Et si on faisait l’éloge des paradis fiscaux?

Tamarindo

Par Philippe David

J’aime aller à contre-courant et défier la pensée unique, alors aujourd’hui je pars à la défense des paradis fiscaux question de me faire haïr un petit peu plus des étatistes de tout acabit. J’en ai marre de leur démagogie. Un des plus récents exemples est le petit discours de Guy A. Lepage aux fêtes de la St-Jean-Baptiste, où il a carrément accusé les méchants riches qui mettent leur argent dans des paradis fiscaux de voleurs. 

Passons tout d’abord sur le fait que Guy A. Lepage a carrément détourné les festivités dans le but de passer son petit message politique, mais en plus, son attaque est démago au possible. Ben oui! C’est ça! Les foutus droitistes sont toujours à la défense des maudits riches! Eh oui! J’aime me faire l’avocat du diable! Alors oui, je vais les défendre!

Je suis moi-même de la classe moyenne, mais dans ma vie, il m’est souvent arrivé d’avoir des contacts avec des gens considérés comme riches, des professionnels ou des hommes d’affaires, certains sont même millionnaires. Contrairement à ce que certaines sales langues voudraient vous faire croire, la grande majorité d’entre eux ne sont pas des voleurs, ni des escrocs et leur fric, ils le gagnent à la sueur de leur front à travailler 60, 70 heures par semaine. Je suis certain que vous ne verserez pas de larmes, mais ça n’empêche que ce qu’ils ont, ils ne l’ont certainement pas volé, ils l’ont gagné honnêtement, alors pourquoi les traiter de voleurs? (En passant, foutez-moi la paix avec la théorie de l’exploitation de Marx, il y a longtemps qu’elle a été réfutée.)

De plus, peut-on cesser d’être hypocrites? Aux dernières nouvelles, seulement une infime minorité de fêlés aiment vraiment payer de l’impôt. Au mieux, certains considèrent que c’est un mal nécessaire et tous sans exception vont essayer d’en payer le moins possible, y compris les bobos de la gauche caviar comme Guy A. Lepage. Sont-ils tous des voleurs? Pourquoi est-ce que c’est correct de convoiter l’ argent des riches, mais que c’est cupide de vouloir garder son propre  argent durement gagné?  

Pour ma part, je crois que l’impôt est carrément du vol et la commission Charbonneau est en train de me donner largement raison. Sur ce compte, nous n’avons d’ailleurs vu que la pointe de l’iceberg.

Primo, l’impôt n’est pas une transaction volontaire contre services rendus. L’impôt est perçu par la force (essayez de refuser de le payer, pour voir se qui se produira) et l’état n’est sous aucune obligation de vous donner quoi que ce soit en retour. C’est d’ailleurs le cas dans bien des pays. L’état n’est sous aucune obligation de vous fournir les services que vous désirez non-plus (Demandez aux brésiliens). Donc cessez de prétendre que l’impôt, c’est pour payer les services. C’est faux!

Secundo, donnez-lui le nom que vous voulez, mais de confisquer le bien d’autrui en utilisant la force, ou la menace d’utiliser la force c’est du vol, peu importe l’usage qu’on fasse ensuite du bien confisqué. Cessez donc de prétendre qu’il y a une quelconque vertu là-dedans. Les vrais criminels ne sont pas ceux qui essaient d’échapper aux voleurs. 

Guy A. Lepage accusait les riches de nous avoir foutus tous dans la merde en refusant de payer leur « juste part ». C’est de la foutaise! Si nous sommes dans la merde, ce n’est pas parce qu’une pognée de gens refusent de se laisser plumer, c’est parce que des politiciens irresponsables viennent acheter vos votes année après année avec des promesses insoutenables et que vous êtes tous assez nigauds pour les croire.

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12 réflexions au sujet de « Et si on faisait l’éloge des paradis fiscaux? »

  1. 1) Marx a été « réfuté »? Eh bien, j’ai dû en louper une.

    2) Ce n’est pas parce qu’on blâme ceux qui évitent l’impôt que l’on blâme tous les riches.

    3) Ce n’est pas parce que des compagnies PRIVÉES ont floué la société (et empoché l’argent des citoyens) que cela implique que l’impôt est une mauvaise chose. Affirmer l’inverse est un paralogisme.

