernement a généralement peu d’incitatifs pour l’exploiter intelligemment. Dans le cas de l’Europe communiste, on voulait absolument industrialiser les pays afin, espérait-on, rattraper les économies capitalistes. On se fixait des cibles de production à atteindre à tout prix. Cela incluait l’utilisation de charbon brun, à très haute teneur en soufre et qui dégage beaucoup de fumée4 et des méthodes agricoles discutables, qui épuisaient les sols.

 

Ce manque de vision se reflète également dans les secteurs publics des pays capitalistes. Aux États-Unis, le département de la Défense émet plus de déchets dangereux que les cinq plus grandes compagnies de produits chimiques mises ensembles. En fait, la pollution est telle qu’on estime les couts de nettoyage à 20 milliards $. Il en va de même pour l’agriculture, où Washington encourage la surutilisation des terres de même que des cultures pas du tout propices à son milieu5.

 

Le capitalisme, la solution verte

 

Pour remédier (en grande partie, du moins) à toute cette pollution, il existe une solution simple : laisser agir le capitalisme, ou plus précisément, les droits en propriété et la rentabilité. Le second point est ce qui a le plus aidé l’Europe de l’Est. En effet, l’arrivée du capitalisme a poussé les pays à trouver des façon rentable – et non seulement bon marché – de produire, ce qui a grandement réduit la pollution6.

Quand au premier point, il a déjà montré son efficacité, notamment avec le Love Canal7. C’est également la solution envisagée pour protéger certaines ressources, notamment les poissons8 et certaines espèces en voie de disparition910.

 

Pourquoi une telle efficacité? Parce qu’il est dans l’intérêt d’un propriétaire de tirer un maximum de profit de son produit/de son terrain. En endiguant la pollution – comme Hooker l’a fait avec son canal –, le propriétaire s’évite de couteuses poursuites pour atteinte à la propriété d’autrui. Parallèlement, la une pollution mal gérée sur un terrain risque de diminuer sa valeur, et donc les revenus que le propriétaire en tire. Tout entrepreneur ayant une vision à long terme – et dont la propriété est à l’abri d’actions arbitraires des gouvernements – pense à tout ça pour préserver le plus possible son investissement. On ne saccage quand même pas ce qui nous appartient!

 

En conclusion, je tiens à dire que je suis d’accord en surface avec les écologistes : il est important d’agir pour préserver l’environnement afin de sauver l’espèce humaine et la nature. Par contre, je m’inscris en faux contre leur moyen principal, qui est de faire intervenir l’État. Considérant que ce dernier voit rarement à long terme, il est le pire intervenant pour tenter de nous sauver. En fait, on pourrait même dire que la majorité des problèmes environnementaux sont, directement ou non, causés par l’État, et principalement par le manque d’une définition claire des droits de propriétés. Mieux définis, ils permettraient aux individus privés, dans leur propre intérêt personnel, de mieux gérer l’environnement. Ainsi, tout le monde en sort gagnant.

Le conflit étudiant : La remise en question de la légitimité des associations étudiantes

Cela fait dix semaines que le gouvernement et les associations étudiantes s’affrontent sur les droits de scolarité. Au début du conflit, les étudiants manifestaient de façon pacifique. Ils défendaient leur cause qui était tout à fait légitime.

Depuis quelques semaines, la métropole est prise d’assaut par les étudiants (et des casseurs professionnels qui s’infiltrent dans les manifs) : blocage de ponts, vandalisme dans les universités et des bureaux de ministres, etc.

Devant cette escalade de violence, la ministre Beauchamp a tendu la main aux leaders étudiants. Elle a proposé une bonification des programmes de prêts et bourses. À peine une heure après l’annonce de la ministre, les groupes étudiants ont rejeté unanimement le compromis du gouvernement. Les trois chefs étudiants auraient pu mettre fin à ce conflit. Ils ont plutôt mis de l’huile sur le feu en se campant sur leur position qui est devenue intenable. En conséquence, les jeunes vont perdre leur session à cause d’une modeste hausse de 325$ par année des droits de scolarité, c’est vraiment ridicule.

Dans ce conflit, les associations étudiantes se sont vraiment comportées comme les grandes centrales syndicales. Ils ont bafoué la démocratie en intimidant les opposants au boycott afin de faire balancer les votes de grève en leur faveur. Ces supposés leaders se prennent vraiment pour des syndicalistes. Selon eux, le déclenchement de cette grève était tout à fait légitime. Sur le plan légal, ce n’est pas une grève mais bien un boycott. La notion de grève générale s’applique seulement aux travailleurs. Il faut se rappeler que les étudiants ne sont pas des travailleurs. Donc, on ne parle pas d’une grève mais bien d’un boycott. Si un groupe d’étudiants veut boycotter ses cours, c’est sa décision. Mais, les boycotteurs ne peuvent pas empêcher les autres de poursuivre leurs études. Les pro-boycotts utilisent l’intimidation pour arriver à leurs fins. C’est inacceptable d’agir ainsi dans une société démocratique. Quand Gabriel Nadeau-Dubois affirme que la CLASSE respecte la démocratie, je le trouve vraiment drôle.

Le conflit étudiant est arrivé à son paroxysme avec les émeutes qui ont frappé la ville de Montréal vendredi dernier. Une manifestation qui était organisée par la CASSE (excuser-moi la CLASSE) a dégénéré en émeute violente. Les forces policières ont dû intervenir pour repousser la racaille qui voulait entrer dans le Palais des Congrès où avait lieu le Salon sur le Plan Nord. Des crapules cagoulées ont fracassé des vitres, attaqué la police et même lancé des briques sur des automobiles qui circulaient au centre-ville. La police a fait un excellent travail dans cette émeute. Elle a su bien arrêter la casse et bien remettre de l’ordre dans la métropole montréalaise. Ceux qui dénoncent la brutalité policière me font bien rire. À les entendre, la police devait laisser ces voyous intimider et vandaliser toute la ville. Les policiers ont fait leur travail, point à la ligne.

Lors d’un discours devant un parterre de gens d’affaires, le premier ministre a fait une blague sur les étudiants. Il a dit que l’on pourrait offrir des emplois à ceux-ci et le plus loin possible dans le Nord. Jean Charest a fait une farce pour détendre l’atmosphère et je l’ai trouvé bien drôle. La déclaration du chef libéral a indigné une bonne partie de la population et les médias. François Legault a dit que Jean Charest a sali sa fonction en riant des étudiants comme cela. Le chef de la CAQ n’a pas peur du ridicule. Sur les réseaux sociaux, on a dénoncé l’arrogance de Jean Charest au lieu de condamner la violence, c’est aberrant.

La gauche bien-pensante affirme que Jean Charest est responsable de la dégradation du conflit. Dans cette bataille de l’opinion publique, le gouvernement Charest a remporté la victoire. Les futurs leaders syndicaux devraient tendre la main à la ministre et négocier une sortie de crise honorable. Le gouvernement ne va pas reculer sur la hausse des frais de scolarité. Les étudiants doivent accepter le compromis de la ministre et retourner en classe. Malheureusement pour les universitaires et cégépiens qui ne voulaient rien savoir de ce boycott, ils vont perdre leur session.

Après ce conflit, c’est le caractère antidémocratique des associations étudiantes qui doit être remis en question. Les étudiants ne doivent plus être pris en otage par de futurs syndicalistes (comme Gabriel Nadeau-Dubois) qui veulent faire avancer leurs propres carrières sur leurs dos. Dorénavant, chaque étudiant devrait décider s’il veut faire partie d’un groupe étudiant ou non. C’est le principe de la liberté de choix qui est en cause ici.

