Le conflit étudiant : la radicalisation du mouvement étudiant : une victoire pour le gouvernement Charest :

Par Simon Leduc

Pendant des décennies, les frais de scolarité ont été gelés par les gouvernements péquistes et libéraux. Une hausse de ceux-ci était inévitable afin d’assurer la pérennité de l’éducation postsecondaire québécois. Le gouvernement Charest a décidé de monter les droits de scolarité de 325$ par année pendant cinq ans. Le mouvement étudiant a réagi vivement à cette décision et a déclenché une grève générale afin de faire reculer le gouvernement libéral. Après deux mois de boycott, quel camp a remporté la guerre de l’opinion publique? Est-ce que la radicalisation des associations étudiantes va permettre à Jean Charest de redorer son image auprès des Québécois? Est-ce que les agissements des leaders étudiants vont contribuer à réélection des libéraux?

La CLASSE : une organisation politique de gauche radicale :

La CLASSE est l’association étudiante la plus extrémiste de l’univers postsecondaire québécois. Le leader de celle-ci est un activiste politique qui aspire à renverser le système capitaliste : Gabriel Nadeau-Dubois. Celui-ci est un petit révolutionnaire qui prône la désobéissance civile afin de parvenir à ses fins. Pour lui, la hausse des frais de scolarité n’est qu’un prétexte pour mobiliser ses troupes afin de combattre le grand capital. Il ne faut pas avoir peur des mots, la CLASSE est une organisation politique de gauche radicale qui a un agenda : la chute du capitalisme. Les activistes de la CLASSE utilisent la violence et l’intimidation dans leur combat contre les méchants riches. Ils ont vandalisé l’Université de Montréal, les HEC et les bureaux de la ministre Beauchamp. La CLASSE bloque les entrées des universités et intimide les étudiants qui veulent assister à leurs cours. Ces crapules ont empêché des travailleurs de la Banque Nationale d’aller travailler. Les disciples de M. Nadeau-Dubois ont menacé les ministres de l’Éducation et de la Justice. Ces extrémistes flirtent même avec un meurtrier et terroriste du FLQ : Paul Rose. Il faut se rappeler que celui-ci a participé à l’enlèvement du ministre libéral Pierre Laporte en octobre 1970 (et à sa mort). . Que sera la prochaine frappe de ces apôtres de la violence? Le mouvement étudiant est en train de perdre la bataille de l’opinion publique à cause des agissements de la CLASSE.

La fermeté du gouvernement du Québec dans ce dossier va lui apporter des dividendes politiques :

Depuis 2003, le gouvernement libéral a capitulé devant les forces de l’immobilisme qui sont toujours contre tous les projets de société. Lors de son premier mandat, Jean Charest avait promis de dégraisser l’État québécois qui était obèse et tentaculaire. C’est que l’on appelait la réingénierie de l’État. Devant l’opposition des grandes centrales syndicales, le gouvernement a reculé. Cela s’est aussi produit dans les dossiers suivants : le Suroît, le projet de casino sur la rue Peel (avec le Cirque du soleil,), l’exploitation des gaz de schiste, l’imposition d’un ticket modérateur dans la santé. Etc. Dans le dossier des droits de scolarité, le gouvernement québécois n’a pas fait marche arrière devant les pressions du lobby étudiant. Cela donne l’impression aux Québécois que le premier ministre se tient debout devant les étudiants qui ne veulent pas payer davantage pour leurs études. La ministre de l’Éducation a même tendu la main aux leaders étudiants en proposant une bonification du régime de prêts et bourses. Les associations étudiantes ont unanimement rejeté le geste de rapprochement des libéraux. Pour une rare fois, le premier ministre québécois a pris une décision et il n’a flanché, il faut quand même le reconnaître.

