Congrès de fondation du Parti Conservateur du Québec

Par Michaël Descamps

Après avoir trébuché et s’être relevé, le Parti Conservateur du Québec (PCQ) tenait les 26 et 27 mai dernier à Drummondville, le premier congrès du parti qui en même temps devenait le premier congrès d’un parti conservateur au Québec depuis plus de 77 ans. L’establishment du PCQ avait opté pour Drummondville en son état de ‘’capitale québécoise de la petite entreprise’’.  J’avais décidé de me présenter au congrès malgré certaines appréhensions. Avec tout ce que l’on a entendu sur les évènements des derniers moi, je considérais ma présence au congrès comme une dernière chance que je donnais au parti. Je vais tenter de vous faire un récit fidèle du déroulement de la fin de semaine.

En présence d’une cinquantaine de personnes et d’une quinzaine de candidats nommés, le congrès s’ouvrait sur la vidéo Et si nous avions fais fausse route depuis soixante ans, issue de la campagne 2012 du mouvement Frédéric Bastiat en France. Se succédant au micro, le président du parti, le président de la commission politique et quelques candidats aux élections, nous tenaient tour à tour un discours inspirant au sujet de la droite au Québec. Puis viens ensuite le discours de Luc Harvey qui commença par saluer la contribution de la défunte ADQ et de mouvements tels le RLQ. Le mot d’ordre était donné : au Parti Conservateur du Québec, on s’assume, on est de droite et on ne veut pas d’ambigüité. Selon Luc Harvey, il n’y a pas ‘’plusieurs’’ droite mais plusieurs vision de la droite, qu’elle soit conservatrice, libertarienne ou identitaire. Puisque le Québec est orphelin d’un vrai parti de droite depuis des décennies il est normal qu’aujourd’hui chaque mouvance à droite du centre, essaie de tirer la couverte de son bord et essaie de trouver un parti qui la représente, elle uniquement. Toutefois, sans union, sans harmonisation du discours, sans fronts communs, il sera très difficile de faire bouger les choses au Québec. Luc Harvey continua sur une histoire qu’un chef aborigène lui raconta un jour en Afrique :

‘’Le matin en Afrique quand le soleil se lève, la gazelle s’étire et réchauffe ses muscles pour être agile et prête à courir vite. Elle sait pertinemment que si elle ne coure pas suffisamment  vite, elle se fera manger. Pareillement le lion s’échauffe lui aussi, car s’il ne coure pas suffisamment vite il ne mangera pas. Le chef dit que cette histoire pourrait être comparée à la situation économique de nos pays nordiques….vous au Québec vous êtes comme des gros lions qui ont trop mangé, vous ne savez plus courir. Vous n’avez jamais connu ce que c’est de devoir trouver de la subsistance pour votre famille ou des soins pour vos petits. Ainsi, puisque vous ne connaissez rien de cela, vous avez oublié ce qu’est le travail et vous attendez à ce que tout vous arrive par magie.’’

Mr. Harvey  ajoute une autre analogie en disant que : ‘’le Québec est comme une équipe sportive arrivée à la mi-temps dans une partie ou il perd 5-0. Comme québécois on a le choix de se relever les manches et travailler fort pour réussir ou encore de laisser tomber et retourner au jeu en attendant que les minutes du match s’écoulent et que tout s’écroule pour nous.’’

Pour officialiser l’ouverture du congrès il rappelle que les propositions du congrès du 26-27 mai ne sont que des embryons du programme final et que la commission politique travaillera d’autant plus fort à la suite du congrès. Il rappelle que tout amendement est le bienvenu et rappelle finalement que s’il devient officiellement le chef du PCQ, il est avant tout un militant et qu’il espère n’être qu’un petit passage dans la longue histoire qui se dessine pour le PCQ.

Suite à cela nous avons eu deux conférenciers, l’un au sujet du problème des gangs de rue qui exploitent les jeunes québécoises dans des réseaux de prostitution et l’autre sur l’exploitation sous développée de nos ressources agricoles.

La matinée fut constituée de trois comités d’étude dans lesquels nous étions invités à débattre des différentes propositions. Les trois comités discutaient soit de la Famille, de la Gouvernance ou de  Fiscalité, retraite et travail. En après midi chacune des propositions fut débattue cette fois en la présence de tous. Je ne m’attarderai pas réellement sur le contenu car les propositions seront sur le site du PCQ ( www.particonservateurquebec.org ) sous peu.

 

En soirée un banquet fut servi, qui permis aux membres et aux intéressés d’échanger sur de multiples sujets, à connotations politiques pour la très grande majorité évidemment.

Le dimanche, les propositions qui n’avaient pas été débattues la veille furent discutées entre 09h00 et midi. Pour clôturer le congrès, plusieurs discours vinrent galvaniser les membres du parti. Le mot de la fin fût évidemment pour Luc Harvey qui rappela l’importance de l’unité et du respect. Il rappela que malgré les embuches connues par le PCQ dans les derniers mois, il y a derrières le logo du parti, des dizaines d’hommes et de femmes qui donnent leur temps et leur argent pour défendre une cause qui leur tient à cœur.  Bien que toutes discussions puissent être saines, il ne sert donc à rien de laver notre linge sale en public, surtout si c’est pour verser dans la démagogie. Nous avons pus apprendre que le PCQ compte actuellement 500 membres et que 70 candidats aux élections sont déjà confirmés, 125 candidats devraient être présents dès le mois de septembre. Nous avons aussi eu l’assurance que les problèmes de communications sont choses du passée maintenant. Il ne devrait plus y avoir de problème de carte de membre, de problème sur le facebook ou sur le site web. L’information devrait circuler beaucoup plus facilement. Le parti a pris en note chacune de nos adresses email et numéros de téléphone pour pallier à toute éventualité. Déjà cette semaine sur le facebook du parti on peut sentir une très nette amélioration.

