Exiger un gouvernement responsable, est-ce si radical?

Tea party

Par Philippe David 

La semaine dernière, dans les pages du Prince Arthur Herald, l’éditeur-en-chef, Miguaël Bergeron a signé un texte où il se dissociait fermement d’une certaine droite représentée aux États-Unis par le mouvement des tea parties. Ce faisant, il a mis de l’avant plusieurs arguments pour justifier sa position.  J’ai un profond respect pour mon collègue et je considère qu’il est parfaitement en droit de s’associer ou de se dissocier de tout courant de la droite. Cependant, j’ai trouvé certains de ses arguments inexacts et un peu surprenants, venant de quelqu’un qui se dit de droite. J’aimerais donc ici amener un différent son de cloche au sujet.

Dans son texte, mon collègue formule des objections contre les tea parties en les caractérisant comme des partisans du libre-marché à tout crin, et tente de discréditer l’idée du libre-marché comme n’étant que « théorique ». Il enchaine aussi en disant que les tea parties sont les partisans d’un système de santé entièrement privatisé et aussi d’un système d’éducation universitaire entièrement privatisé. Puis il accuse les tea parties de considérer l’état comme un ennemi à abattre et il répond en vantant les vertus de l’état. À mon humble avis, mon collègue confond les teas parties avec le mouvement libertarien. Bien que ce mouvement compte plusieurs libertariens dans ses rangs, ce n’est pas un mouvement libertarien pour autant.

J’ai un gros défaut et c’est celui d’être très prolifique. J’ai tenté de répondre à toutes ces objections en 1200 mots, mais je n’ai pas réussi. Par souci de précision, je n’ai pas pu me résoudre à abréger mes arguments. J’avais peur de ne pas être bien compris. Je me suis retrouvé avec suffisamment de matériel non pas pour une chronique, mais trois. Je vais donc, dans cette première chronique, tenter de répondre aux objections sur les tea parties comme tel, puis dans la deuxième, je vais démontrer que le libre-marché n’est pas aussi théorique qu’on le pense et qu’il est possible d’avoir un système de santé et d’éducation universels sans qu’ils soient contrôlés par l’état. Dans le troisième volet, j’entends peut-être générer un véritable débat sur le rôle de l’état dans notre société. Je crois qu’un tel débat est légitime et nécessaire.

 

C’est quoi les Tea Parties vraiment?

 

Il existe beaucoup de mythes au sujet de ce mouvement, généralement colportés par des médias de gauche, c’est pourquoi je crois qu’un grand nombre de gens sont confus quant à la nature et les objectifs de ce mouvement. Je tiens donc à apporter quelques précisions importantes à ce sujet.

 

Premièrement, il s’agit d’un mouvement populiste et très décentralisé. Personne ne contrôle ce mouvement puisqu’il est composé de nombreuses factions indépendantes (Oubliez l’idée qu’il est contrôlé par les frères Koch ou qui que ce soit d’autre). Vous remarquez d’ailleurs que j’utilise le pluriel en parlant des tea parties. Ces factions peuvent tenir des positions largement différentes sur divers sujets, mais il y a deux grands thèmes qui les réunissent tous:
 

  1. La responsabilité fiscale: Les tea parties désirent que le gouvernement fédéral américain cesse de dépenser comme un matelot en permission. Leurs chevaux de bataille sont donc le retour à un budget équilibré et le remboursement de la dette. Ils s’opposent donc à tout projet de loi qui augmente indûment les dépenses du gouvernement et prônent des coupures drastiques de ces dépenses, afin que le gouvernement cesse d’hypothéquer les générations futures. Il me semble que ce discours ressemble en tout point celui de représentants de la droite québécoise.
     
  2. Le respect de la constitution: Dans ce domaine, les tea parties demandent que le gouvernement fédéral respecte les pouvoirs que lui a attribués la constitution. Ceci inclut :
    1.  le respect de tous les amendements du Bill of Rights (1 à 10), plutôt mal amochés grâce entre autre au Patriot Act et;
    2.  le respect des champs de compétence du gouvernement fédéral et des états, tel que spécifié dans le 10e amendement. Il me semble que ce dernier point devrait faire résonner une corde sensible au Québec.