La question du jour: condamneront-ils oui ou non la violence?

 

Aujourd’hui, aura lieu le congrès de la CLASSE. Un congrès très mitigé qui suscitera la curiosité de plusieurs médias. Depuis plus de deux mois, Gabriel Nadeau-Dubois donne entrevue après entrevue en restant très vague et en se déresponsabilisant de manière ingénieuse. Maintenant, les médias se sont réveillés et la réponse est fortement attendue de toutes parts.  Voici la question du jour : condamnons-nous la violence que certains étudiants ou civils posent? 

 

Gabriel Nadeau-Dubois, le citoyen.

Nous savons tous que Gabriel Nadeau-Dubois n’a malheureusement pas le mandat de se positionner avant que les membres de la CLASSE ne se prononcent sur la question de la violence. Demandons plutôt au citoyen ce qu’il en pense? Que pense le citoyen Gabriel Nadeau-Dubois? À cela, il nous répondrait surement «notre rôle ce n’est pas de dire ce qui est bien ou mal. Notre rôle, c’est d’organiser des manifestations pacifiques et familiales. Si certains individus décident de poser des gestes regrettables, ce n’est pas notre rôle de leur dire quoi faire . . . » Le discours continuerait pendant plusieurs secondes en disant qu’il s’agit de la faute du gouvernement qui « méprise » les étudiants. Retournons au sujet du jour: que pense Gabriel? En traitant Laurent Proulx de « petit con aux parents riches », il démontrait très clairement son mépris envers les étudiants qui ont le courage de demander justice.

Gabriel aurait dû condamner la violence. Si les membres de la CLASSE ne sont pas contents, ils voteront pour le renvoyer ou lui demander sa démission s’ils considèrent que la violence est un moyen légitime. Un vrai leader devrait dire non à la violence et refuserait d’être porte-parole pour des gens violents.

Triste réalité que des leaders étudiants tolèrent et encouragent secrètement la violence depuis plus de deux mois. Ce n’est un secret pour personne, j’éprouve beaucoup de difficultés à accepter qu’une association d’étudiants ne condamne pas la violence. Plusieurs citoyens sont du même avis et trouvent l’atmosphère dans nos rues empoisonnée par la haine des groupes radicaux. Pire encore, le représentant de la CLASSE affirmait à l’émission 24/60 vendredi dernier que ses membres avaient des principes. On ne peut pas trouver cette déclaration crédible après les gestes commis à Montréal vendredi après-midi.  

 

Outils de négociations ou réalité étudiante?

Les manifestants sont en colère, c’est évident. Leurs revendications légitimes s’exprimaient autrefois lors de manifestations pacifiques. Le débat a malheureusement laissé place à un conflit violent et dangereux tant pour les citoyens que pour les étudiants. A fortiori, dans une société civilisée et de droits le recours à la violence ne doit jamais devenir une option à ceux qui veulent se faire entendre. Le 22 mars, vous nous avez démontré en très grand nombre que vous étiez capables  de manifester dans la joie et la bonne humeur. Plusieurs de mes amis ont distribué des bonbons aux manifestants et policiers, alors qu’ils manifestaient pacifiquement. Faut-il que vous soyez un petit nombre pour décider de vous soustraire au civisme? Gandhi, le Dalaï-lama et John Lennon avaient trouvé des moyens originaux et pacifiques pour se faire entendre. Pourquoi pas vous? Pourquoi utilisez-vous la force, la violence et la haine envers les autres étudiants pour attirer l’attention? La raison est très simple : cela vous est utile.

 

La FEUQ et la FECQ doivent se dissocier de cette organisation radicale

La CASSE (oups la CLASSE) est une organisation politique de gauche radicale qui a un agenda qui dépasse largement la hausse des frais de scolarité. « Il s’agit d’une lutte de classes » déclarait son porte-parole principal. La redistribution de la richesse en devient le sujet principal. La gauche préfère redistribuer, alors que la droite préfère la créer. Si le débat s’inscrit effectivement dans la redistribution de la richesse, il faut être honnête et ne pas oublier qui prend part au débat. Il est alors important de noter que les membres les plus radicaux de la CLASSE font également parti du Parti Communiste du Québec. Gabriel Nadeau-Dubois ne peut donc pas condamner les gestes des plus radicaux, puisque la violence s’inscrit dans la stratégie de la CLASSE pour renverser notre système économique et politique.La position de la CLASSE est très claire : elle veut la gratuité scolaire et fera tout en son possible pour l’avoir.

La FECQ et la FEUQ qui défendent le gel doivent sans plus tarder cesser de faire front commun avec la CLASSE. La ministre ne négociera jamais avec un groupe qui n’appelle pas au calme auprès de ses membres les plus extrémistes et elle a raison. Si ce gouvernement défend effectivement de bonnes valeurs, il n’accepta jamais de négocier avec le porte-parole d’une organisation aux principes les plus douteux.

 

Sur une note plus personnelle, je demanderais à tous les élèves de cesser de s’insulter tant dans les rues, les institutions scolaires que sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’un débat idéologique, non d’un débat personnel. Il est naturel que vous vous sentiez insultés lorsque l’on confronte votre idéologie, mais ne pliez pas face à l’intimidation et les tactiques syndicales. Vous êtes au-dessus de tout ce cirque qui dure depuis bien trop longtemps. 

Mémo aux leaders étudiants

Caricature: Ygreck

 

Vous savez, quand on observe l’actualité comme je le fais, il devient parfois pénible quand on voit des gens tout faire pour se tirer dans le pied. Sur le fond, je n’ai rien contre la cause des étudiants. Je crois que le gouvernement est une source de gros gaspillage et que si les choses étaient gérées autrement, comme le suggère mon ami Jocelyn Chouinard, par exemple, nous n’aurions pas à vivre ce psychodrame.

Mais depuis le début, je trouve votre attitude, vous les leaders étudiants,  déplorable. Je ne veux pas être paternaliste, mais je crois qu’une bonne partie est probablement attribuable à votre jeunesse et votre inexpérience. Les jeunes veulent toujours changer le monde, et c’est admirable, mais ils s’y prennent souvent de la même manière. Alors laissez-moi vous dire un truc: vous êtes en train de perdre parce que vous vous y prenez de la bien mauvaise manière. Le gouvernement ne cèdera pas, parce que pour une fois depuis longtemps, il tiens le bon bout du bâton et vos tactiques aident à sa popularité. Tout simplement parce que vous n’avez pas su mettre la population de votre côté.

Depuis le début, votre attitude de confrontation, en ne coopérant pas avec les autorités policières pour le tracé de manifestations, en tolérant ceux qui font du vandalisme et de l’intimidation, en causant des torts à des gens qui n’avait rien à voir avec votre conflit et en mettant même la sécurité des gens en danger à quelques occasions (faire évacuer une station  de métro avec des bombes  fumigènes comporte des risques de causer une panique et des blessures sérieuses.) Vous attendez quoi? Que quelqu’un meure des conséquences de vos frasques puériles?

