La vertu inatteignable

Par Philippe David

Le sort de Daniel Breton était inévitable. De quoi était-il coupable? D’avoir fraudé l’assurance-chômage? D’avoir le pied pesant? De ne pas payer ses amendes, ou son loyer? D’avoir menti? D’être arrogant? Toutes ces réponses? Je ne chercherai pas à le défendre, certainement pas. Il était surtout coupable d’avoir tellement de squelettes dans son placard que les portes ne fermaient plus.

Suis-je content de sa démission? Absolument! Je ne m’en cacherai pas. Ceux qui me connaissent savent que je déteste le PQ et je n’aimais certainement pas Breton. Sa nomination comme ministre de l’environnement m’irritait au plus haut point. Il était un prêtre dans une religion dont certains adeptes souhaiteraient nous voir retourner à l’âge de pierre. Seule sa réaction à l’inversion de flux du pipeline Montréal-Sarnia démontre que notre ex-ministre vert était probablement aussi dogmatique qu’un créationniste. En plus, il est un écolo hypocrite puisqu’alors qu’il était reporter automobile pour évaluer des véhicules soi-disant « verts », il faisait l’essai d’une Porsche à 275 km/h. La Porsche était-elle hybride? Je me réjouis donc de son départ.

Ceci étant dit, cette histoire et toutes les autres histoires sordides de collusion, corruption, gaspillage de fonds publics et abus de confiance dont nous sommes quotidiennement bombardés récemment, m’amènent à une réflexion plus profonde. La commission Charbonneau, depuis son début, nous dévoile un système institutionnalisé de corruption et de copinage. Jusqu’ici, je crois qu’elle fait un excellent travail de confirmer et mettre a grand jour, ce que je crois, nous savions déjà, mais que nous refusions de regarder en face. La commission Charbonneau nous met effectivement le nez dans notre propre caca et nous demande d’en humer profondément l’odeur. Pourquoi je dis « notre » caca? Parce qu’ultimement, nous en sommes tous responsables dans notre aveuglement.

Revenons à Daniel Breton. De quoi était-il vraiment coupable, sinon d’être humain? Daniel Breton est une personne irresponsable, donc il n’aurait jamais dû être nommé ministre. Mais si vous regardez dans votre propre passé, n’avez-vous pas quelques épisodes dont vous n’êtes pas particulièrement fier? Croyez-vous que vous passeriez le test qu’on impose à nos élus d’être plus blancs que blanc. Combien de personnes peuvent vraiment se vanter qu’ils n’ont absolument rien à se reprocher? Si vous essayez de me dire que vous êtes si vertueux, je vous traiterai de fieffé menteur. Diogène n’a jamais trouvé son honnête homme et si on lui avait donné l’immortalité, il chercherait encore. Le problème en fait n’est pas que des personnes irresponsables se retrouvent dans des positions de pouvoir. Le problème est bien plus insidieux, c’est notre croyance que puisque nous ne sommes pas capables de nous gouverner nous-mêmes, nous devons choisir parmi nous des saints qui doivent nous gouverner. Qu’est-ce qui peut bien nous faire croire que ces gens feront mieux que nous? Que ces gens seront plus responsables. Que ces gens seront automatiquement plus honnêtes, du simple fait qu’ils arrivent à gagner un concours de popularité à tous les quatre ans? C’est de la pure délusion! De plus, le pouvoir corrompt. C’est la nature humaine. Et plus un individu aura de pouvoirs, plus il y a de risque qu’il soit corrompu. Les exemples abondent à travers l’Histoire. Il va aussi de soi que le pouvoir attire toujours le genre de personnalité qui désire manipuler les gens. Donc, plus la position comporte de pouvoirs et plus elle attirera des personnalités pathologiques. Alors pourquoi persistons-nous à croire que ce type de gouvernance peut fonctionner? Pourquoi nous attendons-nous que la classe politique soit plus vertueuse et plus responsable alors que le pouvoir attire les personnes les plus corruptibles?

Il y a plusieurs personnes qui croient comme moi que les pouvoir du gouvernement doivent être limités à la seule protection des droits individuels. Nous le faisons parce que nous savons pertinemment que la sagesse de la classe politique et des élites est un mythe et c’est probablement la plus grande fraude de l’Histoire.

Course à la chefferie libérale : Qui va l’emporter?

Par Simon Leduc

En mars prochain, les militants libéraux vont choisir le successeur de Jean Charest lors du congrès à la chefferie. Le prochain chef sera choisi grâce à la bonne vieille formule des délégués. La course libérale n’a pas vraiment pris son envol mais il faut s’attendre à beaucoup d’actions après le temps des fêtes. Après neuf années de règne de Jean Charest, le parti centenaire doit se choisir un leader qui va lui permettre de brasser des idées et de le mener à la victoire aux prochaines élections générales. Lequel des candidats va remporter la course?

Pierre Moreau : l’underdog qui veut se faire connaître :

Le député de Chateauguay est l’aspirant qui est le moins connu du grand public. M. Moreau est membre du Barreau du Québec depuis 1980. De 1981 à 2003, il a pratiqué son métier dans des cabinets d’avocats et il a enseigné en droit public et administratif à l’École de formation professionnelle du Barreau du Québec. Le député a été élu pour la première fois sous la bannière libérale lors des élections générales du 14 avril 2003. Il a occupé des fonctions mineures jusqu’à son ascension au Conseil des ministres en septembre 2011 (au ministère des Transports). Il est un habile communicateur et il a mis cette qualité en pratique lors de son passage aux Transports. Après le mandat houleux de Sam Hamad, M. Moreau s’est bien démarqué et il en surprit plusieurs malgré son inexpérience ministérielle. Le candidat libéral s’est lancé dans la course pour se faire connaître du grand public, des militants libéraux et de l’establishment du parti. Cela serait étonnant qu’il remporte la victoire mais sa présence va lui permettre de se démarquer au sein des troupes libérales. Ma prédiction : une troisième place.

