Guy Turcotte est libre : On a le meilleur système de justice au monde!!!

GUY-TURCOTTE

Par Simon Leduc

Le système de justice québécois est très clément envers les criminels et très injustice pour les victimes. La libération de Guy Turcotte le prouve bien. Il y a quelques années, ce criminel a sauvagement assassiné ses deux enfants afin de se venger de sa femme Isabelle Gascon de l’avoir laissé. Il y a eu un procès devant jury et l’ancien médecin a été tenu non criminellement responsable de la mort de ses deux jeunes enfants. Celui-ci a été placé en institution psychiatrique afin d’évaluer son état mental. Un an plus tard, de grands spécialistes ont déclaré que l’ancien docteur était prêt à revenir vivre dans la société. M. Turcotte va être libéré sous conditions. Ce cas troublant démontre bien que la vie de deux jeunes enfants n’a aucune valeur pour notre cher système judiciaire. La libération de ce meurtrier me répugne au plus haut point. Je crois que c’est le sentiment d’une grande majorité de Québécois. Guy Turcotte mérite une peine de prison à vie. C’est un monstre qui a enlevé la vie à deux bambins innocents. Le meurtre d’enfants est l’acte criminel le plus sordide et impardonnable. Est-ce que le comité d’examen des troubles mentaux a pensé une minute à l’ex-femme de Turcotte? Mme Isabelle Gascon a perdu ses deux enfants à cause de cet assassin. Comment doit-elle se sentir aujourd’hui? Elle va se sentir menacée en sachant que son ex-mari est en liberté. La sécurité des victimes est le dernier des soucis de notre merveilleux système pénal.

 

Mais dans quelle société vivons-nous? On défend les intérêts des criminels au détriment de ceux des victimes. Notre système de justice est malade et il doit être réformé afin de protéger les victimes et punir sévèrement les meurtriers. Dans certains types de crimes (meurtres et agressions sexuelles d’enfants), je suis en faveur du rétablissement de la peine de mort. La population a perdu confiance en notre système de justice et cette libération odieuse va renforcer ce sentiment. Au niveau fédéral, le gouvernement conservateur est en train de réformer le système de justice pénal canadien afin de le rendre plus efficace et punitif. On doit souligner l’excellent travail du sénateur conservateur Pierre-Hugues Boisvenu qui a su pousser le gouvernement fédéral à changer les choses.

 

Le pouvoir judiciaire est important dans un régime démocratique. C’est pour cela que l’on doit redonner confiance aux citoyens face à celui-ci. Le gouvernement du Québec doit s’attaquer au laxisme et aux aberrations du pouvoir judiciaire. Malheureusement, il ne faut pas s’attendre à ce que gouvernement Marois réforme le système de justice. Tout comme le PLQ et la CAQ, il défend le statu quo dans ce domaine. L’opposition des trois grands partis politiques provinciaux au projet de loi C-10 le prouve bien.

 

Est-ce que Pauline Marois était prête à devenir première ministre du Québec?

