La gauche et la droite expliquées à mon fils par la raison

 

(Ce texte est une réplique à celui de Savignac, du Huffington Post Québec1. Question d’utiliser les mêmes simplifications, « droite » sera synonyme de libertarien et « gauche » sera synonyme d’étatiste qui veut « distribuer » la richesse et forcer la solidarité)

 

  • Papa, toi tu dis toujours la gauche, la droite, la gauche, la droite … mais c’est quoi ça, qu’est-ce que ça veut dire ?

  • Mon amour, c’est très simple. La droite fonde ses valeurs sur l’individu, la responsabilité, la raison et l’entraide volontaire. La gauche, elle, fonde ses valeurs sur l’émotion, la collectivité, la distribution forcée et la jalousie du succès. Va te brosser les dents.

  • Papa … j’ai huit ans …

  • Excuse-moi mon crapaud, Papa a eu une semaine difficile. Alors, comment te dire… voilà : imaginons que ton école, c’est le monde; ta classe, un pays; ton professeur, le Premier Ministre, et toi et tes amis, des citoyens. Dans ta classe, il y a des enfants qui ont plus de facilités, qui réussissent bien, et d’autres qui ont plus de difficultés. Tu as remarqué ça ?

  • Antoine, il est nul.

  • Eh bien! tu vois, dans la vie des adultes, y’a des Antoine aussi. Certains sont simplement paresseux et ne font pas le moindre effort; d’autres, malgré tous leurs efforts, ne réussissent tout simplement pas.

  • Antoine, c’est le gars paresseux! Il arrête pas de faire du bruit sur son bureau!

  • Alors dans ce cas, deux solutions s’offrent. Si le professeur est de droite, il demandera si quelqu’un veut aider Antoine. S’il est de gauche, il forcera quelqu’un à l’aider.

  • Mais c’est pas juste!

  • Du point de vue du professeur, ça l’est. Son contrat dit très clairement qu’il a droit à une pause de 15 minutes, alors quelqu’un d’autre doit aider Antoine

  • Pourquoi le professeur ne ferait pas une exception?

  • Parce qu’il est défendu par une organisation de gauche, un syndicat, qui dicte très strictement quand il doit prendre sa pause. Si ce n’est pas respecté, alors le syndicat risque de donner des problèmes au directeur.

 

(Quelques secondes de silence)

 

  • Papa, j’ai pensé à quelque chose.

  • Quoi?

  • J’aiderais sans doute Antoine si le professeur le demandait.

  • Ah oui? Pourquoi?

  • Antoine est super fort au hockey. Grâce à lui, nous gagnons toutes nos parties.

  • Alors tu viens de montrer que tu es de droite. Tu décides d’aider volontairement d’aider quelqu’un. De cette façon, tu gagnes parce que ton équipe sera plus forte, et Antoine gagne parce qu’il va améliorer ses résultats.

  • Donc, tout le monde gagne?

  • Oui, parce que tu l’as fait de plein gré.

  • Merci. Je vais me brosser les dents, maintenant.

  • Oh, avant que j’oublie, il y a une autre façon d’aider Antoine.

  • En le laissant regarder sur mon examen?

  • Non, non! C’est encore plus simple : le professeur n’a qu’à baisser les notes des meilleurs élèves et monter celle de tous les Antoine de ta classe.

  • Eille, c’est pas juste! Même si je veux aider Antoine, il doit quand même faire un effort!

  • Pour le professeur, c’est juste. En prenant les meilleures notes et en les distribuant, il égalise la moyenne et tout le monde a presque le même résultat. Personne n’est meilleur que l’autre.

  • Pourquoi je me forcerais à étudier, alors?

  • Héhé, je crois que tu comprends bien le monde moderne, maintenant. Quand tu seras plus vieux, je t’achèterai La Grève de Ayn Rand, où on voit ce qui arriverait si les gens productifs décidaient soudainement d’arrêter de se faire voler au nom de la « justice » et de « l’égalité ».

 

 

 


 
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18 réflexions au sujet de « La gauche et la droite expliquées à mon fils par la raison »

  1. Ce que la droite ne comprend pas, c’est que très peu de gens font de l’entraide volontaire lorsqu’ils ne font pas partie d’abord d’une communauté. Si on n’oblige pas les individus à s’entraider, chacun cherche à améliorer son sort en ignorant la souffrance d’autrui.

    La société n’est pas une communauté, comme la classe d’une école peut l’être. Une meilleure analogie serait des élèves qui suivent tous le cours à distance. Qui saurait que le petit Antoine est en difficulté?

    Stephane Levasseur

    1. @Stephane Levasseur

      « Ce que la droite ne comprend pas, c’est que très peu de gens font de l’entraide volontaire lorsqu’ils ne font pas partie d’abord d’une communauté. Si on n’oblige pas les individus à s’entraider, chacun cherche à améliorer son sort en ignorant la souffrance d’autrui. »

      Où sont toutes les personnes comme vous qui désirez aider les gens par la force quand vient le temps de vous impliquer volontairement et aider les autres? Vous dites que si les gens n’étaient pas forcés d’aider, personne n’aiderait. Si c’est le cas, pourquoi y en a-t-il qui semblent si concernés à aider autrui qu’ils sont prêts à recourir à la force? Ces personnes n’aident-elles pas personnellement ces démunis? Est-ce que les gens mouraient dans les rues par centaines avant que nous n’établissions nos états-nounous?

      Cela justifie donc de mettre un fusil sur la tempe de quelqu’un pour le forcer à aider? Votre sens de la moralité est douteux.

  2. -Eh bien! tu vois, dans la vie des adultes, y’a des Antoine aussi. Certains sont simplement paresseux et ne font pas le moindre effort; d’autres, malgré tous leurs efforts, ne réussissent tout simplement pas.

    Était-ce voulu d’omettre ceux qui échouent malgré leurs efforts ? C’est peut-être une dimension niée de la droite.