Philippe Couillard : le candidat qui part favori :

M. Couillard a obtenu ses Doctorats en médecine en 1979 et en neurochirurgie en 1985. C’est un grand neurochirurgien qui a pratiqué sa profession jusqu’en 2003. Il a été le candidat vedette du PLQ de Jean Charest lors des élections de 2003. Il fût élu député libéral dans la circonscription de Mont-Royal. Celui-ci a été ministre de la Santé dans le gouvernement Charest de 2003 à 2008. Son grand talent de communicateur et sa capacité de rassurer les gens ont été salués par les personnes du milieu hospitalier. Il a tenu tête à Jean Charest lors de la controverse sur le choix de l’emplacement du CHUM. Il a gagné cette bataille devant son patron et cela a refroidi les ardeurs de l’establishment libéral face à lui.

Philippe Couillard semble être le grand favori dans la course à la chefferie libérale. Il a quelques qualités : sa capacité de rassurer les Québécois, c’est un bon communicateur et il a une certaine stature physique. Mais, il a de nombreux points faibles. Tout d’abord, je trouve que l’ancien élu a un bilan mitigé comme ministre de la Santé. Il faut souligner ses talents de communicateur. Mais sur le fond, sous son règne, le système de santé ne s’est pas du tout amélioré. Il a refusé de donner plus de place au secteur privé malgré le fait qu’il a quitté ses fonctions pour aller y travailler. Je vois dans cela une hypocrisie réelle. Devant les caméras, il défend bec et ongle le monopole public en santé mais en privé, il fait les louanges du secteur privé, c’est décevant comme attitude. Ensuite, l’aspirant chef du PLQ a quitté le gouvernement Charest en plein milieu de la croisière. Plusieurs personnes doivent penser que c’est un déserteur qui a sauté par-dessus bord du navire libéral avant qu’il frappe un iceberg. Soudainement, il décide de revenir en sauveur après l’accident qui a abîmé le paquebot libéral. Subséquemment, M. Couillard ne vient pas du secteur économique. C’est la marque de commerce du parti et les militants pourraient lui préférer le candidat de l’économie : Raymond Bachand. Je crois que M. Couillard va gagner le premier tour du scrutin mais il va se faire dépasser à la ligne d’arrivée. Ma prédiction : une deuxième place.

Raymond Bachand : le candidat de l’économie :

Raymond Bachand a obtenu une licence en droit de l’Université de Montréal en 1969. Il a une maîtrise et un doctorat en administration des affaires à la Harvard Graduate School of Business administration. Il a œuvré pendant des années dans le monde des affaires avant de faire le saut en politique : chez Métro Richelieu, au Fond de Solidarité de la FTQ, chez Culinar, etc. Il a aussi de l’expérience sur le plan politique. Il a travaillé au cabinet de deux anciens premiers ministres du Québec : René Lévesque et Pierre-Marc Johnson. En 2005, il a été recruté par les libéraux de Jean Charest. Celui-ci l’a nommé au ministère des Finances. C’est un poste qu’il a occupé de 2009 à 2012.

Le manque de charisme est le point faible du candidat à la course libérale. En effet, M. Bachand n’est pas très charismatique mais je ne crois pas que cela va lui nuire. Les militants doivent choisir le candidat le plus expérimenté et compétent sur le plan économique. Dans ce domaine, Raymond Bachand devance facilement ses deux adversaires. L’économie est sa grande force. Contrairement à ses deux rivaux, il a une grande expérience dans le monde des affaires. Ce n’est pas un hasard que le Québec Inc. lui a accordé son appui. Dans l’ensemble, il a quand même bien fait lors de son passage au ministère des Finances. Face à un gouvernement faible sur le plan économique, le PLQ doit choisir le seul aspirant qui est solide en la matière : Raymond Bachand. C’est pour cette raison que l’auteur de ses lignes appuie la candidature de l’ancien ministre des Finances. C’est un politicien de centre-gauche qui ne va pas faire trembler les colonnes du Temple (le modèle québécois) mais c’est le meilleur candidat en lice. M. Bachand va terminer deuxième derrière M. Couillard lors du premier tour. Les délégués de Pierre Moreau devraient en grande majorité l’appuyer lors du deuxième tour et assurer sa victoire. Ma prédiction : une victoire pour Raymond Bachand.

La spéculation invisible

Par Jean-Louis Caccomo

NDLR: Jean-Louis Caccomo est un économiste et écrivain français qui enseigne à l’Université de Marseille et l’Université de Perpignan. Ce texte que nous publions avec sa permission, discute des effets pervers de la gratuité universitaire en France, sujet plutôt pertinent ici au Québec. Nous lui souhaitons la bienvenue sur Contrepoids.