    4) L’impôt est perçu par la force parce que c’est ainsi que des gens pas mal plus avisés que vous ont, jadis, convenu progressivement qu’une société devait fonctionner pour fournir des services de base communs aux citoyens. Le même raisonnement s’applique à l’illégalité du meurtre. Ce n’est pas parce que vous avez décidé que vous étiez de l’avis inverse que cela vous donne de facto le droit de faire ce que vous voulez. Votre liberté est restreinte par celle des autres individus autour de vous, évidemment. Vous ne vivez pas sur une île déserte.

    5) L’impôt sert en principe (même si, de fait, ce système est imparfait – comme pas mal d’autres trucs d’ailleurs) à financer des services communs de base, sur lesquels les Québécois se sont entendus pour les qualifier de nécessaires. L’argent ne disparaît pas soudainement lorsqu’il est retenu à la source de vos revenus. Rien ne se perd, rien ne se crée!

    6) Si l’impôt, perçu par la force, est nécessairement un vol, alors le fait de tuer quelqu’un par légitime défense est aussi un meurtre, et l’emprisonnement de la séquestration. Ignorer la justification des actes dans une société de droit rend complètement aveugle. Les vrais voleurs sont bien plutôt ceux qui exploitent la crédulité du public pour les payer en-déça de ce que leur travail vaut ou leur faire payer un prix outrancier pour un bien dont la valeur de production est bien moindre.

    1. @ Alex

      1) Marx a été « réfuté »? Eh bien, j’ai dû en louper une.

      De toute évidence. Il y a belle lurette que sa théorie de l’exploitation ne tient plus. Quand les salariés fourniront la machinerie et les matériaux pour le produit qu’ils fabriquent, ils pouront réclamer la plus-value (ou subir la perte, le cas écheant) à la vente du produit. L’employeur ne fait que louer leur labeur comme il se procure les autres facteurs de production.

      2) Ce n’est pas parce qu’on blâme ceux qui évitent l’impôt que l’on blâme tous les riches.

      À entendre certains, c’est à s’y méprendre…

      3) Ce n’est pas parce que des compagnies PRIVÉES ont floué la société (et empoché l’argent des citoyens) que cela implique que l’impôt est une mauvaise chose. Affirmer l’inverse est un paralogisme.

      Il n’y a pas que des compagnies privées, il y a aussi des fonctionnaires et des politiciens qui s’en mettent plein les poches.

      4) L’impôt est perçu par la force parce que c’est ainsi que des gens pas mal plus avisés que vous ont, jadis, convenu progressivement qu’une société devait fonctionner pour fournir des services de base communs aux citoyens. Le même raisonnement s’applique à l’illégalité du meurtre. Ce n’est pas parce que vous avez décidé que vous étiez de l’avis inverse que cela vous donne de facto le droit de faire ce que vous voulez. Votre liberté est restreinte par celle des autres individus autour de vous, évidemment. Vous ne vivez pas sur une île déserte.

      Le meurtre est punissable et condamnable parce que c’est une agression contre le droit à la vie d’une autre personne. En faisant de l’argent de façon honnête, à la sueur de mon front, je n’agresse personne. En revanche, en me confisquant ma propriété par la force, sans que je n’ait agressé personne, vous commettez une agression. Juste parce que c’est légal ne veut pas dire que c’est moral. La mafia fait la même chose que ce que fait le gouvernement. Ils appellent ça de la « protection », sauf que personne ne s’illusionne qu’il s’agit d’un crime quand c’est la mafia qui le fait.

      5) L’impôt sert en principe (même si, de fait, ce système est imparfait – comme pas mal d’autres trucs d’ailleurs) à financer des services communs de base, sur lesquels les Québécois se sont entendus pour les qualifier de nécessaires. L’argent ne disparaît pas soudainement lorsqu’il est retenu à la source de vos revenus. Rien ne se perd, rien ne se crée!

      Il ne disparait pas, il va dans la poche des politiciens, des fonctionnaires et tous leurs petits n’amis accrochés aux mamelles de l’état et nous ne recevons très peu de services vraiment dignes de ce nom en retour. Tout ce que le gouvernement touche est de la merde, des infrastructures aux services de santé.

      Si l’impôt, perçu par la force, est nécessairement un vol, alors le fait de tuer quelqu’un par légitime défense est aussi un meurtre, et l’emprisonnement de la séquestration.