  3. Excellent point Stéphane Levasseur. Une grande différence entre ces deux visions du monde est la compréhension du monde (sans juger ni l’une ni l’autre de ces compréhensions). Les gens de droite voient les problèmes comme émergeant de l’individu: il est le responsable de sa condition, il est le responsable de son succès ou de son malheur, c’est à lui de s’en sortir dans cette société. Les gens de gauche voient les problèmes comme systémiques : L’individu qui est moins bien nantis est une victime d’un système qui l’appauvrit, qui enrichie toujours plus les riches au détriment des conditions des plus pauvres, et il est du devoir de la société de corriger cette situation. Au final, ces deux visions traitent de notre responsabilité. Est-elle individuelle ou collective?

    Les gens de droite croient en la responsabilité individuelle, mais oublient que les individus ne naissent pas doués ou non-doués. Ils ne croient pas au facteur environnemental (parents, éducation, support, etc.) de l’enfant dans la détermination de qui il sera, malgré qu’il existe un consensus scientifique sur la question. S’il y croyait, et qu’il serait réellement responsable, probablement qu’il souhaiterait que notre société subventionne ces programmes. Plutôt, ils croient que c’est la force intérieure de l’individu qui lui permettra de s’en sortir, comme si s’en sortir ne demandait que de la volonté.

    Malheureusement, non seulement cette compréhension du monde stimule toujours plus de détresse sociale, de problèmes sociaux, de pauvreté et autres, mais elle cultive aussi l’idée que nous ne sommes pas une communauté. Tout le monde est séparé, personne ne se doit rien, ne s’aide que s’il en retire un bénéfice défini,…

    Et pour la référence sur Ayn Rand, quiconque qui a lu son histoire (et pas seulement ses livres) reconnaitrait qu’elle a poursuivi une philosophie qui a aboutie au fiasco moral., même ses plus forts disciples.

    1. Le dogme de la gauche est que nous sommes trop égoîstes pour aider volontairement notre prochain. Nous ne pouvons pas possiblement être volontairement charitables. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je refuse de croire ça. Je crois qu’en fait les gens sont de nature très charitable, mais si l’état le fait pour eux, à quoi bon donner plus?

      La gauche croit qu’un groupe a plus de droits qu’un individu, ce qui fait que l’individu est sacrifiable au bien du groupe. Si je braque une arme au visage de quelqu’un tout le monde sais que c’est un vol. Si j’ordonne quelqu’un de braquer l’arme et demander à l’autre de me donner son argent, c’est encore du vol, mais si quelques millions de personnes demandent à des politiciens d’envoyer des hommes armés prendre l’argent à Pierre et le donner à Paul, on appelle ça la démocratie et soudainement c’est moralement acceptable?

      Les gens de gauche voient les problèmes comme systémiques : L’individu qui est moins bien nantis est une victime d’un système qui l’appauvrit, qui enrichie toujours plus les riches au détriment des conditions des plus pauvres, et il est du devoir de la société de corriger cette situation. Au final, ces deux visions traitent de notre responsabilité. Est-elle individuelle ou collective?

      Les riches s’enrichissent au dépens des pauvres parce que l’état leur accorde des faveurs et des retours d’ascenseur, et la solution des gauchistes est… plus d’état. Vive la cohérence!

      il est du devoir de la société de corriger cette situation.

      C’est quoi la société? Et en quoi peut-elle être responsable de quoique ce soit? Seul des individus peuvent penser et agir et être responsables. Être responsable veut dire répondre de ses actes. La « société » n’est qu’un terme abstrait qui désigne un groupe d’individus. On ne peut la toucher, on ne peut toucher que les individus qui en font partie. La société ne peut réfléchir, seul les individus réfléchissent. Elle ne peut agir, seul les individus en son sein peuvent agir. Alors comment la société peut-elle répondre de ses actes? Remettre la responsabilité à la société est en fait, remettre la responsabilité à personne.

      Les gens de droite croient en la responsabilité individuelle, mais oublient que les individus ne naissent pas doués ou non-doués. Ils ne croient pas au facteur environnemental (parents, éducation, support, etc.) de l’enfant dans la détermination de qui il sera, malgré qu’il existe un consensus scientifique sur la question. S’il y croyait, et qu’il serait réellement responsable, probablement qu’il souhaiterait que notre société subventionne ces programmes. Plutôt, ils croient que c’est la force intérieure de l’individu qui lui permettra de s’en sortir, comme si s’en sortir ne demandait que de la volonté.

      La vision gauchiste, au contraire, considère les gens comme des incapables, qui ne peuvent rien faire par eux-mêmes. Ils sont d’ailleurs incapables d’expliquer que certains puissent devenir riches, simplement en travaillant à la sueur de leur front et en épargnant leur argent. Si quelqu’un a réussi, c’est automatiquement un crosseur. Belle vision de société. C’est drôle, mais j’ai vu bien des gens réussir malgré l’adversité et j’en ai vu bien d’autres absolument rien foutre de leur vie, malgré le fait qu’ils ont eu tous les privilèges.

      Malheureusement, non seulement cette compréhension du monde stimule toujours plus de détresse sociale, de problèmes sociaux, de pauvreté et autres, mais elle cultive aussi l’idée que nous ne sommes pas une communauté. Tout le monde est séparé, personne ne se doit rien, ne s’aide que s’il en retire un bénéfice défini,…

      Et pourtant, il n’y a pas plus égoïste qu’une société socialiste. Le Québec est probablement la juridiction la plus socialiste en Amérique du Nord et la plus chiche au niveau des dons de charité. Ici, tout le monde ne cherche qu’a protéger ses acquis, même si c’est en train de tous nous mener collectivement à la ruine.

      Et pour la référence sur Ayn Rand, quiconque qui a lu son histoire (et pas seulement ses livres) reconnaitrait qu’elle a poursuivi une philosophie qui a aboutie au fiasco moral., même ses plus forts disciples.

