Comment argumenter contre le contrôle des armes sans passer pour un fou furieux

 

Par Philippe David

Beaucoup d’encre a coulé depuis ce massacre dans une école au Connecticut, même de ce côté de la frontière. Notre première ministre n’a d’ailleurs pas perdu de temps à récupérer cet évènement à des fins partisanes, même s’il existait déjà un registre des armes à feu au Connecticut et que ça n’a rien fait pour prévenir ce triste évènement. Plus récemment, le polémiste Alex Jones a fait un passage remarqué à l’émission de Piers Morgan sur la chaine CNN. Jones était fin prêt à remettre Piers Morgan, reconnu pour ses tactiques de brute de cour d’école, à sa place, mais la faiblesse de ses propres arguments l’ont plutôt couvert de ridicule. Cependant, il existe plein d’arguments valides pour défendre la liberté de possession d’armes à feu qu’on peut utiliser sans passer pour un fou furieux comme Alex Jones.

Piers Morgan

Piers Morgan est un partisan convaincu du contrôle des armes et il accepte difficilement qu’on le contrarie dans ses convictions. C’est d’ailleurs un trait typique des gauchistes. Il n’est pas intéressé à avoir un débat rationnel, il est juste intéressé à diaboliser son adversaire. Nulle part est-ce plus évident que lors de son entrevue avec Larry Pratt, qu’il a couvert d’insultes. Mais si l’entrevue d’Alex Jones a été largement médiatisée, celle de Pratt est passée inaperçue. Pour les médias, majoritairement de gauche, qu’un des leurs fasse de l’intimidation est parfaitement normal, mais qu’un redneck républicain le fasse est une toute autre paire de manches. Mais malheureusement, les arguments de Jones étaient trop mal ficelés et il est devenu un embarras à sa cause. Voici plutôt la façon qu’il aurait dû argumenter avec quelqu’un comme Morgan.

Les guerres de chiffres

Piers Morgan aime beaucoup citer sa mère patrie en exemple en citant le nombre d’homicides par arme à feu et en le comparant avec celui des américains (il n’est pas le seul à le faire d’ailleurs). Or sa comparaison fait fi du fait que les États-Unis est un pays six fois plus populeux que la Grande-Bretagne. Dans les faits, 14 états américains ont moins d’homicides par armes à feu que la Grande-Bretagne et sur ces 14, un seul état a des restrictions sur les armes à feu (Hawaï). De toutes les juridictions américaines, le District de Columbia est la juridiction avec le plus haut taux de meurtres par arme-à feu et le plus haut taux de crimes violents. C’est aussi celle avec la règlementation la plus stricte sur les armes à feu. C’est fou comme c’est facile de faire un argument en faisant du cherry-picking. Cependant c’est un peu plus ardu quand on veut maintenir une certaine dose d’honnêteté intellectuelle. Oui, la Grande-Bretagne a un taux d’homicides par arme à feu beaucoup moindre que les États-Unis, mais en revanche, elle a aussi un taux de crimes violents 4 fois supérieur aux États-Unis. Peut-on affirmer que la Grande-Bretagne est moins violente que les États-Unis? En fait, pratiquement tous les autres pays normalement cités par les partisans du contrôle des armes, le Canada, la France, l’Allemagne, etc. ont des taux de crimes violents plus élevés que les États-Unis. Vous me direz que personne n’est mort de ces crimes, mais pour une femme d’être traumatisée à vie par un viol est-il beaucoup plus préférable? Surtout si les probabilités que ça lui arrive sont décuplées parce qu’elle ne peut pas s’armer pour se défendre et que les criminels le savent. Donc, si vous vivez dans ces pays, vous avez plus de chance d’être volé, violé, battu ou même blessé par toute sorte d’armes, qu’aux États-Unis.

Moins d’armes à feu = moins de meurtres = raccourci intellectuel

Les États-Unis comptent pour moins de 5% de la population mondiale, mais on y trouve entre 30% et 50% des armes privées au monde. 88.8 armes à feu par 100 000 habitants, pourtant leur taux d’homicides de 2.97 par 100 000 habitants n’est même pas proche de se classer premier au monde. Ils sont au 28e rang et de tous les pays qui le précèdent à ce classement, aucun ne figure ne serait-ce dans le top 25 du taux de possession d’armes. Le Honduras remporte la palme avec un taux d’homicides par arme à feu de 68.43 et un taux de possession d’arme de seulement 6.2 (égal à la Grande-Bretagne). Pourtant la Suisse, 3e au monde dans le taux de possession d’armes (45.7) a un taux d’homicides par arme à feu relativement faible de 0.77. Incidemment, le Canada se classe 13e au chapitre de la possession d’arme à feu (30.8/100 000) et son taux d’homicides par arme à feu est 0.51. Si on a le moindrement de rigueur intellectuelle, on doit forcément conclure qu’il est impossible de prouver une corrélation entre le nombre d’armes à feu et le nombre de meurtres par arme à feu.

