Les études universitaires sont-elles un droit?

Par Joey Laflamme

Je n’aborderai pas la cause de la hausse des frais de scolarité. Ou oui, je l’aborderai, mais dans un contexte plus large. C’est un débat où les arguments de chaque côté ont été largement entendu et j’ai l’impression que presque tout a été dit sur la question. Je ne perdrai donc pas mon temps sur les points techniques de la loi 78 ou les relations de cause à effet possible entre la hausse des frais et l’accessibilité. Je ne parlerai même pas de ce que l’on appelle la légitimité de la désobéissance civile, quoiqu’un jour je sens que je serai obligé d’y revenir. Non! Ici, il sera question de ce qui a été dit, selon-moi, de plus absurde à se jour. et, non, je ne suis pas en train de parler des propos d’Amir Ghandi ou de Rosa Nadeau-Dubois, mais bien du fait que l’éducation étant un droit, l’université devrait donc être totalement gratuite.

C’est qu’il est important d’évoquer est la différence entre un droit et une commodité. Deux concepts qu’il est très dangereux de confondre. Nous devons garder à l’esprit que : « Un gouvernement assez gros pour te donner tout ce que tu veux, est assez gros pour prendre tout ce que tu as. » comme disait Thomas Jefferson.

 

Les droits sont l’ensemble de règles qui régissent une société et qui sont soit voté à la législative ou bien par convention. Par convention, dans ce cas précis, j’entends la somme des valeurs morales individuelles qui, en s’accumulant, forme un ensemble de valeurs ou de codes d’éthiques commune. Aussi, notre société est basée sur deux principes : liberté et égalité. Ici, liberté prend le sens d’agir sans contrainte externe et le terme égalité revêt le sens d’une assurance que chaque citoyen dispose de la même liberté, ce qui vient limiter la première valeur. Puisqu’une liberté complète veut dire le pouvoir d’empiéter sur les droits d’autrui. On peut alors y aller de l’affirmation suivante : la liberté individuelle se limite à celle d’un autre citoyen. Une masse, même constituée par la majorité, ne peut empiéter sur la liberté d’un individu, puisque cette majorité ou cette masse de gens ne constitue que la somme d’individus et que nous avons admis que chaque individu doit bénéficier des mêmes droits. Donc, on forme un gouvernement et un tribunal pour que l’égalité des droits soit respectée. Alors avec ce concept on pourrait dire que la liberté n’est pas réelle puisque j’avais établi que c’était d’agir sans contrainte externe. Je réponds alors à cette objection, que la liberté à l’état de nature, sans valeur morale ou éthique, ne peut dériver que vers la tyrannie. Alors dans l’énoncer des deux valeurs, la liberté mentionnée n’est pas la liberté dont jouit l’humain à l’état de nature, mais une liberté qui s’est civilisée et modérée. Une société ne peut être réellement libre, si seulement un petit groupe sélect de celle-ci est la seule à en jouir, alors l’égalité est la limite de l’action humaine, basée sur les conséquences de son action sur un autre individu, semblent être la seule limitation à cette liberté. Par exemple, prendre le bien d’autrui par la force est du vol et contrevient au principe que chaque individu a des droits sur ses propriétés ainsi que le fruit de son labeur. J’en tire alors deux règles : d’abord l’état, qui est formé par convention, a le devoir de s’assurer que le droit de tous et chacun soit respecté, ensuite on ne peut utiliser son droit pour écraser le droit d’autrui. Pour prévenir ce genre d’abus, l’action de l’état devient légitime.

 

Une commodité est plutôt le terme employé pour désigner tout objet ou service qui est échangeable contre un autre bien. Il peut s’agir de choses aussi matérielles qu’immatérielles. La confusion entre un droit et une commodité provient du fait qu’un droit, tel que le droit à la vie, vient avec un devoir qui souvent est une commodité. Pour reprendre l’exemple du droit à la vie, se nourrir est le devoir relier à se droit et la nourriture est une commodité puisqu’il s’agit d’un produit échangeable contre un  autre bien, plus couramment la monnaie. Une commodité gratuite implique une personne de force dans l’échange, qui normalement n’aurait rien à voir dans l’échange de bien et de service entre les deux personnes concernées. Ou bien cette personne travaille pour la personne qui obtient le service, ou bien pire encore, la personne qui offre le service travail pour le client gratuitement, contre son gré, ce qui est de l’esclavage. Aussi une commodité gratuite implique qu’on oblige une personne par le bras de la loi à donner un service, même si ce service ou ce volet du service va à l’encontre de ses valeurs personnelles. Par exemple, un médecin à l’emploi d’un système de santé publique qui se voit obliger de pratiquer un avortement contre son gré. Un échange juste se fait toujours entre deux personnes ou partis consentants à ce que l’échange est lieux et qui tirent chacun avantage de l’échange. Dans le cas de la gratuité forcée par l’état, on y implique que le service doit être donné par la force et avec les biens d’une autre personne, qui autrement n’aurait rien à voir dans l’échange.

 