Imaginez que des parents financent les études de leurs enfants, en fermant les yeux, sans se soucier d’orientation, de réussite et de projet personnel. Si de tels parents ont à assumer l’intégralité du coût des études de leur progéniture, alors il arrivera un moment où ils demanderont des comptes. Ce n’est pas qu’ils soient économistes de formation, mais c’est dans la nature des relations humaines : si mon enfant me réclame tous les jours de l’argent de poche, je veux en connaitre son utilisation. S’il veut être libre d’affecter l’argent aux usages qu’il désire, alors il devra gagner lui-même son propre argent. Tel est le prix de la liberté : il faut donner en contrepartie du temps à la collectivité. C’est le sens du travail : la vraie solidarité. 
 
En France où l’on pose par principe que l’éducation constitue un service public, les parents ne prennent plus en charge l’intégralité du coût des études, même s’ils le font indirectement en tant que contribuable. Mais le contribuable n’a ni la même liberté ni la même responsabilité que le parent. Et plus il assume par la force des choses le rôle de contribuable, plus il se désengage de son rôle (irremplaçable) de parent. Or plus l’implication financière des parents (ou des étudiants) se réduit au fur et à mesure que grandit la sphère de la prise en charge publique, et plus le sens de la responsabilité est émoussé, entrainant une spéculation collective digne du pari pascalien.
 
Car, il y a la spéculation que l’on voit et que l’on s’empresse de dénoncer à chaque secousse boursière, et il y a la spéculation invisible que l’on ne contrôle plus mais qui engloutit pourtant notre argent à tous puisqu’il s’agit de l’argent public. Or n’oublions jamais que l’argent public n’est pas l’argent de l’Etat, mais l’argent que l’Etat nous a prélevé pour le gérer en notre nom afin de financer des biens et services publics qui ne sauraient être produits et gérés par les acteurs privés. Admettons qu’il existe des biens et services publics qui ne sauraient être produits et gérés par des acteurs privés, rien ne garantit pour autant que l’Etat soit rigoureux et compétent dans la gestion de tels biens, surtout s’il s’en accorde le monopole créant les conditions d’une absence totale de contre-pouvoir et d’obligation de résultats.
 Chaque année, la France consacre un budget important aux étudiants sans aucune évaluation de son résultat, juste pour faire du quantitatif, faisant croire au passage à certains jeunes esprits qu’ils sont faits pour les études alors qu’ils sont tout bonnement égarés dans des filières de complaisance ou des formations sans débouchés. Je fais ce constat amer sans réjouissance aucune. Mais chaque année, je suis convoqué pour les examens de rattrapage. Je compose de nouveaux sujets et je viens surveiller les épreuves (ce qui constitue un temps précieux pris sur mon temps de chercheur). Et chaque année, j’observe que la moitié des étudiants (par rapport au nombre d’étudiants officiellement inscrits) que l’on cherche pourtant à repêcher, ne s’est pas dérangée.
 
Je suis sans arrêt à l’affût d’étudiants motivés et qui veulent s’en sortir, et je consacre à cet effet une grande partie de mon temps à la coopération académique à l’étranger, notamment dans les pays émergents (en Thaïlande, en Syrie, en Algérie, au Maroc ou aux Comores…) où je rencontre d’excellents étudiants [1]. Par respect pour ces étudiants étrangers, sérieux et motivés, il faut aussi dénoncer ceux qui utilisent l’inscription à l’université française pour obtenir une carte de séjour et contourner ainsi les lois sur l’immigration, la motivation pour les études étant plus que secondaire (puisque ces étudiants inscrits ne viennent pas en cours). A leurs yeux, la qualité et la générosité du modèle social exercent plus d’attraction que l’excellence annoncée de notre système d’enseignement supérieur. Un économiste ne saurait leur reprocher d’être rationnel. C’est à nous de changer un système qui envoie des incitations qui ne sont pas de nature à faire émerger les meilleurs éléments et les meilleurs comportements. Il faut donc sélectionner et cela s’applique aussi aux étudiants français, sans discrimination fondée sur l’ethnie, le sexe, la religion ou la couleur de la peau. Seules les qualités personnelles et individuelles, les compétences acquises et la motivation comptent (c’est cela la vision humaniste et positive de l’individualisme), et elles peuvent être partout.
 
C’est pourquoi je suis aussi sévère à propos de ces étudiants français, qui se disent inquiets pour leur emploi et les perspectives de carrière, mais qui évitent les filières de formation offrant des débouchés alors que les secteurs concernés par ces formations peinent à trouver du personnel qualifié français. Alors en effet, un critère de sélection fondé sur la race, l’origine ou la religion ne saurait être pertinent ni moralement acceptable. Il faut encourager les cerveaux d’où qu’ils viennent, mais aussi savoir refuser ceux qui n’ont pas le niveau requis pour entrer à l’université, d’où qu’ils viennent aussi. Il ne peut y avoir deux poids, deux mesures. C’est en cela que la sélection est juste et nécessaire, et il ne peut y avoir d’orientation efficace sans évaluation des compétences et des motivations. L’orientation efficace implique une sélection juste.
 
Encore faut-il vouloir changer les choses. Car l’administration universitaire est complice dans la mesure où la dotation budgétaire que reçoit chaque université – autrement dit la part du gâteau que constitue la manne publique – est fonction du nombre d’inscriptions. Voilà comment on déchaîne un processus qui déclenche un dérapage de la dépense publique sans aucune garantie de résultats en termes d’orientations et de compétences acquises dans une spirale inflationniste que plus personne ne contrôle dans la mesure où un système de gestion collective centralisée efface le principe même de responsabilité. Dans le même temps, alors que notre pays ne se sort pas du problème lancinant du chômage, qui constitue un véritable cancer pour notre société, les entreprises installées en France sont obligées de faire appel à la main-d’œuvre étrangère dans un nombre croissant de secteurs (santé, hôtellerie et tourisme, bâtiment, banque…) et pour des postes qualifiés, à défaut de trouver les compétences (ou les motivations) requises chez nous.
 