 

Les positions des tea parties 

 

Dans les faits, les positions des tea parties ne diffèrent pas grandement des positions des membres du parti républicain, mais ils sont certainement plus vocaux et moins ouverts aux compromis. Le Pew Research center avait fait un sondage très intéressant à ce sujet qui détaillait l’adhérence des membres des tea parties à certaines positions, par rapport à celles des républicains qui ne s’associent pas à ce mouvement

 

Plafond de la dette : 69% des membres des tea parties considèrent qu’il n’est pas essentiel de relever le plafond de la dette, comparé à 44% pour le reste des républicains. Cette position est cohérente avec le fait que les tea parties désirent plutôt voir le Congrès faire les coupures qui s’imposent et présenter un budget équilibré, ce qui n’est arrivé récemment que sous l’administration Clinton, mais qui démontre quand même que c’est réalisable. Demander à son gouvernement de cesser de s’endetter n’est pas si radical que ça, à mon humble avis, considérant que la dette américaine a littéralement explosé sous George W. Bush et Obama.

 

Taille du gouvernement : 92% des tea parties sont en faveur d’un gouvernement plus petit, quitte à couper des services, comparativement à 67% des autres républicains. Les États-Unis ont été fondés suite à une révolte contre un gouvernement tyrannique, ce qui fait qu’une grande partie des américains ont une certaine méfiance de l’état. La constitution américaine a d’ailleurs été écrite de façon à limiter la taille et les pouvoir du gouvernement fédéral au profit des gouvernements des états, que les pères fondateurs considéraient comme plus près du peuple. La réduction de la taille du gouvernement fédéral a toujours été un des chevaux de batailles du parti républicain, même si « les bottines ont rarement suivi les babines ». Les tea parties le prennent juste un peu plus à cœur que les autres républicains.

 

Obamacare : 94% des tea parties désapprouvent de ce nouveau système comparativement à 80% des autres républicains. C’est donc dire qu’il n’y a rien d’exceptionnel dans leur position par rapport au reste de la droite américaine. Ceci ne veut pas nécessairement dire que les tea parties veulent un système médical entièrement privé pour autant, mais il faut rappeler qu’aux États-Unis, la santé publique est une juridiction des états et non du fédéral. Beaucoup désapprouvent de cette réforme pour ça. De plus, si Obamacare est si génial, pourquoi les législateurs se sont-ils exemptés?

 

Port d’armes : 93% des tea parties s’opposent au contrôle des armes comparativement à 68% des autres républicains. On voit donc que les tea parties sont très enthousiastes envers le port d’arme, mais une vaste majorité de la droite américaine aussi, méfiance du gouvernement oblige. (Ceci dit, je connais un grand nombre de membres de la droite québécoise qui opposent le contrôle des armes aussi pour les mêmes raisons.)

 

Pour le reste, les tea parties se distinguent à peine des autres républicains sur l’avortement, le mariage gai, la lutte contre le terrorisme et ses abus des libertés civiles, etc.

 

Pour ces positions, certains les considèrent des radicaux et même des terroristes potentiels. Que le gouvernement vive selon ses moyens et respecte ses compétences constitutionnelles, quelle notion radicale en effet! Personnellement, je ne vois pas comment on peut se dire de droite et être en grand désaccord avec eux.

Les as de la médiocrité

As de la mediocrite

Par Philippe David

 À la fin de la semaine dernière, j’ai senti ma tension artérielle grimper plus que d’habitude, ce qui a le don de m’inspirer un peu. Depuis un peu plus d’un an, le gouvernement péquiste de Pauline Marois m’a fourni amplement d’inspiration avec son incompétence. Depuis quelques jours, il se dépasse. Je ne crois pas que le Québec en 400 ans ait vu un gouvernement aussi médiocre et Pauline Marois et ses sbires semblent en rajouter à chaque jour.