Vous utilisez la gymnastique linguistique pour vous dissocier de ces actes du bout des lèvres et vous vous imaginez que la population vous croit?  Vous lancez que c’est à la ministre de condamner la brutalité policière et de faire un appel au calme? Laissez-moi vous donner un scoop, ce n’est pas la ministre qui est en train de perdre la bataille des relations publiques, c’est vous! La ministre n’a rien à prouver, elle surfe sur des sondages qui lui sont favorables et tant qu’ils le demeurent, elle a le beau jeu à adopter la ligne dure et plus des étudiants feront appel à la violence, et plus vous refuserez de condamner cette violence, plus le public réclamera que la police fasse craquer des têtes. C’est aussi simple que ça.

Vous ne pouvez pas vous permettre d’être vus comme appuyant tacitement les casseur, et lorsque vous ne faites que vous dissocier de façon aussi cavalière, c’est exactement comment le public l’interprète. Ils ont l’impression que vous vous dissociez en public, mais que vous approuvez en privé. Pourquoi condamner? parce que s’il y a la moindre ambiguïté dans votre position, vous ne gagnerez pas la faveur du public, et puisque votre boycott ne fait vraiment de tort qu’à vous même,  l’appui du public est la seule chose qui aurait pu vous faire gagner.

Je ne gobe pas non plus l’excuse d’avoir besoin d’un mandat pour condamner les gestes de violence. Un véritable leader n’a justement pas besoin d’un mandat pour garder le contrôle de ses membres, ça fait partie de sa description de tâche. J’arrive mal à comprendre pourquoi ce grain de gros bon sens vous échappe.

Alternatives à la hausse des frais de scolarité : couper, privatiser et déréglementer

Par Jocelyn Chouinard

S’il est vrai que l’endettement public, causé par la social-médiocratie (un système gouverné par des irresponsables qui promettent mer et monde aux citoyens à des fins électoralistes), est alarmant (voir ce qui se passe actuellement en Grèce, en Italie, en Espagne, et j’en passe) et injuste envers les jeunes (parce que c’est eux et leurs enfants qui devront tout payer), il importe de faire des choix judicieux pour régler ce problème.

 

Il existe principalement deux façons d’éliminer un déficit public (ou de réaliser des surplus) : augmenter les revenus de l’État et réduire les dépenses publiques.

 

La première solution doit être rejetée d’emblée, car les Québécois paient déjà beaucoup trop d’impôts, de taxes, de tarifs et de cotisations obligatoires en tout genre. Hausser davantage ces contributions ralentirait la croissance économique déjà fragile, annulant ainsi les hausses de revenu escomptés du gouvernement par ce moyen (voir la courbe de Laffer). Cibler les entreprises et les riches n’améliorerait en rien cette option : l’impôt des entreprises est, de facto, payé par tous les citoyens (voir la théorie de l’incidence d’une taxe), et les riches paient déjà plus que leur part; en effet, au Québec, 4% des contribuables les plus riches paient 33% de tous les impôts, contre 0% en moyenne pour plus de la moitié des contribuables les moins riches (après crédits d’impôts), et il y a moins de riches ici qu’ailleurs (justement à cause des impôts trop élevés).

 

Bien que la hausse des tarifs de l’éducation, une solution partielle qui s’inscrit dans la logique de la première solution, serait probablement moins dommageable pour l’économie que des hausses d’impôts et de taxes, et, de surcroît, plus équitable (explication : le gel ou l’abolition des frais de scolarité est une mesure régressive, car peu de pauvres fréquentent l’université, et ceux qui s’y trouvent reçoivent des bourses; et, en passant, pourquoi des étudiants qui se paient le luxe d’étudier dans des écoles privées au secondaire ne devraient pas payer autant pour leurs études universitaires?), la deuxième solution est la plus efficace.

 

Avant de penser à augmenter les frais de scolarité, le gouvernement du Québec devrait faire le ménage dans ses affaires et songer à privatiser quelques secteurs de l’économie, afin de réduire ses dépenses.

 

Dans le domaine de l’éducation, le gouvernement pourrait, par exemple, abolir les commissions scolaires, ainsi qu’au moins la moitié des postes de cadres et de pédagogos dans les institutions d’enseignement et au ministère de l’Éducation, lesquels sont responsables, entre autres, des multiples réformes coûteuses, impopulaires et inefficaces que nous subissons. Il pourrait aussi interdire la publicité des cégeps et des universités qui ne sert qu’à répartir autrement la population étudiante, sans procurer de bénéfices aux citoyens et aux étudiants. Cesser de financer les places disponibles dans certains programmes d’études qui conduisent directement au chômage devrait également passer avant la hausse des frais de scolarité. D’autres coupures de dépenses folles dans ce domaine devraient aussi être envisagées; rappelons-nous, par exemple, des déboires de l’îlot Voyageur, des parachutes dorés à l’université Concordia et ailleurs, etc.

 

Dans le domaine de la santé, on y trouverait environ un bureaucrate pour un membre du personnel qui prodigue des soins directs à des malades. N’est-ce pas insensé? Coupons là-dedans aussi avant d’augmenter les frais de scolarité.

 

Et que dire des innombrables subventions octroyées à des artistes, à des entreprises et à des lobbys sociaux en tout genre (écolos, féministes, etc)? L’incapacité de certains groupes de se financer ou de réaliser du profit de manière privée devrait éclairer sur la valeur de ce qu’ils ont à offrir à la population. Pensez-y, si vous n’êtes pas prêt personnellement à donner votre argent à un artiste, à une entreprise ou à un lobby, que valent-ils à vos yeux? Et le cas échéant, pourquoi le gouvernement devrait-il les subventionner (avec l’argent de vos impôts, taxes, tarifs et cotisations)?

 

Une autre façon de réduire les dépenses de l’État est de privatiser. En dénationalisant (en privatisant), par exemple, les garderies et la SAQ, le gouvernement du Québec pourrait réaliser des économies monstres, et les citoyens seraient mieux servis pour moins cher.

 

La privatisation de la SAQ allégerait les dépenses du gouvernement de plusieurs façons : fin des dépenses aberrantes de presque 25 $/heure à des milliers d’employés non qualifiés (pour la plupart, des décrocheurs scolaires qui jugeraient peut-être dorénavant utile d’étudier); fin des dépenses gouvernementales en publicité pour inciter les Québécois à boire toujours plus d’alcool (ce qui est, par ailleurs, immoral de la part d’un État). Dans cette éventualité, les profits publics actuellement réalisés par la SAQ ne seraient pas nécessairement perdus, car ils pourraient simplement être remplacés par une majoration de la taxe spécifique existante sur l’alcool.

 

Selon la même logique que pour la SAQ, la privatisation des services de garde ferait disparaître les dépenses gouvernementales trop élevées pour ce service. En prime, il coûterait moins cher aux Québécois (n’oublions pas qu’en plus du 7 $, c’est bel et bien eux qui paient la portion gouvernementale de ce service); ils auraient aussi droit à des services de garde plus diversifiés; ils cesseraient d’être pris en otage en cas de grève générale du monopole syndical qui s’est installé dans ce secteur et, enfin, ils ne subiraient plus les listes d’attente.

 

Outre des coupures dans les services publics et quelques privatisations bien choisies de monopoles publics, d’autres solutions par le marché pourraient être considérées en remplacement de l’augmentation des frais de scolarité, comme la déréglementation dans certains domaines : fiscalité, marché du travail, marché de certains produits comme celui de la marijuana, etc. Cela libérerait des ressources qui seraient alors affectées à des tâches plus productives dans l’économie, ce qui, en plus de réduire plusieurs dépenses étatiques, générerait des revenus additionnels au gouvernement sans alourdir le fardeau des contribuables.