Si l’on est donc en droit de reprocher aux banques de prendre des risques inconsidérés en prêtant à des ménages insolvables, on doit de la même manière épingler les comportements similaires en matière de capital humain, surtout que ce dernier constitue notre capital le plus précieux [2]. La frontière entre l’investissement public et le pur gaspillage est bien fine. Au nom d’une conception erronée et caricaturale de la démocratisation de l’université, la collectivité se retrouve à financer des études d’individus qui n’en ont aucunement le profil, les capacités et les conditions intellectuelles requises.
 
La dépense publique est un investissement (publiquement rentable à terme) dans la mesure où elle sert à financer les études de ceux – d’où qu’ils viennent – qui auront les aptitudes et la volonté de réussir. Grâce à leurs compétences acquises à l’université, et valorisées sur le marché du travail, ils deviendront demain de futurs contribuables, ce qui est une façon de rembourser la dépense initiale et de rentabiliser l’effort de la collectivité. C’est aussi cela être solidaire : on rend à la collectivité (par les impôts) ce qu’elle vous a avancé (en dépenses d’éducation et de formation).
 
Mais pour que cela fonctionne, encore faut-il évaluer et orienter, en d’autres termes, sélectionner, ce qui n’interdit aucunement d’ouvrir le plus largement possible le panel de sélection. La sélection n’est pas anti-démocratique tandis que les plus modestes feront toujours les frais de la non-sélection [3].
 
Dans le cas contraire, la dépense publique sera réalisée en pure perte si elle ne génère pas un flux de revenus futurs, prenant le risque d’augmenter encore – et au-delà du supportable – la part de la population définitivement à la charge de la collectivité (de futurs chômeurs bardés de diplômes).
 
 
 
[1] Il faut dire que, dans la plupart de ces pays, le système d’enseignement supérieur est resté très sélectif, le plus souvent calqué sur le fonctionnement des universités américaines de sorte que les étudiants refusés dans leur propre pays cherchent à tenter leur chance en France où il y a moins de sélection.
 
[2] On leur reprochait jadis de ne prêter qu’aux riches… Mais effectivement, le métier de financier implique l’évaluation des projets d’investissement en vue de faire la sélection des projets les moins risqués, l’épargne étant une ressource rare alors que ses usages peuvent être nombreux. La finance organise donc l’orientation de l’épargne aux meilleures affectations possibles.
 
[3] La sélection s’impose même moralement dans le système public où le coût des études est pris en charge par l’Etat. En effet, je ne peux pas être libre d’étudier ce que je veux avec l’argent des autres : si je veux être entièrement libre dans le choix de mon orientation, alors je finance intégralement le coût de mes études. Il en est de même pour une entreprise. Si elle veut être totalement libre dans le choix de ses investissements, elle doit autofinancer ses projets. Si elle finance à crédit ou si elle ouvre son capital, elle devra rendre des comptes à sa banque pour obtenir un crédit ou à ses actionnaires pour continuer à bénéficier de l’accès au marché financier. Dans la mesure où l’on dépend des autres, on doit rendre des comptes aux autres.

Les pleutres

 

Par Philippe David

Le budget a été déposé et sans surprise, le PQ a augmenté les impôts des contribuables gagnant plus de $100 000, rendu la taxe santé progressive,  augmenté les taxes sur le tabac et l’alcool, ainsi que dégelé les tarifs d’électricité. On distribue toutes sortes de bonbons. Les frais de scolarité et de garderies restent gelés, aucune coupure sérieuse dans la bureaucratie ou dans le BS corporatif. En fait, je me demande comment Nicolas Marceau arrive à dire qu’ils atteignent l’équilibre budgétaire en gardant son sérieux. Quand mon budget est équilibré, ma dette ne continue pas à grimper, alors comment se fait-il que malgré un transfert de 1,5 milliard du fonds des générations à la dette, celle-ci bondit quand même de $10 milliards et continue de croitre à $265 la seconde? C’est quand même prendre les gens pour des cons que d’essayer de leur passer un tel sapin avec de la comptabilité créative.

Nicolas Marceau, comme ses prédécesseurs a choisi la voie de la paresse et de la facilité et fait passer l’effort d’un retour fictif à l’équilibre budgétaire sur le dos des contribuables les plus taxés en Amérique du Nord.

Par ailleurs, on apprend que le PLQ, malgré qu’il décrie le budget, ne tiendra pas sa promesse de voter contre le budget. Il semble qu’ils ne feront pas équipe avec la CAQ pour renverser le gouvernement. Selon Jean-Marc Fournier, il serait irresponsable de forcer une élection après moins de 100 jours. C’est juste, mais ils pouvaient également former une coalition avec la CAQ pour remplacer le PQ. Avec plus de 60% de la population derrière eux, ils auraient toute la légitimité pour gouverner. Bien plus que le gouvernement actuel et c’est parfaitement constitutionnel. Il est impératif de déloger ce gouvernement de pee-wees. Je déplore que les libéraux agissent comme des pleutres. C’est pourquoi je suis fier d’annoncer ceci:

En réponse à ce budget presse encore le contribuable québécois comme un citron et dans le but de générer un mouvement de protestation, le Réseau-Liberté Québec initie la campagne « Non aux hausses d’impôt« . Cliquez sur le lien pour vous rendre au site web et signer une lettre ouverte enjoignant le gouvernement à renoncer à toute hausse du fardeau fiscal des québécois et exhortant les députés de l’opposition à voter contre le budget si le gouvernement ne recule pas. Le site a aussi une page vous permettant d’envoyer des courriels à tous les députés de l’opposition leur demandant de voter contre ce budget. Faites-vous entendre!