      Et que savez-vous des écrits d’Ayn Rand? Pas grand’chose, de toute évidence. Dans Atlas Shrugged, Ayn Rand a décrit très exactement le monde dans lequel nous vivons. Un monde ou les pillards et les chapardeurs vivent aux dépends de tous ceux qui travaillent à la sueur de leur front. C’est tout le contraire de l’idéal que prêche sa philosophie. Le monde dans lequel nous vivons est ce qui se produit quand tout le monde s’en remet à l’état pour tout.

      1. En réponse à Philippe David :

        Le dogme de la gauche est que nous sommes trop égoîstes pour aider volontairement notre prochain.

        Je ne sais vraiment pas de où vous prenez cela…mous sommes donc d’accord que la nature humaine empathique, collaborative et charitable, en effet.

        La gauche croit qu’un groupe a plus de droits qu’un individu, ce qui fait que l’individu est sacrifiable au bien du groupe.Si je braque une arme au visage de quelqu’un tout le monde sais que c’est un vol. Si j’ordonne quelqu’un de braquer l’arme et demander à l’autre de me donner son argent, c’est encore du vol, mais si quelques millions de personnes demandent à des politiciens d’envoyer des hommes armés prendre l’argent à Pierre et le donner à Paul, on appelle ça la démocratie et soudainement c’est moralement acceptable?

        Vraiment pas certain de comprendre la métaphore avec les hommes armés qui prennent l’argent. C’est supposé représenter l’état? Mais j’imagine que nous avons donc le même opinion sur les décisions d’aller en guerre en Afghanistan et en Irak.

        Les riches s’enrichissent au dépens des pauvres parce que l’état leur accorde des faveurs et des retours d’ascenseur, et la solution des gauchistes est… plus d’état. Vive la cohérence!

        Effectivement, nous devrions stopper les faveurs et retours d’ascenseurs aux plus riches (impôts et taxes) et les utiliser pour subventionner ce qui peut permettre aux pauvres d’améliorer leur sort, notamment l’éducation, nous sommes d’accord.

        C’est quoi la société? Et en quoi peut-elle être responsable de quoique ce soit? Seul des individus peuvent penser et agir et être responsables. Être responsable veut dire répondre de ses actes. La « société » n’est qu’un terme abstrait qui désigne un groupe d’individus. On ne peut la toucher, on ne peut toucher que les individus qui en font partie. (etc, etc.) Alors comment la société peut-elle répondre de ses actes? Remettre la responsabilité à la société est en fait, remettre la responsabilité à personne.

        Peut-être que vous ne pouvez pas toucher à la société, mais je tiens à préciser que les choses abstraites ne sont pas moins réelles (la gravité pourrait être un exemple ici). Notre gouvernement est un appareil qui tente (idéalement) de conduire cette société vers un bien-être commun et partagé. Si le système en place créé des problèmes socioéconomiques d’importance, vous croyez que ce devrait être aux individus de s’en responsabiliser? Comme il revient à l’individu d’arrêter de rouler en voiture pour ne pas polluer, et pas au gouvernement de subventionner le transport en commun pour permettre cette transition? Mais existe-t-il des biens communs dans votre vision du monde?

        La vision gauchiste, au contraire, considère les gens comme des incapables, qui ne peuvent rien faire par eux-mêmes. Ils sont d’ailleurs incapables d’expliquer que certains puissent devenir riches, simplement en travaillant à la sueur de leur front et en épargnant leur argent. Si quelqu’un a réussi, c’est automatiquement un crosseur. Belle vision de société. C’est drôle, mais j’ai vu bien des gens réussir malgré l’adversité et j’en ai vu bien d’autres absolument rien foutre de leur vie, malgré le fait qu’ils ont eu tous les privilèges.

        Votre vision de « la gauche » ne considère pas les gens comme des incapables…c’est plutôt votre vision de « la gauche ». Effectivement, certaines personnes deviennent riche à travailler fort, et non, ce ne sont pas forcément des « crosseurs », nous sommes d’accord. Je crois néanmoins que ces histoires de rêve américain sont plus que rare (ce que les statistiques démontrent). Si vous aviez raison, ce serait dire que, si le fossé entre riche et pauvre s’est grandement agrandi, c’est parce que les gens sont de plus en plus lâche? (malgré de plus en plus d’heures sont travaillées?) Je ne crois pas que la solution soit d' »enrichir » les pauvres, mais d’empêcher qu’ils soient systématiquement dans une spirale d’appauvrissement en travaillant notamment sur les bases : la santé, l’éducation.

        Et pourtant, il n’y a pas plus égoïste qu’une société socialiste. Le Québec est probablement la juridiction la plus socialiste en Amérique du Nord et la plus chiche au niveau des dons de charité. Ici, tout le monde ne cherche qu’a protéger ses acquis, même si c’est en train de tous nous mener collectivement à la ruine.

        Je crois que nous partageons l’idée que le plus grand travail à faire aujourd’hui, ce n’est pas de collecter plus d’argent, mais de mieux le dépenser. Je crois par contre que le mot socialiste est un peu fort. Et je ne crois pas que la philanthropie soit une avenue intéressante… comme vous diriez peut-être vous même, il vaut mieux apprendre à pêcher que de recevoir un poisson. (ne laissons pas les moins bien nantis dans leur situation pour toujours en les subventionnant, donnons leur plutôt les moyens de s’en sortir…santé, éducation).

        Et que savez-vous des écrits d’Ayn Rand? Pas grand’chose, de toute évidence. Dans Atlas Shrugged, Ayn Rand a décrit très exactement le monde dans lequel nous vivons. Un monde ou les pillards et les chapardeurs vivent aux dépends de tous ceux qui travaillent à la sueur de leur front. C’est tout le contraire de l’idéal que prêche sa philosophie. Le monde dans lequel nous vivons est ce qui se produit quand tout le monde s’en remet à l’état pour tout.