Nés pour un petit pain

La semaine dernière a « dévoilé » l’étendue de l’incompétence du gouvernement Marois. Des chiffres troublant nous démontrant qu’alors que le reste du Canada a réussi à générer 145 000 nouveaux emplois depuis le début de 2013, le Québec, lui, s’est démarqué en perdant 45 000 emplois. Mais là n’est pas le pire. Le pire n’est pas que depuis un an, les péquistes ont tout fait pour faire fuir les investissements, mais l’attitude qu’ils ont quand on les confronte avec les faits. Vendredi dernier, lorsque questionné sur la piètre performance de notre économie,  François Gendron, notre Vice-Premier-Ministre, nous a servi cette déclaration :

«Écoutez, j’étais étudiant à l’École normale puis l’Ontario avait une meilleure économie que nous, ça fait 45 ans que c’est comme ça, donc est-ce que ça me dérange? Pas du tout.»

Et encore

«Le taux de chômage au Québec a toujours été presque le double de celui de l’Ontario, a rappelé M. Gendron. La raison principale, c’est le support par nos argents pour 50 % au gouvernement canadien, qui a toujours supporté plus et mieux l’Ontario. Il n’y a qu’à regarder ce qui se passe au niveau des centres de recherche.»

Non, mais quelle attitude de loser! Attitude qui démontre sans équivoque que les ténors de ce gouvernement croient que les québécois sont littéralement nés pour un petit pain! Avec ces petites perles, M. Gendron est passé dans les annales des déclarations les plus stupides de l’histoire québécoise pour aller accompagner celle de Raymond Bachand comme quoi « la finalité n’est pas d’équilibrer le budget, c’est d’être heureux comme peuple ». Grâce à M. Gendron, M. Bachand arrivera peut-être à se faire oublier. Peut-être.

Primo, si on lit le livre « Du Grand Rattrapage au Déclin Tranquille » de Vincent Geloso, on découvre que si c’est vrai que l’économie ontarienne performe mieux que l’économie québécoise depuis fort longtemps, il n’en a pas toujours été ainsi. Armé jusqu’aux dents de statistiques, Vincent Geloso fait une démonstration convaincante que pendant la période de 1945 à 1960, l’économie du Québec performait mieux que celle de l’Ontario et les québécois étaient en train de rattraper leurs homologues ontariens à tous les niveaux et que c’est depuis les années ’60, alors que la Révolution Tranquille jetait les base de notre modèle socio-économique social-démocrate actuel, que notre économie a amorcé un lent déclin qui nous a amené où nous sommes présentement. C’est une vérité qui dérange que notre intelligentsia nationaliste ne voudrait certainement pas que vous appreniez, eux qui se sont donné tant de mal à ériger ce mythe qu’est notre modèle québécois. Ce qu’ils ont baptisé la « Grande Noirceur » fût probablement  la période la plus prospère de notre histoire, mais chut! Il ne faut surtout pas le dire, de peur de se faire traiter d’hérétique par les papes de notre religion social-démocrate.

 Secundo, oubliez aussi l’idée que nous sommes moins riches que l’Ontario à cause que cette province reçoit plus d’aide de la part du gouvernement fédéral, c’est magistralement faux. Depuis des décennies, la part québécoise des recettes fédérales rétrécit alors que le gouvernement fédéral dépense plus au Québec qu’en Ontario (incluant paiements de transfert et dépenses de programmes). La différence entre les recettes et dépenses fédérales au Québec a été négative, aussi loin que Statistiques Canada fournit des chiffres sur son site web, alors qu’elle a toujours été positive en Ontario pendant cette même période, sauf très récemment. Depuis les années 80, l’Ontario a toujours contribué plus au gouvernement fédéral qu’elle n’a reçu alors que c’est le contraire au Québec. Un autre mythe nationaliste mord la poussière. Bien sûr, c’est typique pour un péquiste de rejeter le blâme de sa propre incompétence sur Ottawa.