Budget : Contribuables, be very « inquiète »

 

Par Philippe David

Aujourd’hui Nicolas Marceau dépose son premier budget. Si on se fie à l’improvisation des deux derniers mois et aussi au fait que ce budget a très certainement été préparé à la hâte, il faut s’attendre au pire.

Le PQ est sclérosé par les écolos et les syndicalistes de tout acabit. Parions que seules ces clientèles seront satisfaites. Les écolos auront leurs moratoires et leurs subventions pour garder l’industrie de l’énergie verte sur le respirateur. Les étudiants auront leurs bonbons. Les fonctionnaires conserveront leurs privilèges indécents. Aucun programme inutile ne sera supprimé et vogue la galère!

Pour les contribuables et les entreprises les plus taxés en Amérique du nord, point de répit cependant. Je m’attends certainement à ce que leur fardeau s’alourdisse. Il y aura la taxe, pardon, la « contribution » santé, des hausses d’impôts et parions aussi qu’il y aura une hausse de la TVQ. Poursuivant leur idéologie, les péquistes augmenteront probablement les redevances minières. Bref, si le budget prévoit le retour à l’équilibre budgétaire, ce qui est quand même douteux, on peut être certains que ce sera nous qui devront se serrer la ceinture et non le gouvernement.

En bons illettrés économiques, les péquistes ne réaliseront pas que trop d’impôt tue l’impôt et que les recettes de l’état vont probablement diminuer plutôt que d’augmenter. Taxer les riches et les entreprises parait bien sur papier, mais dans la réalité les gens et les entreprises ajustent leur comportement en fonction des impôts et taxes qu’ils payent. N’avez-vous pas déjà refusé du temps supplémentaire parce que ça n’en valait pas la peine?

Pour les entreprises le jeu est encore plus simple. Les entreprises ne paient pas d’impôt. Pour elles ce n’est qu’un coût d’opération de plus et dans l’équation revenus/dépenses, elles n’ont qu’à refiler la facture à leurs clients, fournisseurs, employés et actionnaires. Bref, à vous et moi. Dans l’extrême, elles peuvent aussi se relocaliser. Vous vous souvenez d’Électrolux? Aussi combien d’entreprises ne démarreront tout simplement pas? Quant aux minières, vous croyez que le Québec est le seul endroit à posséder des ressources minières?

Enfin, je ne m’attends à rien de bon venant du PQ. Mon souhait serait que les libéraux et la CAQ fassent coalition et renverse cette bande d’amateurs au plus sacrant.

Le gouvernement Marois est-il majoritaire? :

Par Simon Leduc

Depuis son élection, le gouvernement du Parti québécois se comporte comme s’il était majoritaire. Seulement quelques jours après les élections du 4 septembre, les ministres du gouvernement ont pris des décisions unilatérales sans consulter personne : la fermeture de Gentilly 2, l’annulation de la hausse des frais de scolarité par décret, la mise au rancart de l’exploitation du gaz de schiste et une hausse d’impôts pour les riches. Le Parti québécois a continué sur sa lancée en prenant des décisions qui sentent le dogmatisme à plein nez. Il faut croire que les troupes de Pauline Marois n’ont pas compris qu’elles n’ont reçu que 31.7% du vote populaire.

Le gel des frais de scolarité et accorder le droit de grève aux associations étudiantes :

Le gouvernement Marois va organiser un sommet sur l’Éducation afin de discuter du sous financement des établissements postsecondaires et de la question des frais de scolarité. Force est de constater que cela sera un véritable show de boucane car les dés sont déjà pipés. En effet, le ministre de l’Enseignement supérieure a déjà annoncé que le gel des frais de scolarité va être maintenu en 2014. De plus, le gouvernement a remis en question le sous financement des universités. Il faut conclure que le gouvernement a déjà pris les décisions. Ce pseudo sommet sera un véritable cirque ou le PQ, les syndicats et les associations étudiantes vont rire en pleine face des contribuables québécois. Sortez vos portefeuilles mes amis et continuez de payer 85% du financement universitaire. Nos établissements universitaires vont continuer leur déclin sous le regard indifférent de la première ministre.

Ce n’est pas tout, le ministre des carrés rouges est ouvert à l’idée d’accorder le droit de grève aux associations étudiantes. Je n’en crois pas mes oreilles. Le ministre de l’Enseignement supérieur veut accorder le pouvoir à la minorité étudiante de bloquer l’accès aux salles de cours et cela en toute légalité. Ce gouvernement liberticide veut brimer et violer les libertés individuelles des jeunes qui vont vouloir étudier lors d’un éventuel boycott comme cela a été le cas le printemps dernier. Il faudrait faire comprendre au ministre dogmatique que c’est seulement les travailleurs qui ont le droit de grève. Les étudiants ne sont pas des travailleurs mais des clients qui payent pour un service. Ce gouvernement veut seulement faire plaisir aux jeunes radicaux au détriment de la majorité qui ne veut rien savoir des dérives idéologiques de leurs leaders étudiants.