Pour finir sur une note personnelle, il est clair que dans tout parti, il est impossible que l’ensemble des membres s’entendent sur tout. J’ai bien évidemment pus sentir la présence d’une aile conservatrice, d’une aile plus modérée et d’une aile libertarienne. Bien que certain ne soit pas ressorti pleinement satisfait du congrès, la plupart le sont et tous s’entendent pour dire que le parti marche dans la bonne direction. Maintenant…il est très facile de devenir membre et de se joindre à la commission politique pour présenter des propositions qui penchent davantage vers votre vision de la droite, j’ai demandé moi-même à faire partie de la commission dans cette optique.  Pour finir, s’il y a bien une  chose qui me faisait peur avant le congrès mais dont je suis ressorti rassuré, c’est la démocratie au sein du PCQ.

Le vrai et le faux libéralisme (1re partie)

Par Pierre-Guy Veer

En anglais, le mot « liberal » peut signifier deux choses : un libéral classique – une personne qui veut l’intervention du gouvernement seulement pour protéger des droits de base – et un libéral moderne, qui s’assimile plus ou moins avec un interventionniste de gauche (programmes sociaux, beaucoup de taxes, d’impôts et de règlements). Les partis libéraux au Canada rentrent généralement dans la seconde catégorie. Récemment, j’ai lu un article de blogue1 qui confondait les deux, et mes yeux n’en croyaient pas leurs oreilles. Des rectifications s’imposent donc.

 

Les fleurs : les droits individuels

 

Malgré ses défauts, je dois admettre que le texte dit vrai à plusieurs endroits : le libéralisme a été un très grand bien pour la civilisation. S’opposant à l’absolutisme royal, il a prôné plusieurs liberté « négatives », c’est-à-dire des libertés que le gouvernement ne pouvait toucher. La constitution des États-Unis en est le parfait exemple : interdiction d’imposer une religion d’État ou d’empêcher son exercice (1er amendement), interdiction d’enfreindre le droit de porter une arme (2e amendement), interdiction d’avoir des militaires présent chez soi en temps de paix sans consentement (3e amendement), etc. Ces droits peuvent facilement être relié à l’explosion des découvertes scientifiques lors de la Renaissance. En effet, sans liberté de parole, comment des faits contredisant la bible/les dogmes catholiques auraient pu être exprimés, telle la théorie de l’évolution de Darwin?

 

Au sujet du 2e amendement, l’auteur n’a pu s’empêcher de lancer une pointe comme quoi les « conservatives » (étatistes de droite pour plus d’armée et d’intrusion de l’État dans la vie des gens, notamment au sujet de l’homosexualité) n’auraient pas permis à tout le monde de s’armer. Ça me laisse perplexe; la totalité des gens qui veulent empêcher/restreindre le port des armes sont des collectivistes (à « gauche » ET à « droite). Ce fut longtemps de cas aux États-Unis, avant l’esclavage pour empêcher une insurrection, et après, ce qui a facilité le terrorisme du KKK2. Au 20e siècle, tout dictateur qui se respectait contrôlait sévèrement la possession d’armes à feu : les Juifs ne pouvaient pas posséder une arme en Allemagne nazie3; les Tutsies ont facilement été massacré par les Hutus parce que le gouvernement avait, par décret, désarmé les premiers4; Staline, Mao, Pol Pot, Amin Dada (Ouganda), et j’en passe, ont tous pu facilement massacrer leur population désarmée5.

 

Le pot : les lois du travail

 

Après avoir donné des fleurs, il est temps de lancer plusieurs pots, à commencer par les prétentions sur les lois du travail. L’auteur vante le fait que nous ayons une semaine de 40 heures, des vacances, que le travail infantile soit chose du passé, que nous ayons des droits syndicaux, de l’assurance-emploi, une paie juste (Lily Ledbetter Fair Pay Act aux ÉU) et plusieurs autres.

 

Oui, les « liberals » ont mis ces choses en place, mais étaient-elles justifiables? La majorité d’entre elles sont une violation de la propriété privée car elles empêchent l’employeur et l’employé de négocier de gré à gré. Plusieurs mesures, telles le salaire minimum et l’imposition d’heures de travail ou de vacances, augmentent les couts et créent du chômage6, sans compter que la semaine de 35 heures (France) ne semble pas avoir eu d’effet notable sur la chômage ni les couts de production7. Aussi empêchent-elles des personnes voulant, pour une quelconque raison, travailler plus de le faire. Selon ce que j’ai entendu, les travailleurs mexicains des champs de fraises près d’où vivent mes parents sont des bourreaux de travail. Ils travaillent nettement plus que 40 heures, ce qui leur permet d’accumuler plus d’argent pour subvenir à leurs familles.

 

De plus, ces lois sont-elles nécessaires? On clame que le travail infantile a été stoppé grâce à des lois. C’est faux : le travail infantile (et féminin) a été stoppé grâce à la bête noir des « liberals », soit le capitalisme. Il a tellement enrichi le travailleur moyen qu’il avait la possibilité de faire vivre sa famille sans que cette dernière ne mette sa vie en danger8. Le retour massif des femmes sur le marché du travail peut s’expliquer par l’inflation, causée par le gouvernement, qui rendait nécessaire la venue de deux salaires9. Parlant des femmes au travail, pourquoi a-t-on besoin d’une loi pour qu’elles gagnent un salaire « juste »? Les négociations de gré à gré ne suffisent plus? De toute façon, les lois d’équité salariale profitent plus aux avocats10.