$60 millions dans la toilette, yes!

Le même jour, le ministre de l’environnement, Yves-François Blanchet annonçait la non-reconduction du bail du projet de terminal gazier Rabaska à Lévis, tuant littéralement ce projet et jetant $60 millions en investissements dans la toilette. La réaction de Daniel « bougon » Breton (voir la photo ci-haut), ancien ministre de l’environnement, en dit également long sur l’incompétence de ce gouvernement. Après, on est surpris que l’investissement privé au Québec se tarit et qu’on perd des emplois alors qu’il s’en crée dans le reste du Canada? Pas moi en tout cas. Ce n’est qu’un exemple de tout le mépris que porte le gouvernement Marois sur tous les projets de développement miniers, pétroliers ou gaziers, comme si le Québec était la seule place au monde où nous sommes incapables de trouver un compromis acceptable entre le besoin d’exploiter nos ressources et la protection de l’environnement. Avouez que c’est un peu particulier. Désolé de l’apprendre aux Ouellet, Breton et Blanchet, mais l’exploitation de ressources naturelles sans aucun impact environnemental n’existe pas. Il y aura toujours une certaine quantité de pollution comme prix à payer pour la richesse que l’exploitation de ces ressources peut apporter et de les laisser dans le sol ne nous rapporte rien.

 

La valse des milliards

Peut-être est-ce à cause des critiques qu’elle a essuyé au sujet du chômage, mais Pauline Marois s’est soudainement intéressé à l’emploi cette semaine. Un peu tard peut-être?  Il me semble qu’elle aurait dû s’y intéresser avant. Comme le 4 septembre 2012, par exemple. Alors donc, nous avons encore une fois à un autre épisode de « La soirée de l’impro ». Un plan économique écrit à la hâte, probablement sur une serviette de papier sur le coin d’une table de restaurant. Deux milliards de dollars pour créer 43 000 emplois sur quatre ans. Remarquez que ça ne nous renfloue même pas ce que nous avons perdu depuis le début de l’année et à 46 512 la job, c’est plutôt cher.

Depuis des décennies, le Québec est le champion toute catégorie du BS corporatif. Il aurait surtout pas fallu que le PQ nous sorte une idée originale pour créer de l’emploi. Le Québec paie plus en subventions et crédits d’impôts de toute sorte aux entreprises que les provinces de l’Ontario, l’Alberta et la Colombie Britannique réunies. Et qu’avons-nous comme résultat?

  •  un produit intérieur brut (PIB) par habitant inférieur de 25 %,
  • une moyenne des salaires inférieure de 16 %,
  • un taux d’emploi inférieur de 4 %,
  • un niveau de productivité inférieur de 17 %,
  • un taux d’investissement privé inférieur de 5,4 %,
  • des mises en chantier inférieures de 18 %,
  • un taux d’accès à la propriété inférieur de 10,5 %

et…

  • une dette publique supérieure de 30 %!

 

Il me semble que si ce genre de dirigisme économique où le gouvernement s’amuse à choisir quelles entreprises gagnent et perdent selon ses impératifs politiques fonctionnait, il y a très longtemps qu’on le saurait. Pendant ce temps, l’entrepreneuriat se meurt au Québec. De plus en plus, je commence à croire que l’équipe économique du PQ est exactement comme l’a dépeinte le caricaturiste Ygreck. Je parie aussi que le membre le plus intelligent de cette équipe, c’est le singe.

L’intégrisme laïc

intégristes laics 

Par Philippe David

Depuis que Bernard Drainville a « dévoilé » son projet de Charte des valeurs québécoises, j’ai remarqué que l’intégrisme musulman n’est pas la seule forme d’intégrisme qui a pris place dans ce débat et cet intégrisme est ultimement tout aussi dangereux pour nos libertés et autrement plus insidieux. Insidieux parce qu’il prétend défendre nos libertés en les restreignant.