        D’abord, votre première phrase est supportée par le reste de votre propos, qui lui est biaisé par votre appréciation de l’oeuvre d’Ayn Rand. Nous n’avons vraisemblablement pas la même appréciation de sa philosophie, que je vois plutôt comme le culte de l’individualisme, de la raison à outrance, de l’égoïsme, du vide de l’existence. Malheureusement elle aura su influencer grandement de grands décideurs, comme Alan Greenspan, qui aura suivi sa philosophie et procédé à la libération hors-limite des marchés aux US, et créé une crise économique sans précédent en permettant aux financiers de mettre à risque l’économie mondiale en créant des produits financiers bidon pour s’enrichir. (c’est d’ailleurs les états (les gens!, comme vous diriez) qui ont du absorber par la suite. Bref…Ayn Rand, une « philosophe » intéressante, j’admets, mais qui peut franchement mener à un fiasco moral si suivie dogmatiquement (tout comme n’importe quelle philosophie, « de droite » comme « de gauche », n’est-ce pas?)

        1. @ David

          Je ne sais vraiment pas de où vous prenez cela…mous sommes donc d’accord que la nature humaine empathique, collaborative et charitable, en effet.

          Pourquoi est-il nécessaire d’utiliser la coercition de l’état pour aider les démunis alors?

          Vraiment pas certain de comprendre la métaphore avec les hommes armés qui prennent l’argent. C’est supposé représenter l’état? Mais j’imagine que nous avons donc le même opinion sur les décisions d’aller en guerre en Afghanistan et en Irak.

          Je ne faisait pas allusion à la guerre, quoique je suis un pacifiste, je faisais allusion à l’impôt et la redistribution forcée de la richesse. Laissez-moi vous donner un autre exemple.

          Vous avez un commerce et un jour un membre d’un gang de rue entre dans votre commerce et vous dit que dorénavant, vous devez lui payer un certain pourcentage de vos recettes pour bénéficier de sa « protection », mais que si vous refusez, il pourrait arriver malheur à vous, votre famille ou votre commerce.

          Maintenant, l’état arrive et vous dit également que vous devez lui payer un pourcentage de vos revenus pour ses « services », qu’ils vous soient utiles ou non. Si vous refusez, des gens armés viendront éventuellement confisquer vos bien et vous mettre en cage.

          Quelle est la différence entre le gouvernement et le gang de rue, sinon que le gouvernement peut « légaliser » son comportement? Au fond par contre, ce comportement est tout aussi moralement répréhensible, même s’il est légal.

          Peut-être que vous ne pouvez pas toucher à la société, mais je tiens à préciser que les choses abstraites ne sont pas moins réelles (la gravité pourrait être un exemple ici). Notre gouvernement est un appareil qui tente (idéalement) de conduire cette société vers un bien-être commun et partagé. Si le système en place créé des problèmes socioéconomiques d’importance, vous croyez que ce devrait être aux individus de s’en responsabiliser? Comme il revient à l’individu d’arrêter de rouler en voiture pour ne pas polluer, et pas au gouvernement de subventionner le transport en commun pour permettre cette transition? Mais existe-t-il des biens communs dans votre vision du monde?

          Essayez de sauter du haut de la Place Ville Marie et vous réaliserez que la gravité n’a rien d’abstrait. Mais la société est une abstraction intellectuelle. Elle ne peut rien faire de sa propre volition. Je considère que l’individu est le mieux placé pour décider de ce qui est bon pour lui. Ce n’est pas parce que vous préférez le transport en commun que tout le monde doit faire de même.

          Votre vision de « la gauche » ne considère pas les gens comme des incapables…c’est plutôt votre vision de « la gauche ». Effectivement, certaines personnes deviennent riche à travailler fort, et non, ce ne sont pas forcément des « crosseurs », nous sommes d’accord. Je crois néanmoins que ces histoires de rêve américain sont plus que rare (ce que les statistiques démontrent). Si vous aviez raison, ce serait dire que, si le fossé entre riche et pauvre s’est grandement agrandi, c’est parce que les gens sont de plus en plus lâche? (malgré de plus en plus d’heures sont travaillées?) Je ne crois pas que la solution soit d’ »enrichir » les pauvres, mais d’empêcher qu’ils soient systématiquement dans une spirale d’appauvrissement en travaillant notamment sur les bases : la santé, l’éducation.

          Le rêve américain n’est pas si rare quand on considère que 75% des 100 hommes les plus riches au Canada ont bâti leur propre fortune. Mais vous versez dans l’idéologie quand vous parlez de l’écart entre les riches et les pauvres. Les gauchistes parlent de cet écart comme si les différent quintiles de revenus étaient des classes fixes et qu’il n’existait aucune mobilité sociale. Dans les faits, la plupart des gens qui commencent dans le quintile le plus pauvre se retrouvent dans des quintile supérieurs 5 ou 10 ans plus tard, alors que certains « riches » qui ne font pas attention peuvent se retrouver à baisser d’un quintile ou deux. Il n’existe pas de classe fixe de riche ou de pauvres, donc l’écart entre les deux n’est d’aucune signification économique.

          D’abord, votre première phrase est supportée par le reste de votre propos, qui lui est biaisé par votre appréciation de l’oeuvre d’Ayn Rand. Nous n’avons vraisemblablement pas la même appréciation de sa philosophie, que je vois plutôt comme le culte de l’individualisme, de la raison à outrance, de l’égoïsme, du vide de l’existence. Malheureusement elle aura su influencer grandement de grands décideurs, comme Alan Greenspan, qui aura suivi sa philosophie et procédé à la libération hors-limite des marchés aux US, et créé une crise économique sans précédent en permettant aux financiers de mettre à risque l’économie mondiale en créant des produits financiers bidon pour s’enrichir. (c’est d’ailleurs les états (les gens!, comme vous diriez) qui ont du absorber par la suite. Bref…Ayn Rand, une « philosophe » intéressante, j’admets, mais qui peut franchement mener à un fiasco moral si suivie dogmatiquement (tout comme n’importe quelle philosophie, « de droite » comme « de gauche », n’est-ce pas?)

