L’économie sociale, une solution de droite

L’entreprise d’économie sociale (EÉS) est une forme d’organisme à buts non lucratifs qui a comme particularité de devoir générer ses propres revenus, d’être rentable et de contribuer à l’essor socio-économique de son milieu en aidant les individus qui en ont besoin.

Contrairement à la croyance droitiste, l’EÉS ne compétitionne pas l’entreprise privée. Elle n’en a pas le droit. Elle a pour mission de n’aider que ses membres, idéalement des individus, des entreprises et des associations qui autrement seraient abonnés à l’aide gouvernementale ou voués à la faillite. L’économie sociale est une dynamo qui aide les affaiblis à reprendre leurs forces sans ajouter de poids au fardeau fiscal. Ce faisant, elle génère de la prospérité en permettant à toute une tranche de population de s’affranchir de la dépendance aux fonds publics et de prendre son élan pour intégrer l’autoroute des membres actifs de la société.

Peu ou pas subventionnée, l’EÉS est l’alternative droitiste de l’aide humanitaire. Elle promeut l’autonomie, la responsabilité et l’implication socio-économiques. Ses membres sont encouragés à comprendre le mécanisme et le fonctionnement de la prospérité par l’expérience.

Depuis des années, le gouvernement peine à honorer ses engagements envers la population à cause de la lourdeur administrative de l’État. Les sociétés publiques ne peuvent être privatisées sans que cela ne cause tout un émoi : les Québécois tiennent mordicus à conserver leurs fleurons qu’ils considèrent comme «leurs co-propriétés». Les élus sont pris entre l’arbre et l’écorce pour l’éternité., ne pouvant ni privatiser les sociétés non rentables ni les conserver sans prolonger la descente du Québec dans l’abysse financier.

L’économie sociale offre donc l’alternative qui plaît à tous. Étant un OBNL, l’EÉS est administrée par un conseil bénévole, dépourvu d’intérêts pouvant être jugés abusifs. Elle ne peut faire l’objet d’une acquisition étrangère, assurant ainsi sa sauvegarde en tant que fleuron québécois à vie. Elle doit rendre des comptes publics. Elle est une entité démocratique. Elle est autonome financièrement, efficace et productive. Elle a le mandat de générer de la prospérité dans son milieu. Elle est rentable!

L’EÉS a aussi la qualité d’être charmante aux yeux de tous les Québécois, quelle que soit leur croyance politique. Transformer les sociétés d’État en entreprises d’économie sociale semble le choix sensé tant sur le plan économique que traditionnel. C’est un compromis gagnant-gagnant.

Sans avoir à révolutionner ni le monde entrepreneurial québécois ni la législation, il est facile de recourir à cette recette pour offrir un régime minceur au gouvernement sans trop d’inconvénients. L’économie sociale est déjà bien implantée et dûment réglementée, offrant ainsi de bons exemples d’applications et d’études démontrant ses avantages. Pas besoin de Ché.

Dans un prochain billet, je fournirai une bibliothèque de liens et une palette de statistiques qui sauront titiller les plus fins palais financiers qui conseillent les décideurs.

Bonheur et prospérité, toutes et tous!

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