Il y a des gens qui croient que la liberté de religion est un passe-droit qui permet à quelqu’un de :

  • Tuer au nom de sa religion (Meurtre ou terrorisme)
  • Violenter ou agresser sa femme ou ses enfants pour les forcer à porter un voile ou suivre toute autre règle prescrite par sa religion (ex : la virginité)
  • Restreindre la liberté d’expression des autres (exemple : le blasphème)
  • Imposer ses croyances
  • Se marier à des personnes mineures
  • Violer le droit des autres d’obtenir un bien ou service pour lequel ils ont payé ou bloquer la voie publique (Ex : Prière dans un bus ou dans la rue)

Par conséquent, ces gens croient qu’il faut restreindre la liberté religieuse afin de prévenir ou punir ces comportements. Inutile de mentionner que pour ces gens, le passage de la Charte est d’une importance capitale, même si celle-ci ne fait absolument rien pour restreindre les comportements ci-haut et qu’il existe déjà des lois qui le font.  Bref, ces personnes tiennent mordicus à ajouter une autre loi sous prétexte de vouloir défendre la société de comportements déjà proscrits par les lois existantes et ils sont imperméables à tout argument opposé à leur vision. Ce sont ce que j’appelle les intégristes laïcs.

Pour eux, le problème est qu’ils perçoivent que les islamistes se fichent des lois existantes donc, selon leur logique implacable, il nous faut voter plus de lois, (qui seront présumément ignorées par les islamistes, puisqu’ils se fichent déjà des lois existantes) et restreindre encore plus nos droits et libertés, y compris ceux de membres de religion qui n’ont jamais demandé à être accommodés et qui ne dérangent personne. Pour eux, « too bad! » Dommages collatéraux. Vous comprenez, on ne peut pas faire une omelette sans casser des œufs. Désolé. Et on s’en fiche royalement que ça ne règle pas le problème de fond (l’islamisme), ce qui compte c’est d’envoyer un « message ».

Le gros bon sens

Si un chauffeur d’autobus veut arrêter son bus pour faire une prière, la société de transport peut très bien lui dire non. On a arrêté des étudiants par centaines lors de manifestations, ne me dites pas qu’on ne peut pas faire de même si un groupe de musulmans décide subitement de faire la prière en pleine rue. Si un homme bat sa femme ou ses enfants, on se fiche si c’est sa religion qui lui dit de le faire, dans notre société, c’est inacceptable. Il sera jugé et incarcéré comme n’importe quel criminel. Il en va de même pour le meurtre et le terrorisme. Pas question de les juger selon la charia non plus. La liberté de religion existe pour vous permettre d’avoir vos propres croyances, sans crainte de représailles, pas pour vous exempter des lois existantes. Est-ce assez clair? Il me semble plutôt évident que le remède à ce qu’on reproche aux islamistes n’est pas de voter encore plus de lois, mais de plutôt faire respecter les lois existantes, non?

Une charte inutile

Qu’essaie-t-on d’accomplir avec cette charte? Réaffirmer la neutralité de l’état vis-à-vis des religions? Cette neutralité était-elle en doute? Croit-on vraiment que l’état favorise une religion au dessus d’une autre? Était-il impératif de forcer les quelques 800 000 employés publics et para-publics à ne plus porter de signes religieux pour assurer cette neutralité, brimant ainsi leur liberté religieuse? Je ne crois pas.

Baliser les demandes d’accommodement? Pour qui? De quelle façon? Existe-t-il un véritable problème de ce côté? Peut-on s’entendre que les demandes d’accommodement dans le secteur privé ne sont pas du ressort du gouvernement et que les demandes d’accommodement auraient vraisemblablement pu être balisées par des directives internes?

Pour endiguer la montée de l’islamisme? Où sont les mesures pour faire ça? J’ai eu beau chercher, je n’en trouve point.

Où donc est la nécessité de cette charte?