 

Enfin, ces lois sont-elle bonnes pour l’économie? Avoir un syndicat, sans aucune coercition, peut avoir certains avantages. Mais lorsque le gouvernement lui donne une très grande force, comme au Québec, alors il se crée un chômage institutionnel durable11. Les lois anti briseurs de grève (scabs), en plus d’être une violation de la propriété privée, empêchent les gens voulant travailler aux conditions proposées par l’employeur de le faire. Ils ne valent pas mieux que les fanatiques religieux qui veulent massacrer ceux qui ne pensent pas comme eux12 Par ailleurs, l’assurance-emploi et l’aide trop longue aux chômeurs est aussi nuisible. Ça leur facilite la tâche s’ils veulent ne rien faire13. En fait, lors de la dernière récession, de tels bénéfices auraient grandement retardé une nouvelle entrée sur le marché du travail14

6http://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=minimum%20wage%20unemployment&source=web&cd=3&ved=0CHAQFjAC&url=http%3A%2F%2Feconomics.uwaterloo.ca%2F2010-Spring%2Fcomplete%2520draft.doc&ei=wsyzT_TTNK3biAKxi832AQ&usg=AFQjCNE6Daa_DMNK1cR2dhx3kew4akW6ZQ&cad=rja

8Mises, Ludwig Von. Human Action : A Treatise on Economics Institut Ludwig Von Mises, Auburn, Alabama, 1998, p.612

11Human Action, p.764

12Ibid, p.773

13Ibid, p.770

La réaction de la gauche concernant la Loi spéciale : Un mépris de démocratie?

Par Simon Leduc

Après vingt-deux heures de débats houleux à l’Assemblée nationale, le gouvernement libéral a adopté la Loi spéciale 78 avec l’appui des députés de la CAQ. Cette législation contient trente six articles mais les trois grands volets sont les suivants : la suspension des sessions dans les établissements en boycott jusqu’au 17 août, permettre aux étudiants de retourner en classe en toute tranquillité et l’encadrement du droit de manifester. Est-ce que la réaction de la gauche prouve qu’elle ne respecte pas la démocratie?

L’adoption d’une loi spéciale : une décision inévitable du gouvernement libéral:

Cela fait treize semaines que cette crise sociale empoisonne la société québécoise et plus particulièrement la métropole montréalaise. Les commerçants, les montréalais et les automobilistes sont les victimes de ces groupes radicaux qui font de la casse durant les manifestations nocturnes. Les étudiants (qui veulent étudier) se faisaient intimider et harceler par les carrés rouges aux portes des établissements postsecondaires. Le gouvernement Charest devait agir afin de mettre fin à ces actes illégaux. Il a adopté une loi spéciale pour mettre au pas ces extrémistes. Dorénavant, les organisateurs d’une manifestation qui regroupera plus de cinquante personnes vont devoir en informer les policiers huit heures avant le début de leur rassemblement. Avec cette mesure, certaines personnes affirment que le gouvernement libéral brime les libertés individuelles des manifestants. Cela se défend mais a-t-on pensé aux droits et libertés des commerçants, montréalais et automobilistes qui en ont marre de se faire écœurer par des casseurs et anarchistes?

La réaction de la gauche réactionnaire :

Sans surprise, la gauche québécoise a unanimement dénoncé et attaqué le projet de loi spécial du gouvernement libéral. Premièrement, les associations étudiantes ont dit que cela allait envenimer la crise sociale. La CLASSE refuse de se soumettre à cette loi qui selon elle, est injuste et attaque une génération entière. C’est une déclaration fausse. La législation veut mettre au pas une minorité d’étudiants radicaux qui ne veut pas respecter la loi. Selon Gabriel Nadeau-Dubois, cette loi est digne d’un régime autoritaire. Ce petit gamin n’a pas peur du ridicule. S’il veut voir quelque chose de ridicule, il a juste à se regarder dans le miroir. Certains manifestants n’ont pas de classe. Lors de la manifestation monstre du 22 mai, ils ont traité la femme d’un chroniqueur politique bien connu de salope, cela me lève le cœur. Deuxièmement, le Parti québécois a voté contre ce projet législatif. Dans ce dossier, l’opposition officielle a choisi de défendre une minorité d’anarchistes qui veulent faire avancer leur cause en utilisant la violence Pauline Marois a tourné le dos à la majorité silencieuse qui en a marre de se faire empoissonner la vie par une gauche radicale. Mme l’opportuniste crasse a décidé de flirter avec l’extrême-gauche. Et elle va en payer le prix au prochain scrutin. Il y a une chose qui doit être claire, cette politique a été adoptée par une majorité de députés élus de l’Assemblée nationale. Elle a force de loi et on doit la respecter et s’y soumettre.
Le mouvement progressiste respecte la démocratie quand cela fait son affaire. Quand un gouvernement légitime adopte une loi qui va à l’encontre de ses intérêts, il crache sur la démocratie et il va manifester dans la rue pour l’intimider et la faire reculer. Il faut que les gauchistes comprennent qu’une société civilisée ne peut pas fonctionner comme cela. Un gouvernement ne peut pas céder devant la violence et l’intimidation. Qu’on l’aime ou non, le gouvernement libéral de Jean Charest a été élu par le peuple québécois le 8 décembre 2008. Il a la légitimité démocratique pour diriger la province jusqu’à la fin de son mandat. Si les étudiants n’aiment pas Jean Charest, ils ont juste à voter contre lui aux prochaines élections générales.