Une définition brumeuse

On voit souvent Piers Morgan, dans ses entrevues, marteler le fait que les récentes fusillades ont presque toutes été faites avec la carabine AR-15. En fait, tout le débat aux États-Unis tourne autour des soi-disant « armes d’assaut ». Le Président Obama demande maintenant au Congrès de produire une loi pour bannir ce type d’arme. Cependant, il n’y a pas de définition claire de ce qu’est une « arme d’assaut ». L’AR-15, par exemple est une arme semi-automatique construite pour ressembler à une M4A1 militaire, mais ce n’est pas une carabine d’assaut. La M4A1 peut , en touchant un commutateur, passer de mode semi-automatique à complètement automatique. C’est quoi la différence? En mode automatique, une telle arme va tirer tant qu’on appuie la détente et peut tirer jusqu’à 950 balles à la minute, ce qui viderait un chargeur de 30 balles en quelques secondes. C’est effectivement une mitraillette et ce type d’arme est déjà banni, même aux États-Unis. Une arme semi-automatique ne tire qu’une seule balle lorsque la détente est appuyée et le mécanisme éjecte automatiquement la cartouche et en charge une nouvelle dans la chambre automatiquement. Dépendamment de l’agilité du tireur, ce genre d’arme ne peut tirer que 45 à 60 balles à la minute. Beaucoup moins que la version militaire et la même vitesse de tir que toutes les armes de chasse semi-automatiques et la plupart des armes de poing (qui sont également semi-automatiques). Quelle différence y a-t-il entre une soi-disant « arme d’assaut » et une carabine de chasse semi-automatique? Seulement des détails cosmétiques : un appui d’épaule ajustable ou escamotable, une poignée pistolet et un éliminateur de flash. Rien qui ne rende cette arme plus létale. Seule leur apparence permet de les confondre à des armes militaires. Pourquoi voudrait-on avoir de telles armes? La plupart des amateurs d’armes à feu trouvent leur allure militaire plutôt cool, mais au-delà des détails cosmétiques, elles sont faciles à manier et ont un faible recul, ce qui en fait des armes idéales pour le tir sportif, l’auto-défense ou la chasse au gros gibier.

Et le second amendement?

L’esprit du second amendement est de permettre aux citoyens de s’armer afin de pouvoir former une milice. Ce genre de mesure peut servir aussi bien contre un envahisseur qu’un gouvernement tyrannique. Et si vous croyez que le gouvernement des États-Unis ne peut pas possiblement devenir tyrannique, renseignez-vous au sujet de la section 1021 du National Defense Authorization Act qui a été votée récemment au Congrès et qui donne le pouvoir d’arrestation et détention illimitée sans procès à l’armée, sous les ordres du Président.

Une mesure futile

Selon une étude du département de la justice américain, les armes dites d’assaut sont statistiquement responsables d’environ 2% des crimes commis avec une arme à feu. Les bannir aura-t-il vraiment un effet sur le taux d’homicides commis avec des armes à feu? Apparemment, non. De 1994 à 2004, ces armes furent bannies et la capacité des magasins fût limitée à 10 cartouches. En 1999, Eric Harris a ouvert le feu sur les étudiants de l’école secondaire de Columbine avec une carabine de chasse semi-automatique munie d’un magasin de 10 coups. Pas moins de 13 magasins furent retrouvés et Harris a tiré un total de 98 balles avant de s’enlever la vie. La limite de capacité des magasins ne freine en rien les tueurs qui ne font qu’apporter un plus grand nombre de magasins. Changer de magasin ne prend que quelques secondes. Dans le cas des tueries de Tuscon et Virginia Tech, Loughner et Cho n’ont utilisé que des armes de poing. Cho avait avec lui 19 magasins à 10 coups et il en a vidé 17 avant de s’enlever la vie également. Comme vous pouvez le constater, bannir les soi-disant armes d’assaut ou limiter la capacité des magasins sont des mesures d’une futilité extrême pour réduire le nombre de meurtres par arme à feu, mais elles donnent bonne conscience aux politiciens et autres supporteurs du contrôle des armes.

Pas si bête, la NRA

Lorsque la NRA a suggéré de placer des gardes armés dans les écoles, j’ai vu beaucoup de commentaires du genre : « Ben oui! On va régler un problème causé par trop d’armes avec plus d’armes! » D’abord, comme je l’ai démontré plus haut, il est loin d’être prouvé que le problème est causé par un surplus d’armes. D’autres pays ont des taux d’homicide bien pire que les États-Unis tout en ayant des taux de possession d’armes comparable à la Grande-Bretagne. Secundo, ce genre de commentaire plutôt crasse présuppose qu’une arme dans les mains d’un garde armé ou même dans les mains d’un enseignant équivaut une arme dans les mains d’un tueur fou ou d’un criminel. C’est plutôt stupide comme affirmation. C’est un peu comme dire que l’arme a une volonté propre, indépendante de qui la manie. Toujours est-il que si Kimveer Gill a fait si peu de victimes au Collège Dawson, c’est probablement parce qu’il y avait un policier du SPM sur les lieux, ce qui a grandement accéléré le temps d’intervention. Les victimes des deux autres massacres montréalais et celles de Virginia Tech et Sandy Hook n’ont pas eu cette chance.

 

 

 

Quoi faire alors?