          Désolé de vous l’apprendre, mais votre appréciation de la philosophie d’Ayn Rand est totalement ignorante, en particulier si vous croyez qu’Alan Greenspan la suivait. Alan Greenspan ne s’intéressait à Rand que pour accrocher son char à son étoile, pour ensuite l’abandonner quand il a atteint son but. Sur les questions monétaires, pour ne parler que de cet exemple, Ayn Rand prônait un retour à l’or comme monnaie, alors que Greenspan a causé une la plus grosse bulle financière de l’histoire en inondant les marchés d’argent créé ex nihilo. Et Jamais il n’y a eu de marché libre dans le système financier américain. Le système banquier canadien est moins règlementé que le système américain dans les faits.

      2. « Le dogme de la gauche est que nous sommes trop égoîstes pour aider volontairement notre prochain. Nous ne pouvons pas possiblement être volontairement charitables. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je refuse de croire ça. Je crois qu’en fait les gens sont de nature très charitable, mais si l’état le fait pour eux, à quoi bon donner plus? »

        Choisir d’avoir un impôt sur le revenu plus élevé, c’est être volontairement charitable. Quand vous dites que l’État le fait pour eux, il le fait par eux, en fait. Au paragraphe suivant, votre exemple avec Pierre et Paul me semble fallacieux. Plutôt que de jouer à Robin des bois (comme votre scénario le laisse entendre), l’État demande seulement aux nombreux Pierre qui réussissent bien de se cotiser pour aider Paul. Il n’y a la aucun mépris envers la réussite (contrairement à ce que l’histoire publiée par P-G Veer affirme plus haut).

        « Les riches s’enrichissent au dépens des pauvres parce que l’état leur accorde des faveurs et des retours d’ascenseur, et la solution des gauchistes est… plus d’état. Vive la cohérence! »

        Ici, vous tombez dans le même piège que la gauche. À trop vouloir simplifier cette question, on dit soit « plus d’État » ou « plus de privé ». Un monopole peut être financé publiquement comme il peut être entièrement privé. Je vous donne raison sur le point qu’une institution à la base privée est bien souvent pervertit par une contribution de l’État. Du même coup, une institution publique se pervertit lorsqu’elle se vend au privé. Et encore là, les deux peuvent coexister.

        « C’est quoi la société? Et en quoi peut-elle être responsable de quoique ce soit? Seul des individus peuvent penser et agir et être responsables »

        L’idée de société, c’est le partage et l’expansion du savoir à travers les individus. Ensemble, on réfléchit mieux qu’isolé. Du coup, une communauté étudiante est amenée à confronter les opinions de ses individus afin d’en ressortir plus sage. En fait, je comprends mal votre intention avec ce paragraphe. La « société » est un terme trop abstrait pour exister? Que faites-vous des sociologues, des sciences sociales?

        Je ne prendrais pas la peine de répondre à votre paragraphe débutant par « La vision gauchiste, au contraire, considère… ». Vos observations sont purement anecdotiques et pèsent peu, à mon avis, contre les thèses scientifiques sur le déterminisme des conditions. Vous avez cependant raison sur le point qu’il y aura toujours des exceptions.

        « Et pourtant, il n’y a pas plus égoïste qu’une société socialiste. Le Québec est probablement la juridiction la plus socialiste en Amérique du Nord et la plus chiche au niveau des dons de charité. Ici, tout le monde ne cherche qu’a protéger ses acquis, même si c’est en train de tous nous mener collectivement à la ruine. »

        Le débat gauche droite est loin de se limiter à l’égoïsme versus la solidarité. Encore une fois, ici, vous simplifier tout à outrance en parlant de « juridiction la plus socialiste » et « mener collectivement à la ruine ».

        Votre conclusion résume très bien le malaise que j’éprouve en vous lisant. Le monde n’est pas composé de travailleurs « à la sueur de leur front » et de « pillard/chapardeurs ». Cette vision manichéenne des choses est aussi désolante que la vision typiquement de gauche du style « les bandits à cravates » contre les  » 99%  »

        Avec respect

        Francis

        1. Choisir d’avoir un impôt sur le revenu plus élevé, c’est être volontairement charitable. Quand vous dites que l’État le fait pour eux, il le fait par eux, en fait. Au paragraphe suivant, votre exemple avec Pierre et Paul me semble fallacieux. Plutôt que de jouer à Robin des bois (comme votre scénario le laisse entendre), l’État demande seulement aux nombreux Pierre qui réussissent bien de se cotiser pour aider Paul. Il n’y a la aucun mépris envers la réussite (contrairement à ce que l’histoire publiée par P-G Veer affirme plus haut).

          Ce que vous êtes rigolos vous. Essayez de ne pas payer votre impôt pour voir à quel point il est volontaire. S’il y a menace de violence et d’emprisonnement si je refuse, c’est que ce n’est PAS volontaire. La charité volontaire, c’est envoyer un chèque à Centraide. La charité à la pointe d’un fusil n’est pas de la charité, c’est du vol

          1. Un vol, généralement, ne tient pas compte de la capacité de payer l’individu. L’impôt sur le revenu tient justement compte de cette capacité, étant modulé selon le revenu des citoyens. Comparer (confondre?) le vol et l’impôt, comme vous semblez le faites, semble nuire à votre compréhension des choses. Vous le trouvez trop élevé ici? Libre à vous d’avoir cette opinion, je la partage d’ailleurs.

          2. @ Francis Dufresne

            Un vol, généralement, ne tient pas compte de la capacité de payer l’individu. L’impôt sur le revenu tient justement compte de cette capacité, étant modulé selon le revenu des citoyens. Comparer (confondre?) le vol et l’impôt, comme vous semblez le faites, semble nuire à votre compréhension des choses. Vous le trouvez trop élevé ici? Libre à vous d’avoir cette opinion, je la partage d’ailleurs.