      Comparaison boiteuse. La légitime défense se justifie parce qu’elle est la réponse à une agression. C’est celui qui commet l’agression qui est fautif, et la victime a parfaitement le droit de se défendre. Dans le cas de l’impôt, l’état est l’instigateur d’une agression. Vous voulez qu’on paie pour des services publics, envoyez une facture aux gens pour les services qu’ils utilisent. Il n’y a aucun lien entre les impôts perçus et les services. Ils sont 100% arbitraires. La meilleure preuve c’est qu’alors que les taxes et les impôts ne font qu’augmenter de façon vertigineuse, les services ne font que se dégrader. Vous manquez sérieusement de discernement pour ne pas pouvoir distinguer agresseur et victime.

      Les vrais voleurs sont bien plutôt ceux qui exploitent la crédulité du public pour les payer en-déça de ce que leur travail vaut ou leur faire payer un prix outrancier pour un bien dont la valeur de production est bien moindre.

      Et les pires dans ce domaine, sont ceux qui constituent l’état. Si l’état ne détenait pas un monopole, il ferait faillite. C’est généralement ce qui arrive à une compagnie privée qui livre un produit dont la qualité est inférieure au prix demandé.

      1. Oublions un instant les problèmes de corruption. Elle mine autant le privé que le public, et n’a qu’une importance secondaire ici à mon avis. Que l’on soit PDG d’entreprise ou politicien, un individu peut être amené au vol et les conséquences en sont les mêmes.

        Or j’ai l’impression que le fond de notre discorde pourrait se résumer de la sorte : vous avez l’impression que l’État, de par le monopole qu’il détient d’emblée, ne fournit pas les services d’une manière optimale. D’un autre côté, je soutiens que seul l’État peut fournir certains services de base, car l’environnement concurrentiel dans lequel évoluent les entreprises privées est précisément ce qui mine leur aptitude à pourvoir de manière honnête aux besoins des individus.

        Certes, un cadre monopolistique a ses défauts et, effectivement, je serais évidemment prêt à concéder qu’il y a largement place à optimisation au sein de l’État. Mais dans un pays comportant un état de taille zéro, peut-on vraiment imaginer les besoins des individus entièrement comblés par le privé?

        D’une part, les entreprises peuvent quand même flouer les individus et ne pas leur offrir un service à hauteur du prix payé en profitant de l’imbécillité même des gens, ou encore en leur mentant carrément de par la pub qu’ils s’offrent – et alors ils retrouvent les défauts de l’État monopolistique. D’autre part, est-il vraiment moral d’accepter qu’un individu qui naît dans un milieu pauvre (ce dont il n’est nullement responsable) aie moins accès à des services de santé décents, à l’éducation? L’État, en fournissant certains biens de base, peut bien au contraire favoriser l’optimisation du marché en s’assurant que l’emploi correspond réellement au talent – et non à un statut socio-économique préalable.

        L’État n’est pas nécessairement l’ennemi du marché. Optimiser ce dernier ne revient pas nécessairement à moins y intervenir. Le corps humain peut bien sûr, au fil de milliers, de millions d’années, se voir corrigé par la sélection naturelle, les plus faibles étant éliminés en premier. Mais cela n’empêche pas pour autant les médecins de soigner les malades. Bien sûr, les lois de la nature auront le dernier mot, mais toute intervention humaine n’est pas pour autant nuisible.

        La question ultime serait-elle donc celle-ci : vaut-il mieux un État forcément imparfait qui favorise l’égalité des chances, ou un marché qui optimise la production de notre société? Si l’objectif de l’État est (en principe, idéalement) de corriger les imperfections du marché, est-ce que théoriquement cela ne résout pas le dilemme entre l’état-providence et un état zéro? L’on en reviendrait à évaluer lequel des deux, entre l’État et le marché, en arrive au meilleur produit.

        Or ce qui me fait pencher en faveur de l’état-providence est l’argumentaire selon lequel l’humain et, par suite, la société dans son ensemble, sont en bien meilleure santé (au sens littéral comme au sens figuré) lorsque les individus sont traités en faisant fi de leur statut socio-économique préalable – viz. lorsque l’on fait la promotion de l’égalité des chances. (on n’a qu’à penser aux pays scandinaves, où le haut taux de scolarisation entraîne, par exemple, une baisse des dépenses requises dans le système de santé car les gens éduqués prennent mieux soin d’eux-mêmes)

        1. @ Alex

          Oublions un instant les problèmes de corruption. Elle mine autant le privé que le public, et n’a qu’une importance secondaire ici à mon avis. Que l’on soit PDG d’entreprise ou politicien, un individu peut être amené au vol et les conséquences en sont les mêmes.