Si les américains voulaient vraiment réduire leur taux d’homicides par arme à feu, ils devraient commencer par abandonner leur stupide guerre contre la drogue. La grande majorité des meurtres chez nos voisins, sont attribuables au monde du crime organisé. Pour le reste, un meilleur dépistage des maladies mentales pourrait certainement aider. Mais attendez-vous à ce que ces solutions soient rejetées. Ceux qui comme Piers Morgan, claironnent pour le contrôle des armes à feu ne sont pas intéressés à débattre pour trouver des solutions réelles et efficaces. Ils ne sont intéressés qu’à imposer leur propre vision, par la force de préférence.

Références

http://www.guardian.co.uk/news/datablog/2012/jul/22/gun-homicides-ownership-world-list

http://www.guardian.co.uk/news/datablog/2011/jan/10/gun-crime-us-state

http://www.sas.upenn.edu/jerrylee/research/aw_final2004.pdf

 

 

Vive la variété!

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Par Philippe David

Je me dois de réagir à la dernière chronique de Richard Martineau. Depuis quelques années j’ai remarqué une tendance très libérale dans les écrits de Richard Martineau, mais il y a des fois ou son vieux jupon étatiste/collectiviste recommence à dépasser. C’est certainement le cas lorsqu’il se plaint qu’on commence à avoir trop de choix dans l’offre politique.

J’aimerais bien voir M. Martineau poser la question à Adrien Pouliot, à savoir s’il y a vraiment trop de partis politiques. Connaissant M. Pouliot, je suis certain qu’il lui répondrait qu’au contraire, il y a un manque effroyable de concurrence d’idées au Québec et c’est certainement pour ça que nous sommes dans le pétrin. La raison pourquoi les partis politiques semblent se multiplier dernièrement est justement parce que l’offre politique actuelle ne répond pas à la demande.

Bonnet blanc, blanc bonnet

Depuis 1976 le PQ et le PLQ s’échangent le pouvoir. La seule différence entre ces deux partis s’inscrit au niveau de nos relations avec le reste du Canada, mais au niveau de la gouvernance, ces deux partis ont tendance à gouverner au centre-gauche. Ils ont tous deux à leur tour multiplié les programmes sociaux coûteux et augmenté l’endettement de la province. Depuis la confédération les partis politiques apparaissent et disparaissent et se succèdent. Sortie coté court le Parti Conservateur, entrée côté jardin l’Union Nationale et le Crédit Social. Bonjour le PQ, bonsoir l’Union Nationale. Bye bye Crédit Social et allo Québec Solidaire et l’ADQ. Au revoir ADQ et bonjour la CAQ, le Parti Conservateur et l’Équipe Autonomiste et tous les nouveaux groupuscules de souverainistes impatients d’attendre que le PQ se décide à faire un référendum. Bref, la politique est toujours en ébullition et c’est une bonne chose. Le bipartisme est une recette pour la stagnation, ça commence à être évident aux États-Unis.

La dynamique de marché

Richard Martineau compare le marché politique au marché des jeans et des confitures, ce qui demeure une bonne comparaison, mais il tire les mauvaises conclusions. Il croit que trop choix sème la confusion. C’est parce qu’il refuse de considérer l’évolution du marché à long-terme et ne se limite qu’à un horizon très court. Trop de partis politiques sèment la confusion et incitent les voteurs à rester chez eux, vraiment? Que dire de l’effet quand il n’y en a pas assez? Qu’arrive-t-il quand tu ne sais pas où mettre ton X parce qu’aucun parti ne partage notre vision? Les 700 000 qui se sont abstenus de voter en 2008 l’ont-ils fait parce qu’ils avaient trop de choix ou parce qu’ils ont été déçus par l’ADQ et ne se reconnaissaient dans aucun autre parti? Lequel des quatre principaux partis au Québec(PQ, PLQ, QS et CAQ) propose un vrai changement au Québec? QS? Ils propose les mêmes recettes socialistes que nous suivons depuis 50 ans, mais poussé à l’extrême. Le PQ? Ils ont bien réduit les dépenses et la dette pendant les années ’90, mais ils ont tôt fait de recommencer à dépenser comme des marins en permission une fois qu’ils ont atteint le « déficit zéro » et ils ont évacué tous ceux qui ont travaillé à réduire le déficit. Depuis une décennie, le PQ ressemble de plus en plus à QS. Le PLQ? Faites-moi rire? La CAQ? Qu’ont-ils proposé de vraiment différent? Même chose pour les fervent de la souveraineté. Le PQ et QS ne sont pas trop pressés d’entamer des démarches pour faire la souveraineté, alors on voit des partis apparaitre comme Option Nationale, qui proposent de faire ce que le PQ et QS hésitent à faire. S’il y a 30 sortes de paires de jeans, c’est que les consommateurs réclament une telle sélection. Si un modèle se vend moins bien que les autres, il sera retiré. Même chose pour les partis politiques. Si un parti n’attire plus les gens, il mourra éventuellement. Si par contre on découvre qu’une certaine clientèle n’est pas desservie par aucun parti politique, c’est peut-être qu’on devrait en fonder un. Si on veut un jour que ça change, il faut laisser les gens mettre leurs idées de l’avant et laisser les électeurs décider ce qui leur convient.

