La réaction de la gauche concernant la Loi spéciale : Un mépris de démocratie?

Par Simon Leduc

Après vingt-deux heures de débats houleux à l’Assemblée nationale, le gouvernement libéral a adopté la Loi spéciale 78 avec l’appui des députés de la CAQ. Cette législation contient trente six articles mais les trois grands volets sont les suivants : la suspension des sessions dans les établissements en boycott jusqu’au 17 août, permettre aux étudiants de retourner en classe en toute tranquillité et l’encadrement du droit de manifester. Est-ce que la réaction de la gauche prouve qu’elle ne respecte pas la démocratie?

L’adoption d’une loi spéciale : une décision inévitable du gouvernement libéral:

Cela fait treize semaines que cette crise sociale empoisonne la société québécoise et plus particulièrement la métropole montréalaise. Les commerçants, les montréalais et les automobilistes sont les victimes de ces groupes radicaux qui font de la casse durant les manifestations nocturnes. Les étudiants (qui veulent étudier) se faisaient intimider et harceler par les carrés rouges aux portes des établissements postsecondaires. Le gouvernement Charest devait agir afin de mettre fin à ces actes illégaux. Il a adopté une loi spéciale pour mettre au pas ces extrémistes. Dorénavant, les organisateurs d’une manifestation qui regroupera plus de cinquante personnes vont devoir en informer les policiers huit heures avant le début de leur rassemblement. Avec cette mesure, certaines personnes affirment que le gouvernement libéral brime les libertés individuelles des manifestants. Cela se défend mais a-t-on pensé aux droits et libertés des commerçants, montréalais et automobilistes qui en ont marre de se faire écœurer par des casseurs et anarchistes?

La réaction de la gauche réactionnaire :

Sans surprise, la gauche québécoise a unanimement dénoncé et attaqué le projet de loi spécial du gouvernement libéral. Premièrement, les associations étudiantes ont dit que cela allait envenimer la crise sociale. La CLASSE refuse de se soumettre à cette loi qui selon elle, est injuste et attaque une génération entière. C’est une déclaration fausse. La législation veut mettre au pas une minorité d’étudiants radicaux qui ne veut pas respecter la loi. Selon Gabriel Nadeau-Dubois, cette loi est digne d’un régime autoritaire. Ce petit gamin n’a pas peur du ridicule. S’il veut voir quelque chose de ridicule, il a juste à se regarder dans le miroir. Certains manifestants n’ont pas de classe. Lors de la manifestation monstre du 22 mai, ils ont traité la femme d’un chroniqueur politique bien connu de salope, cela me lève le cœur. Deuxièmement, le Parti québécois a voté contre ce projet législatif. Dans ce dossier, l’opposition officielle a choisi de défendre une minorité d’anarchistes qui veulent faire avancer leur cause en utilisant la violence Pauline Marois a tourné le dos à la majorité silencieuse qui en a marre de se faire empoissonner la vie par une gauche radicale. Mme l’opportuniste crasse a décidé de flirter avec l’extrême-gauche. Et elle va en payer le prix au prochain scrutin. Il y a une chose qui doit être claire, cette politique a été adoptée par une majorité de députés élus de l’Assemblée nationale. Elle a force de loi et on doit la respecter et s’y soumettre.
Le mouvement progressiste respecte la démocratie quand cela fait son affaire. Quand un gouvernement légitime adopte une loi qui va à l’encontre de ses intérêts, il crache sur la démocratie et il va manifester dans la rue pour l’intimider et la faire reculer. Il faut que les gauchistes comprennent qu’une société civilisée ne peut pas fonctionner comme cela. Un gouvernement ne peut pas céder devant la violence et l’intimidation. Qu’on l’aime ou non, le gouvernement libéral de Jean Charest a été élu par le peuple québécois le 8 décembre 2008. Il a la légitimité démocratique pour diriger la province jusqu’à la fin de son mandat. Si les étudiants n’aiment pas Jean Charest, ils ont juste à voter contre lui aux prochaines élections générales.