Tous les Québécois doivent dénoncer haut et fort les appels à la désobéissance civile de la part d’une gauche radicale (Amir Khadir, la CLASSE, Léo-Paul Lauzon, François Avard, etc.). Cette attitude n’est pas acceptable dans une société de droit. L’attitude de la gauche québécoise durant cette crise sociale prouve bien qu’elle n’a aucun respect pour la démocratie, point à la ligne.

Une nouvelle alliance ou le gros bon sens?

Par Arielle Grenier

« Et si la CLASSE s’était elle-même exclue des négociations? » Tous se posaient la question alors que la CLASSE avait refusé de condamner la violence, mais cette fois-ci, coup de théâtre. La FECQ, la FEUQ et MÉSRQ ont fait front commun la semaine dernière pour tenter de dénouer la crise étudiante.

 

Il ne faut pas oublier que depuis le début de la crise, la CLASSE, la FEUQ et la FECQ se sont fortement opposées à la hausse des frais de scolarité.. Les Verts eux, ont subit pendant plus de 3 mois les traitements des Rouges : lignes de piquetage devant les cours, intimidation, violence, manque de respect des injonctions obtenues et j’en passe. Seulement voilà, la semaine dernière Léo Bureau-Blouin a informé ses membres que ceux-ci devaient respecter les injonctions. Un véritable vent de fraîcheur teinté de respect à l’endroit des étudiants pris au piège dans ce conflit qui dépasse de loin la hausse des frais de scolarité.

Cette nouvelle union va plus loin. Il ne faut pas se leurrer, la CLASSE ne fait plus partie de la solution. La CLASSE a un agenda politique très clair qui appelle à la désobéissance civile, ce qui doit contrarier la FECQ et la FEUQ. Par les récents propos de la CLASSE, Martine et Léo ont décidé d’être responsables face à leurs membres, la population du Québec et face à la Justice.

Il ne faut pas s’étonner que le Président de la FECQ ait fait cet appel au calme : qui d’autre l’aurait fait? Gabriel? Jamais! Jamais notre Gabriel national n’aurait plié devant le gouvernement Charest qu’il souhaite ardemment abattre aux futures élections. Et au profit de quoi? Ha oui, de notre fier Québec Solidaire qui respecte les travailleurs, les policiers et les étudiants qui souhaitent étudier. Gabriel Nadeau Dubois à Denis Levesque disait récemment : « Nous on ne veut pas embêter les gens, on veut embêter les Libéraux ». Vraiment? Donc TOUS les étudiants Verts sont libéraux, ainsi que tous les contribuables que vous avez empêché d’aller travailler en bloquant des ponts ou l’accès aux tours à bureaux du Centre-ville? C’est faux, plusieurs sont péquistes et ont honte de leur chef, d’autres sont caquistes et oui, certains sont libéraux. Avez-vous donc empoisonné la vie de ces étudiants et contribuables parce qu’ils étaient selon vous de jeunes libéraux? C’est donc du profilage que vous faisiez pendant plus de 100 jours!

 Et Martine? Que pouvons-nous dire de Martine Desjardins? Était-elle prisonnière de la très dangereuse CLASSE? Était-elle d’accord avec les plus récents actes de violences dans le métro ou ceux commis à l’endroit des étudiants Verts? Il ne faut pas oublier que depuis quelques semaines, plusieurs actes d’intimidation ont eu lieu, notamment à l’endroit des journalistes et chroniqueurs qui défendent les intérêts des étudiants ou qui remettent en question la légitimité des associations étudiantes. La leçon qu’ils devront retirer est bien simple: au Québec, si vous avez le malheur de vous soulever contre un mouvement gigantesque, on vous traite de la pire manière, car après tout, nous détenons le monopole de la raison et du savoir.

 Il est à noter que selon des sources anonymes, plusieurs individus arrêtés par la police possédaient sur eux des armes blanches, des barres de métal, des « slingshots » et autres objets servant à lutter contre la police. Un conseil, servez votre cause de façon noble et pacifique et la population sera de votre côté.

Quoi qu’il en soit, la CLASSE sera certainement exclue des prochaines négoctiations, si prochaines négociations il y a. Il faudra bien qu’un étudiant défende les membres du MÉSRQ, ceux de la population qui en a marre et de nos travailleurs qui paient des impôts servant à payer plus de 87% des frais de scolarité.

Cette alliance signera peut-être la fin d’une longue saga avec la CLASSE. La question que tout le monde va se poser: la CLASSE, avec tous ses extrémistes radicaux, continuera-t-elle d’empoisonner le climat politique du Québec ou va-t-elle décider de tirer sa révérence? Pour plus de détails, voici le nouvel article publié par Laurent Proulx dans le Prince Arthur Herald.

Le capitalisme : la bénédiction insoupçonnée

 

Par Pierre-Guy Veer

Pour la deuxième fois en autant de semaines, on nous casse les oreilles avec tous les clichés anticapitalistes imaginables. Après le Jour de la Terre, c’est au tour de la Fête internationale des Travailleurs (1er mai) de nous « rappeler » tous les « méfaits » du capitalisme, cette fois-ci sur les « pauvres » travailleurs sans défense. La Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) appelle d’ailleurs à une grève sociale illimitée «  pour mettre fin au capitalisme, parce que sans nous, les capitalistes ne sont rien ».