Qui sait? Peut-être qu’un jour le Parti Conservateur du Québec supplantera le Parti Libéral ou le PQ. Mais avant que ça puisse arriver, il faut bien commencer en quelque part! Et même s’il n’arrive jamais à supplanter les gros partis, considérez que le Parti Vert a réussi depuis une vingtaine d’années, à imposer des éléments de son programme aux autres partis sans jamais élire un député. Ces petits partis sont donc essentiels au progrès du débat public. S’il y en a tant présentement c’est justement parce que le Québec a désespérément besoin de faire un gros brassage d’idées. Alors moi je dis « vive la variété! »

 

Adrien Pouliot briguera la chefferie du Parti Conservateur du Québec

Adrien Pouliot

Par Philippe David

Dans un point de presse cet après-midi, l’homme d’affaire Adrien Pouliot a annoncé qu’il se lançait en politique en posant sa candidature à la chefferie du Parti Conservateur du Québec. Après avoir considéré se lancer dans la course au leadership du Parti Libéral, M. Pouliot a préféré rejoindre un parti qu’il considère plus près de ses idées.

Le Parti Conservateur du Québec est rené de ses cendres il y a un an des suites de la fusion entre l’ADQ et la CAQ. Ce parti cherche à rallier les anciens adéquistes déçus et autres orphelins de la droite québécoise.

Adepte du libéralisme classique et homme d’affaire accompli, Adrien Pouliot amènera sans aucun doute un vent de fraicheur à la scène politique québécoise. Je lui souhaite bonne chance!

 

Les brigands à plumes rouges

idle no more

 

Par Philippe David

On dit souvent de l’aide internationale que c’est l’acte de piller les pauvres des pays riches pour donner aux riches des pays pauvres. On voit de nombreux exemples de pays du tiers-monde où on envoie des milliards en aide humanitaire sans jamais soulager les pauvres de ce pays un iota. La même chose existe dans les réserves autochtones ici au Canada où le gouvernement fédéral engloutit des centaines de millions de dollars annuellement pour que des chefs et des conseillers de bande se paient des salaires princiers pendant que certains des membres ordinaires de la tribu n’ont même pas accès aux commodités les plus élémentaires comme l’électricité et l’eau courante.

C’est le cas, notamment, de la réserve d’Attawapiskat. Sa cheffe, Theresa Spence, fait présentement une grève de la faim qui a engendré un mouvement appelé « Idle no more ». Sa seule et unique revendication : une rencontre avec le premier ministre Stephen Harper, qu’elle refuse maintenant de rencontrer sans la présence du Gouverneur Général. Passons sur l’absurdité de cette dernière requête alors que nous savons tous que la constitution canadienne ne confère aucun pouvoir décisionnel au Gouverneur Générale en matière de politique publique et que par conséquent, il n’aurait absolument aucun rôle à jouer dans des négociations avec les premières nations. Parlons plutôt de Mme Spence.

Vous appelez ça une grève de la faim?

Commençons par le fait qu’après un mois de soi-disant « grève de la faim », elle ne semble pas trop mal en point. De sa propre admission, elle se nourrit de bouillon de poisson. Celui-ci doit être plutôt riche en gras pour permettre à Mme Spence de maintenir son gabarit. On s’imaginerait qu’une personne de sa corpulence aurait au moins un peu fondu si sa grêve de la faim avait été sérieuse, non? En tout cas, tant qu’elle maintient sa ligne, il est difficile de croire qu’elle se laisse mourir, comme certains cœurs tendres voudraient vous faire croire. Mais il y a pire.

Des médias aveugles

Depuis plusieurs semaines, Ezra Levant de Sun News tentait d’attirer l’attention sur la gestion d’Attawapiskat par Mme Spence. En effet, depuis 2005, le gouvernement fédéral y a engloutit plus de $100 millions dans cette réserve de 1500 habitants, soit environ $52 000 pour chaque homme, femme et enfant, et en plus, la mine voisine de DeBeers a également attribué plus de $300 millions en contrats à des fournisseurs de la réserve, en plus d’employer 100 de ses résidents. Avec tout cet influx de capitaux dans un si petit village, on s’imaginerait que tous ses habitants vivent une vie aisée, mais 25 familles sur les 300 qui y habitent n’ont ni eau courante, ni électricité. Comment est-ce possible? Depuis le début de cette affaire, Levant pointe du doigt la gestion de la réserve par Theresa Spence et son conjoint, Clayton Kennedy, qui sont grassement payés, hors de toute proportion avec la population du village qu’ils ont à gérer. À eux deux, ils font $350 000 par année, exempt d’impôt. Pour vous donner une petite idée des proportions, le maire de Montréal, qui compte 100 000 fois plus d’habitants (à peu de choses près), gagne un salaire de l’ordre de $156 000 et je suis plutôt certain qu’il paie de l’impôt et des taxes là-dessus. Pendant tout ce temps, seul Levant et Sun News rapportaient ces faits et on les traitait littéralement d’emmerdeurs.

Incompétence ou fraude généralisée?