 

Le gouvernement actuel fait fausse route avec sont projet de hausse des frais de scolarité universitaire. À l’instar des gouvernements étatistes et populistes qui l’ont précédés, il est mégalomane, accro à la dépense (avec l’argent des autres, bien entendu) et électoraliste. Se refusant à réduire son emprise sur l’économie et sur ses dépenses, il n’envisage que des hausses de ses revenus pour pallier au problème des déficits et de l’endettement publics excessifs qui nous accablent. Conformément à cette contrainte, il a calculé que la hausse des frais de scolarité était la mesure la moins défavorable, électoralement parlant. Malheureusement, comme d’habitude, nous en ferons tous les frais.

Démocratie? Quelle démocratie?

Il y en a qui croient que si quelque chose est décidé par un vote majoritaire, c’est démocratique et légitime. Rien ne pourrait être plus faux. Si on suit cette logique, alors le viol collectif et le lynchage deviennent des exemples de démocratie en action. J’utilise ces exemples pour illustrer comment la démocratie a ses limites. Nous ne pouvons pas avec un simple vote majoritaire, priver un individu de sa vie. Nous ne pouvons pas le priver d’aucun de ses droits fondamentaux. Les étudiants contre la hausse des frais de scolarité aiment donner une odeur de sainteté à leur protestation en se drapant de la démocratie, et pourtant ils se tirent dans le pied en étant tout sauf réellement démocratiques.

Prenons comme exemple des assemblées dans des salles trop petites pour contenir tous les étudiants d’une institution, où le vote de grève est fait à main levée, et où les étudiants qui osent réclamer le vote secret se font huer, ce sont pas là des exemples de vraie démocratie. Il me semble que si on veut vraiment se donner des airs d’avoir un esprit démocratique, il faut être plus blancs que blanc et le mouvement étudiant se mitraille les bottines en s’obstinant à utiliser des pratiques favorisant l’intimidation. Avez-vous si peur qu’un véritable vote démontre que vos nombres ne sont en fait qu’une minorité?

Parlons de droits…

Les étudiants contre la hausse des frais de scolarité essaient de nous faire valoir comment leurs droits sont lésés par la dite hausse. Je leur reconnais le droit de faire valoir leur point de vue, mais de façon pacifique, sans léser le droit des autres. Mais est-ce vraiment ce qu’ils font? Ces étudiants ont leur droits, c’est vrai, mais que dire du droit des étudiants qui ne sont pas du même avis de recevoir les cours pour lesquels ils ont payé? Qu’en est-il du droit d’honnêtes travailleurs de pouvoir se rendre paisiblement à leur travail. Qu’en est-il du droit des usagers du métro de se rendre du point A au point B en toute sécurité sans que quelqu’un ne lance un sac de briques sur les voies et causer un déraillement? Qu’en est-il du droit des millions de contribuables qui paient la plus grosse part de ce que les cours universitaires coûtent réellement à ces étudiants? Les droits des uns ne s’arrêtent-ils pas justement là où débutent ceux des autres? Mais apparemment, ce n’est pas dans le mandat de Gab le rouge et ses acolytes de reconnaitre ce simple fait.

Le rôle d’un gouvernement

Ça n’a pas toujours été le cas dans l’Histoire, mais si nous devons avoir un gouvernement, son premier rôle devrait être de protéger les droits du plus faible contre le plus fort. Il doit donc s’efforcer de protéger les personnes et la propriété contre ceux qui ne semblent respecter aucune règle civilisée dans la poursuite de leur propre agenda. L’utilisation de la violence comme tactique de protestation sera toujours innacceptable et devrait avoir de graves conséquences envers ceux qui l’utilisent. Les honnêtes gens ont droit de se défendre contre des agressions et le rôle du gouvernement est d’assurer cette défense.

La vraie démocratie tient dans la défense des droits des individus et non dans la tyrannie de la majorité.

Libertarien ou socialiste? (1re de 2 partie)

Par Pierre-Guy Veer

Il y a quelques mois, un ami avait affiché ceci sur mon mur Facebook, et ce même s’il semble définitivement pencher du côté socialiste1. Comme quoi certains sont capables de reconnaître les failles de leur camp (Note : j’en ai rajouté de mon cru).

 

Un libertarien qui n’aime pas les fusils n’en achète pas

Un socialiste qui n’aime pas les fusils veut les faire interdire.

 

Un libertarien végétarien ne mange pas de viande

Un socialiste végétarien veut faire interdire tous les produits à base de viande

 

Un libertarien homosexuel mène une vie tranquille et discrète

Un socialiste homosexuel demande un respect légal

 

Un Noir ou un Hispanique libertarien se voit comme artisan de son propre succès

Leurs pairs socialistes se voient comme des victimes ayant besoin de protection du gouvernement

 

Un libertarien fauché cherche à améliorer sa situation

Un socialiste fauché cherche quelqu’un qui prendra soin de lui

 

Un libertarien qui n’aime pas un animateur de radio change de poste

Un socialiste qui n’aime pas un animateur de radio veut voir cette station fermée

 

Un libertarien athée ne va pas à l’église

Un socialiste athée veut faire taire toutes les références à dieu et à la religion (sauf s’il s’agit d’une religion étrangère, naturellement)

 

Un libertarien qui a besoin de se faire soigner magasine ou se trouve un emploi qui offre de l’assurance

Un socialiste qui a besoin de se faire soigner exige que le gouvernement paie pour ses soins

 

Un libertarien qui glisse et tombe dans un magasin en rit malgré un certain embrassement

Un socialiste qui glisse et tombe gémit comme s’il accouchait et intente une poursuite

 

Un libertarien aide quelqu’un de plein gré

Un socialiste exige la coercition pour aider quelqu’un, peu importe la situation

 

Un libertarien a une vision à long terme. Il est conscient que certaines actions (protectionnisme, taxe, réglementation) auront des conséquences dans le futur, souvent pire que la situation présente

Un socialiste a une vision à court terme. Pour lui, les effets d’une mesures doivent se faire sentir maintenant, parce que « À long terme, nous serons tous morts »2

 

Un libertarien croit que tout le monde gagne dans le commerce

Un socialiste croit que le commerce est un jeu à somme nulle (le gain de quelqu’un est automatiquement la perte de l’autre)

 

(Suite la semaine prochaine)

1Le texte original semble être ici : http://forlifeandfamily.blogspot.com/2009/11/humor-conservative-vs-liberal.html . Toutefois, il est clair qu’un « conservative » est aussi un étatiste; il veut interdire systématiquement l’avortement, il veut une grosse armée, il protège aussi le corporatisme, etc.

La démocratie étudiante à coups de akis sac et bombes puantes

 

Par Arielle Grenier

Ce matin, le cours de « forces et comportements politiques » n’a pas pu se donner aux élèves de l’Université de Montréal. Bien loin de moi l’envie de critiquer le professeur, que j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié, ce sont les élèves qui sont à critiquer aujourd’hui. Le monde de Facebook est une mine d’informations assez croustillantes! Tout le monde connaît bien les conséquences de ce monde virtuel : le partage d’informations ou la signature électronique peuvent parfois être très révélateurs sur les intentions réelles.