La politisation du BAPE :

Il sera question brièvement de la politisation du BAPE par le gouvernement. Le ministre de l’Environnement a congédié les dirigeants de cet organisme neutre sans aucune raison apparente. Daniel Breton les a remplacé par deux de ses amis verdoyants : Louis-Gilles Francoeur (le journaliste écologiste du Devoir) et de Pierre Baril (le directeur général du centre de recherche Ouranos sur les changements climatiques). M. Breton est un militant environnementaliste radical qui s’oppose à tout développement des ressources naturelles. Sous le règne péquiste, le BAPE va devenir un organisme de propagande verdoyante. On peut être sûr que le développement économique va être totalement paralysé tant et aussi longtemps que ce gouvernement sera au pouvoir.

Le 4 septembre dernier, les Québécois ont accordé un mandat minoritaire au Parti québécois de Pauline Marois. Ceux-ci voulaient que le nouveau gouvernement travaille avec l’opposition majoritaire afin de faire fonctionner la maison de la démocratie québécoise. Pauline Marois aurait dû tendre la main à la CAQ et au PLQ afin de faire avancer l’économie du Québec dans un monde qui est dominé par l’incertitude économique. Le gouvernement Marois a décidé d’aller dans une autre direction : l’arrogance politique. Depuis son élection, les troupes péquistes agissent comme s’ils formaient un gouvernement majoritaire. Mme Marois a pris des décisions unilatérales sans consulter l’opposition qui est pourtant majoritaire à l’Assemblée nationale. Les politiques désastreuses de ce gouvernement ont plongé le Québec dans une incertitude qu’il n’avait vraiment pas besoin. Notre province doit se démarquer sur le plan économique afin de prévenir les coups des crises européenne et américaine. Celle-ci devrait encourager l’entrepreneuriat afin de favoriser la création de richesse et non pas de l’égorger avec de nouvelles hausses d’impôts. Le gouvernement a mis en place des mesures économiques socialistes (la majorité s’oppose à cela) qui seront néfastes pour le Québec. Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois n’a pas respecté le résultat électoral et il doit être renversé. Le premier budget Marceau va être déposé le 20 novembre prochain. Pour le bien du Québec, la CAQ et le PLQ doivent renverser le gouvernement du PQ lors du vote de confiance sur le budget. Le lieutenant gouverneur pourrait demander aux libéraux et aux caquistes de former un gouvernement de coalition. La majorité des Québécois ont voté pour ces deux formations politiques et celles-ci doivent prendre leur responsabilité et mettre fin au règne du gouvernement sortant. Est-ce que la CAQ et le PLQ auront le courage de faire cela, c’est à suivre…

Le grand délire

 

Par Philippe David

J’ai failli tomber en bas de ma chaise quand j’ai lu cette semaine que notre ministre de l’éducation supérieure, Pierre Duchesne, songe à légaliser le droit de grève étudiant. Ceci équivalant à donner à une infime minorité d’étudiants radicaux le droit de paralyser les cégep et universités quand bon leur semble, avec ou sans bonne raison.

La démocratie étudiante est une farce

Les grands supporteurs de l’idée du droit de grève, le draperont de noblesse et de vertu en le représentant comme l’expression d’une volonté démocratique des étudiants. Ils représenteront ces étudiants qui, voulant faire valoir leur droit de recevoir un service pour lequel ils ont payé en obtenant des injonctions légales comme de sales petits égoïstes qui ont osé contourner la volonté collective de l’ensemble des étudiants exprimée par voie démocratique. Un petit rappel : pendant tout le conflit du printemps dernier, près du trois quart des étudiants des cégep et universités n’étaient pas en grève. D’ailleurs, depuis que les associations étudiantes existent, la démocratie étudiante a toujours été une aussi grosse farce que les élections de commissions scolaires, elles-mêmes une orgie d’élections par acclamation par manque de candidats et qui se passent dans le désintérêt le plus total de la population. La réalité étant que généralement, la plupart des étudiants collégiaux et universitaires n’ont rien à foutre des associations étudiantes, ils sont trop occupés à faire leurs travaux pour décrocher leur diplôme.  Seule une minorité des étudiants militent activement dans les associations, surtout parmi ceux qui fréquentent les concentrations les moins exigeantes. Peu d’étudiants de médecine et de génie ont le temps de participer aux assemblées, mais les étudiants de philo, eux, ont tout le temps du monde. Ce n’est donc pas surprenant que même les votes de grève sont décidés par moins de 10% des étudiants. Quelle démocratie!

La démocratie est supposée protéger les droits individuels

La démocratie est supposée protéger les droits individuels, pas les piétiner. Le fait qu’une majorité d’individus votent pour dépouiller quelqu’un de tous ses biens  est-il dans l’esprit de la démocratie? Non, pas plus que si la majorité votait de lui dépouiller son droit à la vie, ou dans ce cas précis, de recevoir l’éducation pour laquelle il paie. Une vraie démocratie sert plutôt à protéger les droits des individus. Les droits collectifs sont une fiction. Un groupe ne peut pas posséder plus de droits que les individus qui le composent et chaque individu dispose des mêmes droits. Le nombre ne confère pas plus de droits.