 

Pourquoi tant de haine envers le système économique qui leur a permis de vivre? En effet, avant la Révolution industrielle, les enfants avaient 40 fois moins de chance de survivre à l’enfance et les femmes, 60 fois plus de risque de mourir durant l’accouchement1. Pourquoi tant de haine envers le système économique qui les a sauvé d’une entrée précoce dans le monde du travail? C’est le capitalisme qui a permis à leur père de gagner assez d’argent pour que le reste de la famille n’ait pas à s’épuiser prématurément2 – l’entrée massive des femmes sur le marché du travail s’explique par une forte baisse du pouvoir d’achat, et donc de l’intervention du gouvernement3. Pourquoi tant de haine envers le système économique qui leur rend la vie tellement plus facile? C’est grâce au capitalisme – la production de masse pour la masse, pour citer Ludwig Von Mises – qu’on a inventé la roue, le papier, l’agriculture, la poterie, le tissage, la métallurgie, la monnaie, les banques, le moteur à vapeur et à explosion, la radio, l’électricité, l’ordinateur, etc. Oh, certains plaideront que nous n’en sommes pas plus heureux, et c’est peut-être vrai. Par contre, nul ne peut nier que notre vie s’en trouve grandement facilitée; peut-on imaginer marcher pieds nus – les souliers sont aussi une gracieuseté du capitalisme – de Québec à Montréal en plein hiver?

 

La main visible du gouvernement

 

Si la CLAC veut se plaindre, qu’elle le fasse contre le gouvernement. Il est LE responsable de TOUTES les crises économiques depuis les 100 dernières années4 : la Grande Dépression a été causée non pas par le capitalisme, mais bien par un État hypertrophié5 et une banque centrale qui a trop fait fonctionner la planche à billets – ce fut également une des causes principales de la stagflation des années 70, principalement par l’abandon total de l’étalon-or et de l’adoption d’une monnaie uniquement fiduciaire par Nixon; la bulle technologique des années 90 a été causée par une décennie de manipulation artificielle des taux de change et des taux d’intérêts6; enfin, la crise économique qui sévit toujours, si l’on se fie à ce qu’était l’emploi avant la crise et maintenant7, a été causée par l’État, notamment par des taux d’intérêts trop bas, la nationalisation des hypothèques à risque8, la quasi obligation pour les banques de prêter à tous même si la personne peut tomber enceinte ou reçoit de l’assistance publique9, et ce même si les politiciens savaient que cela encourait plus de risque10 – on estime la somme extorquées aux banques à 4,5 billions $ (oui, avec 12 zéros)11 depuis l’adoption du Community Reinvestment Act en 1977, et j’en passe sûrement.

 

Empirer les conditions de travail

 

En plus de causer les crises économiques, l’État est aussi le principal responsable des mauvaises conditions des travailleur et, par la bande, de la population.

 

En effet, la quasi totalité des lois du travail son au mieux inutiles : le salaire minimum cause du chômage12 – c’était d’ailleurs le but recherché lors de son implantation13; le corporatisme des professions limite grandement l’offre et augmente substantiellement les couts, notamment dans le domaine médical14; les différents « acquis sociaux » du monde du travail (assurance parentale, congés et vacances obligatoires, régime d’épargne « volontaire », heures de travail contrôlées) augmentent grandement les couts, en plus d’empêcher les personnes de travailler à leur guise – les socialistes allemands du 19e siècle étaient d’ailleurs opposés aux législations de Bismarck en ce sens, quoique pour les mauvaises raisons15; les lois en faveur des syndicats (pas de vote secret pour l’accréditation, cotisation obligatoire, blocage des briseurs de grève) créent un chômage institutionnalisé16, consomme les capitaux actuels17, augmentent les couts de production18 et est une violation flagrante de la propriété privée19.

 

En conclusion, si les socialistes de la CLAC veulent vraiment changer le monde, qu’ils dirigent leurs énergies vers le principal coupable de nos malheurs : le gouvernement. Sans son intervention dans l’économie, tout s’améliorerait substantiellement. Plutôt que d’avoir affaire à sa coercition et à son favoritisme, nous serions obligés de tout négocier de gré à gré, et tout le monde serait gagnant. Aussi pourrions-nous finalement renouer avec la croissance en ayant des taux d’intérêts fluctuant selon les besoins du marchés, ce qui enlèverait les cycles économiques, et en pouvant finalement investir les profits dans la recherche et le développement plutôt que de s’en faire voler jusqu’à 48 % par le fisc20.

2Mises, Ludwig Von. Human Action : A Treatise on Economics Institut Ludwig Von Mises, Auburn, Alabama, 1998, p.612

5Rothbard, Murray N. America’s Great Depression, Mises Institute, Auburn, Alabama, 2000

6Garrison, Roger W. et Callahan, Gene. Does Austrian Business Cycle Theory Help Explain The Dot-Com Boom And Bust? The Quaterly Journal Austrian Economics, Vol 6, No.2, été 2003

14http://www.journalmetro.com/linfo/article/1020953–pas-touche-au-monopole-medical–page0 Remarquez toutefois que même déréglementées, certaines professions continueraient d’être plus chères à cause de leur longue formation, comme cardiologue et neurologue

15Mises, Ludwig Von. Marxism Unmasked: From Delusion to Destruction, Foundation for Economic Education, Irvington-on-Hudson, NY, 2006, p.24

16Mises, Ludwig Von. A Critique of Interventionnism, Ludwig Von Mises Institute, 2011, p.9-10

17A Critique of Interventionnism, p.104

18Human Action, p. 363

Problèmes techniques

Chers lecteurs,

 

Comme vous avez probablement pu le constater, Contrepoids a connu des petits ennuis techniques pendant le week-end. Rassurez-vous, nous n’avons pas été victimes d’une attaque, mais plutôt à une comédie d’erreurs. La plupart des problèmes ont été résolus, mais pas sans avoir souffert une perte de données. Tous les articles et commentaires publiés depuis le début du mois de mai ont  malheureusement été perdus. Il me sera possible d’en récupérer quelques uns, mais probablement pas tous et malheureusement, les commentaires ne sont pas récupérables. Désolé pour les inconvénients. Les opérations du site reviendront graduellement à la normale durant les prochains jours.