Le 12 avril dernier, un étudiant a demandé à l’AÉSPIUM s’ils prévoyaient continuer à piqueter les cours malgré l’injonction. Nommons-le Ulice. Plus d’une centaine de commentaires découlent de ce commentaire, mais ce qui est réellement inquiétant, ce sont les commentaires des « grévisssses ». Un membre ayant comme photo profile un carré rouge lui a dit « oui, mais se sera du piquetage symbolique et tu vas voir qu’on va jouer assez limite sur l’injonction, on a toujours le droit d’être en grève et de manifester et de faire beaucoup de bruit pour être entendu ». (Les fautes d’orthographe sont conservées, car il est vrai que personne ne voudrait avoir là un cas de mauvaise transmission de l’information).

Qu’en est-il de ce jeu de « limites » annoncé de la part de l’étudiant? Et bien chers lecteurs, la limite s’inscrivait dans la catégorie jeux de cours de récréation, révision de l’hymne national du Canada et de la Marseillaise, vérification du système d’alarme d’incendie, tapage de bureau tout en criant tels des singes et finalement, l’auto applaudissement indiquant qu’ils sont les maîtres absolus du corridor. Vous êtes mes étudiants préférés, mais le camp de jour débute après l’école primaire, pas au milieu d’une institution qui compte des étudiants matures et adultes. Comme dirait ma grand-mère, le département des conneries publiques n’est pas encore ouvert. Petite remarque de la part de ceux qui vous ont entendu chanter l’hymne national . . . Vous ne connaissez pas les paroles, tout comme vous ne connaissez pas la loi, sauf si bien entendu vous ignorez les deux pour faire passer votre message.

Suite à toutes ces perturbations dignes d’enfants chialant à l’épicerie parce que maman ne veut pas acheter de sucre, le professeur a annulé la classe. Petite erreur de sa part, il n’a pas pu demander aux élèves de quitter la classe parce que ceux-ci étaient trop nombreux et que les conditions ne permettaient pas la tenue du cours. Malgré la présence policière, plusieurs élèves ont tiré les alarmes de feu défiant ainsi la classe au complet et la sécurité. Lorsque Marie-Ève Pelletier, étudiante en sciences politiques à l’Université de Montréal, s’est dirigée pour aller se plaindre au directeur de son département, mais une jeune femme bien pacifique s’est mise à l’insulter et à la menacer. Selon cette dernière, les étudiants privés de leur éducation par la force et la violence doivent respecter les membres de leur association étudiante. Vraiment? Qui respecterait un tyran au nom du plus grand nombre? Non, mais qui de sensé peut encore faire des bêtises de la sorte?

Vous savez, dans ce débat nous essayons tous de respecter les autres. D’ailleurs, chers étudiants de sciences politiques, vous devez certainement vous souvenir de la définition très simple de la liberté civile? « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. » Cependant, pendant l’un des cours d’aujourd’hui vous vous êtes clairement attaqués aux élèves en lançant des bombes puantes à travers la classe. Ce n’était pas vous qui trouviez que la brutalité policière c’était épouvantable? Pourtant, ce sont vous chers étudiants qui lancez des bombes à travers les cours, qui chantez pour perturber volontairement et qui n’avez aucun respect des droits d’autrui.

N’oublions pas que la semaine dernière, plusieurs étudiants se sont adonnés au défoncement des portes du pavillon Roger-Gaudry à coup de bélier. Je vous pose la question suivante : êtes-vous passé de la CLASSE à la CASSE?r

 

Le conflit étudiant : la radicalisation du mouvement étudiant : une victoire pour le gouvernement Charest :

Par Simon Leduc

Pendant des décennies, les frais de scolarité ont été gelés par les gouvernements péquistes et libéraux. Une hausse de ceux-ci était inévitable afin d’assurer la pérennité de l’éducation postsecondaire québécois. Le gouvernement Charest a décidé de monter les droits de scolarité de 325$ par année pendant cinq ans. Le mouvement étudiant a réagi vivement à cette décision et a déclenché une grève générale afin de faire reculer le gouvernement libéral. Après deux mois de boycott, quel camp a remporté la guerre de l’opinion publique? Est-ce que la radicalisation des associations étudiantes va permettre à Jean Charest de redorer son image auprès des Québécois? Est-ce que les agissements des leaders étudiants vont contribuer à réélection des libéraux?

La CLASSE : une organisation politique de gauche radicale :

La CLASSE est l’association étudiante la plus extrémiste de l’univers postsecondaire québécois. Le leader de celle-ci est un activiste politique qui aspire à renverser le système capitaliste : Gabriel Nadeau-Dubois. Celui-ci est un petit révolutionnaire qui prône la désobéissance civile afin de parvenir à ses fins. Pour lui, la hausse des frais de scolarité n’est qu’un prétexte pour mobiliser ses troupes afin de combattre le grand capital. Il ne faut pas avoir peur des mots, la CLASSE est une organisation politique de gauche radicale qui a un agenda : la chute du capitalisme. Les activistes de la CLASSE utilisent la violence et l’intimidation dans leur combat contre les méchants riches. Ils ont vandalisé l’Université de Montréal, les HEC et les bureaux de la ministre Beauchamp. La CLASSE bloque les entrées des universités et intimide les étudiants qui veulent assister à leurs cours. Ces crapules ont empêché des travailleurs de la Banque Nationale d’aller travailler. Les disciples de M. Nadeau-Dubois ont menacé les ministres de l’Éducation et de la Justice. Ces extrémistes flirtent même avec un meurtrier et terroriste du FLQ : Paul Rose. Il faut se rappeler que celui-ci a participé à l’enlèvement du ministre libéral Pierre Laporte en octobre 1970 (et à sa mort). . Que sera la prochaine frappe de ces apôtres de la violence? Le mouvement étudiant est en train de perdre la bataille de l’opinion publique à cause des agissements de la CLASSE.

La fermeté du gouvernement du Québec dans ce dossier va lui apporter des dividendes politiques :

Depuis 2003, le gouvernement libéral a capitulé devant les forces de l’immobilisme qui sont toujours contre tous les projets de société. Lors de son premier mandat, Jean Charest avait promis de dégraisser l’État québécois qui était obèse et tentaculaire. C’est que l’on appelait la réingénierie de l’État. Devant l’opposition des grandes centrales syndicales, le gouvernement a reculé. Cela s’est aussi produit dans les dossiers suivants : le Suroît, le projet de casino sur la rue Peel (avec le Cirque du soleil,), l’exploitation des gaz de schiste, l’imposition d’un ticket modérateur dans la santé. Etc. Dans le dossier des droits de scolarité, le gouvernement québécois n’a pas fait marche arrière devant les pressions du lobby étudiant. Cela donne l’impression aux Québécois que le premier ministre se tient debout devant les étudiants qui ne veulent pas payer davantage pour leurs études. La ministre de l’Éducation a même tendu la main aux leaders étudiants en proposant une bonification du régime de prêts et bourses. Les associations étudiantes ont unanimement rejeté le geste de rapprochement des libéraux. Pour une rare fois, le premier ministre québécois a pris une décision et il n’a flanché, il faut quand même le reconnaître.