Récemment, un rapport indépendant de vérification des comptes d’Attawapiskat compilé par la firme Deloitte et Touche a été rendu public, confirmant tout ce que Sun News rapportait et même plus. On y apprend par exemple que 81% des transactions examinées avaient peu ou pas de pièce justificatives et 60% de ces transactions n’ont aucune pièce justificative. Il est fait état de transactions de frais de consultation et de frais légaux de plusieurs centaines de milliers de dollars où il est impossible de déterminer à qui les paiements ont été faits ou quels services ont été rendus. Est-on même sûrs qu’il y a vraiment eu un consultant qui a rendu un service? Ou est-ce que ces montants sont en réalité des détournements de fonds? On y apprend aussi que la plupart du temps, il n’y a aucun procès-verbal des réunions du conseil de bande. Il est impossible de savoir quelles décisions ont été prises pendant ces réunions. Aussi, bien que la bande gère environ $17 millions de fonds fédéraux annuellement, mais il n’y a aucun budget qui a été fait. Bref, à la place de Theresa Spence, je serais gêné de me monter la face en public, encore plus d’être la figure de proue d’une protestation. Si on se fie au rapport de Deloitte et Touche, Theresa Spence et les autres membres de son conseil de bande sont soit grossièrement incompétents ou ils sont parmi les pires brigands et fraudeurs. D’ailleurs, considérant que Mme Spence refuse maintenant tout contact avec les journalistes et qu’elle a fait éconduire une journaliste de Global News de sa réserve alors que celle-ci tentait de récolter des témoignages de gens ordinaires vivant là; J’ai tendance à pencher en direction de la fraude. Mme Spence semble vouloir cacher quelque chose.

Mais Theresa Spence n’est pas un cas unique. Au Canada, il y a 615 réserves autochtones qui comptent en moyenne 1142 résidents. Dans ces 615 réserves, on compte 50 dirigeants qui ont un salaire supérieur au premier ministre du Canada, 160 qui ont un salaire supérieur aux premiers ministres provinciaux et 634 qui ont un salaire supérieur à cent mille dollars. À l’extrême, une cheffe du Nouveau Brunswick se fait payer un salaire juste un peu moindre qu’un million pour gérer une réserve de 304 habitants! Le problème n’est pas seulement limité à Attawapiskat, il est plutôt généralisé et ce sont maintenant ces mêmes chefs qui protestent maintenant contre un projet de loi qui forcerait plus de transparence dans la gestion des réserves. Allez savoir pourquoi…

Une inspiration? Pour qui???

Et tous ces chefs qui vivent des vies de pacha aux dépens de leur peuple bénéficient de l’appui indéfectible des politiciens de gauche, des syndicats et de la plupart des médias. Paul Martin, ancien Premier Ministre libéral est même allé jusqu’à dire que Theresa Spence était une « inspiration »! Pour qui??? Pourquoi??? Certainement pas pour quiconque a un brin d’intégrité. Mais elle est certainement une inspiration pour tous les pillards et parasites. Qu’est-ce que ça dit au sujet de l’intégrité et du discernement de ceux qui les soutiennent? Mais d’un autre côté, une bonne partie ces mêmes supporteurs ont cautionné des casseurs aux carrés rouges, alors pourquoi pas des brigands aux plumes rouges?

Les autochtones sont-ils victimes d’injustice? Absolument! Mais la plus grande injustice qu’ils subissent est celle qui les confine à un apartheid qui les rend dépendants aux fonds fédéraux contrôlés par des bandits aux plumes rouges, grâce à la complaisance des médias et de la gauche canadienne. Il serait grand temps que nous laissions les autochtones rejoindre notre société en tant que citoyens à part entière.

 

 

En France soviétique, les gens veulent s’exiler en Russie

depardieumontage

Par Arielle Grenier

Cher Monsieur Depardieu,

Tout en sachant pertinemment que mon message risque de se perdre et de ne jamais aboutir dans votre boîte courriel, je me permets d’écrire ceci :

Lorsque j’étais petite, je regardais les Misérables en boucle. Un chocolat chaud pas très loin sur la table d’appoint, une grosse doudou m’enveloppant et j’attendais patiemment que l’histoire se termine pour la recommencer. J’étais émerveillée devant la volonté du père Madeleine, maire de Montreuil-sur-Mer, à générer le bien autour de lui, à se comporter de manière charitable, à pardonner et à souhaiter racheter sa vie pour ses dix-neuf années passées au bagne. C’est à 46 ans que Jean Valjean décide de changer de vie. Il crée une fabrique de verroterie, devient un industriel remarqué, puis accède au poste de maire quatre ans plus tard. Malgré le fait que les citoyens ignorent tout de son histoire, ses concitoyens le décrient comme un homme charitable qui met à profit son industrie pour aider les pauvres et pour faire construire deux écoles. Ce personnage m’a toujours fascinée, mais j’ignorais pourquoi. Tout ce dont j’avais la certitude, c’est que j’avais profondément en horreur Javert. Ce policier d’une logique cartésienne qui ne voulait pas donner crédit à la réinsertion de Jean Valjean.

