Comment expliquer la popularité de Gabriel Nadeau-Dubois?

Par Arielle Grenier

Depuis l’automne dernier, Gabriel Nadeau-Dubois fait la manchette dans tous les journaux. Toutes les télévisions se sont entichées de ce jeune homme au discours provocant, convainquant et redoutable. Mais qu’en est-il réellement? Pourquoi les journalistes et médias sociaux sont tombés dans le piège de ce jeune homme? L’histoire est simple. Pour comprendre un phénomène, il faut s’intéresser au cadre sociopolitique qui le précédait. Gabriel Nadeau-Dubois n’est pas apparu comme par magie.

 

L’insatisfaction de la population face au gouvernement Charest.

 

Depuis plusieurs années, à tort ou à raison, la population du Québec fait face à un gouvernement dont le taux d’insatisfaction oscille autour de 70%. Plusieurs ont exprimé collectivement leur mécontentement en refusant catégoriquement des projets proposés par le gouvernement actuel. Rappelons-nous le projet du Suroît, la réingénierie de l’État, le projet du Mont-Orford, la Commission d’enquête sur la construction, les gaz de schistes et tout récemment le Plan Nord. Maintenant, dans le dossier du rattrapage des frais de scolarité universitaire, Gabriel Nadeau-Dubois et ses collègues ont su profiter de la conjoncture politique actuelle. Ils personnifient l’opposition à l’équipe Charest. En plus d’être jeune, Gabriel Nadeau-Dubois, ce politicien en herbe s’exprime dans un discours accrocheur et syndicaliste ce qui a naturellement attiré les médias. Malheureusement pour les Québécois, son discours cache une tout autre réalité, celle de la promotion de la désobéissance civile, du non-respect des décisions de la Cour, du saccage du bien publique et des biens privés et l’appel à la Révolution.

Dans une conjoncture normale, avec un taux de satisfaction envers le gouvernement d’environ 50%, la population aurait rejeté son discours et aurait été beaucoup plus critique à son endroit. Les médias ne se seraient même pas attardés à l’écouter et l’auraient vu tel qu’il est : un agitateur publique qui sème le trouble, le justifie et le promeut. En somme il serait resté dans l’ombre de lui-même et de sa Révolution.

Si les médias avaient plutôt fait leur travail de recherche, analysé son agenda politique afin de mieux comprendre ses intentions politiques réelles, ils n’auraient pas fait de lui le symbole de l’insatisfaction de la population québécoise face à ce gouvernement. Le gouvernement est donc devenu une proie facile.

 

L’agenda politique de Gabriel

 Pourtant, la hausse des frais de scolarité n’est qu’un prétexte pour faire une révolution sociale. Si la population savait qu’il ne respecte pas la loi, nos droits, qu’il se fout des décisions juridiques et qu’il est le grand responsable de toute cette violence, on le verrait sous un tout autre angle.

 Gabriel Nadeau-Dubois a profité de la conjoncture politique pour attirer l’attention des journalistes et de la population. Tous sont tous tombés dans le piège. Il est devenu le symbole de l’Opposition en chambre en ayant la sympathie du Parti Québécois et de Québec Solidaire. Le pire dans tout ça, c’est qu’il a bien mis en place son projet de révolution qui n’a rien de comparable à la Révolution tranquille. Est-ce normal de lancer des briques sur les voies du métro, de bloquer des ponts en coupant l’accès au travail de nos honnêtes citoyens, de peinturer en rouge des édifices publics et commémoratifs? Est-ce devenu la norme au Québec d’avoir recours à la violence et à la désobéissance civile pour s’exprimer? Il a fait de cette province le lieu d’une folie sociale.