Dans ce conflit entre le gouvernement et les groupes étudiants, c’est le premier qui a remporté la bataille. D’un côté, le dogmatisme, l’intransigeance et surtout la radicalisation du mouvement étudiant ont discrédité celui-ci aux yeux de l’opinion publique québécoise. Leurs gestes de violence, de blocage et d’intimidation ont profondément déplu et choqué la majorité silencieuse qui voit les étudiants comme des bébés gâtés pourris. Le discours radical et révolutionnaire de la CLASSE a démontré le vrai visage de ces néo-felquistes. Cela a prouvé que la hausse des frais de scolarité était seulement un prétexte pour mobiliser les jeunes pour ce supposé « printemps québécois ». De l’autre côté, le gouvernement Charest a démontré de la fermeté et du leadership en ne reculant pas devant les pleurnichements de ces futurs chefs syndicaux. Cette crise étudiante a permis au gouvernement libéral de remonter dans les sondages où il tallone maintenant le Parti québécois. Ironiquement, ce sont les associations étudiantes qui vont peut-être permettre à Jean Charest d’obtenir un inespéré quatrième mandat. Finalement, les meilleurs amis de ce gouvernement sont Gabriel Nadois-Dubois, Léo Blouin-Bureau et Martine Desjardins.

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Une réflexion au sujet de « Le conflit étudiant : la radicalisation du mouvement étudiant : une victoire pour le gouvernement Charest : »

  1. Bonjour chers concitoyens, rebienvenue à l’époque des chasseurs de soricères. Vous parlez d’extrémistes? Avec vous bien pris le temps de vous dessiner une grosse flèche en néon au dessus de la tête? Êtes-vous vraiment en train de traiter une assez grande partie de la population de terroristes là? Vite, ouvrez des camps de concentration, des gens osent se battre pour le bien commun et la justice sociale! Bien sur, ce n’est pas ce que vous voyez. Vous voyez bien uniquement ce que vous voulez voir. Jean Charest est Dieu, les étudiants sont le diable en personne. Dommage que ces étudiants démoniaque forment et formeront la société des 60 prochaines années ou plus… Le fait que la guerre se joue aussi fort des deux côtés est uniquement de la faute des étudiants, bien sur. L’entêtement du gouvernement à ne pas vouloir négocier sur le sujet PRINCIPAL étant LA HAUSSE DES FRAIS DE SCOLARITÉ et non les prêts et bourse, la police toujours plus crinquée à  »fesser dans le tas » quand il y a une mobilisation étudiante, et des commentaires comme les vôtres ne peuvent absolument pas mener à des débordement de la part de leur aprt évidemment… non. On devrait être des sur-humains. La colère ne devrait évidemment pas être un sentiment qu’il nous est possible de ressentir. Sortez vos croix et montez des bûchers, j’pense qu’une grande partie de la population est en train de se faire posséder du démon!

    Ce qui me fait rire, c’est que vous avez surement envie de le faire pour vrai.

    Je n’aime pas l’extrémiste, peu importe de quel extrémisme il s’agit.
    Si vous prétendez être plus respectable que qui que ce soit, vous vous trompez et vous démontrez totalement le contraire en écrivant de telles choses. Je dois faire la même chose en ce moment, parce que, oui, je me laisse envahir par la colère que me procure votre texte et tout le débat qui l’entoure. Mais sachez qu’il me fait de la peine (oui de la PEINE), de voir que des citoyens puissent avoir une image aussi radicale et méprisante de leurs pairs. Je ne déteste pas les gens qui sont pour la hausse. Je ne crache pas sur eux, je suis même capable de leur accorder du respect (wow du RESPECT) puisque je suis certaine qu’il n’y a pas que ça qui les anime et qui fait d’eux ce qu’ils sont. Et, je suis capable de les écouter. Si tout le monde pouvait faire de même, les choses se passeraient probablement mieux. Oui, il y a de l’entêtement des deux côtés. Mais sachez, monsieur, que peu importe toutes les choses ignobles que vous cracherez au visage de vos semblables, vous serez toujours aussi fautifs que ceux que vous dénoncerez.

    Puis, pour ceux qui me lirons et qui auront envie de m’arracher la tête, faites, dites, crier, pleurez, chialez, je m’en fou. J’en ai tellement lu et entendu des commentaires, c’est tout du pareil au même. Pour ceux qui ne sont pas prêt à faire des efforts pour s’entendre avec leurs concitoyens et de passer par dessus cette lutte qui divise d’une façon radicale ceux dont l’opinion diverge, tant pis pour vous. Restez fâchés dans votre coin, et continuez à prétendre que vous êtes meilleurs que les autres. Moi, j’ai passé à autre chose. De toute façon, ce n’est pas une question de qui est bon qui est mauvais, c’est une question de capacité à vivre en société afin que la vie soit agréable pour TOUT LE MONDE.

    Merci.

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