Québec solidaire, ou faire fi de la réalité (2e de 2)

 

Par Pierre-GuyVeer

 

Des trous sans fonds

 Une autre proposition qui a été adoptée touche les régimes de retraite. On propose de transformer la RRQ en régime universel de retraite « protégé des aléas du privé ». Du même souffle, Mme David rejette l’idée d’augmenter l’âge de la retraite.

 

Encore une fois, nous avons un bel exemple d’un parti politique qui veut nous protéger de nous-mêmes et qui veut acheter des votes. Ça ne date pas d’hier : les pensions de vieillesse sont des créatures du chancelier allemand Otto von Bismarck, afin de gagner le support des conservateurs1. L’âge de la retraite à l’époque était également 65 ans… mais l’espérance de vie était de 68 ans. Aujourd’hui, elle atteint presque 80 ans. Considérant qu’une personne vivant jusqu’à cet âge-là coutera plus cher en soins de santé qu’un fumeur ou un obèse2, nous aurons deux trous sans fonds côte à côte qui se creuseront rapidement. Éric Duhaime n’avait peut-être pas si tort de dire que l’État est contre les jeunes…

 

Un autre trou sans fond qui pourrait se creuser avec un gouvernement « solidaire » se trouvera dans l’éducation avec la gratuité scolaire mur à mur. Pour le financer – vous l’aurez deviné – on cherchera à taxer plus, notamment avec un nouveau palier d’imposition et en taxant les profits du secteurs financier, jugé trop élevés3.

 

QS commet ainsi des erreurs qu’une personne ayant compris ses cours d’économie de base ne commettrait pas. Tout d’abord, vouloir la gratuité absolue et pour tout le monde ne ferait que diminuer la valeur dudit diplôme. En effet, s’il n’en coute rien pour étudier dans un domaine, alors plusieurs personnes s’y lanceront, causant un surplus de diplômés et donc une baisse drastique des salaires. Des pays comme la Finlande, qui ont certes la gratuité, ont un très fort contingentement à l’entrée4. Pour d’autres, comme le Danemark, les taux d’impositions vont jusqu’à 55,4 %5.

 

QS semble vouloir prendre la seconde voie, et ça serait destructeur. En effet, malgré son système fiscal compliqué, les ÉU, qui ont des impôts malgré tout moins élevés qu’au Danemark, ont un niveau de vie nettement supérieur à ce pays scandinave6. Enfin, taxer les banques ne ferait qu’augmenter encore plus leurs frais, puisque de telles entreprises peuvent facilement faire retomber une augmentation des couts sur leurs clients. Leur oligopole légal n’aide pas7.

 

Xénophobie linguistique

 

Un dernier point qui a retenu l’attention du lors du congrès est l’infâme loi 101. Un gouvernement solidaire redonnerait plus de mordant à cette loi liberticide, notamment en l’affermissant en milieu de travail, en l’appliquant aux entreprises de dix employés et plus et en interdisant les écoles passerelles – un élève non anglophone qui fréquente une école anglophone non subventionnée pendant trois ans peut obtenir le droit d’étudier dans une écoles publique anglophone.

 

Décidément, QS tient à ce que le Québec se vide de ses meilleurs éléments. Plusieurs compagnies, dont la Sun Life8, avaient quitté Montréal pour aller à Toronto ou ailleurs afin d’éviter les grands frais encourus avec la francisation obligatoire du milieu de travail. Étendre la loi aux petites entreprises risque soit de laisser les entreprises à neuf employés ou moins, soit de tuer encore plus l’entrepreneuriat, déjà pas très fort au Québec9. Cela ne peut qu’appauvrir le Québec encore plus.

 

Cette obsession avec la langue est vraiment malsaine. Pourquoi le gouvernement doit-il intervenir pour la « protéger »? Si nous en sommes rendus là, c’est sans doute signe que la population ne s’en soucie pas beaucoup. D’ailleurs, pourquoi vouloir miner les chances de réussite des enfants? Dans le Canada anglais, on fait la file pour les programmes d’immersion ou même pour fréquenter l’école française. En Saskatchewan, où j’ai déjà vécu, les écoles francophones débordent, et plusieurs familles anglophones espèrent obtenir une place. Il y a certes des contrôles d’entrée de la part du Conseil des écoles fransaskoises, mais ce n’est pas une balkanisation comme au Québec.

 

En conclusion, un gouvernement de QS serait une bonne chose. Nous percuterions finalement le mur de plein fouet. Ainsi, nous pourrions finalement effectuer les réformes économiques tant nécessaires afin que nous nous relevions. Oh, Kadhir et David tenteraient de creuser le fond du baril, mais quand ils se rendront compte que la poule aux œufs d’or a quitté la province, ils n’auront d’autre choix que d’enlever leurs lunettes roses.

Les Grands Mythes Économiques : Mythe #1

 

Par Minarchiste

 

La dette gouvernementale n’est pas un problème puisque nous nous devons cet argent à nous-mêmes.

Premièrement, une part de la dette gouvernementale est détenue par des étrangers. Il faudra donc qu’une partie de nos taxes et impôts futurs soit expédiée à ces étrangers éventuellement. Ceci étant dit, aux États-Unis c’est la Fed qui est le plus gros acheteur de T-bills depuis un bout de temps et ce avec de la monnaie créée ex nihilo (c’est ce qu’on appelle la monétisation de la dette). Les intérêts sur cette dette sont donc retournés au Trésor Américain pour financer les dépenses de l’État.