Tout récemment, le Conseil constitutionnel a annulé la taxe de 75 % des très hauts revenus prévue par votre président, monsieur Hollande. Pour démarrer l’année, vous avez obtenu la nationalité russe. La Russie? Vous allez en Russie pour échapper du socialisme fiscal français… Qui l’eût cru? Aucune personne des années 80 n’aurait pu un jour se douter que l’autoritarisme russe s’effondrerait, que l’économie russe serait plus libéralisée que la France du président Hollande.

Nous savons que vous aimez votre France, Monsieur Depardieu, que vous avez consacré votre vie à l’art de la scène, à la diffusion de ce qu’elle détient de plus beau à offrir. Chapeau!

Monsieur Depardieu, je vous félicite d’avoir décidé de quitter un pays qui n’encourage apparemment pas la réussite, le succès et l’initiative.

Depuis le 1er janvier 2001, la Russie a abandonné le système progressif de Boris Eltsine par une flat tax de 13 %. Selon un rapport analysant les effets de l’instauration de la Flat Tax produit par l’Adam Smith Institute, la Russie a connu un taux de croissance si important qu’elle a pu redresser totalement ses finances publiques. À vrai dire, le produit de l’impôt sur le revenu a augmenté de plus de 20 %, permettant ainsi de combler le déficit de Boris Eltsine.

L’idée de la Flat Tax semble être attrayante pour vous, Monsieur Depardieu, et vous avez raison! Plusieurs économistes se sont intéressés au modèle de la Flat Tax. Selon les économistes Robert Ernest Hall et Alvin Rabushka de la Hoover Institution, en taxant les revenus et en excluant les investissements, l’économie américaine s’améliorerait considérablement. Dans The Flat Tax, les auteurs soulignent que le nombre d’heures de travail augmenterait de 4 % dans l’économie américaine. Elle permettrait une déduction des investissements découlant en une forte incitation à investir, une réaffectation massive de l’effort national qui serait favorable au revenu national tout en protégeant les pauvres de toute imposition. Les deux économistes ajoutent « qu’elle financerait ces baisses d’impôts en imposant judicieusement le revenu professionnel à un taux modéré augmentant ainsi les recettes fiscales fédérales provenant des entreprises ».

Comme le disait le conseiller du roi Henri IV, Barthélémy de Laffemas : « les hauts taux tuent les totaux ». Intéressant de savoir que ce dernier était tout sauf un libéral et qu’il considérait que l’impôt proportionnel était préférable à l’impôt progressif puisqu’il rapportait beaucoup plus à l’État.

Monsieur Depardieu, vous m’avez fait pleurer toute ma jeunesse par votre incroyable talent d’acteur et d’humain. Vous nous avez appris la compassion grâce à Monsieur Madeleine. Vous nous avez révélé que l’État, bien qu’il se veuille le gardien des droits, est souvent celui qui nous empêche d’être libres et d’avancer. Ce grand Victor Hugo, quoiqu’on lui prête l’intention d’avoir décrit la classe des moins nantis, il a nous aura enseigné l’empathie, la générosité, le dépassement de soi et aussi, le rêve. Il nous a démontré combien l’Homme pouvait être bon, qu’il pouvait pardonner et qu’il pouvait aimer même ceux qui l’ont blessé.

Monsieur Depardieu, je vous souhaite une heureuse année 2013 à votre capital, mais la Russie a encore beaucoup de chemin à faire vers l’atteinte des libertés individuelles. Ne devenez pas un instrument politique dans une mer de propagande. Jean Valjean vaut mieux que cela.