          C’est vrai que la corruption existe dans les deux domaines, la différence c’est l’imputabilité et les incitatifs. Ce que nous avons surtout vu à la commission Charbonneau des cas où les entrepreneurs achètent des faveurs d’un fonctionnaire, ou se mettent d’accord entre eux, pour l’obtention d’un contrat. Pour les entrepreneurs c’est une activité lucrative et pour les fonctionnaires, ça a été sans conséquences pendant littéralement des décennies. Pendant tout ce temps, c’est le contribuable qui payait sans avoir un mot à dire. Voter à tous les 4 ans ne change pas grand’chose. Les gouvernements vont et viennent, mais les fonctionnaires restent avec une sécurité d’emploi blindée. Ainsi va la corruption dans le secteur public. Ce ne sont pas les acteurs corrompus ou le gouvernement qui écopent, mais le contribuable qui ne peut obtenir le service nulle part ailleurs.

          C’est tout le contraire quand un un tel scénario se produit à l’intérieur d’une entreprise privée. Les clients de cette entreprise peuvent aller voir ailleurs et ils le feront s’ils s’aperçoivent que les prix de l’entreprise sont trop cher. L’entreprise fera des pertes si la situation n’est pas redressée et fera éventuellement faillite. Le secteur privé a un incitatif à éliminer la corruption (la plupart des entreprises ont un département de prévention des pertes) et optimiser leur gestion: le profit. Sans lui, une entreprise ne peut grandir. Le gouvernement peut tout simplement taxer plus pour compenser l’argent perdu, alors qu’une entreprise privée doit faire mieux que ses concurrents pour obtenir l’argent des consommateurs.

          Or j’ai l’impression que le fond de notre discorde pourrait se résumer de la sorte : vous avez l’impression que l’État, de par le monopole qu’il détient d’emblée, ne fournit pas les services d’une manière optimale. D’un autre côté, je soutiens que seul l’État peut fournir certains services de base, car l’environnement concurrentiel dans lequel évoluent les entreprises privées est précisément ce qui mine leur aptitude à pourvoir de manière honnête aux besoins des individus.

          Au contraire, plus il y a de concurrence et plus une entreprise privée doit se surpasser pour convaincre le consommateur de lui donner son argent. Seuls les monopoles et oligopoles peuvent imposer leur volonté à leurs clients.

          Certes, un cadre monopolistique a ses défauts et, effectivement, je serais évidemment prêt à concéder qu’il y a largement place à optimisation au sein de l’État. Mais dans un pays comportant un état de taille zéro, peut-on vraiment imaginer les besoins des individus entièrement comblés par le privé?

          Depuis le début des temps, la plupart des grandes innovations sont venues d’entrepreneurs imaginatifs cherchant à combler les besoins de leur clientèle. Qu’est-ce qui vous fait croire que sans gouvernement, ces même entrepreneurs n’arriveraient pas à combler ce vide?

          D’une part, les entreprises peuvent quand même flouer les individus et ne pas leur offrir un service à hauteur du prix payé en profitant de l’imbécillité même des gens, ou encore en leur mentant carrément de par la pub qu’ils s’offrent – et alors ils retrouvent les défauts de l’État monopolistique.

          Une entreprise qui floue ses clients, à moins de détenir un monopole protégé par le gouvernement, ne pourrait pas rester en affaire longtemps. Il peut certes y avoir des gens crédules, mais pas suffisamment pour garder une entreprise frauduleuse à flot longtemps dans un environnement concurrentiel.

          L’État n’est pas nécessairement l’ennemi du marché. Optimiser ce dernier ne revient pas nécessairement à moins y intervenir. Le corps humain peut bien sûr, au fil de milliers, de millions d’années, se voir corrigé par la sélection naturelle, les plus faibles étant éliminés en premier. Mais cela n’empêche pas pour autant les médecins de soigner les malades. Bien sûr, les lois de la nature auront le dernier mot, mais toute intervention humaine n’est pas pour autant nuisible.

