La question du jour: condamneront-ils oui ou non la violence?

 

Aujourd’hui, aura lieu le congrès de la CLASSE. Un congrès très mitigé qui suscitera la curiosité de plusieurs médias. Depuis plus de deux mois, Gabriel Nadeau-Dubois donne entrevue après entrevue en restant très vague et en se déresponsabilisant de manière ingénieuse. Maintenant, les médias se sont réveillés et la réponse est fortement attendue de toutes parts.  Voici la question du jour : condamnons-nous la violence que certains étudiants ou civils posent? 

 

Gabriel Nadeau-Dubois, le citoyen.

Nous savons tous que Gabriel Nadeau-Dubois n’a malheureusement pas le mandat de se positionner avant que les membres de la CLASSE ne se prononcent sur la question de la violence. Demandons plutôt au citoyen ce qu’il en pense? Que pense le citoyen Gabriel Nadeau-Dubois? À cela, il nous répondrait surement «notre rôle ce n’est pas de dire ce qui est bien ou mal. Notre rôle, c’est d’organiser des manifestations pacifiques et familiales. Si certains individus décident de poser des gestes regrettables, ce n’est pas notre rôle de leur dire quoi faire . . . » Le discours continuerait pendant plusieurs secondes en disant qu’il s’agit de la faute du gouvernement qui « méprise » les étudiants. Retournons au sujet du jour: que pense Gabriel? En traitant Laurent Proulx de « petit con aux parents riches », il démontrait très clairement son mépris envers les étudiants qui ont le courage de demander justice.

Gabriel aurait dû condamner la violence. Si les membres de la CLASSE ne sont pas contents, ils voteront pour le renvoyer ou lui demander sa démission s’ils considèrent que la violence est un moyen légitime. Un vrai leader devrait dire non à la violence et refuserait d’être porte-parole pour des gens violents.

Triste réalité que des leaders étudiants tolèrent et encouragent secrètement la violence depuis plus de deux mois. Ce n’est un secret pour personne, j’éprouve beaucoup de difficultés à accepter qu’une association d’étudiants ne condamne pas la violence. Plusieurs citoyens sont du même avis et trouvent l’atmosphère dans nos rues empoisonnée par la haine des groupes radicaux. Pire encore, le représentant de la CLASSE affirmait à l’émission 24/60 vendredi dernier que ses membres avaient des principes. On ne peut pas trouver cette déclaration crédible après les gestes commis à Montréal vendredi après-midi.  

 

Outils de négociations ou réalité étudiante?

Les manifestants sont en colère, c’est évident. Leurs revendications légitimes s’exprimaient autrefois lors de manifestations pacifiques. Le débat a malheureusement laissé place à un conflit violent et dangereux tant pour les citoyens que pour les étudiants. A fortiori, dans une société civilisée et de droits le recours à la violence ne doit jamais devenir une option à ceux qui veulent se faire entendre. Le 22 mars, vous nous avez démontré en très grand nombre que vous étiez capables  de manifester dans la joie et la bonne humeur. Plusieurs de mes amis ont distribué des bonbons aux manifestants et policiers, alors qu’ils manifestaient pacifiquement. Faut-il que vous soyez un petit nombre pour décider de vous soustraire au civisme? Gandhi, le Dalaï-lama et John Lennon avaient trouvé des moyens originaux et pacifiques pour se faire entendre. Pourquoi pas vous? Pourquoi utilisez-vous la force, la violence et la haine envers les autres étudiants pour attirer l’attention? La raison est très simple : cela vous est utile.

 

La FEUQ et la FECQ doivent se dissocier de cette organisation radicale

La CASSE (oups la CLASSE) est une organisation politique de gauche radicale qui a un agenda qui dépasse largement la hausse des frais de scolarité. « Il s’agit d’une lutte de classes » déclarait son porte-parole principal. La redistribution de la richesse en devient le sujet principal. La gauche préfère redistribuer, alors que la droite préfère la créer. Si le débat s’inscrit effectivement dans la redistribution de la richesse, il faut être honnête et ne pas oublier qui prend part au débat. Il est alors important de noter que les membres les plus radicaux de la CLASSE font également parti du Parti Communiste du Québec. Gabriel Nadeau-Dubois ne peut donc pas condamner les gestes des plus radicaux, puisque la violence s’inscrit dans la stratégie de la CLASSE pour renverser notre système économique et politique.La position de la CLASSE est très claire : elle veut la gratuité scolaire et fera tout en son possible pour l’avoir.