Une flagrante irresponsabilité

Les associations étudiantes étant dirigées par de petits révolutionnaires en culottes courtes, Gabriel Nadeau-Dubois étant un prime exemple, Il ne faut donc pas se surprendre aussi qu’il y ait des abus, des dérives et de l’intimidation lorsque celles-ci veulent faire grève. Les exemples au printemps dernier font légion, mais je crois que la preuve ultime est que même après qu’un gouvernement nouvellement élu leur ait donné le beurre et l’argent du beurre en annulant la hausse des frais de scolarité ET en conservant la bonification des prêts et bourses; ils continuent de multiplier les journées de grève et de manifestations. Pour eux ce n’est pas suffisant, ils veulent aussi le cul de la fermière! Et notre ministre de l’éducation supérieure propose de sacraliser leur droit de grève? C’est à peu près aussi responsable que de donner un révolver chargé à un enfant de 5 ans. Même si, jusqu’à récemment, on faisait comme si les associations étudiantes avaient un droit de grève, une aberration selon moi; il y a une bonne raison pourquoi nous ne leur avons pas donné ce droit lorsqu’elles ont été créées. Et il était à peu près temps qu’on se réveille et qu’on remette en question ce pseudo-droit.

Étudier n’est pas un travail

Un étudiant n’est pas un salarié. Que nos petits révolutionnaires se le prennent pour dit, les études universitaires et collégiales ne sont pas un boulot où ils peuvent être exploités ou non par un employeur. Ils sont les consommateurs d’un service. Ils peuvent bien hurler à la marchandisation de l’éducation, ça ne change rien au fait que leurs études sont, dans les faits, un bien de consommation qui doit être payé (à moins que les profs veuillent enseigner gratuitement). La seule question en litige est : qui paye pour? Les étudiants veulent  que ce soit la société, et aux dernières nouvelles, la grande majorité des individus qui composent notre société se sont prononcé contre cette idée. Donc en réalité, une association étudiante n’est pas et ne devrait pas être un syndicat. L’association peut et doit s’exprimer sur des choses  comme les augmentations de frais, mais de dire qu’une association étudiante devrait avoir le droit de forcer ses membres à boycotter ses cours, c’est comme dire qu’une association de consommateurs puisse utiliser la force contre ses propres membre pour boycotter Walmart ou Costco. Veut, veut pas, la relation entre l’étudiant et l’institution d’enseignement est une relation de client-fournisseur et non d’employé-employeur.  

Le PQ et les carrés rouges

Le PQ s’est peinturé dans un coin en portant le carré rouge le printemps dernier par pur clientélisme. Ils ont même mis en charge du ministère de l’éducation supérieur un homme qui a manifesté ouvertement son soutien aux carrés rouges. Comment peut-il maintenant être neutre et impartial? Il ne l’est tout simplement pas, bien sûr et de ce fait M. le ministre n’a aucune crédibilité. Le sommet sur l’éducation supérieure promet d’être un grand cirque dans lequel le gouvernement  se pliera à toutes les exigences de nos enfants-rois, au grand dam des contribuables qui devront sans tout payer une plus grande part, sinon la totalité des frais universitaires.

Quand la politique choisit qui vit et qui meurt

Par Philippe David

Le dossier de la santé a toujours été celui le plus près de mon cœur. Mon père était médecin. J’ai grandi dans ce milieu. Il a d’ailleurs succombé à un cancer il y a près de 5 ans. Ma mère a récemment mené son propre combat contre le cancer et elle a gagné. Je suis donc particulièrement sensible lorsque je lis des histoires comme celle parue dans le quotidien The Gazette hier, ainsi que cette chronique de Lise Ravary.

Mais ce qui me fait le plus rager dans ça n’est pas tant que notre monopole soviétique de la santé rationne les soins. Les pénuries et le rationnement ont toujours été de mise quand le gouvernement gère quelque chose. L’économiste Milton Friedman blaguait que  si on mettait le gouvernement en charge du Sahara, on aurait une pénurie de sable en moins de 5 ans. Je ne suis pas certain qu’il blaguait vraiment. Alors que le gouvernement en soit à rationner les chirurgies ne me choque pas vraiment. Ce qui me choque et qui m’exaspère au plus haut point est qu’aucun parti politique en position de prendre le  pouvoir ne propose de changement réel.

Que ce soit le Parti Québécois, le Parti Libéral ou même la CAQ qui prenne le pouvoir, on ne peut espérer que le même dogmatisme qui prévaut depuis 40 ans en matière de santé au Québec : hors de l’État, point de salut. Depuis les années 1980 nous décrions les mêmes problèmes de temps d’attente aux urgences et de listes d’attente en chirurgie et depuis presqu’aussi longtemps, des organismes comme l’Institut Fraser et l’Institut Économique de Montréal publient des documents détaillant ce qui se fait ailleurs et qui fonctionne mieux que notre propre système, mais aucun parti politique majeur n’est à l’écoute.

Je dois avouer  franchement que ça me dépasse. Des pays comme la Suisse, la Suède, les Pays-Bas et Singapour ont des systèmes universels qui n’ont aucun temps d’attente et aucun rationnement. Que diable attendons-nous pour les imiter? Mais quiconque essaie de faire ce genre de suggestion se heurte à un mur de dogmatisme. Pourquoi? Facile! Il y a une force immuable au Québec qui a le pouvoir de tout bloquer parce qu’ils ont tout à perdre : Les syndicats.