Dans ce contexte social, il est normal qu’une femme aussi calme et posée que Madame Beauchamp n’ait jamais voulu négocier avec cet agitateur public. Imaginez les coûts sociaux et économiques que ce jeune homme a causés. Imaginez deux secondes à quel point il nous a menti. Du début à aujourd’hui, Gabriel Nadeau-Dubois pointe le doigt sur la ministre en l’accusant de ne pas faire son travail. Et ton travail Gabriel, fais-tu ton travail? Tu devrais représenter tous les étudiants, mais tu ne parles qu’au nom de ceux qui sortent dans les rues, qui bloquent l’accès aux salles de cours et tout ça, en te disant le grand détenteur de la vérité absolue.

 Gabriel, la population va bientôt comprendre que l’on n’aurait jamais dû t’accorder de l’importance, que sans la conjoncture politique personne ne te connaitrait. Le phénomène Nadeau-Dubois n’est que le résultat de l’insatisfaction de la population, car sans elle jamais ce message de violence n’aurait été toléré.

 J’aimerais dédier cet article aux étudiants de sciences politiques de l’Université de Montréal en espérant que vous changerez votre opinion de ce malheureux événement social.

 

Voici le lien du discours de Gabriel Nadeau-Dubois :

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27 réflexions au sujet de « Comment expliquer la popularité de Gabriel Nadeau-Dubois? »

  1. Je ne comprends pas que les médias se laissent embarquer par ce type qui va à l’école juste pour faire chier tout le monde et qui fait le pantin en répétant tout le temps les mêmes conneries qui lui sont dictées par d’autres aussi con que lui mais qui n’ont pas le courage de leurs opinions et laisse les autres faire la sale job. Les gens disent qu’il est articulé. à mon avis, n’importe quel cave est capable de faire ce qu’il fait étant donné que son texte est écrit d’avance. Il n’a aucune opinion et n’a aucune idée de ce qui se passe réellement. Il fait partie de la génération qui n’a pas eu assez de coup de pieds au cul dans leur jeunesse. Se faire dire non et respecter l’autorité, ca fait partie de la vie et il devrait essayer de le comprendre parce qu’il va trouver la vie longue

  2. Très bonne chronique Arielle, Gabriel Nadeau-Dubois est le responsable de la dégradation du conflit étudiant. C’est un petit révolutionnaire qui veut tout chambouler le Québec. Cela ne me surprend que nos médias gauchistes soient complaisants avec lui. C’est un kamarade sympathique qui défend les idées de gauche et qui s’attaque au système corrompu. En tout cas, la ministre Beauchamps a bien fait de ne pas négocier avec un personnage comme cela.

  3. Bon texte! Contrairement à la FECQ et la FEUQ qui semblent avoir une réelle intention de défendre les étudiants les dirigeant de la CLASSE semblent plus utiliser cette problématique à des fins politiques.

    Justement, Gabriel Nadeau-Dubois en bon politicien refusait de dénoncer la violence car ce n’est pas dans son mandat.

    La CLASSE s’identifie aux syndicats (Association pour une Solidarité syndicale Étudiante), syndicats passant leur temps à prendre position sur des sujets pour lesquels ils n’ont pas sondés leurs membres (vous voulez une liste? En tant que prof je peux vous en faire une bonne.).

    Si c’est correct de la part de ses mentors pourquoi ça en serait différent pour lui?

  4. Tant qu’à moi les discours de Gabriel sont peut-être marxistes mais au moins ils ont de la valeur.. Je viens de perdre quelques minutes à te lire et sérieusement, excepté te plaindre, tu ne fais/dis pas grand chose. Je ne suis pas un fan invétéré de GND mais au moins, comme tu dis, il a fait en sorte que l’insatisfaction du peuple soit écoutée. Le débat d’aujourd’hui dépasse l’entendement. Ce n’est plus une question de droit de scolarité, mais bien une question de respect. Tu n’es peut-être pas touchée par ce mouvement mais un gouvernement si irrespectueux ne mérite pas l’obéissance. L’appel à la révolution n’est même pas fait dans les règles de l’art. GND est un petit gêné comparé aux intentions de révolution qui se cachent dans notre société. Une vrai révolution commence par: le soulèvement (check!), le rassemblement (check..), la divulgation de nos intentions (semi-check, vu le refus de les écoutées) et ensuite si l’écoute est favorable ou pas, il y a deux choix : la destruction ou la création.

