Les vapeurs roses

« Au Québec, sur le plan sociopolitique, nous vivons la tête noyée dans un nuage rose hallucinogène et, à chaque fois que quelqu’un de lucide agite la main pour dissiper les vapeurs toxiques, on s’empresse de lui couper le bras pour ne pas perdre l’effet euphorisant. Dans un tel contexte, soulever des vérités économiques, ici, équivaut à prêcher la santé dans une piquerie. »

– Robert Deschamps: Le Manifeste d’un Surtaxé

Une chronique a attiré mon attention hier. C’est cette excellente chronique de Richard Martineau, « Un peuple allergique aux chiffres« , dans laquelle il déplore l’inculture économique des québécois. Il a parfaitement raison. Les québécois en général ne veule rien savoir de l’économie. C’est trop plate, trop abstrait, trop pessimiste. Ils préfèrent vivre avec des lunettes roses collées sur leur nez avec de la crazy glue. Ils préfèrent croire que 2+2 fait 5 et qu’on peut avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière en même temps. Ça importe peut qu’on ait les moyens ou pas. Les ménages québécois ne seraient pas endettés à la hauteur de 154% de leur revenu disponible s’ils savaient faire un tant soit peu d’arithmétique.

Nous préférons croire que l’argent pousse sur les arbres et que les dettes, autant individuelles que collectives (à travers celle de notre gouvernement), sont un vaste complot concocté par des méchants banquiers dans le but de nous réduire à l’esclavage. C’est beaucoup mieux de penser ça que se regarder dans le miroir et réaliser qu’aucun banquier ne vous a mis un fusil sur la tempe pour vous forcer à vous acheter deux autos et trois télés HD de 47 pouces alors qu’il n’y a pas un rond dans votre compte de banque. Personne ne vous force à acheter une maison de $400 000 alors que votre revenu familial n’est que $60 000 par an et que vous avez à peine 5% du prix de vente à mettre comme mise initiale. Un jour où l’autre il faut être responsable de ses actes et réaliser qu’on ne peut pas vivre un train de vie de millionaire quand on ne fait que $15/heure.

Il en va de même pour notre endettement collectif. Notre gouvernement ne peut pas continuer d’emprunter pour nous donner des programmes sociaux que toutes les provinces les plus riches du Canada ne se permettent pas, alors que nous sommes une des provinces les plus pauvres (bientôt LA plus pauvre), et s’imaginer que ce château de carte ne s’écroulera pas un jour ou l’autre. C’est vivre dans le déni le plus complet.

Mais encore une fois, vivre dans les vapeurs roses, c’est tellement plus réconfortant.

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Une réflexion au sujet de « Les vapeurs roses »

  1. Tous les étudiants, toutes les étudiantes des collèges affiliés à la CLASSE, manipulés et exploités et abusés par ses petits anarchistes culotés auxquels les tribuns des médias et les libertaires twits sans cervelle, sans conscience, sans jugement ni morale des réseaux sociaux fournissent tous les carbures et dont ils rechargent toutes les batteries, devraient être inscrits sur la BLACK LIST du Gouvernement et des Mairies du Québec. Pour leur «dossier» des affronts des derniers mois, le MÉQ et le Conseil Exécutif du Gouvernement du Québec devraient multiplier toutes les mesures qui s’imposent pour les démobiliser la CRASSE SOCIÉTALE qu’est la CLASSE et trainer tous ces adeptes du désordre public devant les cours pénales, pour toute tentative d’affront, pour toute désobéissance civile, pour toute mise en danger de la sécurité publique, pour toute perturbation, pour toute déstabilisation sociale, pour tout boycottage des droits et des libertés des individus, pour toute intimidation, pour tout braquage et pour tout cassage. En raison de sa permissivité, de sa lâcheté, de l’extrémisme de son idéologie du matraquage, de la perversité de son double langage ainsi que de l’ambigüité des ficelages de ses affiliations secrètes avec les franges spécialistes du désordre public, du trucage des votes de grève, du cassage et de toutes les sauvageries qui s’y apparentent, la CLASSE et ses petits «Daniel Cohn-Bendit» à la sauce du plus roublard des fins finauds démagogues, Gabriel Nadeau-Dubois, devraient être inscrits au registre des trouble-fêtes qui mettent impunément le feu aux mèches des agitations tous azimuts, qui pilotent impunément les prises d’otages, qui privent les groupes majoritaires d’étudiants, les entreprises et l’économie globale de droits et de libertés inaliénables, qui se foutent et bafouent les ordonnances de la Cour, qui systémisent les squattages et les mises à sacs et à feux de l’équilibre sociétal et de la démocratie. Le temps est maintenant venu pour les gouvernants du Québec, aux niveaux provincial et municipal, de mettre un frein à ces folles dérapes que commanditent nombres d’enseignants qui croient y acheter la paix, que commanditent les syndicats qui patrouillent tous les sentiers de l’extrémisme et de l’anti capitalisme sauvage. L’heure est venue pour le déploiement du BRAS DE FER. Si on ne les CASSE PAS, ils PASSERONT à l’histoire d’une société anonyme devenue tribale et à la merci des réseautages.

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