Pas seulement les syndicats qui  représentent les infirmières et autres employés d’hôpitaux, mais aussi ceux des médecins. Ils forment un lobby puissant qui fait rétrécir les couilles de tous les politiciens, peu importe leur couleur. Mais il faudra bien un jour les affronter. La santé accapare à elle seule près de la moitié du budget du gouvernement. Avec le vieillissement de la population, les besoins se feront de plus en plus criants. Nous n’aurons pas le choix de faire d’importantes réformes si nous voulons assurer la viabilité à long-terme de notre système de santé. Il faudra peut-être un jour que nos politiciens se réveillent et hument l’odeur du café.

 

Le cloud computing est bénéfique à l’emploi canadien

Par Noémie L.

Il y a quelques années, au commencement des plateformes informatiques en nuage, plusieurs experts furent enthousiasmés à l’idée tandis que d’autres furent très sceptiques.

L’un des cofondateurs d’Apple, Steve Wozniak, avait prédit que l’informatique en nuage deviendrait problématique dans le futur. Le génie de l’informatique a souvent démontré une inquiétude dans l’évolution de tous ces stockages de données, malgré ces préoccupations, l’évolution de cette plateforme n’arrête pas.

De nos jours, nous sommes en face d’une grande révolutiCloudon technologique grâce au cloud cumputing. En effet, une étude faite par le cabinet KPMG, auprès de 2 000 chefs d’entreprise et dans 50 pays dans le secteur des technologies à travers le monde, souligne l’innovation structurante des plateformes en nuage en entreprise.

Les dirigeants estiment que dans les prochaines années l’informatique en nuage sera pré déterminant pour plusieurs entreprises dans le secteur du commerce mobile. Toutefois, les dirigeants sont préoccupés par l’investissement dû au coût d’implantation, les enjeux de confidentialité et de sécurité.

 

Création d’emploi dans le monde

John Weigelt, le chef national des technologies chez Microsoft Canada, affirme que l’informatique en nuage pourrait créer plus d’un million d’emplois ainsi que 100 000 entreprises dans le monde, ceci permettant la création d’une meilleure économie pour l’industrie.

Plusieurs entreprises ont ainsi besoin de transformer leurs activités. Certaines entreprises sont converties à l’informatique en nuage, ainsi, leur permettant d’épargner en infrastructure de réseau qui permet également d’offrir une meilleure expérience client. 

C’est la fin d’une époque à Laval

Par Simon Leduc

Vendredi dernier, Gilles Vaillancourt a démissionné de son poste de maire de Laval après 23 ans de règne. Les allégations de corruption et les perquisitions policières (à sa résidence, à l’Hôtel de Ville et dans ses coffres-forts) auront eu raison du premier magistrat lavallois que l’on surnommait Gilles 1er. À la Commission Charbonneau, Lino Zambito a dit que le maire aurait bénéficié d’une cote 2.5% des contrats de la municipalité. Contrairement à Montréal, le maire Vaillancourt est directement visé par ces allégations de corruption. Donc, celui-ci a pris la bonne décision de quitter son poste.

On peut dire que c’est la fin d’une époque dans la troisième plus grande ville québécoise. Depuis 1989, le roi de Laval a dirigé la ville d’une main de fer. C’était lui Laval. Que sera l’héritage de ce politicien municipal? C’est évident que les soupçons de corruption et de marchandage vont entachés son règne. Malgré cela, il faut quand même reconnaître que M. Vaillancourt laisse une ville bien en ordre sur le plan économique. Ses deux grandes réalisations sont sa bonne gestion des fonds publics (de faibles hausses de taxes foncières et une dette faible) et le développement gigantesque de l’Ïle Jésus. Sous son règne, Laval a connu un développement immobilier et industriel incroyable. Il aura su amener deux infrastructures importantes pour la municipalité : le pont de la 25 et le métro. Donc, l’ancien maire a un bilan respectable sur le plan de la gestion des fonds publics et de l’économie. Mais, il faut souligner son mépris de l’environnement et de la protection des terres humides.
Si les allégations de corruption deviennent fondées et prouvées, Gilles Vaillancourt aura détourné des centaines de milliers de dollars des citoyens à des fins personnelles et partisanes. Donc, les Lavallois auront été gouvernés par un maire compétent et possiblement corrompu.

L’opposition lavalloise a souvent dénoncé les dérives autoritaires de la mairie de Laval. Gilles Vaillancourt a toujours facilement remporté les élections municipales, c’est cela la démocratie. Si les Lavallois ne voulaient pas de lui, ils ne l’auraient pas réélu à cinq reprises (1993, 1997, 2001, 2005 et 2009). M. Vaillancourt a toujours eu la légitimité démocratique pour diriger sa ville. Les deux partis d’opposition auraient dû unir leurs forces afin de battre le Parti Pro des Lavallois au lieu de crier à l’autoritarisme. Ils n’ont qu’eux-mêmes à blâmer.
Qui succèdera à Gilles 1er? Je ne crois pas que des personnalités publiques connues (comme Joseph Facal, Serge Ménard ou Michelle Courchesne) vont sonner à la porte de la mairie pour postuler. Il n’y a pas de solution de rechange forte au parti du maire. Qui connaît Robert Bordeleau et Lydia Aboulian? Poser la question s’est y répondre. En novembre 2013, le Parti au service du citoyen et Le mouvement lavallois devraient former une coalition pour avoir une chance réelle de mettre fin à l’hégémonie du Parti Pro des Lavallois. Est-ce que l’opposition même unie pourra battre le parti de l’ancien maire Vaillancourt? Il faut souhaiter un changement de garde car l’alternance est une bonne chose en démocratie. Est-ce que les Lavallois auront soif de changement? C’est à suivre…