Dans le cas du débat sur les frais de scolarité, pour entrer dans le vif du sujet, je rappelle que je me suis donné pour mandat avec ce texte de réfuter l’affirmation suivante : « L’éducation est un droit, donc l’étude universitaire devrait être gratuite. » D’abord si l’étude universitaire doit être gratuite parce que l’éducation est un droit, pourquoi suis-je donc obligé de payer des livres à la librairie? Ne s’agit-il pas un moyen de s’instruire justement celui de lire un livre? Donc pourquoi payer pour un livre? Et les documentaires, c’est très éducatifs ça, pourquoi je paierais au club vidéo? Maintenant est-ce que l’université est un droit ou une commodité? À la base les gens qui sont des tenants de la gratuité prennent un raccourcit énorme en disant qu’en entrant à l’université tu paie pour l’éducation. Par éducation on parle de l’action d’apprendre, ou de développement de compétences intellectuelles dans ce cas-ci. Le fait est que lorsqu’on paie une institution de haut savoir, on ne paie pas notre éducation à proprement parlé. Comme je l’ai dit précédemment, les moyens de s’instruire sont divers, mais certains moyens sont de meilleures qualités que d’autres. Par exemple, la seule lecture d’un livre n’est pas suffisante en soit, dans le sens que seul à lire et tenter d’interprété on est plus sujet à l’erreur que si on est guidé dans notre lecture par quelqu’un de compétent dans la matière dont on tente d’acquérir la maîtrise. L’université offre ce genre de service. Il offre la possibilité d’apprendre de quelqu’un qui a un haut niveau de maîtrise dans un domaine donné. Beaucoup voient l’idée de marchander le savoir comme étant une aberration. Mais alors, marchander une ressource aussi précieuse que la nourriture n’est-elle pas une aberration de pire nature? On sait tous que si la nourriture devient gratuite, on en perdra la valeur et qu’un jour viendra une grande famine, puisque les gens auront « acheté » toute  nourriture disponible. Si nous rendons la nourriture gratuite, nous n’en verrons plus la valeur, donc notre réflexe sera de la gaspiller. Le traitement fait à l’eau et à l’électricité, qu’on ne paie pas au prix de marché, en est une preuve manifeste. Maintenant si on transpose cette situation à celle des universités, on a un professeur qui possède une connaissance X, des gens qui possèdent cette compétence il y en a un nombre sélect et des gens qui sont disposés à le donner en cours ils sont encore moins nombreux, alors imaginez le nombre qui sont compétent quand vient le temps de transmettre X aux élèves. Donc la connaissance transmise par des gens compétents dans la matière et qui est compétente dans l’art de la transmettre est une ressource en soit assez rare pour qu’on procède à se qu’on appelle la rationalisation par le marché. Alors on peut entendre aussi les justifications sur le fait que je considère l’humain comme un produit dont on peut vendre les services comme on vend du pain ou une voiture? Et bien sur quel concept croyez-vous qu’est bâtie la dynamique des échanges entre le consommateur et le vendeur? Vous croyez que vous payez uniquement pour la voiture quand vous l’achetez? En réalité, quand on paie pour un service on doit avoir en tête que l’on paie en réalité une ou plusieurs personnes pour abattre les obstacles entre un besoin et un service qui vient combler le besoin. Comme je l’ai expliqué plus haut, lire un livre par soit même n’est pas la meilleure manière d’apprendre les sujets que le livre couvre et peut mener à une erreur d’interprétation. Dans le cas qui nous intéresse. L’université emploie des gens qui servent à la base pour la recherche. Il se trouve que cette personne a lu le livre et peut aider à guider le lecteur dans son apprentissage en lui démontrant une interprétation plus près de la réalité du contenu du livre.

 

Finalement avec tout ce que je viens de dire sur la question, il est facilement démontrable que l’étude universitaire appartienne plutôt à la catégorie de la commodité bien qu’il soit relatif au droit à l’éducation. Puisqu’il s’agit d’un service offert par un établissement de haut savoir à une personne qui est prête à se départir d’un bien qu’il possède ou possédera plus tard. L’université peut alors financer ses recherches et le client apprend la matière qui lui permet de combler son besoin. Il ne peut s’agir d’un droit, puisque si j’obtiens l’université gratuite cela se fera aux dépens d’une personne qui est à l’extérieur de l’échange. Ensuite, la personne qui offre le service sera alors forcée de me donner les services demandés par l’état ou la société en général, même si un volet contrevient à ses valeurs personnelles. Étudier à l’université ne peut pas être un droit contrairement à la liberté de parole puisqu’en disant les mots que je dis actuellement je n’engage que ma propre personne dans les conséquences et la portée qu’elles pourraient avoir.  

Le communisme libertaire, ou l’absurdité utopique

J’essaie autant comme autant de me détacher du conflit étudiant, mais je trouve très difficile de m’en détacher. Particulièrement, ce conflit a mis en lumière des groupuscules jusque là inconnus du grand public comme par exemple, l’Union Communiste Libertaire (UCL). Afin de mieux connaître ces groupes, il convient de mieux définir ce qu’est le communisme libertaire ou anarcho-communisme. Ayant déjà eu des débats avec des tenants de cette idéologie, je crois pouvoir vous permettre d’y voir plus clair.

Anarchist communism[1] (also known as anarcho-communism and occasionally as free communism or libertarian communism[2][3][4][5]) is a theory of anarchism which advocates the abolition of the state, markets, money, capitalism and private property (while retaining respect for personal property)[6], and in favor of common ownership of the means of production,[7][8]direct democracy and a horizontal network of voluntary associations and workers’ councils with production and consumption based on the guiding principle: « from each according to his ability, to each according to his need« .[9][10]

Excusez la définition en anglais, mais laissez-moi vous mettre un petit peu au parfum de ce que tout ça veut dire.

Que veulent dire « abolir l’état, le marché, la monnaie et la propriété privée » et qu’est-ce que ça pourrait donner dans les faits?

Tout d’abord, il y a dans cet énoncé une grande contradiction. Le marché étant tout simplement un amalgame d’échanges volontaires entre individus et la propriété privée étant le droit à l’individu de garder et disposer librement du fruit de son labeur, je me demande comment les communistes libertaires proposent de les abolir et continuer d’empêcher les gens de transiger entre eux et accumuler du capital (le fruit de leur labeur) sans l’usage de la force? Et si la force doit être utilisée pour non seulement abolir le marché et la propriété privée, mais pour maintenir cet état de chose, comment faire sans un état totalitaire? Croient-ils vraiment que les individus se plieront volontairement à ce genre de restriction?

Sans compter que du côté économique c’est d’une absurdité extrême.

Comment comptent-ils avoir une économie où il est interdit de transiger entre individus, est où ces individus ne peuvent garder le fruit de leur labeur. Comment peut-on parler de propriété personnelle, sans propriété privée? Et comment peut-on avoir une économie le moindrement sophistiquée sans monnaie ou système d’échange. On sait déjà que le troc ne fonctionnera pas.

Les communistes libertaires sont en fait des communistes qui croient pouvoir maintenir un ban de tout ce qui motive le genre humain à ce lever le matin et aller produire quelque chose tout en ayant un état décentralisé et anarchique de démocratie directe et de libre-association, sans réaliser que la libre-association ne peut se produire que quand on laisse les gens libres de transiger entre eux et que qui dit liberté de transaction, dit libre-marché.