Dans ce conflit entre le gouvernement et les groupes étudiants, c’est le premier qui a remporté la bataille. D’un côté, le dogmatisme, l’intransigeance et surtout la radicalisation du mouvement étudiant ont discrédité celui-ci aux yeux de l’opinion publique québécoise. Leurs gestes de violence, de blocage et d’intimidation ont profondément déplu et choqué la majorité silencieuse qui voit les étudiants comme des bébés gâtés pourris. Le discours radical et révolutionnaire de la CLASSE a démontré le vrai visage de ces néo-felquistes. Cela a prouvé que la hausse des frais de scolarité était seulement un prétexte pour mobiliser les jeunes pour ce supposé « printemps québécois ». De l’autre côté, le gouvernement Charest a démontré de la fermeté et du leadership en ne reculant pas devant les pleurnichements de ces futurs chefs syndicaux. Cette crise étudiante a permis au gouvernement libéral de remonter dans les sondages où il tallone maintenant le Parti québécois. Ironiquement, ce sont les associations étudiantes qui vont peut-être permettre à Jean Charest d’obtenir un inespéré quatrième mandat. Finalement, les meilleurs amis de ce gouvernement sont Gabriel Nadois-Dubois, Léo Blouin-Bureau et Martine Desjardins.

En souvenir du Titanic

Par Philippe David

C’était le 14 avril 1912 à 23h40, il y a maintenant 100 ans, que le Titanic a heurté un iceberg, il devait disparaitre deux heures et trente minutes plus tard, à 2h20 le 15 avril 1912. Peu sont encore vivants qui peuvent se souvenir de ce jour dans l’histoire, mais il reste à jamais gravé dans la mémore collective comme étant la pire catastrophe maritime de l’histoire. En tout, 1490 morts et seulement 711 rescapés. Le Titanic n’était doté que de 16 canots et 4 radeaux pliants avec une capacité totale de 1178 personnes. La capacité maximale du Titanic était de 3547 passagers et membres d’équipage, donc il n’y avait assez de canots que pour à peine 33% de la capacité maximale du paquebot.  Heureusement si on peut dire, il n’y avait que 2201 personnes à bord du Titanic lors de son voyage d’inauguration.  Pour sauver toutes les âmes du Titanic cette nuit, il aurait fallu 16 canots supplémentaires. Si le Titanic avait voyagé à pleine capacité, il aurait fallut 37 canots supplémentaires pour garantir la survie de tous ses passagers et membres d’équipage.

Depuis mon enfance, le naufrage du Titanic a toujours capté mon imagination. Mon premier contact avec cette histoire a été un récit en bandes dessinées sur Jack Phillips, l’opérateur-radio, qui est resté à son poste jusqu’à la dernière minute et est mort d’épuisement après avoir réussi à se hisser à bord du radeau pliant B. Je devais avoir à peine 10 ans alors. J’éprouve encore une fascination pour l’histoire de ce naufrage. Le Titanic représentait le summum de l’arrogance de l’homme. On le qualifiait « d’insubmersible » et en vérité, il avait été construit de façon à être très difficile à couler, mais pas impossible. La coque était subdivisée en compartiments étanches qui devaient limiter les inondations dues à une avarie. On n’avait cependant pas prévu qu’une avarie de la coque aurait pu s’étendre à cinq compartiments adjacents, causant un débordement des cloisons étanches par les ponts supérieurs. Le destin a voulu nous enseigner l’humilité au point de faire en sorte que l’impensable puisse se produire.

Au moins, nous en avons tiré des leçons. Maintenant, les navires doivent transporter assez de canots pour garantir la survie de tous les passagers et l’équipage, les iceberg font l’objet d’une surveillance plus étroite et  le code SOS (Save Our Souls) fût adopté comme signal de détresse standard (le code précédent, CQD pour « Come Quick Distress », était plus long à transmettre en morse). Le Titanic fût d’ailleurs un des premiers navires à diffuser le SOS.

Faits intéressants: Jusqu’à récemment, Il restait 2 survivantes au naufrage encore vivantes à ce jour: Barbara Joyce West avait 10 mois lors du naufrage et est décédée en Octobre 2007, Elizabeth Gladys Dean avait 2 mois à peine et est décédée en May 2009 . Une autre femme Maria Salvata del Carlo, née le 14 novembre 1912, pourrait être comptée comme une rescapée. Sa mère était enceinte d’elle au moment du naufrage. Elle est décédée en 2008. Une autre du nom de Betty Phillips qui est réputée d’avoir été concue sur le Titanic, est née le 11 janvier 1913. Elle est décédée en novembre 2005 à l’âge de 92 ans.

La catalogne improbable

La Coalition Avenir Québec (CAQ) défie les règles fondamentales d’un plan d’affaires : faisabilité, rentabilité et marketing. C’est pourquoi je lui colle l’adjectif «improbable».

Faisabilité… Pensez-vous que des élus multicolores, provenant de partis aux antipodes sur le plan des valeurs, puissent siéger à l’Assemblée nationale tout en respectant le voeu des membres qui – eux – sont des adéquistes pour la grosse majorité? Ceux qui ne le sont pas sont droitistes pour le moins.

Rentabilité… Est-ce vraiment pragmatique d’investir tous les efforts de fusion et de fondation d’un parti qui, finalement, consiste à mettre au mixeur les élus de vieux partis dont la population est fatiguée? Excepté pour Gérard Deltell, bien sûr. Et François Bonnardel. Et Sylvie Roy et Janvier Grondin. Ils sont frais. Les autres, tous mutins (ils ont sauté de navires loin d’être en perdition), doivent-ils inspirer confiance?

La CAQ est une catalogne cousue de fil blanc. Un amalgame de carrés de tissus et couleurs hétéroclites et hétérogènes. Comme je répète souvent: hmmmm!

Je trouve tellement dommage de voir quatre parlementaires adéquistes que j’admire aller se fondre dans une masse floue, aller perdre leur temps de parole et leur budget de recherche… Une valeureuse chevalière et trois valeureux chevaliers envoyés au front sans arme ni bouclier.

Vous aurez compris que j’ai fièrement servi comme vice-président du comité exécutif de l’Association adéquiste de Chauveau et que ces gens sont mes mentors.

En tout cas, je souhaite bonheur et prospérité aux élus et aux membres de la CAQ. Puissiez-vous réfléchir au plan d’affaires pendant qu’il est temps.

L’économie sociale, une solution de droite

L’entreprise d’économie sociale (EÉS) est une forme d’organisme à buts non lucratifs qui a comme particularité de devoir générer ses propres revenus, d’être rentable et de contribuer à l’essor socio-économique de son milieu en aidant les individus qui en ont besoin.

Contrairement à la croyance droitiste, l’EÉS ne compétitionne pas l’entreprise privée. Elle n’en a pas le droit. Elle a pour mission de n’aider que ses membres, idéalement des individus, des entreprises et des associations qui autrement seraient abonnés à l’aide gouvernementale ou voués à la faillite. L’économie sociale est une dynamo qui aide les affaiblis à reprendre leurs forces sans ajouter de poids au fardeau fiscal. Ce faisant, elle génère de la prospérité en permettant à toute une tranche de population de s’affranchir de la dépendance aux fonds publics et de prendre son élan pour intégrer l’autoroute des membres actifs de la société.

Peu ou pas subventionnée, l’EÉS est l’alternative droitiste de l’aide humanitaire. Elle promeut l’autonomie, la responsabilité et l’implication socio-économiques. Ses membres sont encouragés à comprendre le mécanisme et le fonctionnement de la prospérité par l’expérience.