Le vrai danger de l’islamisme

Le vrai danger de l’islamisme n’est pas que nous soyons assaillis par des masses de musulmans qui viendront nous submerger et nous imposer leur charia. Les islamistes n’ont pas besoin de faire ça. Ils n’ont qu’à nous faire renoncer à nos libertés nous-mêmes. Ils ont déjà, à l’aide de nos tribunaux des droits de la personne, les lois contre le discours haineux et les lois anti-blasphème, réussi à restreindre notre liberté d’expression. Grâce au terrorisme, ils ont réussi à restreindre notre liberté de mouvement et notre droit à la vie privée. La charte des valeurs québécoise s’inscrit comme un premier pas envers la restriction de la liberté de religion. En ce sens, les intégristes laïcs qui réclament à grand cris cette charte, jouent le jeu des islamistes de saper les bases de la civilisation occidentale. C’est pourquoi ils sont aussi dangereux, sinon plus, que les islamistes eux-mêmes.

L’Arnaque climatique

climate-change

Par Pierre-Guy Veer

 

Depuis l’école primaire (fin des années 80), on me martèle constamment que la planète se réchauffe de façon catastrophique, que les humains en sont responsables et qu’on doit agir vite. J’ai longtemps cru à ce message; je me rappelle l’hiver 98-99 avec le verglas et l’absence totale de neige au sol à Noël.

 

Par contre, surtout depuis Climategate et les enquêtes bâclées qui l’ont suivi, je me demande si on ne m’a pas menti. Le ton absolutiste et catastrophiste des réchauffistes (ils peuvent « nous » appeler négationniste, même si ce mot veut dire autre chose) semble suggérer qu’ils font parti d’un culte et que toute personne qui ose remettre en question leurs dogmes sont des hérétiques qui doivent être brûlés. En voici quelques preuves.

 

Le débat est clos

L’argument massue par excellence : le débat est clos, on ne peut plus discuter. Les humains sont responsables d’un réchauffement sans précédent du globe et nous devons agir promptement.

 

Premièrement, un débat réellement scientifique n’est jamais clos. Il aura fallu 250 ans pour qu’Einstein, avec sa théorie de la relativité, trouve des failles dans la théorie de la gravité de Newton. Il aura fallu 150 ans après que Darwin énonce sa théorie de l’évolution pour montrer que les humain ont fort probablement eu un ancêtre commun avec les singes. Et encore aujourd’hui, les scientifiques sont incapables de s’accorder sur ce qui a causé la peste noire qui a décimé l’Europe au XIVe siècle.

 

La même chose s’applique à la science climatique. Les scientifiques ne s’accordent pas à savoir si le réchauffement climatique (ou est-ce changement climatique? Dérèglement climatique? Météo extrême? Entendons-nous plutôt pour hystérie climatique) va causer plus de chutes de neige ou moins, des chutes de neige abondantes ou inexistantes, s’il augmente variabilité du climat ou non, s’il pousse l’Arctique vers un point de non-retour ou non, s’il augmente le nombre et l’intensité des tornades ou non et bien plus.

 