Contrairement aux libertariens et volontaristes qui rêvent d’une société sans état où chacun est libre de transiger librement avec qui ils veulent, quand et comment ils veulent, sans intervention de l’état, les communistes libertaires s’imaginent pouvoir empêcher les gens de transiger librement et conserver le fruit de leur labeur sur une base totalement volontaire, parce qu’ils désirent abolir l’état. Donc finalement, ce sont des libertariens qui sont totalement incultes et illettrés en économie et qui sont totalement incapables de s’imaginer que leur utopie ne puisse s’établir sans un état totalitaire qui va donc répéter inévitablement toutes les erreurs de tous les régimes « communistes » du passé.

Et on accuse les libertariens d’utopisme…

Gagner sa liberté en quittant le Québec (partie 2 de 2)

 

Par Pierre-Guy Veer

 

Des services présents quand on en a besoin

 

Un autre point positif de la terre d’adoption de Julie est la facilité d’obtenir des soins de santé. « Le lendemain de notre déménagement, mon conjoint a débuté ses traitements de chimiothérapie ». Aussi, comme les impôts sont bas, on n’a pas l’impression de payer deux fois quand on va à l’hôpital. « Et les médecins sont facilement accessibles. Je peux prendre un rendez-vous médical en moins d’une semaine, et le pédiatre, même si j’appelle son bureau le dimanche, me contacte le jour même pour me conseiller de prendre rendez-vous ou d’aller à l’urgence. »

 

Parlant des urgences, celles de Houston sont absolument incomparables à celles du Québec. « Dans les hôpitaux privés d’ici, il n’y a aucune attente et tous les examens imaginables sont disponibles. Même l’hôpital public du comté, dont l’urgence et plusieurs services sont gratuits, offre tous les services, quoiqu’il peut parfois y avoir de l’attente. Je me rappellerai toujours cet homme obèse qui se plaignait à un journaliste parce qu’il avait attendu à l’urgence durant … trois heures.

 

« En comparaison, mes frères qui ont des enfants ont parfois dû attendre 17h pour voir un médecin à l’urgence – j’ai entendu dire qu’un délai d’attente de 48h était fréquent aussi[1]. Non seulement doivent-ils souvent attendre pour passer des tests médicaux, mais ils doivent répéter sans cesse leur histoire médicale puisque leur médecin est souvent indisponible. »

 

Se responsabiliser pour l’assurance

 

Évidemment, comme le système de santé n’a pas un assureur unique comme au Québec, plusieurs choisissent de contracter une assurance. « Oui, il peut y avoir beaucoup de paperasse, remarque Julie. Connaître les compagnies de même que les services qu’elles couvrent est presque une profession en soi! Toutefois, je n’ai jamais eu de problème, malgré le cancer de mon conjoint et mes deux accouchements. Il m’en coute 568 $ par mois. » Lors de l’obtention d’un emploi, les gens négocient un tel avantage pécuniaire.

 

Afin de s’assurer que tout fonctionne bien, une personne doit cependant demeurer vigilante. « Je dois toujours m’assurer que la compagnie a payé la facture. » Encore là, elle dit ne jamais avoir eu de problème majeur.

 

Atlas commence à soupirer

 

Malheureusement, le havre de libertarianisme relatif qu’est le Texas commence à disparaître. « J’avais déménagé du Québec à cause de la réglementation étouffante et des impôts trop élevés. De plus en plus, c’est ce qui se produit aux États-Unis. Jamais je ne vivrai dans un monde socialiste. Je serais prête à déménager, mais où irais-je? » se questionne-t-elle.

 

Comme au Québec, les programmes publics sont abusés par plusieurs. Son mari lui en dit des vertes et des pas mûres au sujet des programmes publics de santé (Medicare[2]/Medicaid). « Il est témoin de tellement d’aberrations, comme cet homme qui, malgré une transplantation, continue à fumer. »

Toutefois, ce n’est rien comparé aux immigrants illégaux qui profitent des largesses du système. « Comme les hôpitaux ne peuvent refuser de patients, plusieurs femmes immigrantes en profitent pour accoucher à l’hôpital. D’autres se font soigner et disparaissent ensuite dans la brume. » Il est donc à prévoir que, pour palier ce manque à gagner, les impôts vont augmenter…

 

Aucun espoir?

 

En conclusion, Julie croit que s’en est fait de l’espoir de changement pour le Québec. « Il y a six mois, j’aurais peut-être été plus optimiste. Mais avec l’arrivée du conflit étudiant, je me suis rendu compte que cette mentalité de s’accrocher au gouvernement n’est pas prête de partir. Je ne crois pas voir de grands changements de mon vivant.

 

« Oh, il y a bien des libertariens présent – il semble y avoir une tendance dans la région de Québec –, mais ce ne sont pas des militants car ils ont une vie. » D’autres personnes partagent son pessimisme. Son beau-père est maintenant professeur en Chine, et il n’a pas l’intention de revenir.

 

 



[2]    Pour les aînés

La gauche québécoise est-t-elle intolérable?

Par Simon Leduc

Depuis le référendum de 1995, c’est le calme et la paix qui régnait sur la société québécoise. Cela a changé avec le conflit étudiant qui s’est transformé en une véritable crise sociale. La hausse des frais de scolarité a été un prétexte pour la gauche pour dénoncer et diaboliser son ennemi idéologique et le gouvernement Charest. Grâce à ce conflit, on a vu et constaté le côté sombre et obscur du mouvement progressiste. On peut se poser la question suivante : La gauche québécoise est-elle intolérable?

Amir Khadir : le représentant politique de la gauche radicale :

Depuis quelques semaines, les Québécois ont pu observé la vraie nature de l’unique député de Québec solidaire. Le député de Mercier ne se comporte pas comme un élu mais bien comme un voyou qui viole les lois en toute impunité. Après l’adoption de la Loi spéciale 78, le kamarade Khadir a lancé un appel à la désobéissance civile. Selon lui, une loi peut être violée si elle est injuste. Cet obscur personnage a une conception étrange de la démocratie. Dans ce dossier, l’attitude du solidaire est complètement inacceptable et doit être dénoncée. Dans une société de droit, tous les citoyens doivent respecter les lois votées par leur gouvernement démocratique. Sans cet état de fait, la Belle province serait plongée totalement dans l’anarchie. En fait, c’est peut-être ce que désire le co-chef de Québec solidaire. Cela ne me surprend pas de la part d’un parti qui a dans ses rangs, un mouvement qui prône la révolution armée : Gauche socialiste . Un élu du peuple qui se fait arrêter pour violation à la loi ne mérite pas de siéger dans le temple de la démocratie québécoise. Khadir est un être intolérable et radical. Le seul député de l’extrême-gauche québécoise devrait être destitué de son poste de député. Malheureusement, la procédure de recall n’existe pas au Québec contrairement en Californie et en Colombie britannique.