Par Simon Leduc

Dennis Lessard de La Presse a annoncé en primeur que le gouvernement Marois avait accordé une carrière à vie de Haut Fonctionnaire à André Boisclair. En effet, l’ancien chef du PQ a reçu un beau cadeau : un emploi doré avec un salaire de 170 000$ indexé et avec une pension assurée à vie. Tous les observateurs politiques ont dénoncé cette nomination partisane. Même des souverainistes convaincus ont désapprouvé le geste de Pauline Marois : Gilles Duceppe et Joseph Facal. Le gouvernement devait reculer et retirer à M. Boisclair sa job à vie. C’est exactement ce que la première ministre a fait. Elle a pris une bonne décision. En conférence de presse, Mme Marois ne pensait pas que cela allait créer un tel tollé dans l’opinion publique. Est-ce qu’elle vit sur une autre planète? En plus de n’avoir pas de jugement, elle n’a aucun sens politique. Ce gouvernement a encore une fois eu l’air fou avec ce fiasco politique.
J’ai trouvé un surnom à notre chère première ministre : Madame Flip Flop. Elle recule plus vite que son ombre. Je n’ai jamais vue un gouvernement reculer autant en si peu de temps. Il avait promis de supprimer la taxe santé pour la classe moyenne, il a reculé. Il a mis en place une contribution santé qui est supposément progressive (je ne savais pas que ceux qui gagnent 42 000$ par an étaient riches). La ministre de l’Éducation avait déclaré que l’histoire de la souveraineté serait plus présente dans les cours d’histoire. Elle s’est fait désavouer le lendemain par sa patronne, un autre recul. Martine Ouellette avait clairement dit que le gouvernement fermait la porte à l’exploitation du gaz de schiste. Sa cheffe a dit le contraire quelques jours plus tard, flip flop, flip flop. La ministre de la Famille avait annoncé que les CPE seraient assujetties à la nouvelle loi 101, un autre recul. Les troupes péquistes tirent sur tous ce qui bouge et on ne sait pas vraiment où ils s’en vont.
Ce n’est que quelques exemples qui démontrent bien que nous sommes dirigés par une première ministre qui aime faire marche arrière. Le Conseil des ministres péquiste est le plus faible de l’histoire moderne de la province. Malgré neuf ans dans l’opposition, il faut constater que le Parti québécois n’était pas prêt pour gouverner le Québec. Les ministres sont incapables de prendre des décisions éclairées et réfléchies. La faiblesse économique du gouvernement est la plus flagrante de tous. On est à des années lumières des gouvernements Lévesque et Bouchard.
Les Québécois vont devoir endurer pendant encore quelques mois, l’incompétence et l’improvisation du gouvernement Marois. Cela a pris trente cinq ans à Pauline Marois pour réaliser son rêve. Force est de constater qu’elle n’était pas encore prête pour assumer la plus haute fonction québécoise. En tout cas, il faut saluer la prudence de l’électorat québécois qui a refusé de donner une majorité au Parti québécois le 4 septembre dernier.

Oups! Encore!

Caricature : Ygreck

Par Philippe David

Qu’ont en commun Britney Spears et Pauline Marois? Elles chantent toutes les deux la chanson « Ooops! I did it again! ». (Merci à Joanne Marcotte pour cette petite inspiration) Sauf qu’avec l’anglais de Pauline, ça donne ce que ça donne et ce n’est pas sans fausses notes non-plus. Si Samuel de Champlain avait su qu’on serait un jour gouvernés par de tels incompétents, il aurait remballé son canoë et serait retourné en France.

Il fallait écouter Jean-Charles Lajoie s’époumoner à défendre cette pauvre Pauline dans son show à Radio X. Son seul argument : Pauline s’est rattrapée et a corrigé l’erreur. Oups! Désolé! On a essayé de vous passer un petit sapin, mais vous vous en êtes rendus compte alors on le fera pas! On est-tu cool maintenant? Ah ouin? Et si on ne les avait pas pincés? Mon impression est qu’on aurait encore une fois eu droit au bâton et au KY. Laisse-moi te mettre au parfum, mon cher J-C. Je t’accorde que Pauline a au moins eu la grâce de rectifier ses erreurs, mais le problème, c’est le nombre d’erreurs qu’elle a commises en si peu de temps. Le problème c’est que depuis qu’ils ont pris le pouvoir, les péquistes sont constamment en mode « damage control ». Y a-t-il une personne compétente dans tout ce gouvernement? C’est devenu une mauvaise comédie, mais malheureusement, elle se joue aux frais du contribuable.

Maintenant, dans le but de ne plus répéter ce genre de fiasco, Pauline veut nommer un comité de trois « sages » pour la conseiller. Quelques petite questions pour elle : Vont-ils avoir un poste permanent de sous-ministre adjoint eux-aussi? Vont-ils vous conseiller à prendre des meilleures décision, ou comment éviter qu’on se rende compte quand vous tentez de nous en passer une? Qui seront ces « sages »? J’ai ouï-dire que Melchior, Balthazar et Gaspard pourraient être libres. Au fait, Mme Marois, avez-vous aussi convaincu Pierre Baril de renoncer à son propre double-whammy?