 

Deuxièmement, les titres de dette détenus par des investisseurs locaux ne sont pas uniformément répartis dans la population. Ainsi, une partie des futurs taxes et impôts de tous (et surtout ceux des générations à venir) devront servir à rembourser ces titres de dette détenus par quelques-uns. Il y a donc un déplacement de richesse d’un groupe vers un autre.

Troisièmement, il ne faut surtout pas oublier que la dette monétisée et/ou multipliée par le système bancaire à réserves fractionnaires engendre de l’inflation. Cette inflation n’affecte pas les gens de manière égale. Ceux qui obtiennent l’argent en premier s’enrichissent alors que le reste de la population voit son pouvoir d’achat être dilapidé.

L’inflation est une gigantesque subvention aux banques, qui peuvent engendrer des profits à partir de rien. Puis, les fonctionnaires et sous-contractants qui bénéficient directement des dépenses du gouvernement sont aussi favorisés, tout comme les entreprises qui reçoivent des subventions et autres aides.

L’inflation ne fait pas que des gagnants; les perdants sont très nombreux. Il y a d’abord les salariés dont le salaire croît moins vite que l’inflation. Si l’inflation a été de 5% cette année et que votre salaire n’a été augmenté que de 2%, vous êtes dorénavant plus pauvre de 3% puisque le pouvoir d’achat de votre salaire aura diminué.

Il y a aussi les épargnants, qui voient le pouvoir d’achat de leurs épargnes fondre en raison de l’inflation. Si vous avez de l’argent dans votre compte-chèque à la banque et que l’inflation est de 5%, la valeur de cet argent aura diminué de 5% chaque année. Un retraité qui reçoit une rente fixe s’appauvrit chaque année en conséquence de l’inflation.

L’inflation est donc source d’inégalités! L’impact de l’endettement gouvernemental sur la répartition de la richesse actuelle et intergénérationnelle n’est pas neutre. L’argent emprunté par l’État en notre nom ne nous est pas dû à nous-mêmes, il est dû aux détenteurs de ces titres de dette.

http://minarchiste.wordpress.com/2011/04/01/le-lien-entre-les-inegalites-et-linflation/

Québec solidaire, ou faire fi de la réalité (1re partie)

Par Pierre-Guy Veer

Du 27 au 29 avril dernier se tenait le 8e congrès de Québec solidaire (QS). Des propositions aussi farfelues que dangereuses ont été mises de l’avant par ses membres et pourraient fort bien faire partie de la prochaine plateforme électorale de ce parti socialiste. Bien que l’on clame, sur le site Internet, que ces propositions ne sont que des pistes de réflexion, elle permettent néanmoins de voir vers quoi QS se dirige.

Parmi celles-ci se trouve cette volonté de vouloir taxer les « riches ». Dans la même veine que la philosophie des mouvement d’occupation, Françoise David se dit entièrement d’accord avec le plafonnement du 1 % le plus riche. « Il n’y a pas un être humain sur terre qui mérite de gagner 5 millions $ par année pendant qu’il y en a d’autres qui crèvent de faim », affirme-t-elle1.

Cette affirmation est problématique à plusieurs égards. Premièrement, elle suppose que l’enrichissement d’une personne se fait au dépends des autres. C’est exactement comment les politiciens du monde pensaient jusqu’à l’arrivée du libéralisme économique et politique – on appelait ça mercantilisme. Plusieurs personnes pensent encore ainsi de nos jours, notamment quand vient le temps de parler de pauvreté2. Dans l’état actuel de notre monde, je suis obligé de leur donner raison : les riches s’enrichissent aux dépends des pauvres… à cause du gouvernement. En effet, pensons simplement à l’inflation3, une taxe déguisée qui ne profite qu’aux gens proches du gouvernement, ou encore aux sauvetages financiers de nombreuses compagnies qui auraient autrement faillite. En utilisant des fonds publics pour « secourir » les compagnies en faillite, on empêche la main invisible du marché de fonctionner et de punir les incompétents. Résultat : des billions (12 zéros) de dollars ont été arrachés aux contribuables pour secourir des amis de Washington, notamment AIG4, ce qui a permis aux dirigeants de toucher de généreux bonis malgré la piètre performance de l’entreprise.

Ensuite, qui dit limitation dit changement de comportement. Pour paraphraser Darwin un peu, les humains évoluent et adaptent leur comportement à leur environnement. Si les salaires sont plafonnés, leurs récipients trouveront d’autres moyens pour gagner leur vie comme bon leur semble. Ils pourraient travailler moins, déménager leur entreprise, contourner le règlement ou encore travailler au noir. À moins d’être dans un régime totalitaire, les particuliers ont généralement une longueur d’avance sur le gouvernement et ses règlements.

Enfin, cette obsession contre les riches est on ne peut plus ironique. Ces derniers sont les principaux contributeurs aux revenus du gouvernement; les 2,9 % de contribuables (ceux qui paient des impôts, ce qui exclut la population inactive) gagnant plus de 100 000 $ paient 29 % de tous l’impôt récolté au Québec, tant au provincial qu’au fédéral5. On peut donc dire qu’ils paient plus que leur juste part. Vouloir les imposer plus ne peut que les décourager et adopter les comportements mentionnés au paragraphe précédent.

Ne pas apprendre des erreurs des autres

Une autre pierre d’assise de QS est l’environnement. On désire notamment « en finir avec un développement économique basée (sic) les énergies fossiles » et « créer des emplois dans les secteurs d’avenir qui font consensus »6. N’en déplaise aux solidaires, à trop vouloir tricher le marché, ce dernier fini par prendre le dessus, et ce nonobstant le très grand doute qui entoure une possible cause humaine dans le réchauffement/changement/dérangement climatique.