Cependant, il est fort probable que plusieurs points réchauffistes soient faux

  • ·         Il n’y a pas plus d’ouragans (en force et en nombre) depuis les années 70 – la même tendance s’observe depuis qu’on tient un registre sur le sujet en 1853. Une récente étude semble même suggérer que ce ralentissement pourrait dater de 228 ans.
  • ·         Il n’y a pas plus de tornades fortes (F3 ou plus) depuis les années 50 – il y aurait même une tendance à la baisse. Le nombre de tornades en général a certes augmenté, mais c’est attribuable à de meilleurs instruments pour les détecter.
  • ·         L’Arctique, bien qu’il soit effectivement en train de fondre rapidement en été, regèle tellement vite que le couvert de glace au 1er mai entre 1979 et 2013 n’a presque pas bougé. Quant à l’Antarctique, son océan atteint des superficie inégalées.
  • ·         Les ours polaires sont très loin d’être en voie de disparition, tel que rapporté par le gouvernement du Nunavut et des chasseurs inuits du Nord.
  • ·         De plus en plus de personnes admettent, souvent du bout des lèvres, que le réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême n’a pas bougé depuis 1998.
  • ·         De récentes études en Bolivie, autour de la Méditerranée, en Suède, dans les région de la rivière des Perles, du Tibet et du sud de la mer de Chine en Chine, au Chili, en Sicile, dans la Sibérie arctique et orientale, près de l‘Océan austral (Nouvelle-Zélande et Australie), en Angleterre australe, dans le sud du Québec, dans l’Océan Pacifique tropical, dans le nord-est Atlantique, au Pérou, en Islande, en Patagonie (Argentine) et dans les Alpes semblent montrer que l’infâme courbe en bâton de hockey est tout simplement fausse et qu’elles sont en accord avec les recherches du GIEC en 1990.
  • ·         La très grande majorité des modèles climatiques ont échoué à prédire les températures. C’est tellement désastreux que 2013 pourrait tomber sous l’intervalle de confiance de 90%.
  • ·         Finalement, il ne semble pas y avoir de lien entre le niveau de CO2 atmosphérique et les sécheresses aux ÉU.

Aussi, parce que les humains ont été accusés si rapidement de causer le  réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême, plusieurs autres facteurs, probablement plus influents, ont été mis de côté, notamment les rayonscosmiques et cette gigantesque bombeH à 150 millions de kilomètres de nous. De plus, des stations météorologiques mal placées ont plus de chance de rapporter des températures plus élevées que la réalité.

 

Il y a un vaste consensus scientifique

Un autre argument massue : il y a un si grand consensus parmi les scientifiques au sujet du  réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême (on utilise généralement 97%) que tout débat est futile.

 

Nonobstant le fait que la vérité n’est pas déterminé par vote populaire – les milliards de chrétiens dans le monde pensent que les milliards de musulmans ont tout faux et vice-versa – ledit consensus est complètement factice. Il est basé soit sur un sondage avec un échantillonnage de 79 personnes, est plus près de 33%, voire même de 0,3%.

 

Mais même s’il y avait véritablement consensus comme avec la gravitation ou l’évolution, faire taire les sceptiques ne peut mener qu’au fascisme. Il n’y a que dans de telles sociétés que le gouvernement peut s’assurer qu’un seul point de vue (et souvent pas le meilleur) soit entendu. Les réchauffistes font exactement cela : ils refusent systématiquement de débattre avec les sceptiques, ils veulent les censurer, les emprisonner, ou même les voir morts et les traitent de tous les noms. Imaginez un peu le scandale créé si des non capitalistes faisaient la même chose, ou s’ils violaient la propriété d’autrui pour arrêter la construction de quelque chose qu’ils n’aiment pas ou s’ils faisaient de la propagande dirigée aux enfants.

C’est pourquoi Wikipédia est généralement refusé comme source fiable d’information : ça peut être édité par n’importe qui, surtout si ça contredit leur point de vue.

 

Les négationnistes sont achetés par (mettre souffre-douleur de l’heure)

Une force maléfique, généralement les grandes compagnies pétrolières ou les frères Koch, rôdent afin de corrompre les scientifiques afin de leur faire dire que le réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême n’existe pas.

 

Bien qu’il y ait un fond de vérité là-dedans, les réchauffistes oublieront de vous dire que les compagnies pétrolières leur donnent aussi des fonds. Ils répliqueront que les compagnies pétrolières dépensent des milliards en lobbying, tout en oubliant que les réchauffistes eux-mêmes dépensent encore plus d’argent.

 

Tu n’as pas ce qu’il faut pour parler du climat

Souvent, quand je débats sur le climat, on m’accuse de ne pas avoir être compétent pour le faire parce que je ne l’ai pas étudié. C’est particulièrement évident avec des chimistes de ma famille.