            Soit que vous êtes le parfait exemple d’à quel point nous sommes brainwashés pour devenir des moutons dociles, soit vous avez un sens de la moralité à géométrie très variable parce que vous êtes incapable d’appliquer une simple règle morale binaire de façon objective. Il s’agit de différencier entre le bien et le mal.

            Commençons par définir ce qu’est le vol. De façon générale nous pourrions définir le vol de cette façon: l’acquisition d’un bien contre la volonté de son propriétaire par l’usage de la force, la menace ou la fraude. Êtes-vous d’accord avec cette définition? Êtes-vous aussi d’accord pour dire que ce genre de comportement est moralement répréhensible et anti-social?

            Maintenant, définissons l’impôt. Selon Wikipédia, (et j’aime bien cette définition personnellement) L’impôt constitue un prélèvement obligatoire effectué par voie d’autorité par une administration (État, collectivités territoriales, provinces, régions et départements, cantons, pays, communes etc.) sur les ressources des personnes vivant sur son territoire ou y possédant des intérêts pour être affecté aux services d’utilité générale. Êtes-vous d’accord avec cette définition?

            Dans cette définition, j’aime bien le terme « prélèvement obligatoire effectué par voie d’autorité ». Ça ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Ça signifie très littéralement « prendre le bien d’autrui par la force ». L’impôt est obligatoire donc, personne n’est libre de refuser de payer et ultimement, si vous refusez, on vous mettra littéralement dans une cage. Je vous reporte à la définition du vol çi-haut. Vous ne voyez pas de similarité? Et si cette similarité existe et faisant abstraction du fait que le gouvernement a le pouvoir de « légaliser » tout ce qu’il fait, son comportement n’est-il pas tout autant moralement répréhensible et anti-social? En comparant l’impôt à du vol, je ne confond rien, j’applique la même règle morale au gouvernement qui s’applique à tout le reste du monde. Je sais ce que vous allez dire. « Mais c’est pour payer les services du gouvernement. » Quels services? Y a-t-il une facture rattaché à votre paiement d’impôt qui énumère les services que vous avez reçus et combien vous payez pour? Payez-vous juste les services que vous recevez? La réponse est non. Donc est-ce que l’impôt constitue un paiement pour services rendus? Absolument pas.

            Ce qui m’amène à votre petit argument:

            Un vol, généralement, ne tient pas compte de la capacité de payer l’individu. L’impôt sur le revenu tient justement compte de cette capacité, étant modulé selon le revenu des citoyens.

            Alors si on se fie à votre logique, s’approprier le bien d’autrui par la force de façon aléatoire, sans tenir compte des moyens financiers de la victime, est mal, mais de faire la même chose en sélectionnant ses victimes selon leur niveau de revenu, c’est bien? Et si c’est fait un soir de pleine lune? C’est bien ou c’est mal? Alors comme ça si la mafia fait de l’extorsion en appliquant le même calcul que l’impôt progressif ce n’est plus du vol?

            Et vous cautionnez et défendez ce système? Ça dit quoi au sujet de votre jugement moral?

            Répétez après moi: « Bêêêêêêêêe^…. »

    2. @David
      J’aime bien votre commentaire, il est profond et détaillé.

      Vous dites:
      « Ils [les gens de droite] ne croient pas au facteur environnemental (parents, éducation, support, etc.) de l’enfant dans la détermination de qui il sera, malgré qu’il existe un consensus scientifique sur la question. »

      Est-ce possible d’éduquer la population pour l’amener à comprendre ce fait?

      « It takes a whole village to raise à child » dit-on. Je crois qu’autrefois, la vie en communauté (familles nombreuses, communautés rurales) offrait à l’enfant les conditions nécessaires à son bon développement. Ces conditions sont moins fréquemment réunies aujourd’hui.

      Que peut-on faire pour que les facteurs environnementaux dont vous parlez contribuent à nouveau de façon favorable au bien-être des individus?

      Stephane Levasseur

  4. Mon problème avec le débat gauche-droite c’est que c’est toujours du tout ou rien. Blanc ou noir, bon ou méchant. Je ne me cacherai pas je suis un peu plus de droite mais pour moi le fait qu’une société se donne les capacités pour aider son prochain démontre que nous sommes civilisé. Cela démontre que nous avons passé le simple stade animal. Cela démontre, lorsque c’est bien fait, une grandeur d’âme.

    Donc pour moi, l’assistance sociale, l’assurance emploi, l’assurance santé, et etc… Sont tous des valeurs, des aquis, qui sont important pour moi et je ne veux en aucun cas les abolir. Par contre, lorsqu’il y a de l’abus ou des râtés, je pense être en droit de le dire. Mon problème avec la gauche ne vient pas de tous les gauchistes mais bien seulement de la petite élite d’éditorialiste, d’artiste qui crie les plus fort et qui font à croire qu’à moins d’être un pur socialiste, on est le diable en personne. Si on est pas de gauche, on est automatiquement d’extrême droite. Si on pose des questions, on est d’extrême droite. ce n’est pas vrai!

    Pour beaucoup de ces éditorialistes/artistes la seule idée de remettre en question nos aquis est un blasphême. Pour eux rien n’est plus important que le NOUS inclusif. Nous avons une dette énorme qui ne cesse d’augmenter… Ce n’est pas grave! Tout va se règler tout seul, on ne sait pas comment mais ça va se régler tout seul. Pis dans le pire des cas, on a juste à monter les impôts et les taxes. La régie des rentes s’en va dans le mur mais c’est pas grave! Ça aussi ça va se régler avec le temps. Je vais être franc, j’exagère mes propos. Par contre lorsque je lis et j’entends les propos de ces gauchistes, c’est l’impression qu’ils me donnent… Rien n’est grave tout va s’arranger avec la pensée magique… Et bien entendu continuons à créer plus de dépense sociale.

