Le capitalisme : la bénédiction insoupçonnée

 

Par Pierre-Guy Veer

Pour la deuxième fois en autant de semaines, on nous casse les oreilles avec tous les clichés anticapitalistes imaginables. Après le Jour de la Terre, c’est au tour de la Fête internationale des Travailleurs (1er mai) de nous « rappeler » tous les « méfaits » du capitalisme, cette fois-ci sur les « pauvres » travailleurs sans défense. La Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC) appelle d’ailleurs à une grève sociale illimitée «  pour mettre fin au capitalisme, parce que sans nous, les capitalistes ne sont rien ».

 

Pourquoi tant de haine envers le système économique qui leur a permis de vivre? En effet, avant la Révolution industrielle, les enfants avaient 40 fois moins de chance de survivre à l’enfance et les femmes, 60 fois plus de risque de mourir durant l’accouchement1. Pourquoi tant de haine envers le système économique qui les a sauvé d’une entrée précoce dans le monde du travail? C’est le capitalisme qui a permis à leur père de gagner assez d’argent pour que le reste de la famille n’ait pas à s’épuiser prématurément2 – l’entrée massive des femmes sur le marché du travail s’explique par une forte baisse du pouvoir d’achat, et donc de l’intervention du gouvernement3. Pourquoi tant de haine envers le système économique qui leur rend la vie tellement plus facile? C’est grâce au capitalisme – la production de masse pour la masse, pour citer Ludwig Von Mises – qu’on a inventé la roue, le papier, l’agriculture, la poterie, le tissage, la métallurgie, la monnaie, les banques, le moteur à vapeur et à explosion, la radio, l’électricité, l’ordinateur, etc. Oh, certains plaideront que nous n’en sommes pas plus heureux, et c’est peut-être vrai. Par contre, nul ne peut nier que notre vie s’en trouve grandement facilitée; peut-on imaginer marcher pieds nus – les souliers sont aussi une gracieuseté du capitalisme – de Québec à Montréal en plein hiver?

 

La main visible du gouvernement

 

Si la CLAC veut se plaindre, qu’elle le fasse contre le gouvernement. Il est LE responsable de TOUTES les crises économiques depuis les 100 dernières années4 : la Grande Dépression a été causée non pas par le capitalisme, mais bien par un État hypertrophié5 et une banque centrale qui a trop fait fonctionner la planche à billets – ce fut également une des causes principales de la stagflation des années 70, principalement par l’abandon total de l’étalon-or et de l’adoption d’une monnaie uniquement fiduciaire par Nixon; la bulle technologique des années 90 a été causée par une décennie de manipulation artificielle des taux de change et des taux d’intérêts6; enfin, la crise économique qui sévit toujours, si l’on se fie à ce qu’était l’emploi avant la crise et maintenant7, a été causée par l’État, notamment par des taux d’intérêts trop bas, la nationalisation des hypothèques à risque8, la quasi obligation pour les banques de prêter à tous même si la personne peut tomber enceinte ou reçoit de l’assistance publique9, et ce même si les politiciens savaient que cela encourait plus de risque10 – on estime la somme extorquées aux banques à 4,5 billions $ (oui, avec 12 zéros)11 depuis l’adoption du Community Reinvestment Act en 1977, et j’en passe sûrement.

 

Empirer les conditions de travail

 

En plus de causer les crises économiques, l’État est aussi le principal responsable des mauvaises conditions des travailleur et, par la bande, de la population.