    Comme un grand esprit révolutionnaire a dit un jour: « Le bâtiment est un symbole, tout comme le fait de le détruire. C’est le peuple qui valorise les symboles. Isolé, un symbole est dénué de sens, mais soutenu par toute une foule, le fait de détruire un édifice peut changer le monde. » Nous sommes en ce moment dans une période de création de symbole, et ce, même si on doit le faire par la destruction, afin qu’à l’avenir le peuple et le gouvernement se réfèrent à ces symboles afin de reconnaître la limite de l’insubordination qu’il ne faut pas dépasser.

    1. Tu n’es peut-être pas touchée par ce mouvement mais un gouvernement si irrespectueux ne mérite pas l’obéissance.

      Ce sont les étudiants eux-mêmes qui, par leurs demande de gel des frais et de gratuité, réclâment plus d’intervention du gouvernement. Ils désirent que le gouvernement dispense leur éducation en obligeant les autres (dont la majorité n’ont pas bénéficié de cette éducation), à payer pour. Le revers de cette médaille est qu’au bout de la ligne, le gouvernement contrôle tout et vous ne contrôlez plus rien.

      1 – Les associations étudiantes ne sont pas des syndicats et le code du travail ne s’applique pas à elle. Donc, une association étudiante ne peut pas déclencher de grève au sens du code du travail. Les associations peuvent faire un appel au boycott des cours, mais elles n’ont aucun droit légal de faire fermer les institutions d’enseignement et d’empêcher les étudiants qui le veulent de suivre leurs cours. Elle n’ont aucun droit légal d’intimider ou faire du vandalisme pour forcer les institutions à fermer. (Et c’est sans compter que le processus soit-disant « démocratique » de l’obtention de leur mandat de boycott n’a rien de démocratique)

      2- Les étudiants ont certainement le droit de manifester, mais ils n’ont certainement pas le droit de tout saccager sur leur passage.

      Alors dites-moi qui manque de respect?

      1. Bon point de vue ! Cela dit lorsque je dit que le gouvernement ne mérite pas l’obéissance, c’est seulement dans le cadre de cette « négociation » ainsi que pour l’ensemble du conflit étudiant. Refuser de se plier à des lois qui nous empêche de nous exprimer ne signifie pas nécessairement l’anarchie. On aura toujours besoin de soutien. Cette désobéissance est là pour se faire écouter et pour demander d’être mieux soutenu par notre gouvernement. Rien de moins.

        Je suis d’accord que les débordements et les saccages sont irrespectueux. Ce sont que de jeunes imbéciles qui ont foutu un « bordel » afin de faire les malins. Un réel acte symbolique serait, dans une logique de révolution bien-sûr, une destruction réelle de l’oppression ou de son symbole (un parlement par exemple). Cependant, notre époque ne nous le permet pas. Nous n’avons que les mots et les slogan pour nous défendre.

        Je tiens à dire qu’avant de crier que tout les étudiant saccagent les rues et attaquent les passants ( je ne vous vise pas directement). Il serait bon de se rappeler la manifestation sur Sherbrooke le 15 mars où des étudiants ont protégés des voitures de polices contre ces fameux « bandeaux noirs ».

  5. Gabriel Nadeau-Dubois est populaire parce qu’il défend bien une cause populaire. Contrairement à toi, Arielle, qui défend mal une position impopulaire. La révolution, dans certains contextes, est un devoir, pas un crime. À moins que tu sois plus brillante que la constitution américaine sur ce sujet. Pour paraphraser JFK, à vouloir étouffer les révolutions pacifistes, on crée des révolutions violentes.

      1. Je suis d’accord. Mais malheureusement, la CLASSE « exige » et le gouvernement « refuse ». Les deux camps doivent négocier.