Richard Martineau : la cible privilégiée de la gauche :

Au début du conflit, Richard Martineau a clairement affirmé qu’il était contre la hausse des frais de scolarité. Celui-ci pense que l’État devrait couper dans sa cour au lieu d’endetter davantage les jeunes. Malgré cela, le chroniqueur du JDM est devenu la cible préférée de la frange radicale du mouvement étudiant. Comment peut-on expliquer cette haine envers lui? Il y a quelques semaines, M. Martineau a écrit sur son compte Twitter qu’il avait vu des jeunes boires de la sangria sur une terrasse à Outremont. Il voulait juste dire qu’il y a des jeunes qui sont issus de familles riches qui auraient les moyens de payer 50 sous de plus par jour pour leurs études. Depuis ce temps, Richard Martineau se fait harceler et menacer par une gauche qui ne tolère pas la critique. Dans ses chroniques, il dénonce les agissements des manifestants qui font de la casse à Montréal. Il ose critiquer les carrés rouges. Mon dieu, c’est un sacrilège. Richard Martineau mérite de se faire harceler jusqu’à sa demeure. Sur un site d’un groupe de musique, on peut y lire les mots suivants : TUER MARTINEAU, c’est dégueulasse. Richard Martineau a le courage de ses convictions et il ne doit pas céder à la haine et à l’intimidation d’une gauche extrémiste.

J’aurais pu donner d’autres exemples de dérapages de la part des progressistes comme la comparaison de Jean Charest avec Hitler. Cela démontre bien qu’une frange de la gauche québécoise (Québec solidaire, la CLASSE, la CLAC, certains artistes, les syndicats, Léo-Paul Lauzon, etc.) est intolérable. Elle ne tolère aucune critique contre les carrés rouges. Celle-ci doit comprendre que chaque Québécois a le droit à son opinion, même les gens de droite. Cette obscure gauche méprise la démocratie et l’état de droit. En tout cas, cette crise sociale aura permis aux Québécois de voir le vrai visage de ces supposés défenseurs de la veuve et de l’orphelin.

Gagner sa liberté en quittant le Québec (partie 1 de 2)

 

Par Pierre-Guy Veer

Pour la gauche québécoise (qui veut plus d’impôts pour les « riches » et plus d’État dans l’économie), le diagnostic est sans équivoque : le Québec s’approche du paradis sur Terre. Ses programmes sociaux généreux font l’envie du reste du monde (le fameux « modèle » québécois), ses lois du travail, jumelées à un haut taux de syndicalisation, empêchent les travailleurs d’être « exploités » par des employeurs sans scrupule et ses bas frais de scolarité postsecondaires permettent aux plus pauvres d’avoir accès à l’université.

 

Toutefois, la réalité est toute autre. Plusieurs personnes, exaspérées de vivre là où le gouvernement est tellement présent qu’il en devient étouffant, ont décidé de quitter la Belle Province pour d’autres cieux. C’est notamment le cas de Julie Lesage Charland, cofondatrice d’un site Web[1] qui raconte le témoignage de ceux et celles qui ont quitté, de même que des conseils pour les personnes qui y songent.

 

La vie de Julie, jusqu’à tout récemment, n’aurait jamais laissé présager qu’elle quitterait son Trois-Rivières natal. « Lors du dernier référendum, j’avais voté Oui, se rappelle-t-elle. Comme mes parents, j’étais une fervente séparatiste. Encore aujourd’hui, je pense que le Québec est une société distincte.

 

« Toutefois, avec le temps, je me suis rendu compte que la province voulait garder cette distinction dans une bulle, et elle commençait à peser lourd. »  Un des éléments déclencheur a été son conjoint, infirmier de profession. « À cause des syndicats, il pouvait difficilement combattre l’ancienneté et être promu », précise-t-elle. Il a également souffert d’un grave cancer, et les médecins qu’ils a vus lui ont fortement conseillé d’aller aux États-Unis pour des soins, puisqu’il aurait dû attendre trop longtemps au Québec.

 

Mais la goutte qui a fait déborder le vase fut sa fille, diagnostiquée autiste à un très jeune âge. « Elle fut placée sur plusieurs listes d’attente, et ce malgré le fait qu’une telle attente risquait de la handicaper encore plus. »

 

Le gouvernement, cette fausse panacée

 

Au début, elle croyait, comme plusieurs, que le gouvernement allait l’aider. « Des psychologues ont suggéré qu’elle aille en CPE (garderie publique) afin de développer sa sociabilisation. Malheureusement, et malgré des fonds accordés par le gouvernement, personne ne voulait de la petite. Rendue à quatre ans, elle était encore sur des listes d’attente pour voir orthophonistes et ergothérapeute. C’en était trop. Au Québec, on a droit à tout, mais rien n’est disponible », se plaint-elle.

Le comédien Charles Lafortune vit une situation semblable à Julie – il en avait discuté à Tout le monde en parle. « Il a dit qu’il serait prêt à payer pour les services, probablement comme des milliers d’autres parents dans notre situation. Cependant, trop de personnes croient encore que le gouvernement va les aider, ce qui n’arrivera pas », croit-elle.

 

Certains semblent s’apitoyer sur leur sort. « Même s’il faut attendre cinq ans pour voir un spécialiste, certains préfèrent “vivre pour la société”. Ils iraient même, s’ils sont diabétiques, jusqu’à refuser de passer avant un patient cancéreux. Pourtant, en passant avant, ils libèreraient la liste d’attente. »

 

C’est donc par amour pour sa fille qu’elle a déménagé en banlieue de Houston, au Texas. Ce déménagement a été facilité par l’emploi de son conjoint – qu’elle qualifie « d’emploi à visa facile ». Sinon, le déménagement aurait été difficile, voire inexistant.