 

En effet, la quasi totalité des lois du travail son au mieux inutiles : le salaire minimum cause du chômage12 – c’était d’ailleurs le but recherché lors de son implantation13; le corporatisme des professions limite grandement l’offre et augmente substantiellement les couts, notamment dans le domaine médical14; les différents « acquis sociaux » du monde du travail (assurance parentale, congés et vacances obligatoires, régime d’épargne « volontaire », heures de travail contrôlées) augmentent grandement les couts, en plus d’empêcher les personnes de travailler à leur guise – les socialistes allemands du 19e siècle étaient d’ailleurs opposés aux législations de Bismarck en ce sens, quoique pour les mauvaises raisons15; les lois en faveur des syndicats (pas de vote secret pour l’accréditation, cotisation obligatoire, blocage des briseurs de grève) créent un chômage institutionnalisé16, consomme les capitaux actuels17, augmentent les couts de production18 et est une violation flagrante de la propriété privée19.

 

En conclusion, si les socialistes de la CLAC veulent vraiment changer le monde, qu’ils dirigent leurs énergies vers le principal coupable de nos malheurs : le gouvernement. Sans son intervention dans l’économie, tout s’améliorerait substantiellement. Plutôt que d’avoir affaire à sa coercition et à son favoritisme, nous serions obligés de tout négocier de gré à gré, et tout le monde serait gagnant. Aussi pourrions-nous finalement renouer avec la croissance en ayant des taux d’intérêts fluctuant selon les besoins du marchés, ce qui enlèverait les cycles économiques, et en pouvant finalement investir les profits dans la recherche et le développement plutôt que de s’en faire voler jusqu’à 48 % par le fisc20.

2Mises, Ludwig Von. Human Action : A Treatise on Economics Institut Ludwig Von Mises, Auburn, Alabama, 1998, p.612

5Rothbard, Murray N. America’s Great Depression, Mises Institute, Auburn, Alabama, 2000

6Garrison, Roger W. et Callahan, Gene. Does Austrian Business Cycle Theory Help Explain The Dot-Com Boom And Bust? The Quaterly Journal Austrian Economics, Vol 6, No.2, été 2003

14http://www.journalmetro.com/linfo/article/1020953–pas-touche-au-monopole-medical–page0 Remarquez toutefois que même déréglementées, certaines professions continueraient d’être plus chères à cause de leur longue formation, comme cardiologue et neurologue

15Mises, Ludwig Von. Marxism Unmasked: From Delusion to Destruction, Foundation for Economic Education, Irvington-on-Hudson, NY, 2006, p.24

16Mises, Ludwig Von. A Critique of Interventionnism, Ludwig Von Mises Institute, 2011, p.9-10

17A Critique of Interventionnism, p.104

18Human Action, p. 363

Soyez sympa! Partagez!

4 réflexions au sujet de « Le capitalisme : la bénédiction insoupçonnée »

  1. Je trouve ça un peu honteux pour un « économiste » de faire l’apologie du capitalisme en faisant ce genre de démagogie. Si l’état était responsable du niveau de vie de ses citoyens, explique moi comment ça se fait qu’il n’y ait pas un seul pays dans le monde qui n’ait pas une dette à rembourser à une banque, une corporation ou un pays plus riche? Il y a un phénomène universel qu’on observe depuis maintenant des dizaines d’années, et ça s’appelle la lutte des classes. Autrement dit, il y a des gens qui se sont tellement enrichis (et le plus souvent par corruption) qu’ils empêchent à d’autre d’avoir un niveau de vie correcte et les écrases en plus sous une pression financière. Des gens devenus tellement riches qu’ils ont le pouvoir de payer des lois auprès des gouvernements que tu accusent afin d’en avoir les bénéficies. On se retrouve avec une justice qui favorise les uns et défavorise les autres, alors qu’une vrai justice est faites pour ne pas subir de préjudices de la part des autres justement. Le problème du capitalisme c’est l’accumulation de richesses. On engraisse le capitalisme mais très peu reçoivent concrètement qqch en retour. Le capitalisme n’a pas permis l’invention de toutes ces technologies, il a juste permis sa commercialisation. Ces technologies sont des inventions nées de la créativité des hommes. C’est l’héritage de nos ancêtre à tous et ça devrait nous revenir de droit, de la même manière qu’on hérite du savoir de nos parents. Le capitalisme est probablement une des pire choses qui nous soit arrivé car il place l’argent avant les valeurs fondamentales d’un individu. Aujourd’hui, c’est l’argent qui détermine la place de chaque être, humain ou animal, dans la société. On ne nait pas tous égaux devant le capitalisme et dès la naissance on est déjà rangé soit dans la case ouvrier soit dans la case homme d’affaire, et rare sont ceux qui partent d’en bas et se retrouve en haut. Le capitalisme est un système qui ne marche pas du tout, responsable de bien des misères dans le monde: guerres, destructions de l’environnement, asservissement du travailleur, sou- alimentation des uns et alimentation nocive pour les autres, criminalité (car oui, c’est la pauvreté qui engendre la criminalité, pas l’inverse), soins de santé corrompus,…et j’en passe. Ca ne vaut pas mieux que le féodalisme. On vit au 21ème siècle exactement de la même manière qu’au moyen-âge: la classe inférieur qui travaille comme esclave pour la classe supérieur, l’élite, les riches.