On n’a qu’à regarder l’Espagne pour se convaincre qu’une injection massive de fonds publics pour des énergies « vertes » est une apocalypse en devenir7. On peut également regarder plus près de nous pour voir que les projets gouvernementaux, quels qu’ils soient, sont rarement une réussite. En regardant les échecs de Solyndra8, Fisker Automotive9 ou l’explosion des tarifs d’électricité en Ontario ou ailleurs10, force est de constater que la main visible du gouvernement a un pouvoir destructeur.

Si les énergies « vertes » étaient si bonne, le secteur privé peut s’en occuper. L’intérêt égoïste des gens est un des moteurs de l’innovation les plus puissants. En effet, quand une compagnie n’est pas protégée par le gouvernement, elle n’a d’autre choix que d’innover ou de mourir. Dans le cas des énergies « vertes », il faut croire que le fruit n’est pas encore mûr. Par contre, quand on compare la consommation d’essence des voitures d’aujourd’hui et d’il y a 40 ans, on peut noter une amélioration dramatique. D’ailleurs, c’est ce qui explique pourquoi Toyota a surpassé GM au chapitre des ventes. Aussi, les hauts couts du pétrole encourage les entrepreneurs à trouver d’autres sources, notamment le gaz naturel, moins polluant. Partout où on en fait son extraction, l’économie explose comme au Dakota du Nord. Oh, il peut y avoir certains risques, mais la plupart seraient exagérés11.

Le conflit étudiant : La seule issue possible : Des élections générales :

Par Simon Leduc

Le plus long conflit étudiant des dernières décennies continue d’empoissonner la société québécoise. Les associations étudiantes semblent vouloir camper sur leur position. Pour eux, le règlement de ce litige passe seulement par l’annulation de la hausse des frais de scolarité par le gouvernement libéral. Le premier ministre Charest ne va pas céder aux pressions étudiantes. Il va maintenir sa décision gouvernementale. Le gouvernement libéral a tendu la main à quelques reprises aux étudiants, sans succès. Les négociations entre la ministre Beauchamp et les trois leaders étudiants ont été infructueuses. Il semble y avoir seulement une issue possible à ce conflit étudiant : des élections générales.

Les associations étudiantes ne veulent pas régler le conflit :

Depuis le début de cette crise, il y a une chose qui est très claire, les leaders étudiants ne vont jamais accepter la hausse des frais de scolarité. Ils sont de fervents défenseurs du gel. Cela veut dire qu’on est dans un cul-de-sac. Les trois futurs syndicalistes veulent avoir raison et ils ne désirent pas négocier de bonne foi avec le gouvernement libéral. La preuve, la ministre de l’Éducation leur a tendu la main à quelques reprises depuis quelques jours. Elle a proposé une bonification des prêts et bourses (afin d’aider les jeunes moins bien nantis) et d’échelonner la hausse sur une plus longue période. Les boycotteurs ont unanimement rejeté les offres de Québec (dans le cas de l’échelonnement de la hausse, seule la CLASSE s’est prononcée sur cela jusqu’à maintenant). Leur intransigeance fait persister ce conflit dans le temps. Les étudiants (les pro-boycotts) ne veulent pas payer leur juste part pour leurs études universitaires. Évidemment, c’est plus facile de faire payer les autres. Ce sont des bébés gâtés qui ne sont pas habitués de se faire dire non par une figure d’autorité. Ces futurs syndicaleux vont continuer d’emmerder la majorité silencieuse et de paralyser la métropole avec leurs manifestations.

Le gouvernement démocratiquement élu par les Québécois doit déclencher des élections pour mettre fin à ce fiasco :

Dans ce dossier, le gouvernement Charest a défendu les intérêts des Québécois. Le premier ministre a pris une décision et il n’a pas cédé au chantage de ces pleurnichards. Celui-ci a été critiqué de toute part pour sa supposée intransigeance dans ce conflit. Pourtant, la ministre de l’Éducation a vraiment tenté de mettre fin à ce litige en proposant un compromis : une bonification des prêts et bourses et l’échelonnement de la hausse sur une période de sept ans. Les libéraux ont mis de l’eau dans leur vin mais les leaders étudiants ne veulent rien entendre. La CLASSE a déjà rejeté l’offre gouvernementale. Il ne faut pas être surpris. Ces hurluberlus veulent rien de moins que la gratuité scolaire. Si la FECQ et la FEUQ rejettent la proposition de Line Beauchamp, le gouvernement n’aura pas d’autres choix que de déclencher des élections générales.

Le conflit étudiant nuit énormément à la métropole montréalaise. Les petits commerçants qui travaillent comme des forcenés pour nourrir leurs familles sont pris en otage par les manifestations qui sont devenues quotidiennes. Le premier ministre Jean Charest doit prendre ses responsabilités et mettre fin à cette crise. Si tous les groupes étudiants rejettent l’offre du gouvernement, le déclenchement d’élections générales sera la seule façon de mettre un terme à cette crise sociale. Ce n’est pas seulement les étudiants qui ont le droit de parole sur cette question mais bien l’ensemble des Québécois. Après tout, ce sont eux qui payent plus de 88% du financement des universités par l’entremise des taxes et impôts. La société québécoise doit régler ce litige avec une consultation démocratique. Ceux qui sont contre la hausse des frais de scolarité pourront voter pour le Parti québécois ou Québec solidaire (ils sont contre la hausse). L’autre camp pourra voter pour le Parti libéral du Québec ou la Coalition avenir Québec (les pro-hausses).

Cet affrontement empoisse la Belle province depuis plus de deux mois et il faut que cela cesse. Le déclenchement d’élections générales est la seule solution pour sortir de l’impasse. Laissons les Québécois trancher, c’est cela la démocratie après tout.