Daniel Breton et André Boisclair comme Haut fonctionnaire: manque de jugement de Pauline Marois

 

Caricature: Ygreck

Par Simon Leduc

Il y a quelques semaines, Pauline Marois a accordé le ministère de l’Environnement au militant écologiste Daniel Breton. Celui-ci a un passé trouble de militant verdoyant très radical. Il s’est toujours opposé à l’exploitation des ressources naturelles. Force est de constater que M. Breton n’a pas été capable de mettre de côté son passé de militant écologiste. Dès le départ, le ministre a agi en défenseur de ses amis environnementalistes en tentant de politiser le BAPE et de fermer la porte au pétrole albertain. Sous son court règne, on a eu droit à un loose canon qui voulait dicter et imposer ses idées radicales à son ministère.

Daniel Breton était clairement le maillon faible du gouvernement Marois et l’opposition l’a pris comme cible. Le ministre était dans une situation très précaire et le dévoilement de son passé trouble a été la goutte qui a fait déborder le vase. Un journaliste de TVA a annoncé publiquement les problèmes antérieurs du député péquiste : le non-paiement d’un loyer (pendant treize mois), une contravention pour conduite dangereuse non payée (rouler à 275 km/h avec sa Porche) et une fraude à l’assurance-emploi. Le fait de ne pas payer son loyer pendant une longue période d’un an est un geste complètement irresponsable. Le fait de rouler à 275 km/h est un geste grave et l’ancien ministre aurait pu causer un grave accident. Daniel Breton n’avait pas d’autre choix que de démissionner de son poste de ministre.

Il y a une question troublante que je me pose: comment la première ministre a-t-elle pu nommer cette personne au Conseil des ministres? Dans cette affaire, je ne blâme pas l’ancien ministre. C’est la personne qui l’a nommé aux saints des saints qui est fautive dans ce fiasco. C’est un manque flagrant de jugement de la part de la chef de l’exécutif québécois. Pourquoi a-t-elle pu nommer une personne qui ne respecte pas les lois dans son Cabinet? Voulait-elle séduire le mouvement écologiste afin d’obtenir son appui lors des prochaines élections? Il faut se rendre à l’évidence, Daniel Breton n’était pas prêt à occuper une fonction aussi importante.

Il y a quelques semaines, le gouvernement a annoncé la nomination d’André Boislcair au poste de délégué général du Québec à New York. Cette nomination partisane peut se défendre, car Jean Charest avait accordé ce poste à un vieux libéral: John Parisella. Il y a une chose importante que Pauline Marois n’a pas rendue publique: l’octroi à l’ancien chef péquiste d’un emploi à vie comme fonctionnaire adjoint au Ministère des Relations internationales. Ce qui me pue au nez dans ce geste est le fait que ce gouvernement a voulu cacher cette décision aux contribuables qui vont payer le salaire de M. Boisclair. On est dirigé par une femme sans jugement et non transparente, c’est totalement inacceptable. La chef du PQ est à la tête d’un gouvernement minoritaire le plus faible de l’histoire de la province. Mais celle-ci se comporte comme si tout lui était permis. C’est la même personne qui s’est présentée comme la championne de l’éthique lors de la dernière campagne électorale.

Depuis le 4 septembre, ce gouvernement donne de petits cadeaux à ses petits amis: l’annulation de la hausse des frais de scolarité pour les carrés rouges, la nomination d’une militante verdoyante radicale aux Ressources naturelles pour les verts et une job à vie pour un ancien chef du parti. Le gouvernement Marois rit en pleine face du contribuable moyen qui va sortir son portefeuille pour payer les petites gâteries accordées à la clientèle péquiste. Les troupes péquistes pourraient avoir la décence de penser à la majorité silencieuse qui en a marre de ce faire presser le citron par un gouvernement qui est gourmand. Depuis trois mois, le Québec est gouverné par une première ministre qui n’a pas de jugement ni de transparence, point à la ligne. Cela me fait presque regretter le départ de Jean Charest.

La lutte des classes revisitée

Par Philippe David

Seriez-vous surpris de m’entendre dire que Marx avait raison? Qu?il y a bel et bien une lutte des classes? Ou vous demanderez-vous ce que j?ai bien pu saupoudrer sur mes

céréales ce matin? En fait, ça ne devrait pas être surprenant. Ça sera clair après une petite explication. Alors oui, Marx avait raison, et en même temps, il avait tort.