    Bien entendu la situation est la même avec la gauche vue par la droite, non ce n’est pas tous les gauchistes qui ont la pensée magique et qui croient que la dette n’est pas un problème ou que la régie des rentes c’est juste un mythe. En fait la plupart des gauchistes sont à mon avis raisonnable. Ce sont des gens qui eux aussi ça les fait chier lorsqu’ils voient un assisté social abuser du systême, pourquoi? Par ce que l’argent que cette personne draine ne va pas aider les autres qui en ont vraiment de besoin.

    Oui d’avoir une certaine responsabilité social est nécessaire mais une certain liberté individuelle aussi. Mais dans mon cas j’ai l’impression que chaque jour je perds un petit peu de cette liberté, à chaque loi, à chaque nouveau programme que l’on créer.

    Le problème est qu’il est trop facile d’interpréter ce que les gens veulent dire lorsque nous écrivons que quelques lignes, surtout par le biais d’internet. Je pense qu’il est très important et humain d’aider son prochain mais pas ceux qui ne veulent pas s’aider et surtout ceux qui veulent en abuser.

  5. @Philippe David

    Tout d’abord, je suis généralement en accord avec l’argumentaire que vous me présentez dans votre réponse. Je ne peux m’opposer à vos définitions des termes « vol » et « imposition ». Sur le fond des choses, je suis d’accord que dans un monde idéal, le système d’utilisateur-payeur est probablement le plus respectueux du droit des individus.

    « Maintenant, l’état arrive et vous dit également que vous devez lui payer un pourcentage de vos revenus pour ses « services », qu’ils vous soient utiles ou non. Si vous refusez, des gens armés viendront éventuellement confisquer vos bien et vous mettre en cage. »

    Ici, vous diabolisez les décisions de l’État. Considérant certains abus de la classe politiques, je comprends cette méfiance. Il ne faut cependant pas jeter tout le système pour autant. Ces services ne vous sont peut-être pas utiles pour vous, mais ils le sont pour d’autres. Malheureusement, ce ne sont pas tous les individus qui peuvent s’offrir tous ce dont-ils ont besoin.

    L’exemple le plus criant à mon avis: la santé. Les soins doivent être apportés en fonction des besoins, non de la capacité de payer. En tant que société, nous nous cotisons pour payer un service qui peut, dans bien des cas, représenter une somme faramineuse pour un individu. Vous allez me répondre qu’il existe la philanthropie pour aider ces cas plutôt peu fréquent. L’humain étant bon, il donne lorsqu’il le peut, ils donnent aux enfants malades, aux organismes en général. En plus, nous arrêterions d’aider les parasites tels que les fumeurs, les obèses, les hypocondriaques, etc. Ne serait-ce pas merveilleux? Il serait pourtant naïf de croire que ces problèmes seraient amoindris si les « utilisateurs » devraient payer pour ce service. La racine de ces problèmes est beaucoup plus profonde pour être neutralisée par la dissuasion du coût engendré. Nous devons comprendre la source du problème plutôt que de laisser les fumeurs se tuer, les obèses mourir, comme s’ils étaient simplement des irresponsables. De plus, j’imagine mal comment la philanthropie peut s’appliquer à tous les malades dans le besoin. Les causes les plus populaires seraient les mieux financer (cancer du sein, enfants malades) alors que les cas très rare tomberaient dans l’oubli. Je vais m’arrêter cependant ici, parce que je m’égare dans l’hypothétique.

    « Quels services? Y a-t-il une facture rattaché à votre paiement d’impôt qui énumère les services que vous avez reçus et combien vous payez pour? Payez-vous juste les services que vous recevez? La réponse est non. Donc est-ce que l’impôt constitue un paiement pour services rendus? Absolument pas. »

    Il y a en effet un gros ménage à faire dans les dépenses publiques. On retrouve un manque de transparence évident dans bien des secteurs, publiques comme privé. Cependant, je réitère que tous n’est pas à jeter. La santé et l’éducation sont deux piliers fondamentales, d’autres peuvent s’y ajouter.

    « Les gauchistes parlent de cet écart comme si les différent quintiles de revenus étaient des classes fixes et qu’il n’existait aucune mobilité sociale. Dans les faits, la plupart des gens qui commencent dans le quintile le plus pauvre se retrouvent dans des quintile supérieurs 5 ou 10 ans plus tard, alors que certains « riches » qui ne font pas attention peuvent se retrouver à baisser d’un quintile ou deux. »

    Bien sure que la mobilité sociale existe. Elle est cependant ralentit par les dits écarts de revenu. L’accessibilité à l’éducation et aux soins de santé sont encore ici de bons exemples. Comment travailler sans être éduqué, en santé? D’un point de vue purement économique, il est même rentable pour l’État d’investir dans ces deux sphères, puisqu’il investit dans de futurs travailleurs.

    Je vais arrêter mon argumentaire ici. Ces joutes verbales pourraient se poursuivre éternellement, considérant votre mépris des positions contraires aux vôtres (Je suis soit brainwashé ou un mouton?). Votre approche manichéenne des choses vous discrédite également dans votre argumentaire (« diabolisation », « déterminer bien du mal »). Je me rends bien compte qu’un véritable débat ne peut avoir lieu en ligne. Je partage l’avis de Louis Deschênes. Le débat gauche-droite ne devrait pas être aussi polariser qu’il l’est en ce moment.

    1. @ Francis Dufresne

      Ici, vous diabolisez les décisions de l’État. Considérant certains abus de la classe politiques, je comprends cette méfiance. Il ne faut cependant pas jeter tout le système pour autant. Ces services ne vous sont peut-être pas utiles pour vous, mais ils le sont pour d’autres. Malheureusement, ce ne sont pas tous les individus qui peuvent s’offrir tous ce dont-ils ont besoin.

      Mon argumentaire ici est le même que mon argumentaire précédent qui consiste à appliquer la même règle morale au gouvernement qui s’appliquent au reste de la société et dans le cas de l’imposition, le comportement du gouvernement n’est pas très différent, objectivement, de celui de la mafia. C’est un argument qui se défend.