L’année 2012 de A à Z

nouvel-an-2013

Par Simon Leduc

A : Absents :
Depuis mai 2011, 58 députés du NPD représentent le Québec à la Chambre des communes. On ne peut pas dire que leur bilan soit très positif. Ils sont totalement absents du débat public. J’ai l’impression que la Belle province est représentée par des fantômes au Parlement canadien. Le NPD doit se ressaisir car Justin Trudeau lui sera un adversaire de taille au Québec.
B : Obama :
Le 6 novembre dernier, Barack Obama a été réélu pour un deuxième mandat. C’est un dur revers pour les défenseurs des idéaux des Pères Fondateurs. Le président va pouvoir continuer de mettre en place ses doctrines en matière de politique intérieure et extérieure : un interventionnisme étatique et l’isolationnisme. Sous sa gouverne, les Etats-Unis déclinent et cela n’est pas une bonne chose pour le monde occidental.
C : Commission Charbonneau :
La corruption et la collusion sont bien présentes dans le monde de la construction et en politique municipale. La Commission nous a appris que la société québécoise est atteinte du cancer de la corruption. Deux maires d’envergures sont tombés au combat. Que nous réserve t-elle en 2013? Va t-elle toucher directement le Parti libéral du Québec? C’est à suivre…
D : Défaite
Le 6 novembre dernier, le GOP a subie une énorme défaite. Le candidat républicain n’a pas réussi à vaincre M. Obama malgré son désastreux bilan économique. Je crois que le parti de Lincoln va devoir se choisir un véritable conservateur afin de reprendre le contrôle de la Maison-Blanche en 2017. Il y a deux noms qui me viennent à l’esprit : Jeb Bush et Chris Christie.
E : Élections générales albertaines :
Deux femmes se sont affrontées lors des élections générales en Alberta : Alison Redford (chef des progressistes conservateurs) et Danielle Smith (chef du Wildrose Party). Le parti libertarien était le favori pour mettre fin à la dynastie conservatrice mais les Albertains ont opté pour la continuité. Les conservateurs ont obtenu une surprenante victoire majoritaire. Les troupes de Mme Smith vont avoir 4 ans pour se faire valoir dans l’opposition. Le prochain rendez-vous électoral sera en 2016.
F : Fusillade :
L’année 2012 s’est terminée par la terrible tuerie de Newton qui a fait 26 morts dont 20 petits enfants. Apparemment, le tueur avait des problèmes psychiatriques. Cela a relancé le débat sur le contrôle des armes à feu aux Etats-Unis. Évidemment, la gauche en a profité pour dénoncer la culture de la violence américaine. Je crois que l’on devrait laisser les Américains débattre de cela et ne pas tomber facilement dans des discours antiaméricains.
G : Guy Turcotte :
Notre merveilleux système de justice a reconnu Guy Turcotte non criminellement responsable du meurtre de ses deux enfants. En décembre dernier, Turcotte a été libéré par la Commission des troubles mentaux. La société québécoise est malade. C’est rendu qu’on libère un homme qui a assassiné deux innocents bambins, cela me dégoûte. J’espère que d’autres meurtriers ne seront pas libérés en 2013.
H : Haut-Fonctionnaire :
Le gouvernement Marois a tenté de camoufler la nomination d’André Boisclair à un poste de sous-ministre. Dennis Lessard de La Presse a rendu public cette décision gouvernementale. Les Québécois ont été outrés par le manque de transparence de Pauline Marois. Celle-ci a dû reculer afin de calmer les esprits Cet événement démontre bien le manque de jugement de notre première ministre. Elle ne pensait pas que sa décision serait mal reçue dans la population. Sur quelle planète la cheffe péquiste vit-elle?
I : Improvisation :
Le gouvernement Marois est un expert dans le domaine l’improvisation. Il ne fait que cela depuis le 4 septembre. La première ministre annonce quelque chose et le lendemain, elle change d’idée : la taxe santé, la rétroactivité des hausses d’impôts, l’exploitation du gaz de schiste, l’imposition de la loi 101 aux CPE, etc. Il faut croire que c’est une nouvelle façon de gouverner. Je crois plutôt que les péquistes n’étaient pas prêts pour gouverner le Québec.
J : Jean Charest :
Après neuf ans de pouvoir, l’ancien premier ministre a été chassé du pouvoir le 4 septembre dernier. Le 14 avril 2003, les Québécois lui ont donné le mandat de réformer le sacro-saint modèle québécois. Malheureusement, il n’a pas eu le courage politique de se tenir debout devant les défenseurs du statu quo. De 2003 à 2012, la dette publique et la taille de l’État ont grossi de façon exponentielle et son gouvernement a été frappé de plein fouet par des allégations de corruption. Malgré certaines bonnes idées (le Plan Nord et le libre-échange avec l’UE), le gouvernement aura été celui de la continuité. Il faut quand même reconnaître la résilience de cet homme politique. Il s’est battu jusqu’au bout et il a laissé la maison libérale en bonne état. Bonne retraite M. Charest.
K : Je n’ai rien trouvé pour cette lettre. Avez-vous des suggestions?
L : Legault :
La CAQ a terminé troisième aux dernières élections car elle proposait trop de changements au modèle québécois. Une majorité de Québécois n’est pas prête pour cela car elle tient encore au modèle québécois. François Legault a une bonne équipe avec lui. Il va devoir convaincre l’électorat moyen du bien-fondé de ses politiques. Je souhaite bonne chance à la CAQ et elle en aura besoin.
M : Marois :
Cette année, Pauline Marois a réalisé le rêve de sa vie : devenir la première femme première ministre du Québec. Cela n’a pas été facile pour elle mais je dois la féliciter pour son exploit. Elle a réussi à vaincre les opposants dans son propre parti afin de se maintenir en poste à la barre du PQ. Elle a remporté les élections à l’arrachée le 4 septembre mais une victoire est une victoire. Va t-elle rester longtemps en poste? Seul le temps nous le dira.