Je m’explique. Oui, il y a dans notre société une classe qui exploite et une autre qui est exploitée. En cela, Marx avait raison. Par ailleurs, là où Marx avait tort, c’est l’identité des exploiteurs et des exploités. Marx accusait les capitalistes et les entrepreneurs d’être les exploiteurs, mais c’est faux. La meilleur preuve est de tout simplement examiner les pays qui supposément, suivent l’idéal de Marx pour se rendre compte que même sous ces régimes, il existe une classe de privilégiés qui ne manquent de rien, ont accès aux meilleurs soins médicaux, ont accès aux meilleures denrées, etc. Si vous croyez que Fidel Castro ou son frère, ou encore Kim Jong Un ont les mêmes conditions de vie que leurs concitoyens, vous être autrement naïfs. Donc, s’il y a une classe exploitante et une classe exploitée même dans les paradis du prolétariat, est-ce encore la faute du grand capital? Même en l’absence totale de capitalisme, il y a quand même exploitation. Donc, Marx se trompait de cible.

Qui sont les exploiteurs? Qui, dans notre société, bénéficie du plus grand nombre de privilèges? Qui bénéficie généralement des meilleures conditions de vie, même dans les sociétés les plus pauvres? Les riches? Dans une certaine mesure, oui, mais s’ils bâtissent leur fortune par leurs propres efforts, parce que oui, ça existe, on ne peut pas les qualifier d’exploiteurs comme tel. Contrairement à ce que Marx croyait le seul fait d’employer des travailleurs salariés ne constitue pas de l’exploitation. Qui peut aspirer à avoir une retraite Liberté 55, plutôt que Walmart 75? Qui peut se vanter, de nos jours, d’avoir une sécurité d’emploi blindée. Qui a la possibilité de gagner plus que la moyenne en travaillant moins que la moyenne? Qui reçoit des centaines de milliers de dollars en primes de départ en démissionnant de sa job? Même si cette démission est entourée de circonstances douteuses? Qui peut aller mener une vie de luxe dans une métropole avec un salaire à six chiffres garanti à vie et une retraite dorée? Tout ça payé par les autres?

Vous aurez probablement deviné que je fais référence à cette élite qui a accès au buffet tout inclus de l’état. Les politiciens, les fonctionnaires, les lobbyistes, les syndicats, les groupes sociaux et les têteux de subventions de tout acabit toujours accrochés aux mamelles de l’état. Je ne mettrai pas tout le monde dans le même panier. Beaucoup de gens travaillant pour l’état sont des gens honnêtes qui fournissent des services indispensables, mais il faut comprendre une chose : contrairement au secteur privé ou une compagnie gagne sa croute en étant rémunérée directement en fournissant un produit ou un service aux consommateurs, tout l’argent qu’engrange l’état est acquis par la force. Essayez de ne pas payer vos impôts et vous verrez ce que je veux dire. Ce que nous payons au gouvernement n’a aucun lien avec les services que nous recevons de lui. Si nous sommes insatisfaits de ces services, nous ne pouvons pas aller chez un compétiteur ou même retenir notre paiement d’impôt. Nous n’avons aucun choix. Normalement quand un service est rendu, une plus-value est créée dans la transaction, mais puisque la transaction avec le gouvernement n’est pas volontaire, cette plus-value ne peut pas exister. Donc aucune richesse n’est créée. Tous ce que le gouvernement dépense a d’abord été prélevé des proches de quelqu’un par la force. Il va donc sans dire que tous ces privilèges que l’état octroie aux proches du pouvoir, aux fonctionnaires, aux syndicats, etc., sont aux dépens des contribuables, qui eux n’ont pas de plan de retraite, de sécurité d’emploi, etc. Marx avait donc raison, il y a bel et bien une classe d’exploitant et une classe d’exploités, mais ce ne sont pas les capitalistes et les travailleurs, ce sont les privilégiés de l’état et les contribuables. Peut-être serait-il temps que ça change?