  6. Quelle belle plume vous avez, et quelle lucidité ! Juste une petite rectification, si je peux me permettre: Les syndicalistes des années ’60 et ’70 ne cachaient pas tant que ça leurs appels à la désobéissance civile et à la Révolution, comme vous le mentionnez dans votre deuxième paragraphe. Et ça, ça plaît énormément à ceux qui rêvent encore à cette époque. Ceci dit, j’espère que vous continuerez à vous impliquer dans notre politique 🙂

  7. Une seule question au sujet de la désobéissance civile: Et si Rosa Parks s’était levée, si elle n’avait pas désobéi…?

      1. Non, mais bien d’autres confrontations violentes ont été nécessaires pour permettre la fin de la ségrégation. Les révolutions sociales ne sont pas « propres », mais elles sont bel et bien nécessaires. Sans elles, on se cantonne dans des régimes qui souhaitent préserver l’ordre comme valeur première. Dois-je vous rappeler que ce type de régime a amené les pays d’Europe occidentale à sombrer dans le fascisme durant les années 30? L’acceptation de l’occupation et l’obéissance servile ont mené à l’extermination de 6 millions de juifs, tziganes, homosexuels, prisonniers politiques…. Je ne dis pas que nous en sommes rendu là, heureusement nous en sommes bien loin, mais un régime qui priorise l’ordre plutôt que les changements parfois nécessaires nous fait prendre un chemin risqué. Il est de notre de devoir en tant que citoyens de nous lever lorsque nos droits sont bafoués, que ce soulèvement soit populaire ou non.

  8. Je suis totalement d’accord avec Marie Claude Lortie et Michelle Ouimet, journalistes à la Presse. Le gouvernement Charest ne gouverne plus, il laisse pourrir tout sujet brulant, si au début il avait été en pourparlers avec les étudiants il n’y aurait pas eu de ces débordements. Là il peut se péter les bretelles avec ce qui se passe. Ce que je déplore, c’est qu’il y a toujours un groupe qui s’infiltre et qui font le jeu du gouvernement, qui paie pour cela : les étudiants et les places d’affaires qui ont eu des dégâts. Madame Beauchamps devrait laisser sa place à médiateur parce c’est elle qui pourrie le problème. J’espère que les étudiants et avec Gabriel vont continuer à se battre. Si on regarde l’histoire du Québec,s’ il y eu des changements c’est quand des gars comme Gabriel et d’autres ont montré à la population québécoise ou sont les injustices

    Chronique de Marie Claude Lortie
    Jour après jour après jour il y a des manifs à Montréal.

    Toujours le même scénario. Une majorité d’étudiants manifestent pacifiquement. Des imbéciles cassent des vitres et vandalisent. La police arrive et utilise ses outils de façon pour le moins généreuse pour mâter le tout. Les ambulances arrivent. Les arrestations sont nombreuses. Les étudiants dénoncent la violence mais certains pas trop. La ministre est fâchée. Charest plane au-dessus de tout cela, comme si c’était le problème de quelqu’un d’autre. Rien ne bouge sur le fond…

    Et le lendemain, ça recommence, encore, pareil, toujours pareil…

    Cette situation est pathétique.

    Le gouvernement ne peut pas passer son temps à blâmer les étudiants. C’est aussi son travail de régler le conflit et de permettre aux citoyens de vivre dans une ville paisible. Il n’y a plus deux parties dans ce conflit, il y en a trois, quatre, cinq… Les casseurs, les étudiants pacifiques, le gouvernement Charest, la police et les passants silencieux qui se font poivrer, se prennent dans les embouteillages, ont peur de se faire défoncer leur voiture ou leur vitrine et commencent à en avoir vraiment assez.

    Je sais que le gouvernement fait de l’acrobatie à la Harper dans le dossier, en ne cherchant pas à faire consensus mais en comptant uniquement sur la force électorale des appuis qu’il va chercher avec sa ligne dure. Sauf qu’il joue avec le feu. J’en demeure convaincue.