  2. quel article immonde et plein de mauvaise foi
    cuba subit l’agression économique des embargos (acte international imposé par les n,ations scélérates aux nations qu’elle veulent voir affaiblir socialement et économiquement bref dans la pauvreté et la misère parce que les dictatures ploutocratie capitaliste ne tolère pas d’autre forme de gouvernance surtout de celle qui les empêche de faire leur crasse avec des populaces moyenne.

    honk kong c’est du capitalisme mais ce n’est pas la chine.
    honk kong est une colonie européenne depuis 2 siècle
    qui à vouloir montrer l’emergeance de la chine encore faut-il montrer de vrai lieu chinois.
    et ce qui détermine le progrès d’une nation ce n’est pas son idéologie clairement mais sa capacité à se défendre des intrusions étrangère sous toute ses formes. la chine peut devenir un concurrent et une menace économique à l’empire européen mégalomaniaque bâtit sur la destruction et l’esclavage des anciennes civilisations africaine amérindienne asiatique ces siècles passés. mais depuis MaO zEDONG qui a libérer son peuple et lui à donner la maitrise des armes nucléaire. la chine est le pays souverain par excellence au monde.
    un pays ravager par lesi ntrusivité européennes raciste durant les 19 et début du 20ém siècles.
    un pays qui s’est relever en assurant la sanctuarisation de son territoire ce que permet les armes nucléaire.
    et de ce fait empêcher les tentatives de balkanisation de ce pays.
    ainsi que les manigances des capitalistes utilisant les moyens comme le mercenariat, les espions et la corruption des élites comme il se fait en amérique du sud et surtout en afrique pour maintenir un climat scléroser social ce qui permet aux nations capitaliste de continuer le pillage des ressources naturel en choyant ceux qui leur permette ce pillage les idiot-utile qui accolent la signature de ces sous états sur les accords et autre traité penser et fait par l’européen le capitalisme.
    celui ci dévalorisant la valeur des biens africains ne permettant alors pas aux africains de voir leur niveau de vie augmenté. parcontre ils voient les idiots-utile à la solde des étrangers occuper les plus haute fonction de leur société tout à se pavaner mégalomaniaque et déficient mentaux à se prendre pour des célébrités ou empereur.

    ce pourquoi le gouvernement chinois sa politique est encadré par une organisation clé définissant la raison d’être du gouvernement ses actes. afin qu’aucune tentative déstabilisante destructrice planifier par les capitaliste ne puisse fonctionner.

    la chine debout d’aujourdh’ui,c’est seulement grâce à Mao Zedong jamais au capitaliste qui il y a 200 ans était plus intéresser à piller les savoirs et technique chinoise pour en faire commerce et les « vendre » mêmes au chinois après les avoirs tyranniser sous les traités inégaux les contraignants à acheter les merdes produite par l’européen produit mais pas inventeur.

Les commentaires sont fermés.