 

Certes, j’ai étudié l’économie-politique, quoique j’ai aussi étudié la chimie, la physique et la biologie de cégep. Par contre, si je ne suis pas qualifié, pourquoi David Suzuki, un généticien/zoologiste qui ne semble même pas savoir de quoi il parle au sujet du climat et qui a des demandes plus que douteuses pour ses conférences, Steven Guilbeault, un bachelier raté en théologie et en politique qui vit aux crochets de l’État, Al Gore, un politicien qui a pris un cours au sujet de l’environnement, dont le film réchauffiste a été démonté de toute pièce et qui se plaint que les scientifiques ne le laissent pas conclure que les tornades en Oklahoma prouvent le réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême et le GIEC, un groupe « d’experts » dans le climat dont au moins 1/3 des membres n’ont aucune espèce de qualification climatiques et qui utilisent des rapports de groupes de pression écologistes sont plus qualifiés que moi pour parler du réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême?

 

Et pourquoi diable utilisent-ils le terme négationniste? Ça n’existe pas en science; c’est basé sur le scepticisme. Une fois que « le débat est clos », on est en présence d’une religion.

 

Climategate est un non-scandale

Depuis 2009, les sceptiques de l’hystérie climatique martèlent que Climategate, cette fuite de milliers de courriels montrant un complot certains de plusieurs scientifiques pour entretenir le mythe du réchauffement/changement/dérèglement climatique/météo extrême, est la preuve qu’on jette notre argent à la fenêtre à combattre un mal qui n’existe probablement pas. Les réchauffistes rejettent la critique du revers de la main, affirmant que ce n’est qu’un feu de paille.

 

Vraiment? Utilisez votre imagination pour un moment. Visualisez un pirate informatique (ou un lanceur d’alerte) qui expose au grand jour une quantité considérable de données venant de grandes compagnies pharmaceutiques. On y trouve notamment des courriels où des scientifiques

  • ·         Demandent qu’on supprime des informations qui ne s’agencent pas avec leurs théories
  • ·         Reconnaissent que leur théorie est fausse et demande d’utiliser une « astuce » (trick) pour que ça fonctionne
  • ·         Pensent à des stratégies pour faire taire les gens qui affirment que leur produit ne fonctionne pas
  • ·         Changent l’information à leur sujet sur plusieurs sites Web.

Imaginez ensuite que de vastes enquêtes sont menées afin de faire la lumière sur ce supposé scandale. L’une d’elle est conduite par une université dont l’un des employés trempe dans le scandale; on le blanchit complètement en affirmant avoir tout observé alors qu’on ignore complètement un scientifique qui a montré des failles dans la théorie du fautif. Une autre enquête est financée par une université complètement submergée dans le scandale et est dirigée par un panel de gens en faveur des scientifiques suspectés. Une dernière, menée par un parlement, affirme que l’information a été volée sans preuve, ne s’entretient avec aucun sceptique et supporte les compagnies pharmaceutiques en ignorant leur mauvais comportement.

Si une telle chose s’était produite, les médias auraient (avec raison) crié au scandale. Les enquêtes manquaient totalement d’objectivité et avaient des conflits d’intérêt patents. Ils auraient été vite sur la gâchette parce qu’ils auraient eu une autre occasion en or de casser du sucre sur le dos du capitalisme (ou plutôt, corporatisme, mais passons).

Par contre, ils sont restés (dans la francophonie du moins) muets sur Climategate parce qu’ils auraient attaqué une de leurs principales sources d’arguments anticapitalistes. En effet, « combattre » l’hystérie climatique sous-entend une intervention massive des gouvernements pour favoriser certains types d’énergie et pénaliser d’autres.

 

Fort heureusement, la bulle climatique est presque crevée. L’attention médiatique pour le résumé du récent rapport du GIEC fut pour le moins tranquille. Et aux États-Unis, l’hystérie climatique est la dernière priorité du public selon un récent sondage. Reste à espérer que le Québec puisse un jour joindre la raison et laisser de côté la passion avant que les taxes sur l’essence ou les éco-frais ne continuent de détruire l’économie et d’enrichir un Léviathan incapable de se gérer.