    Sérieusement, je sais que même moi je me répète mais ça prend une médiatrice ou un médiateur…

    Je vous rajoute un bout de la chronique de Michelle Ouimet
    Pendant que la crise dégénérait, la rectrice de McGill, le directeur général de l’École de technologie supérieure et un représentant de l’Université du Québec à Trois-Rivières s’envolaient vers le Brésil avec une délégation canadienne, nous a appris le Journal de Montréal. Ils logent dans des hôtels cinq étoiles à 500$ la nuit et la rectrice de McGill voyage en première classe, un billet à 9470$.

    J’en ai parlé au directeur général de la Conférence des recteurs (CREPUQ), Daniel Zizian. La CREPUQ qui a tant insisté pour que le gouvernement augmente les droits de scolarité de 70% en trois ans.

    Ce n’est pas gênant, ce voyage ? Lui ai-je demandé. «Non, a-t-il répondu. Qu’est-ce qu’on veut au Québec, être petit et rester dans nos bureaux?»

    Non, bien sûr, pas question de «rester petit», mais est-ce bien le temps de se payer un tel voyage, alors que les universités sont accusées de dépenser à tort et à travers ?

    Je l’ai dit et je le répète : font-ils exprès pour jeter de l’huile sur le feu ?

    Après avoir lu la chronique de Michelle Ouimet et d’avoir le commentaire de Madame Arielle Grenier je lui demande ce qu’elle en pense? Est-ce que vous allez trouver normale ou c’est simplement qu’on se fout de notre gueule.

    1. Toujours le même scénario. Une majorité d’étudiants manifestent pacifiquement. Des imbéciles cassent des vitres et vandalisent. La police arrive et utilise ses outils de façon pour le moins généreuse pour mâter le tout. Les ambulances arrivent. Les arrestations sont nombreuses. Les étudiants dénoncent la violence mais certains pas trop. La ministre est fâchée. Charest plane au-dessus de tout cela, comme si c’était le problème de quelqu’un d’autre. Rien ne bouge sur le fond…

      Si la casse n’est le fait que de quelques imbéciles, pourquoi est-ce si difficile pour la CLASSE de condamner ces gestes? Y aurait-il de la brutalité policière s’il n’y avait pas de casseurs? Si le mouvement étudiant veut qu’on l’écoute, il devrait peut-être faire le ménage dans ses rangs…

      Et bien sûr! C’est la faute de Line Beauchamp si les têtes brulées de la CLASSE ne sont pas foutus de respecter une trêve de 48h pour permettre à leurs leaders de négocier… Pathétique!

  9. Cet écrit (que je n’ose qualifier d’article) personnalise démesurément ce conflit. En termes de démagogie, il est difficile de faire pire que de faire porter l’ensemble des positions, actions et mandats d’une association à un seul porte-parole, qui ne fait que suivre son mandat, qui a été voté démocratiquement, et qui diffuse les positions adoptées tout d’abord en assemblées générales puis en congrès.

    En sous-entendant que Gabriel Nadeau-Dubois pourrait avoir un « agenda caché » qu’il chercherait à se faire du capital politique lorsqu’il s’exprime en public, deux conclusions sont possibles quant à la rédaction du texte ci-haut:
    1. L’auteure de ce texte ne comprend tout simplement pas le fonctionnement de l’association étudiante dont Gabriel Nadeau-Dubois est le porte-parole, et ferait mieux de s’informer avant de transmettre de fausses informations. (À voir entre autres, un excellent article du Devoir http://www.ledevoir.com/societe/education/347985/pas-de-rencontre-sans-la-classe )
    2. L’auteure de ce texte comprend très bien le fonctionnement de la CLASSE, mais croit que les notions d' »agenda caché » et de capital politique, sont inhérente à toute fonction de porte-parole. Il est parfois difficile de sortir de sa propre vision des choses…

    Mme Grenier, vous écrivez:
    « Est-ce normal de lancer des briques sur les voies du métro, de bloquer des ponts en coupant l’accès au travail de nos honnêtes citoyens, de peinturer en rouge des édifices publics et commémoratifs? Est-ce devenu la norme au Québec d’avoir recours à la violence et à la désobéissance civile pour s’exprimer? Il a fait de cette province le lieu d’une folie sociale. »

    Seriez-vous encore mieux informée que le SPVM, qui ne conclut même pas encore à des actes posés par des groupes étudiants, pour en faire porter tout le poids au porte-parole d’une association étudiante?