La FECQ et la FEUQ qui défendent le gel doivent sans plus tarder cesser de faire front commun avec la CLASSE. La ministre ne négociera jamais avec un groupe qui n’appelle pas au calme auprès de ses membres les plus extrémistes et elle a raison. Si ce gouvernement défend effectivement de bonnes valeurs, il n’accepta jamais de négocier avec le porte-parole d’une organisation aux principes les plus douteux.

 

Sur une note plus personnelle, je demanderais à tous les élèves de cesser de s’insulter tant dans les rues, les institutions scolaires que sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’un débat idéologique, non d’un débat personnel. Il est naturel que vous vous sentiez insultés lorsque l’on confronte votre idéologie, mais ne pliez pas face à l’intimidation et les tactiques syndicales. Vous êtes au-dessus de tout ce cirque qui dure depuis bien trop longtemps. 

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19 réflexions au sujet de « La question du jour: condamneront-ils oui ou non la violence? »

  1. Les vraies questions du jour: Condamneras-tu oui ou non la violence du gouvernement et des policiers? Condamneras-tu ta propre violence écrite et visuelle dans l’article ci-haut? Montréal ne s’est pas transformée en Londres 2011. Des vitrines et des bureaux saccagés, ce n’est pas de la violence, mais du vandalisme et ce n’est pas si grave comparé à d’autres méfaits. Ces objets ne peuvent pas souffrir et se rembourseront facilement car de peu de valeurs. Par contre, les violences contre les manifestants ET LES PASSANTS!, causent des souffrances réelles et m’empêche de transmettre un sentiment de confiance et de sécurité envers les forces de l’ordre de mon pays à mes enfants. Hier, notre famille n’est pas allé au jour de la terre parce que ma femme a trop peur que notre fille recoive un projectile en pleine face ou se fasse matraquée « parce que la police est devenue folle » selon ses mots. C’est toi, Arielle, qui contribue à la haine au Québec. À chaque fois que je t’entends ou que je te lis, je suis un peu plus haineux envers tes propos et tes tactiques de manipulation.

  2. L’étudiant commandité par les fiers-à-bras des gangs de rue de Montréal Nord, Gabriel Nadeau-Dubois, est la copie conforme de Daniel Cohn-Bendit, cet anarchiste et fort en gueule de 1968, à Paris. Il tient un discours de couleuvre et d’hypocrite. La Ministre de l’Éducation ainsi que le Gouvernement du Québec sont tout à fait justifiés de le tenir à distance, puisqu’il ne recherche aucun dialogue. Il ne jubile qu’aux sons de la casse et ne se délecte que d’intimidation et d’incitations à la violence des plus sauvageonne. C’est la raison pour laquelle le vent de l’opinion publique a tourné contre ce printemps de bravades puériles et de délinquance juvénile. Les représentants des Collèges et des Universités ont beaucoup plus de classe. Sur la photo, le casseur portant jacket de combat et casque de guerroyeur, avec un pic de démolition, devrait se retrouver en prison et n’être éligible à aucune caution.

      1. Argument fallacieux. Mais je peux me prêter au jeu. Je vois un enfant qui dort tellement il n’est pas en danger réel.

        1. 1-) Je ne fais pas partie de la foule.
          2-) Je n’étais pas sur place.
          3-) La photo n’explique rien et peut s’interpréter de multiples facons.
          4-) Je ne suis pas au courant d’une foule ayant attaqué un véhicule de citoyens ordinaires, ce que je condamnerais évidemment.
          5-) Les violences policières sont plus répréhensibles selon moi que le comportement de la grande majorité des manifestants.
          6-) Ca ne me surprendrait pas que le gars sur l’auto soit un agent provocateur de la police.

          1. 1-) Je ne fais pas partie de la foule.

            Qui a dit que vous y étiez?

            2-) Je n’étais pas sur place.

            Personne n’a dit ça non plus…

            3-) La photo n’explique rien et peut s’interpréter de multiples facons.

            Si vous parlez de la photo de l’auto prise d’assaut par une foule d’étudiants, elle peut effectivement être interprétée de diverses manières. La plupart des gens à qui je l’ai montrée semblent d’accord pour dire qu’elle semble montrer un groupe d’étudiants qui attaquent un véhicule en faisant fi du fait qu’un enfant est sur le siège arrière du véhicule, mais libre à vous de l’interpréter autrement.

            4-) Je ne suis pas au courant d’une foule ayant attaqué un véhicule de citoyens ordinaires, ce que je condamnerais évidemment.

            Vous m’en voyez ravi.

            5-) Les violences policières sont plus répréhensibles selon moi que le comportement de la grande majorité des manifestants.