 

À la fois conservateur et libertarien

 

À première vue, le Texas pourrait en effrayer plus d’un. « C’est une contrée très conservatrice. À mon arrivée il y a huit ans, la sodomie – on visait principalement les homosexuels par cette loi – était un crime. Les gens ici ne parlent pas beaucoup de sexualité et sont fortement pro-vie, contrairement au Québec. Finalement, la religion est très présente; je n’avais jamais vu ça au Québec. »

 

Mais en regardant de plus près, on se rend compte que l’État de l’étoile solitaire[2] est nettement plus libertarien qu’il n’en paraît. « Ici, je ne paie que 10 % de mon salaire en impôt à l’État, et les taxes sont moins élevées. Même la capitale, Austin, réputée pour être plus à gauche à cause de son grand campus de l’université de l’État, est une grande partisane de Ron Paul. »

 

Parlant de ce politicien, Julie ajoute qu’il est plus populaire que ne le laisse transparaitre les médias. « La télévision est sensée représenter le pouls de la population. Or, ce n’est pas le cas; on tente de minimiser son influence, pourtant très grande. Partout autour de moi, on souhaite que le gouvernement nous laisse en paix! », affirme-t-elle.

 

Libertarienne à l’os

 

Julie a vite fait d’adopter cette mentalité. « Comme nous n’utilisons pas de garderie, je me lève chaque matin à 4h pour m’occuper de mes enfants, malgré mon emploi du temps chargé (elle travaille à la maison à temps plein). Aussi, bien que nous aurions droit à Medicaid[3], nous ne l’utilisons pas. Nous sommes parfaitement capables de nous occuper nous-même de nos enfants. »

 

Bref, son libertarianisme se propage partout. À ce sujet, elle constate le gouffre qui sépare sa mentalité de plusieurs Québécois. «  Au Texas, on se prend en main en famille. Au Québec, il semble que le gouvernement nous prend en charge du berceau à la tombe. Malgré tous les rapports accablants au sujet des CHSLD, les gens y laissent encore leurs parents et leurs grand-parents. C’est gouvernemental après tout, on n’a pas besoin d’y penser… Au Texas, les gens auraient vite fait de retirer l’être aimé de cet enfer. »

 

D’ailleurs, elle est heureuse que ses enfants puissent grandir dans un tel milieu. « Je préfère qu’ils deviennent des “méchants américains”que des moutons québécois. Ici, malgré les peurs qu’on nous faisait, les gens sont très accueillants et aidant, et ils croient vraiment à l’entraide. Pendant plusieurs années, il n’y avait que des pompiers volontaires dans notre ville pour tous les quarts de travail. Mon conjoint y a d’ailleurs offert ses services. En entendant cela, plusieurs personnes de notre entourage pensaient : “Y sont ben cheap!” »

 

Par ailleurs, ce milieu est dirigé par un gouvernement qui fait confiance au gros bon sens de ses citoyens. « Il y a ce qu’on appelle la Castle Law au Texas. Il nous est permis, si on se croit en danger, de tirer quelqu’un qui pénètre notre propriété sans invitation préalable. Évidemment, nous savons utiliser notre jugement. Et les gens sans mauvaises intentions aussi. Nous vivons près d’une école, et il nous arrive de recevoir des ballons. On vient toujours cogner à notre porte avant d’aller les chercher. »

 



[2]    Lone Star State en anglais

[3]    Programme fédéral qui paie notamment les soins des personnes pauvres ou handicapées

Pas assez pour finir de payer l’hypothèque

Par Noémie Ladouceur

La moitié des boomers doivent concilier leur remboursement hypothécaire avec l’épargne retraite. Selon statistiques Canada, la population des baby-boomers représente 30% de la population québécoise. Ce sondage fut relevé à l’automne dernier par la Banque CIBC, 75% des Canadiens âgés de 45 à 64 ans sont endettés.

 Une dette négligée?

 Cette situation précaire pour certains des boomers les oblige à envisager de repousser la retraite de quelques années. Dans l’ensemble, ils sont pris dans un dilemme soit prendre des vacances, ou rembourser les dettes récurrentes. Une majorité opte pour les multiples vacances, un train de vie qu’ils désirent également conserver lors de la retraite. En parallèle, le gouvernement déposa en avril le projet de loi C-38 qui repoussera la période de retraite de 65 à 67 ans.

 On note que les boomers ont différentes dettes, toutefois, la plus grosse dette négligée reste le paiement du prêt hypothécaire. Ainsi, il y a la marge de crédit, la carte de crédit comparativement aux prêts hypothécaires qui détiennent un taux légèrement plus élevé dans certaines situations, ne fait que croître sur un plus long terme la dette.

 Discuter avec un conseiller financier

Source de l'image: unebanque.netIl est possible de redresser cette situation financière précaire. En effet, selon les conseils d’expert de services financiers. En effet, il existe des ressources afin de réévaluer les emprunts faits afin de mettre en place une meilleure stratégie de remboursement. À titre d’exemple, il est possible de convertir ou consolider certaines dettes afin de diminuer les différents taux payés aux institutions. Ainsi, avec un peu d’effort, il est possible de faire diminuer plus rapidement sa dette.

 Il faut miser sur des stratégies de remboursement simple lorsque l’on approche de la retraite, comme des remboursements du capital de leur prêt hypothécaire ou la mise en place d’un budget qui leur permettra de garder un bon cap sur leurs dettes et épargnes. D’autre part, on note les répercussions et l’ajustement des banques. En effet, en mai dernier, la Banque CIBC diminua son taux d’intérêt hypothécaire sur un prêt à taux fixe sur 5 ans.

 Ainsi, ceux qui considèrent la revente de leur propriété afin de faire une nouvelle acquisition immobilière. Il y a plusieurs considérations ainsi que calculs financiers à faire avant d’entreprendre les démarches. En effet, consulter une agence de prêts hypothécaires qui vous aidera à faire les calculs de vos avoirs, ainsi que les taux hypothécaires disponibles dans le but de savoir si vous aurez des mensualités que vous pouvez endosser.

L’ironie de l’augmentation des cotisations des associations étudiantes

 

Par Joey Laflamme

Donc annonce d’une hausse des frais de cotisation de 100% pour une année par les assos, mais il y a quelques mois pour une hausse de 75% sur sept ans on emmerde la province au complet. Notez quand même l’ironie de la situation, les membres d’associations étudiantes en grève bloquent l’accès aux cours, cassent les noix de ceux qui veulent aller à leur cours en beuglant et en jouant de la trompette dans les couloirs, ces même personnes qui harcèlent et intimident leurs membres (membres bien malgré eux d’ailleurs) au nom d’une hausse selon eux  injustifiée, se tournent vers les étudiants, les membres qu’ils représentent et leur demandent plus.