    Le salissage, bien que flattant l’ego de celle ou celui qui le commet, ne paie pas à long terme pour l’avancement d’une société. J’aurais préféré des arguments intelligents pour la hausse des droits de scolarité – j’en ai peu entendu, outre le disque rayé de la « juste part » – à une tentative de salissage de bas étage, digne d’une adolescente en mal d’attention. À quand des ARGUMENTS?

    1. Belle réplique Andréanne!

      Non sérieux, je ne comprends pas comment des gens intelligents et instruits peuvent encore adhéré à ce genre d’attaque ad hominem… les haussistes s’acharnent sur GDN comme des hyènes sur une carcasse… Les gens sont plus outrés de voir des vitres cassées que des professeurs agés tabassés à coup de matraque par des policiers… même l’ONU trouve douteuse les arrestations massives de la SQ lors des manifestations… On s’éloigne de la démocratie… et toi Arielle, par ton individualisme et tes arguments fallacieux, tu participe à notre destruction…

  10. Après avoir lu ton texte j’me rends compte qu’il faut vraiment rendre l’école gratuite..! Faut t’éduquer encore un peu je crois et éduquer les gens pour qu’ils puissent raisonner un peu plus loin que ça ..!

    1. Ce que vous venez de dire est un commentaire gratuit. Elle exprime son opinion et c’est correct. Si vous trouvez qu’elle devrait être un peu plus éduquée, je crois que vous, vous devriez apprendre qu’est-ce que le respect.

  11. Mme. Grenier,
    si l’on vous faisait des procès d’intention comme vous en faites à Mr.Nadeau-Dubois, on conclurait probablement que vous tentez de discréditer le plus possible le mouvement des étudiants pour la hausse et contre la grève de par votre manque d’arguments valables qui semble presque intentionnel et vos piètres prestations publiques. S’il-vous-plaît, dissociez-vous des attaques personnelles de la ministre contre le représentant de la CLASSE, vous ne pourrez qu’en gagner en crédibilité et en estime de la part de vos concitoyens qui souhaitent une résolution du conflit rapide par la discussion et sans tous les chichis auxquels s’abaisse le gouvernement actuel.

  12. Tenez, de quoi détendre un peu l’atmosphère, tout en demeurant dans le sujet, une petite chanson contre Gabriel 😉

  13. Madame Grenier,

    Je vous répète d’abord que vous ne pouvez pas vous « prénommer » Arielle Grenier. Vous pouvez vous « nommer » Arielle Grenier et vous « prénommer » Arielle. Je trouve plutôt surprenant qu’après vous avoir signalé une fois cette grossière erreur dans votre présentation, vous n’ayez pas jugé bon de la corriger. Ça en dit déjà long sur votre rigueur intellectuelle…

    Car vous ne faites preuve d’aucune rigueur dans ce que vous écrivez. J’espère que vous ne vous prenez pas pour une journaliste, ou que vous n’aspirez pas à en devenir une. Si c’est le cas, je vous conseille fortement d’apprendre à argumenter plutôt que de continuer à salir.

    Je trouve de très, très, très bas étage que vous vous soyez adonnée à cet exercice de salissage contre celui contre qui vous ne faisiez manifestement pas le poids sur un certain plateau de télévision. Tentez-vous de gagner en crédibilité en publiant un texte aussi sale, aussi facile, aussi peu critique?