            Je ne suis pas de votre avis, et étant donné que la scène pouvait être observée en direct de l’hélicoptère TVA, il était évident que la casse a débuté avant l’intervention des policiers. Les policiers sont payés pour protéger la propriété (publique et privée) ainsi que les personnes à l’intérieur du palais des congrès et des commerces environnant, incluant le Maire de Montréal et le Premier Ministre. Je doute fort que la réaction appropriée de leur part soit de dérouler le tapis rouge aux manifestants et si on leur ordonne de défendre un site quelconque qu’il n’hésiteront pas à utiliser la force. C’est leur JOB. Ceux qui ne veulent pas se faire tabasser, n’ont qu’à se tenir loin des policiers.

            6-) Ca ne me surprendrait pas que le gars sur l’auto soit un agent provocateur de la police.

            Avec un enfant? Pure spéculation de votre part et pas mal tiré par les cheveux en plus. Je ne crois pas que le SPVM cautionnerait mettre un enfant dans une situation de danger de cette façon.

  3. Ton texte est campé. Assume les débordements du camp que tu as choisi et ne monte pas sur tes ergots pour vilipender et faire la leçon. Tu sembles vivre sur les barreaux d’une échelle qui ne te mènera nulle part sauf aux nuages derrière lesquels tu sembles donner libre cours à tes fixations et aux mépris que tu prends plaisir à dégueuler sur la grande majorité des Québécois civilisés, censés et équilibrés dont Arielle Grenier fait partie et qui ne pensent surtout pas comme toi et les sectaires de la CLASSE ou qui ne consentiront jamais à partager tes aveuglements vindicatifs. Relis-toi ! Tes écrits trahissent des intentions notoires que tu ne sembles pas être capable d’assumer. C’est ton problème. Assume et cesse de verser dans des interprétations d’avocassier si primaires, si puérils et infantilisantes. Relis tes accusations gratuites et grossières, ton procès d’intention et ta condamnation libertaire de Madame Arielle Grenier et cesse donc de jaspiner.

  4. 🙂 Mes écrits trahissent quelles intentions précisément sinon exprimer mon désaccords sur les écrits de madame Arielle Grenier? Est-ce que je l’accuse d’un crime? ou lui manque exagérément de respect? Si oui, mes excuses à madame Arielle Grenier, je n’avais pas réalisé la portée de mon commentaire.

    1. M. Pinsonneault,

      Il n’est pas dans mes habitude de censurer les commentaires, mais dans les circonstances j’acquiesce à votre demande. Je supprime donc le bout de phrase en question et toutes les références qui y sont faites.

  5. Merci. Cependant, je remarque qu’il reste encore un passage avec le passage diffamatoire. Je suis confiant que vous allez faire la correction necessaire.

  6. Je commence à penser que la France s’est débarrassé de la plupart de ses déséquilibrés et les ont envoyé au Québec! Et…maintenant on est pris avec!

  7. Je dirais simplement que ceci n’est que le début, un prétexte qui permet à cette majorité de jeunes et moins jeunes de manifester leur mécontentement.

    Eux qui ne voit pas un très bel avenir se dresser devant eux avec tous ces politiciens qui nous mentent continuellement, qui abusent de notre argent par toute sorte de stratèges.

    Non ce n’est pas par la violence qu’on peut avancer mais lorsqu’on s’attarde aux moyens maintenant que nous avons de manifester, de s’opposer……..la patience à ses limites et la population en a ras le bol de se faire utiliser.

    Avec tout ces médias qui sont manipulés, avec cette force policière qui n’a aucun jugement…

    Oeil pour oeil, dent pour dent….

    Allez mesdames et messieurs exprimez-vous à votre façon afin qu’on vous écoutes enfin!!!

  8. On m’a arrêté alors que je n’ai rien fait de mal, et on m’a frappé dans le dos ce qui me donne un mal de dos, de cou et de tête… On m’a confisqué mon masque à gaz et mes jambières! Bravo la police! Je demande que Line Beauchamp dénonce la violence policière!

    1. Vous aviez un masque à gaz et des jambières, mais vous ne faisiez rien de mal? J’ai déjà pris part à une manif à Québec. 50 000 gens ordinaires ont marché des Plaines d’Abraham au Parlement sur la Grande Allée. Pas une seule pierre de lancée aux policiers et pas une seule personne tabassée par un flic. Je n’ai pas vu de personnes qui portaient de masques à gaz et des jambières. Morale… si on a des intentions pacifiques, on ne s’équipe pas pour faire du grabuge.

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