          La sélection naturelle a toujours été au grand bénéfice de l’espèce. La concurrence d’un marché plus libre est toujours au grand bénéfice du consommateur. Quand une compagnie fait faillite, elle est toujours remplacée par une autre. Les compagnies les mieux gérées et les plus efficaces à servir leur clientèle sont celles qui survivent. Si le gouvernement se mêle de protéger telle ou telle entreprise de sa concurrence par règlementation ou subvention, il préserve la survie d’une entreprise qui ne mérite pas de survivre. La meilleure façon de protéger le consommateur est de laisser le marché faire son oeuvre.

          La question ultime serait-elle donc celle-ci : vaut-il mieux un État forcément imparfait qui favorise l’égalité des chances, ou un marché qui optimise la production de notre société? Si l’objectif de l’État est (en principe, idéalement) de corriger les imperfections du marché, est-ce que théoriquement cela ne résout pas le dilemme entre l’état-providence et un état zéro? L’on en reviendrait à évaluer lequel des deux, entre l’État et le marché, en arrive au meilleur produit.

          Tout ce qui est nécessaire pour assurer l’égalité des chances, c’est d’avoir l’égalité devant la loi et un cadre légal juste et prévisible. Au delà de ça, on perturbe l’équilibre.

    2. @Alex

      Je t’encourage fortement à lire ‘L’état’ de Frédéric Bastiat écrit en 1848 (http://bastiat.org/fr/l_Etat.html). Même si cet article date de plus de 150 ans, il est toujours d’actualité et décrit bien le marché politique. Après la lecture de cet article, la perception que j’avais de l’état et du gouvernement a changé du tout au tout. Selon Bastiat, « l’état est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ». Je t’invite donc à le lire, et comme ce fut le cas avec moi, ta perception vis-à-vis du role de l’état pourrait changer.

      Cordialement,

      Pierre

  2. Les gens qui veulent la fin des paradis fiscaux ne critiquent pas les riches en général, mais seulement ceux qui fraudent. Et ce sont d’ailleurs aussi des entreprises qui pratiquent l’optimisation fiscale, un euphémisme pour parler de fraude fiscale.

    Donc on ne veut pas la fin des riches mais juste la fin des paradis fiscaux. Pas d’amalgame !

    1. @ Eric

      Nous n’aurions aucun besoin de nous soucier de paradis fiscaux si nous ne vivions pas dans un enfer fiscal… Mieux vaut taxer $100 à 1% que de taxer $0 à 50%, le $100 ayant fuit vers le pays qui taxe à 1%.

  3. Lisez « OFF SHORE » de Alain Deneault. Vous comprendrez que ce ne sont pas des petits riches à 1 000 000 $ qui se servent de cela mais des multinationales. Ceci court-circuite complètement les systèmes d’imposition et cela oblige les états à se retourner vers le salariés pour se financer. En plus, après nous avoir volés, ils prêtent cet argent aux gouvernements… Belle passe.

    1. @ Rémi

      Lisez « OFF SHORE » de Alain Deneault. Vous comprendrez que ce ne sont pas des petits riches à 1 000 000 $ qui se servent de cela mais des multinationales. Ceci court-circuite complètement les systèmes d’imposition et cela oblige les états à se retourner vers le salariés pour se financer. En plus, après nous avoir volés, ils prêtent cet argent aux gouvernements… Belle passe.

      Ce que l’état québécois perd en évasion fiscale équivaut à 34 milliard, ce qui ne représente que 13% de notre dette. On est très loin du compte. De plus, même si les multinationales payaient les impôts aux même taux que les particuliers, l’argent proviendrait tout de même des mêmes poches. Imposer les entreprises n’est qu’une façon détournée de taxer le peuple.

      1. Vous avez raison en partie dans votre vision systémique, par contre, vous oubliez les paiement de dividendes et les profits à la bourse. C’est le vieux problème du capitalisme qui ressort : puisque le pouvoir s’accumule par le suivi implacable des dettes et par le fait des différences de forces sur le marché, le déséquilibre de pouvoir entre riches et pauvres augmente jusqu’à l’explosion sociale. Avec 13% de la dette nationale en perte fiscale par an, les paradis fiscaux sont loin d’êtres une contribution négligeable au phénomène.

        (P.S. Seulement pour éviter une dérive du sujet, je n’encourage pas non-plus un autre système en particulier. J’ai pour le communisme, par exemple, des critiques plus dures que pour le capitalisme.)

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