    GND est un jeune homme intelligent, qui sait s’exprimer, qui a des idées et qui sait les défendre avec brio. Je suis personnellement très heureuse qu’il existe, ça me redonne espoir en l’intelligence. Mais ce qu’il convient ici de rappeler – quelque chose de très élémentaire que vous ne semblez pas avoir compris -, c’est que GND n’est qu’un porte-parole. Il est très limité dans ce qu’il peut dire aux médias au nom de tous les membres de la CLASSE. Condamner la violence? C’est vrai, ce n’est pas son rôle. Il peut s’en dissocier personnellement, comme il l’a fait, mais s’il dit quoi que ce soit au nom de la CLASSE sans que celle-ci ait été consultée, il peut en tout temps recevoir des motions de blâme. Ainsi est la structure de la CLASSE, et si, à ce point de la crise, vous n’êtes toujours pas capable de comprendre que cette structure diffère de celles de la FEUQ et de la FECQ, c’est que vous ne méritez même pas d’avoir été acceptée en science politique.

    Dans votre « article », vous exagérez, confondez, déformez tout. GND, un agitateur public? Faites-moi rire! C’est ainsi que vous appelez celui qui sait toujours garder son calme lorsqu’on lui envoie des pluies d’insultes? C’est ainsi que vous appelez un jeune homme qui, contrairement beaucoup de ses détracteurs – dont vous êtes -, a des arguments et des solutions à proposer pour tenter dénouer la crise actuelle? C’est ainsi que vous parlez d’un jeune homme qui, contrairement à vous et ce que vous avez démontré à travers cet « article », sait faire des recherches, travailler et s’exprimer avec rigueur? Un agitateur public? Vraiment? Le gouvernement Charest a très bien réussi son travail auprès de vous: faire croire que ce jeune homme est un casseur, un agitateur, un intimidateur, un terroriste en puissance. Vous embarquez dans le bateau et pire, vous vous proposez d’en prendre le gouvernail.

    Vraiment, vous croyez que sans la conjoncture actuelle, ce jeune homme ne recevrait pas toute l’attention qu’il reçoit maintenant? Je ne suis pas d’accord avec vous. Ce que vous dites – et je vous rappelle que je trouve ça de très, très bas étage – n’est que le témoignage de votre colère et de votre jalousie personnelles envers lui.

    Pour terminer, je trouve très « drôle » que vous parliez de madame Beauchamp comme d’une femme « calme » et « posée ». Ce n’est pas du tout comme ça que je la vois. En ce moment, elle n’est qu’un chiffon mou qui se laisse manipuler (et malheureusement salir) par la personne qui le tient. Elle ne fait qu’obéir aux ordres, que refaire jouer, toujours, depuis le début, la même cassette. Je suis loin d’être certaine qu’elle croit tous les mots qu’elle prononce.

    1. Je prends le temps de vous répondre simplement parce que j’apprécie particulièrement la nuance essentielle que vous faites entre « nommer » et « prénommer ». Il est rare que je croise des gens qui s’intéressent véritablement à la langue française dans toute sa complexité comme moi. Bien sûr, il n’est pas évident que le verbe PRÉNOMmer doit être utilisé en parlant du PRÉNOM… Ah ! Ah !

      Bien que je ne partage pas totalement votre opinion, votre commentaire est bien écrit, et il est vrai qu’Arielle Grenier n’a pas encore compris l’importance des mots ni celle de développer son argumentation… Tant qu’elle n’aura pas appris à s’exprimer, elle est vouée à être contestée par bien des gens, incluant ceux qui sont contre la grève ! Elle n’a décidément pas ce qu’il faut pour être l’un de ces leaders qui, comme Gabriel Nadeau-Dubois, soulèvent et énergisent les foules, ne serait-ce que parce qu’elle veut trop jouer à la « petite fille parfaite et sage qui appuie le gentil gouvernement »…

      Il vous reste bien du travail, Mademoiselle Grenier. Et le jour où vos analyses et hypothèses sur la popularité de Gabriel Nadeau-Dubois dépassera vos critiques personnelles pour réellement en élucider les causes, il y a fort à parier que vous trouverez également le moyen de VOUS rendre populaire.

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