C’est d’un ridicule consommé. Réfléchissons-y un peu. Ces personnes se disent trav… manifester au nom de la gratuité scolaire au du moins, à des frais qui ne nuirait pas à l’accessibilité mais augmentent les frais de cotisation forcé. À mon sens, c’est le frais que je ne paierai pas si on m’en donnait le chois. Après tout, la liberté d’association (droit garanti par la charte des droits et liberté du Canada) implique qu’on a un choix à faire librement de s’associer ou non; et même s’il s’agit d’un groupe apolitique, je ne vois pas l’intérêt d’être membre d’une association étudiante ou de cotiser pour eux. J’ai fait une session de cégep jusqu’à maintenant et je ne me suis jamais dit que j’avais désespérément besoin d’une asso étudiante pour me représenter, à la base je vais là pour étudier et être évalué selon la qualité de mon travail. Je ne dis pas que dans certains cas les associations étudiantes ne sont pas pratique, c’est toujours bien d’avoir des gens qui ont le temps d’examiner un cas de notes d’examen qui a été, selon l’élève, douteux par exemple. C’est des choses qui peuvent arriver et c’est vrai qu’ils offrent une foule de services franchement intéressant (qui pourrait leur permettre de se financer eux même, par exemple à Garneau le Café oxymel) et le fond de dépannage est très bien aussi. Par contre là où je ne suis plus leur logique, qui leur a donné le mandat de bloquer l’accès aux cours ou par quel logique tordue on peut arriver à la conclusion que dans l’intérêt des étudiants on peut faire des assemblées sans informer personne pour donner un mandat de grève  (mandat qui, aux yeux de la loi, n’est que pure fiction) le tout dans des assemblés avec votes à mains levée (ou la nouvelle invention du vote à la main levée et la tête baissée)?

Ce qui m’amène au deuxième point de cet argumentaire, celui de leur légitimité d’augmenter les frais. On parle des mêmes associations qui trouvent justifiable de prendre sans mon consentement une partie de l’argent que je paie pour mon inscription et qui en font….. Who knows? Bien sûr ils disent le faire pour mon intérêt parce que rappelons-nous qu’ils me connaissent sur le bout de leurs doigts et savent se qui est bon pour moi plus que n’importe qui, même moi! Mais pensons en consommateur; parce qu’ils sont à notre service pas vrai? Si on pense à tout les abus que les leaders étudiants ont endossé, sur la base de faire respecter une décision démocratique, ont-ils vraiment le droit d’augmenter nos cotisations ? Ils l’ont,  mais méritent ils plus d’argent des étudiants? On parle des même gens qui bloquent l’accès aux cours, intimidaient les gens qui portaient le carré vert ou qui s’adonnait à des votes à mains levée et quand ça n’allait pas dans leur sens jouait avec des procédures pour omettre de lever l’assemblé pour ensuite passer à une autre vote une fois que les gens contre la grève ont foutus le camp…etc. La liste est longue. Imaginez n’importe quelle situation du genre. Prenons l’exemple de Mc Do. Bon, mauvais exemple parce qu’on a le choix d’acheter ou non chez Mc Do mais passons. Accepteriez-vous de payer plus cher votre burger si on crachait dedans? Ou qu’on vous donnait un service médiocre, vous iriez voir ailleurs. Ainsi que si on m’en donnait l’option, je ne donnerais pas un sous aux associations étudiantes puisque je n’ai pas l’impression d’être représenté et d’après les offres faites à la ministre Courchesne, (celui de couper dans les crédits d’impôts pour les étudiant dep et dec technique), je suis loin d’être le seul, enfin j’espère parce que j’aurais une drôle d’impression qu’on soufre tous d’un syndrome de Stokholm.

Le vrai et le faux libéralisme (2e partie)

Par Pierre-Guy Veer

Le pot : économie

 

Pour continuer sur le sujet de l’économie, les « liberals » s’enorgueillissent des lois antitrust, du « bailout » du secteur automobile, TARP (le « bailout » du secteur bancaire) de même que le transport en commun.

 

Pour qui connait le moindrement l’économie, il n’y a pas de quoi s’enorgueillir de quoi que ce soit. Toutes ces « réussites » sont des interférences nuisibles au bon fonctionnement de l’économie. Les lois antitrust en sont probablement le meilleur exemple. En effet, la base même de ces lois est complètement fausse1. Ce qui a amené c’est loi, c’est la jalousie et non l’efficience. C’est le gouvernement qui décide maintenant si une compagnie baisse « trop » ses prix et dérange le marché2. On empêche ainsi le marché (et donc les consommateurs) de décider le prix à payer et qui offrira tel produit. Car si une compagnie devient grosse sans protection du gouvernement, c’est qu’elle est la plus efficace, comme l’a avoué la Cour suprême lors du procès de Standard Oil3.

 

Le sauvetage financier des secteurs automobile et bancaire (TARP) a été tout aussi nuisible pour l’économie. Dans le premier cas, on a refusé de reconnaître la gifle de la main invisible du marché, qui a puni GM est Chrysler pour leurs choix discutables et qui a récompensé notamment Toyota, qui est maintenant première au chapitre des ventres sur la planète.

 

Tout comme le secteur de l’acier4, le secteur de l’automobile5 a toujours joui d’une forte protection de la part du gouvernement aux ÉU. En plus de couter très cher par emploi, « sauvegardé »6, ces tarifs douaniers ont plus d’inconvénients que d’avantages. L’augmentation de prix qu’ils causent – à cause de la diminution de l’offre – diminue la consommation intérieure et cause donc un appauvrissement de la société. Aussi, ils causent en quelque sorte un « ramollissement » des producteurs protégés. En effet, étant blindés de la concurrence étrangères, ceux-ci se soucient peu si leurs couts de production sont les meilleurs. C’est ce qui a joué un tour à GM et à Chrysler; déjà en 2007, ils faisaient moins de profit par véhicule vendu que Toyota7, sans compter les énormes cours reliés aux contrats de travail8.