Depuis des années, le gouvernement peine à honorer ses engagements envers la population à cause de la lourdeur administrative de l’État. Les sociétés publiques ne peuvent être privatisées sans que cela ne cause tout un émoi : les Québécois tiennent mordicus à conserver leurs fleurons qu’ils considèrent comme «leurs co-propriétés». Les élus sont pris entre l’arbre et l’écorce pour l’éternité., ne pouvant ni privatiser les sociétés non rentables ni les conserver sans prolonger la descente du Québec dans l’abysse financier.

L’économie sociale offre donc l’alternative qui plaît à tous. Étant un OBNL, l’EÉS est administrée par un conseil bénévole, dépourvu d’intérêts pouvant être jugés abusifs. Elle ne peut faire l’objet d’une acquisition étrangère, assurant ainsi sa sauvegarde en tant que fleuron québécois à vie. Elle doit rendre des comptes publics. Elle est une entité démocratique. Elle est autonome financièrement, efficace et productive. Elle a le mandat de générer de la prospérité dans son milieu. Elle est rentable!

L’EÉS a aussi la qualité d’être charmante aux yeux de tous les Québécois, quelle que soit leur croyance politique. Transformer les sociétés d’État en entreprises d’économie sociale semble le choix sensé tant sur le plan économique que traditionnel. C’est un compromis gagnant-gagnant.

Sans avoir à révolutionner ni le monde entrepreneurial québécois ni la législation, il est facile de recourir à cette recette pour offrir un régime minceur au gouvernement sans trop d’inconvénients. L’économie sociale est déjà bien implantée et dûment réglementée, offrant ainsi de bons exemples d’applications et d’études démontrant ses avantages. Pas besoin de Ché.

Dans un prochain billet, je fournirai une bibliothèque de liens et une palette de statistiques qui sauront titiller les plus fins palais financiers qui conseillent les décideurs.

Bonheur et prospérité, toutes et tous!

La gauche et la droite expliquées à mon fils par la raison

 

(Ce texte est une réplique à celui de Savignac, du Huffington Post Québec1. Question d’utiliser les mêmes simplifications, « droite » sera synonyme de libertarien et « gauche » sera synonyme d’étatiste qui veut « distribuer » la richesse et forcer la solidarité)

 

  • Papa, toi tu dis toujours la gauche, la droite, la gauche, la droite … mais c’est quoi ça, qu’est-ce que ça veut dire ?

  • Mon amour, c’est très simple. La droite fonde ses valeurs sur l’individu, la responsabilité, la raison et l’entraide volontaire. La gauche, elle, fonde ses valeurs sur l’émotion, la collectivité, la distribution forcée et la jalousie du succès. Va te brosser les dents.

  • Papa … j’ai huit ans …

  • Excuse-moi mon crapaud, Papa a eu une semaine difficile. Alors, comment te dire… voilà : imaginons que ton école, c’est le monde; ta classe, un pays; ton professeur, le Premier Ministre, et toi et tes amis, des citoyens. Dans ta classe, il y a des enfants qui ont plus de facilités, qui réussissent bien, et d’autres qui ont plus de difficultés. Tu as remarqué ça ?

  • Antoine, il est nul.

  • Eh bien! tu vois, dans la vie des adultes, y’a des Antoine aussi. Certains sont simplement paresseux et ne font pas le moindre effort; d’autres, malgré tous leurs efforts, ne réussissent tout simplement pas.

  • Antoine, c’est le gars paresseux! Il arrête pas de faire du bruit sur son bureau!

  • Alors dans ce cas, deux solutions s’offrent. Si le professeur est de droite, il demandera si quelqu’un veut aider Antoine. S’il est de gauche, il forcera quelqu’un à l’aider.

  • Mais c’est pas juste!

  • Du point de vue du professeur, ça l’est. Son contrat dit très clairement qu’il a droit à une pause de 15 minutes, alors quelqu’un d’autre doit aider Antoine

  • Pourquoi le professeur ne ferait pas une exception?

  • Parce qu’il est défendu par une organisation de gauche, un syndicat, qui dicte très strictement quand il doit prendre sa pause. Si ce n’est pas respecté, alors le syndicat risque de donner des problèmes au directeur.

 

(Quelques secondes de silence)

 

  • Papa, j’ai pensé à quelque chose.

  • Quoi?

  • J’aiderais sans doute Antoine si le professeur le demandait.

  • Ah oui? Pourquoi?

  • Antoine est super fort au hockey. Grâce à lui, nous gagnons toutes nos parties.

  • Alors tu viens de montrer que tu es de droite. Tu décides d’aider volontairement d’aider quelqu’un. De cette façon, tu gagnes parce que ton équipe sera plus forte, et Antoine gagne parce qu’il va améliorer ses résultats.

  • Donc, tout le monde gagne?

  • Oui, parce que tu l’as fait de plein gré.

  • Merci. Je vais me brosser les dents, maintenant.

  • Oh, avant que j’oublie, il y a une autre façon d’aider Antoine.

  • En le laissant regarder sur mon examen?

  • Non, non! C’est encore plus simple : le professeur n’a qu’à baisser les notes des meilleurs élèves et monter celle de tous les Antoine de ta classe.

  • Eille, c’est pas juste! Même si je veux aider Antoine, il doit quand même faire un effort!

  • Pour le professeur, c’est juste. En prenant les meilleures notes et en les distribuant, il égalise la moyenne et tout le monde a presque le même résultat. Personne n’est meilleur que l’autre.

  • Pourquoi je me forcerais à étudier, alors?

  • Héhé, je crois que tu comprends bien le monde moderne, maintenant. Quand tu seras plus vieux, je t’achèterai La Grève de Ayn Rand, où on voit ce qui arriverait si les gens productifs décidaient soudainement d’arrêter de se faire voler au nom de la « justice » et de « l’égalité ».

 

 

 


 

Négocier quoi?!?

Les voix des « zélites » médiatiques s’élèvent pour enjoindre le gouvernement à négocier avec les étudiants pour mettre fin à leur boycott (je n’utiliserai plus le mot « grève »). Mais négocier quoi au juste? Le gouvernement a pris une décision qui, selon les sondages, a la faveur populaire (61% selon le dernier  sondage CROP-La Presse), pourquoi reculerait-il?  Pourquoi négocierait-il?

Line Beauchamps et Raymond Bachand on tenté de tendre une branche d’olivier en offrant une bonification des programmes d’aide financière aux étudiants. « Des grenailles! » disent les « zélites ». « Re-fu-sé! » Disent les étudiants à l’offre du banquier. Seulement les élites et les étudiant ne veulent accepter rien de moins que le statu quo ante du gel des frais de scolarité. Euh, corrigez-moi si je me trompe, mais quand on négocie, n’est-on pas supposés faire des concessions des deux côtés? Jusqu’ici, seul le gouvernement fait des concessions, les étudiants et leurs supporteurs n’en font aucune et certains voudraient même faire perdurer leur boycott jusqu’à ce qu’ils obtiennent la gratuité (aussi irréaliste que ça puisse être).

On dit que la bonification de l’aide financière ne ferait qu’augmenter l’endettement des étudiants, et alors? Il ont dix ans après leur graduation pour rembourser leurs prêt à des taux d’intérêts dérisoires.  Pour des gens qui sont supposés faire des plus gros salaires, ça ne devrait pas causer de problème, à moins que vous ayez fait un doctorat en philo et que vous avez rejoint les rangs des 8796 assistés sociaux diplômés. Mais si vous avez sciemment choisi une concentration avec très peu d’avenir, pourquoi serait-ce à la société d’assumer votre choix? Un chômeur diplômé est-il une quelconque richesse pour la société? Il se pogne le beigne à longueur de journée à nos dépens parce qu’on a déjà trop de profs de philo, mais au moins, il est capable de pensée critique! Il a acquis le savoir! À quoi bon acquérir un savoir qui ne sert à rien? Et pourquoi serait-ce au reste de la société à payer pour?