Tous les Québécois doivent dénoncer haut et fort les appels à la désobéissance civile de la part d’une gauche radicale (Amir Khadir, la CLASSE, Léo-Paul Lauzon, François Avard, etc.). Cette attitude n’est pas acceptable dans une société de droit. L’attitude de la gauche québécoise durant cette crise sociale prouve bien qu’elle n’a aucun respect pour la démocratie, point à la ligne.

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5 réflexions au sujet de « La réaction de la gauche concernant la Loi spéciale : Un mépris de démocratie? »

  1. Paradis fiscal, corruption, pot de vin, contournement des lois, non-respect des accords internationaux sur l’environnement = Désobéissance social.

    Pourtant peux de ces actes sont commis par la gauche radical (si une telle chose existe au Québec)

    Mais votre regard semble être étroit et fixé sur ceux que vous démonisé.

    Il ne faut pas oublier que la corruption et l’indifférence vis-à-vis du bien commun qui règne au sein de ce gouvernement à créer un climat propice à la désobéissance sociale.
    Rappelons que des gens comme Martin Luther King et Gandhi ont également eu recourent à cette pratique…

    1. Franchement, vous comparez la situation des noirs américains dans les années 50 (ils combattaient la ségrégation raciale) à la situation des pauvres étudiants (augmentation ridicule de 50 cent par jour des frais de scolarité). Faire une telle comparaison prouve bien que vous ne connaissez rien à l’histoire américaine. Je ne sais pas si je devrais rire ou pleurer.

      1. Ne soyons pas dupe, il ne s’agit pas ici d’une simple augmentation des frais.

        Il s’agit clairement de l’endettement de la classe moyen dans le but de maintenir la majoritée esclave du système monétaire capitaliste.

        Il s’agit bien d’une lutte pour l’égalité, non pas en raison de notre origine ethnique mais de notre condition financière.

        Je vous invites a refaire vous calcul, car a terme l’auguementation sera bein plus que 50 cent.

        Riez ou pleurer, pleurer de rire même, cela m’est bien égale.

        Vous ne présenter d’ailleur aucun argument…

  2. Je suis de droite, donc je m’oppose à toute loi qui vient restreindre les droits individuels. Il y a déjà des lois pour permettre aux étudiants d’aller à leur cours (des injonctions), il suffit de les faire respecter, plutôt que de voter une loi qui interdit les attroupements. Les vrai personnes de droite s’oppose aussi à cette loi.

    1. Je suis de droite, donc je m’oppose à toute loi qui vient restreindre les droits individuels.

      Mais selon votre autre commentaire, vous êtes favorable à l’idée de brimer les droits d’autres étudiants qui veulent poursuivre leurs cours sur un simple vote.

      Il y a déjà des lois pour permettre aux étudiants d’aller à leur cours (des injonctions), il suffit de les faire respecter, plutôt que de voter une loi qui interdit les attroupements.

      Le problème avec les injonctions est que ce sont des cas individuels et qu’elle ne sont valides que pour les étudiants qui en font la demande. Elles ne permettent pas de réouvrir les portes des cégeps et universités à tous ceux qui s’y présentent. Alors pour permettre cet accès, la loi 78 était nécessaire.

      Pour les restrictions au droit de manifester, l’article qui demande aux organisateurs d’informer la police de l’itinéraire et l’heure ne vient que réaffirmer des règles déjà existantes au niveau municipal et à bien des endroits dans le monde, ils demandent bien plus que 8 heures d’avis.Là ou je m’objecte, c’est que les amendes sont excessives et ratissent trop large.

      Mais vous avez raison, la base du problème est la réticence du gouvernement à appliquer les lois existantes et il demeure aussi réticent à appliquer la loi 78 d’ailleurs.

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