 

Quant aux banques, leur sort n’est que la suite logique d’une très longue intervention qui a commencé dans les premiers temps du pays. Après 1837, le président Jackson a décidé de ne pas renouveler la charte de la Second Bank of the United States, une espèce de banque centrale primitive9. Dès lors, les banques ouvraient suite à l’obtention d’une charte étatique. Malheureusement, plusieurs États aux finances douteuses ont truqué les banques en les faisant acheter des obligations surévaluées en échange de billets de banque. Les banques avaient ainsi plus de billets que de réserves. Dans un système bancaire réellement libre, ça ne serait pas arrivé puisqu’un gérant de banque sain d’esprit ne prendrait pas le risque d’émettre plus de billets qu’il n’a de réserves d’or et d’argent10.

 

Mais ce système n’est rien comparé à celui qui gouverne les ÉU depuis la création de la Federal Reserve (la Fed, la banque centrale) depuis 1913. L’émission de billets par les banques privées a été arrêté, laissant le monopole à la Fed. Jumelé à une diminution substantielle des réserves obligatoires, le monopole d’émission de billets de la Fed est sans doute le plus grand responsable de l’inflation que nous connaissons depuis 100 ans11. D’autres mesures gouvernementales, dont la Fderal Deposit Insurance Corporation, ont augmenté encore plus l’instabilité du secteur bancaire en assurant que, peu importe ce qui se passe, le gouvernement allait rembourser un certain montant des épargnes perdues lors d’une faillite bancaire. Cela s’est reflété dans le comportement des banques : au milieu des années 80, suite à la faillite du secteur des banques d’épargne et de prêts (S&L), on s’est rendu compte que leurs réserves atteignaient… 0,2 % des dépôts – la Fed recommandait 1,5 %12. Finalement, on ne peut passer sous silence la crise bancaire de 2008, fortement influencée par les « liberals » et leur insistance pour faciliter l’accès à la propriété. Le gouvernement leur a été d’un grand secours, notamment en forçant les banques à prêter à n’importe qui13, quitte à les mettre à l’amende même en toute conscience des risques encourus14, en nationalisant les hypothèques à risque créées dans tout ce chaos15, etc. D’ailleurs, ces comportements étaient tellement évident que les économistes d’allégeance autrichienne ont vu venir cette crise dès 200316; Ron Paul aussi a vu venir cette crise17.

 

Enfin, pour conclure le pot en économie, parlons maintenant du transport en commun. C’est le chouchou des « liberals », et plus particulièrement des environnementalistes, quand vient le temps de parle de développement « durable » (lire : avec intervention de l’État). Bien que je lui reconnaisse une utilité, sa glorification est totalement injustifiée. En effet, à moins de vivre dans un endroit central où se trouvent les épiceries, les écoles et les terrains de jeux (si on a des enfants) et les magasins, une voiture est absolument nécessaire. Pendant un certain temps, j’ai essayé de faire mon épicerie en autobus. Ce n’était pas à l’heure de pointe, alors j’avais de la place. Par contre, mon temps était limité si je voulais attraper ledit autobus (en soirée), sans compter que je devais parfois marcher jusqu’à un kilomètre pour retourner chez moi. C’est un miracle que mes épaules soient encore intactes.

 

Pour en revenir aux autobus, il faut mentionner qu’ils ne sont pas si écologiques hors des heures de pointes, c’est-à-dire la majorité de la journée18 (à l’exception, peut-être, des parcours Métrobus 800-801 à Québec). Aussi, leur gestion étatique est fortement inefficace, comparativement au privé19. En bout de ligne, c’est le contribuable qui paie la plupart de la facture20.

10Avant les années 30, le système monétaire fonctionnait selon l’étalon-or : chaque billet de banque, chaque pièce de monnaie avait son équivalent en or (ou plus rarement, en argent) dans les voutes d’une banque.

12ROTHBARD, Murray, The Case for a 100% Gold Dollar, Auburn, Alabama, 2005, p.4

La démesure

 

Par Philippe David

Je ne sais pas pour vous, mais moi je commence à en avoir ma claque de la rhétorique malhonnête des défenseurs des carrés rouges. Si on doit en croire cette rhétorique, le Québec serait une dictature digne de l’Allemagne nazie, le Chili de Pinochet ou la Syrie de Bachar el Assad. Curieursement, les comparaisons avec des régimes comme l’URSS, Cuba, la Chine Maoïste ou la Corée du Nord ne sont jamais évoquées. Aussi compare-t-on le combat des étudiants pour réduire leurs frais le plus près possible de zéro à la lutte des indiens contre le colonialisme britannique, des noirs sud-africains contre l’apartheid, des noirs américains contre les lois Jim Crow, des femmes pour l’égalité des sexes ou même des homosexuels pour le mariage gai et quoi d’autre encore! Suis-je le seul à trouver ces comparaisons outrageuses et d’une malhonnêté intellectuelle extrême?

Où sont les morts qui jonchent nos rues? Où sont les exécutés? Qui a été privé de son droit de s’exprimer pacifiquement? Qui a vu sa porte défoncée au milieu de la nuit pour avoir simplement exprimé une opposition aux hausses? Voyez comment ce genre de comparaisons discrédite le discours? Une fois qu’on le compare avec ce qui se passe réellement, il perd toute crédibilité. Comment oser comparer des régimes responsables de tant de morts avec notre gouvernement actuel ou comment comparer la cause des carrés rouges avec celles de gens dont les droits les plus fondamentaux ont été violés? C’est une insulte à tous ces gens. Chose certaine, dans ce débat, même Ghandi aurait probablement été tenté de lancer une godasse à Amir Khadir.

Les carrés rouges ont-ils de bonnes raisons de protester contre les hausses de frais? Absolument! Tout comme les contribuables ont raison d’être choqués par toutes les hausses de tarifs et de taxes qu’ils ont du subir de la part de M. Bonheur. La nouvelle taxe santé est révoltante, ainsi que l’augmentation de la TVQ et des tarifs comme les immatriculations. Toutes ces augmentations sont le symptôme d’un modèle social-démocrate à bout de souffle et qui a grand besoin de réforme. Le problème avec le socialisme est que l’argent d’autrui vient toujours à manquer, disait Margaret Thatcher. Le Québec bien près d’atteindre le point où il lui sera impossible de continuer d’emprunter pour continuer à financer des programmes qui ne peuvent pas être financés par les taxes et les impôts. C’est inévitable. On ne peut pas vivre à crédit indéfiniment.