Il serait grand temps de cesser cette masquarade.  Le mouvement étudiant n’est pas un mouvement syndical et le droit de grève ne s’applique pas à eux. La seule raison pour laquelle les cégeps et universités sont fermés, c’est que l’administration des ces institutions les ont fermés et les maintiennent fermés. Qu’attends-donc le gouvernement pour forcer la réouverture de ces institutions pour permettre aux étudiants qui le désirent, de poursuivre leurs cours et sauver ce qui reste de leur session? Pourquoi permet-on que ces étudiants soient pris en otage? Pourquoi faut-il que ce soit des étudiants qui envoient des mises en demeure et obtiennent des injonctions pour recevoir les cours pour lesquels ils ont payé? Le gouvernement n’a qu’un ordre à donner, qu’il le fasse.

Les vapeurs roses

« Au Québec, sur le plan sociopolitique, nous vivons la tête noyée dans un nuage rose hallucinogène et, à chaque fois que quelqu’un de lucide agite la main pour dissiper les vapeurs toxiques, on s’empresse de lui couper le bras pour ne pas perdre l’effet euphorisant. Dans un tel contexte, soulever des vérités économiques, ici, équivaut à prêcher la santé dans une piquerie. »

- Robert Deschamps: Le Manifeste d’un Surtaxé

Une chronique a attiré mon attention hier. C’est cette excellente chronique de Richard Martineau, « Un peuple allergique aux chiffres« , dans laquelle il déplore l’inculture économique des québécois. Il a parfaitement raison. Les québécois en général ne veule rien savoir de l’économie. C’est trop plate, trop abstrait, trop pessimiste. Ils préfèrent vivre avec des lunettes roses collées sur leur nez avec de la crazy glue. Ils préfèrent croire que 2+2 fait 5 et qu’on peut avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière en même temps. Ça importe peut qu’on ait les moyens ou pas. Les ménages québécois ne seraient pas endettés à la hauteur de 154% de leur revenu disponible s’ils savaient faire un tant soit peu d’arithmétique.

Nous préférons croire que l’argent pousse sur les arbres et que les dettes, autant individuelles que collectives (à travers celle de notre gouvernement), sont un vaste complot concocté par des méchants banquiers dans le but de nous réduire à l’esclavage. C’est beaucoup mieux de penser ça que se regarder dans le miroir et réaliser qu’aucun banquier ne vous a mis un fusil sur la tempe pour vous forcer à vous acheter deux autos et trois télés HD de 47 pouces alors qu’il n’y a pas un rond dans votre compte de banque. Personne ne vous force à acheter une maison de $400 000 alors que votre revenu familial n’est que $60 000 par an et que vous avez à peine 5% du prix de vente à mettre comme mise initiale. Un jour où l’autre il faut être responsable de ses actes et réaliser qu’on ne peut pas vivre un train de vie de millionaire quand on ne fait que $15/heure.

Il en va de même pour notre endettement collectif. Notre gouvernement ne peut pas continuer d’emprunter pour nous donner des programmes sociaux que toutes les provinces les plus riches du Canada ne se permettent pas, alors que nous sommes une des provinces les plus pauvres (bientôt LA plus pauvre), et s’imaginer que ce château de carte ne s’écroulera pas un jour ou l’autre. C’est vivre dans le déni le plus complet.

Mais encore une fois, vivre dans les vapeurs roses, c’est tellement plus réconfortant.

La fin des illusions

S’il y a quelque chose que j’adore lorsque je me mets à écrire, c’est de brasser la cage un peu. J’aime donc beaucoup quand l’actualité me donne l’opportunité de le faire. Aujourd’hui, j’aimerais mettre fin à certaines illusions. Au début de cette soit-disant « grève » étudiante, j’ai écris un texte qui a causé certains remous chez les étudiants. Je leur ai expliqué que les conséquences de leur gestes n’étaient vraiment néfastes que pour eux. Je leur ai dit que c’était totalement futile. Certains ne l’ont pas bien pris. Certains m’ont fait valoir que ça a fonctionné par le passé et qu’ils ont obtenu ce qu’ils voulaient. C’est vrai, mais en revanche, la situation financière du gouvernement n’est pas aujourd’hui ce qu’elle était alors. Les choses ont changé.

Un des changements majeurs vient d’arriver cette semaine alors qu’un juge a lancé une injonction contre le Cégep d’Alma pour la levée des lignes de piquetage et le retour en classe des étudiants. Le juge questionnait même le droit des étudiants de faire la grève. Tiens donc! Pourquoi? Parce que les étudiants ne sont pas des travailleurs. Les Cégeps et Universités ne sont pas leurs employeurs. Les étudiants ne sont pas là pour y faire un travail rémunéré, mais pour recevoir un service pour lequel ils doivent payer. De refuser d’aller à ses cours n’est donc pas une grève dans le vrai sens du terme, alors appelons-le par son vrai nom: un boycott.

Les associations étudiantes, même si elles aiment à émuler les syndicats, ne sont pas des syndicats. Donc, les étudiants n’étant pas des travailleurs et les associations étudiantes n’étant pas des syndicats, pourquoi croit-on que le code du travail s’applique ici et que certains étudiants se croient permis de priver les autres de cours pour lesquels ils ont payé. Pourquoi certains étudiants se croient le droit d’agir en voyous et de faire de l’intimidation et du vandalisme sans pour cela qu’on ne les traite comme les criminels qu’ils sont? Au nom de quelle logique, une minorité d’étudiants (car il s’agit bien d’une minorité) peut-elle allègement bafouer les droits de la majorité?

Mais ce qui est encore plus surprenant, c’est que depuis que le mouvement des associations étudiantes d’apprentis-syndicaleux existe, personne n’a posé cette question jusqu’ici! Faut croire qu’au Québec, notre café n’est pas assez fort. On devrait sérieusement songer à se mettre à l’espresso et en prendre cinq ou six d’affilé pour rattraper le temps perdu.

Désolé de péter la bulle de nos apprentis-syndicaleux, mais ils n’ont effectivement aucun droit de grève et aucune légitimité à priver les autres étudiants des cours pour lesquels ils paient. Qui plus est, les universités et cégeps n’ont aucune obligation de respecter les lignes de piquetage et ont en fait une obligation de poursuivre les cours, même si ce n’était que pour une minorité d’étudiants. Soit dit en passant, corrigez-moi si je me trompe, mais les professeurs et syndicats de professeurs qui débrayent en soutien à leurs club-écoles ne sont-ils pas en situation de grève illégale? Qu’attend le gouvernement pour imposer des sanctions? Puisque le gouvernement tient tant à gérer l’éducation, il serait temps qu’il mette ses culottes, vous ne trouvez pas?

C’est donc la fin des illusions pour les club-écoles des syndicats que sont les associations étudiantes. C’est un réveil qui a mis très longtemps à arriver et que j’accueille avec joie. Espérons que se multiplieront les injonctions demandées par ceux parmi les étudiants qui sont brimés dans leur droits par ce boycott.

Switch to our mobile site

WordPress SEO

Featuring YD Feedwordpress Content Filter Plugin