      L’exemple le plus criant à mon avis: la santé. Les soins doivent être apportés en fonction des besoins, non de la capacité de payer. En tant que société, nous nous cotisons pour payer un service qui peut, dans bien des cas, représenter une somme faramineuse pour un individu. Vous allez me répondre qu’il existe la philanthropie pour aider ces cas plutôt peu fréquent. L’humain étant bon, il donne lorsqu’il le peut, ils donnent aux enfants malades, aux organismes en général. En plus, nous arrêterions d’aider les parasites tels que les fumeurs, les obèses, les hypocondriaques, etc. Ne serait-ce pas merveilleux? Il serait pourtant naïf de croire que ces problèmes seraient amoindris si les « utilisateurs » devraient payer pour ce service. La racine de ces problèmes est beaucoup plus profonde pour être neutralisée par la dissuasion du coût engendré. Nous devons comprendre la source du problème plutôt que de laisser les fumeurs se tuer, les obèses mourir, comme s’ils étaient simplement des irresponsables. De plus, j’imagine mal comment la philanthropie peut s’appliquer à tous les malades dans le besoin. Les causes les plus populaires seraient les mieux financer (cancer du sein, enfants malades) alors que les cas très rare tomberaient dans l’oubli. Je vais m’arrêter cependant ici, parce que je m’égare dans l’hypothétique.

      Ici nous entrons dans un domaine où une connaissance de l’économie est utile. Un des plus gros problème en santé est l’explosion des coûts des soins (6 ou 7% par année quand l’inflation est à 2-3%?). Cette explosion a débuté justement lorsque l’état, et dans une moindre mesure les assurances, sont entrés en jeu dans ce domaine. Imaginez s’il n’y avait pas d’intervention gouvernementale et pas d’assurances médicales. Combien est-ce que les hôpitaux pourraient charger pour une chirurgie ou tout autre traitement? Pourraient-ils facturer des montants faramineux que personne n’a les moyens de payer? La réponse est non. Les fournisseurs devraient s’adapter aux réalités du marché et devraient ajuster leur prix en fonction des moyens de la plupart des gens. Avant l’avènement de la médecine socialisée, ne tombaient comme des mouches dans les rues par manque de soins médicaux. Il arrivait que les médecins prodiguaient des soins gratuitement même, pour ceux qui n’en avaient pas les moyens. Mais lors qu’un tiers commence à payer pour les soins (que ce soit un gouvernement ou une assurance), soudainement le prix n’est plus un problème, et ceux-ci commencent à grimper. Vous voulez un aperçu de ce qu’aurait l’air un marché relativement libre en santé? Regardez les chirurgies Lasik. C’est le seul domaine en médecine où il n’y a ni assurance privée, ni assurance publique. C’est aussi le seul domaine en médecine ou les coûts régressent et la qualité s’améliore. Dans tous les autres domaines en santé, le coûts augmentent à 3 fois le rythme de l’inflation et les liste d’attente ne font que s’allonger. Je ne suis pas dogmatique. Je pourrais admettre qu’il y ait un système public qui fournisse des soins à ceux qui sont vraiment incapables de payer, mais pourquoi devons-nous avoir un système mur à mur géré par l’état?

      Il y a en effet un gros ménage à faire dans les dépenses publiques. On retrouve un manque de transparence évident dans bien des secteurs, publiques comme privé. Cependant, je réitère que tous n’est pas à jeter. La santé et l’éducation sont deux piliers fondamentales, d’autres peuvent s’y ajouter.

      Je suis d’accord. Même dans le domaine de la santé et de l’éducation, d’importantes réformes s’imposent, mais il n’est pas nécessaire de tout privatiser. Du moins, pas encore.

      Bien sure que la mobilité sociale existe. Elle est cependant ralentit par les dits écarts de revenu. L’accessibilité à l’éducation et aux soins de santé sont encore ici de bons exemples. Comment travailler sans être éduqué, en santé? D’un point de vue purement économique, il est même rentable pour l’État d’investir dans ces deux sphères, puisqu’il investit dans de futurs travailleurs.

      C’est un fait que les riches s’enrichissent, mais c’est aussi un fait que les pauvres s’enrichissent également. Les pauvres dans des pays comme le Canada ont maintenant accès à des biens matériels dont même les plus riches d’il y a un siècle ne pouvaient que rêver. Même les familles les plus pauvres ont des électroménagers, télévisions, lecteurs DVD, etc. Quant à l’accessibilité à l’éducation, elle va de pair avec l’enrichissement. Nos grands-parents et arrières-grands-parents n’allaient pas plus loin que l’élémentaire ou le secondaire, ils ont travaillé et épargné pour que leurs enfants puissent poursuivrent leurs études. Aujourd’hui, nous sommes en train de perdre cette éthique. Nous voulons tout cuit dans le bec et personne n’épargne pour le futur. Une société s’enrichit en se comportant comme une fourmi, mais nous nous conduisons collectivement comme des cigales.

      Je vais arrêter mon argumentaire ici. Ces joutes verbales pourraient se poursuivre éternellement, considérant votre mépris des positions contraires aux vôtres (Je suis soit brainwashé ou un mouton?). Votre approche manichéenne des choses vous discrédite également dans votre argumentaire (« diabolisation », « déterminer bien du mal »). Je me rends bien compte qu’un véritable débat ne peut avoir lieu en ligne. Je partage l’avis de Louis Deschênes. Le débat gauche-droite ne devrait pas être aussi polariser qu’il l’est en ce moment.

      J’ai été un peu dur avec vous. Je ne peux pas m’empêcher de « brasser la cage » de ceux que je rencontre qui semblent croire que l’état est la solution à tout. Nous avons tous été conditionnés dès notre plus jeune âge à penser ainsi. Dans ce sens, nous sommes tous des moutons brainwashés. La plupart d’entre nous sont incapables d’imaginer une société où l’état n’est pas omniprésent. Désolé si je vous ai offusqué.

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