Ce qui me chagrine des étudiants est qu’ils ont été endoctrinés par des profs marxistes et ne réalisent pas que le gel ou la gratuité n’est plus possible. Il croient que si seulement l’état était mieux géré, il y aurait suffisamment d’argent pour financer les universités sans piger dans leur poche, mais devinez quoi? Tous les gouvernements gaspillent et tous les gouvernements sont inefficaces. C’est la conséquence directe de dépenser l’argent des autres pour leur bénéfice. Il n’y a aucun intérêt à essayer d’en avoir le plus possible pour son argent quand cet argent n’est pas le nôtre et que nous ne le dépensons pas pour nous-mêmes. Bientôt, nous aurons de plus en plus de retraités pour consommer des services sociaux et de moins en moins de travailleurs pour payer des impôts. Comment croyez-vous qu’on va pouvoir payer pour nos beaux services sociaux? Contrairement à la croyance populaire, l’argent ne pousse pas dans les arbres. La seule solution sera de réduire radicalement la taille de l’état. Or, c’est loin d’être ce pourquoi les carrés rouges protestent.

Les carrés rouges et leurs supporteurs ne cessent de répéter que le Québec est en train de devenir un état policier fasciste et totalitaire. Il convient de rappeler aux gens de quoi aurait l’air un Québec sous la gouverne de Québec Solidaire  (Voir la critique de leur programme par Pierre-Guy Veer ici et ici).  Suffise de dire que des mesures comme le plafonnement du revenu, la confiscation des héritages et l’interdiction des publicités nécessitent un état totalitaire. Quant à la liberté d’expression, on n’a qu’à constater les abus que Gilbert Rozon, Richard Martineau, Sophie Durocher, et Jacques Villeneuve ont été les victimes pour s’apercevoir que pour la gauche, ce concept n’est bon que lorsqu’on pense comme eux et que si le camarade Amir Luther Ghandir venait qu’à prendre le pouvoir, que ses critiques se retrouveraient probablement « dans le nord »… derrière des barbelés…

Le conflit étudiant : Des élections générales estivales sont inévitables.

Par Simon Leduc

Cela fait quinze semaines que le gouvernement et les leaders étudiants s’affrontent sur la hausse des frais de scolarité. Le premier ministre Charest a toujours affirmé qu’il n’allait jamais reculer sur cette décision gouvernementale. À l’aube de la saison touristique (qui est menacée par les manifestations), le gouvernement libéral a décidé de convoquer les leaders étudiants à une nouvelle ronde de négociation afin de mettre fin à la crise. La ministre de l’Éducation a proposé à la partie adversaire de baisser la hausse des droit de scolarité Les futurs leaders syndicaux ont massivement rejeté l’offre gouvernementale. Le dogmatisme et l’intransigeance de ceux-ci empêchent tout dénouement à la crise. Est-ce que le déclenchement d’élections générales estivales est la seule façon de mettre fin à cette mascarade?

Le gouvernement a fait des compromis contrairement aux leaders étudiants :

Depuis le début de ce litige, le gouvernement libéral a réitéré son désir de hausser les frais de scolarité. Ce gouvernement a été réélu le 8 décembre 2008 pour diriger la province. Il a pris la décision d’augmenter les droits de scolarité et cette politique a été adoptée (c’était une mesure budgétaire) par une majorité de députés de l’Assemblée nationale en 2011. Le premier ministre est resté ferme sur cet enjeu et la majorité des Québécois l’appuie sur cette question. Le mouvement progressiste (les artistes, le PQ, QS, les associations étudiantes, les groupes communautaires, les écologistes et les grandes centrales syndicales) a férocement dénoncé la décision gouvernementale. Cela fait plus de quinze semaines que les gauchistes manifestent contre cette supposée politique injuste. Elle a tenté de faire reculer le gouvernement comme cela avait été le cas dans d’autres dossiers. Contrairement à l’intransigeance des boycotteurs, le gouvernement a fait un compromis qui est bénéfique aux jeunes de familles moins biens nantis : la bonification des prêts et bourses. Les associations étudiantes se sont campées sur leurs positions. L’offre gouvernementale a été rejetée unanimement par les trois marionnettes des centrales syndicales. Cela démontre bien leur dogmatisme et intransigeance. Les négociations semblent être au point mort et cette crise va se poursuivre durant la saison estivale.

En conférence de presse, le premier ministre a affirmé que son gouvernement a fait d’importantes concessions aux étudiants afin de mettre un terme à ce conflit qui déchire la société québécoise. La bonification des prêts et bourses va permettre aux familles pauvres d’envoyer leurs enfants à l’université Jean Charest a fait une déclaration qui résume bien le compromis de son gouvernement : «jusqu’à 51 000$ de revenu familial, c’est l’équivalent de la gratuité scolaire. Les prêts sont possibles jusqu’à 100 000$ [pour un revenu familial]. Des bourses, jusqu’à 72 000$… Les associations se battent pour qui, au juste?» . Le chef libéral a raison, la minorité étudiante défend les intérêts des familles riches qui payent des frais de scolarité ridiculement bas. Le Che Guevara québécois (Gabriel Nadeau-Dubois) se fout des étudiants de familles pauvres qui vont bénéficier de la gratuité scolaire avec la proposition gouvernementale. Les leaders étudiants sont les seuls responsables de la crise qui secoue le Québec depuis plus de trois mois.

À cause de l’échec des négociations, le plus grand événement touristique montréalais de l’année va être menacé par des manifestations étudiantes. Les apprentis sorciers communistes (Les gens de la CLASSE) vont tenter de nuire au Grand Prix de Formule Un du Canada qui aura lieu les 8, 9 et 10 juin à Montréal. Ces petits révolutionnaires vont causer un tort irréparable à la métropole montréalaise durant l’été et c’est toute l’économie du Québec qui va en souffrir. Gabriel Nadeau-Dubois se fout éperdument des travailleurs québécois. Cette mascarade doit prendre fin et le déclenchement d’élections générales estivales est la seule façon de mettre fin au conflit étudiant et de ramener le calme à Montréal. Les Québécois doivent avoir le dernier mot, point à la ligne.