N : NPD :
L’opposition officielle s’est choisi un nouveau chef en 2012 : Thomas Mulcair. Celui-ci n’a pas vraiment réussi à s’imposer comme un premier ministre en attente. Le NPD ne semble pas être en mesure de se libérer de son passé de tiers parti et il n’a pas de vision claire pour le pays. L’arrivée de Trudeau et la montée soudaine du Parti vert vont lui faire mal. La bonne nouvelle pour la gauche canadienne est le fait que les élections auront lieu seulement en octobre 2015.
O : Olympiques de Londres :
La métropole londonienne était l’hôte des Jeux Olympiques d’été. On a eu droit à de grandes compétitions. Je voudrais souligner l’exploit de certains athlètes qui ont gagné des médailles : Maria Sharapova (l’argent au Tennis), Émilie Heymans et Jennifer Abel (le bronze en natation). Les prochains Jeux Olympiques auront lieu en 2016 à Rio De Janeiro.
P : Printemps érable :
Pendant des mois, des étudiants en culottes courtes ont joué à la révolution dans les rues de Montréal. Les montréalais, les commerçants et les automobilistes se sont faits empoisonnés la vie par ces bébés gâtés qui ne se sont jamais fait dire non par leurs parents comme l’a si bien dit Jacques Villeneuve. La minorité étudiante a brimé les droits de la majorité qui voulait assister à leurs cours. Les GND de ce monde ne sont pas des héros (c’est le cas pour les médias gauchistes) mais bien des gens qui méprisent nos institutions démocratiques, point à la ligne.
Q : Québec solidaire :
Le 4 septembre dernier, la formation d’extrême-gauche a doublé son nombre d’élus à l’Assemblée nationale. François David a finalement battu Nicolas Girard dans Gouin. Toutes les tendances idéologiques doivent être représentées au Parlement québécois. La présence de Québec solidaire est une bonne chose pour la démocratie québécoise.
R : Résilience :
Tous les observateurs politiques (et l’auteur de ces lignes) avaient prédit une débâcle du PLQ lors des élections automnales. Contre toute attente, le Parti libéral a remporté cinquante comtés, quatre de moins seulement que le PQ. Cela démontre que le PLQ est une institution qui est là pour rester. Qui va succéder à Jean Charest? On va avoir la réponse en mars prochain. La candidature de M. Couillard semble être alléchante mais on ne connaît pas sa philosophie politique. Le choix de Raymond Bachand semble être plus sûr pour le PLQ à cause de ses compétences économiques.
S : Stephen Harper :
Cette année, le premier ministre du Canada a commencé sa lutte contre le déficit. Dans le dernier budget, le gouvernement conservateur a annoncé des coupures dans la bureaucratie qui sont nécessaires afin de revenir à l’équilibre budgétaire en 2015. Malgré les turbulences européenne et américaine, l’économique canadienne est en bonne santé. Cela est dû à la bonne gouvernance du gouvernement Harper. Il doit maintenir le cap en 2013.
T : Trudeau :
Justin Trudeau est le grand favori pour remporter la course à la chefferie du PLC. Son nom de famille, sa jeunesse et son charisme sont ses trois plus grands atouts. Les libéraux fédéraux semblent être séduits par ce jeune politicien. Aura t-on droit à une nouvelle trudeaumanie? Celui-ci va devenir le chef libéral car il n’a pas de compétition mais je doute fort qu’il sera un bon chef. Il défend les mêmes idéaux dépassés de son paternel : la centralisation et le socialisme. Les conservateurs vont pouvoir utiliser ses déclarations controversées concernant l’Alberta et le Québec. Justin Trudeau sera vulnérable aux attaques conservatrices. Pourra-t-il s’imposer en 2013, on verra bien.
U : Utopie :
Le projet souverainiste semble être de plus en plus une utopie. La souveraineté a continué de régresser en 2012. Le PQ a gagné une très faible victoire en septembre et il ne pourra pas en faire la promotion à cause de son statut minoritaire. Est-ce qu’une union des forces indépendantistes est la solution pour raviver la flamme? Je crois qu’un retour des conservateurs (Facal, Bock-Coté, Brassard) au sein de la famille souverainiste est essentiel pour la survie de ce projet.
V : Vaillancourt :
Après 23 ans de règne, Gilles Vaillancourt a démissionné de son poste de maire à cause des perquisitions qui ont été effectuées à sa résidence et à l’Hôtel de ville par l’UPAC. Il faut reconnaître la bonne gestion des fonds publics lavallois par l’ancien maire. La ville a été en pleine croissance sous sa gouverne. Mais, des allégations de corruption et de collision ont entaché le règne de Gilles 1er au cours des dernières années.
W : Winner :
Je vais sortir de la politique pour cette lettre. Derek Jeter des Yankees a eu une année extraordinaire en 2012. Il a frappé plus de 200 CS et il a été le meneur à ce chapitre dans la MLB. Il a 39 ans et il ne semble pas avoir aucun signe de ralentissement. M. Jeter est un « winner » car il a remporté cinq Séries Mondiales durant sa carrière : 1996, 1998, 1999, 2000 et 2009. (Je n’avais pas d’idées pour cette lettre).
X : Radio X
Pendant des décennies, la droite était complètement dominée par la gauche dans la métropole montréalaise. En août dernier, CHOI Radio X Montréal a fait ses débuts sur les ondes montréalaises. Enfin, les montréalais allaient avoir la chance d’écouter une radio parlée qui se situe clairement à droite du spectre politique. Je trouve que Maurais Live et Duhaime le midi sont les seules émissions qui se sont vraiment imposées. Il faudrait améliorer le 2 à 4 (l’émission de Sophie Bérubé et l’émission du retour (de Jean-Charles Lajoie) car ils ressemblent dangereusement à la radio montréalaise. Je souhaite une longue vie à CHOI Radio X car sa présence est essentielle pour la santé démocratique de la métropole.
Y : Je n’ai rien trouvé pour cette lettre. Avez-vous des suggestions?
Z : Je n’ai rien trouvé pour cette lettre. Avez-vous des suggestions?