Exiger un gouvernement responsable, est-ce si radical?

Tea party

Par Philippe David 

La semaine dernière, dans les pages du Prince Arthur Herald, l’éditeur-en-chef, Miguaël Bergeron a signé un texte où il se dissociait fermement d’une certaine droite représentée aux États-Unis par le mouvement des tea parties. Ce faisant, il a mis de l’avant plusieurs arguments pour justifier sa position.  J’ai un profond respect pour mon collègue et je considère qu’il est parfaitement en droit de s’associer ou de se dissocier de tout courant de la droite. Cependant, j’ai trouvé certains de ses arguments inexacts et un peu surprenants, venant de quelqu’un qui se dit de droite. J’aimerais donc ici amener un différent son de cloche au sujet.

Dans son texte, mon collègue formule des objections contre les tea parties en les caractérisant comme des partisans du libre-marché à tout crin, et tente de discréditer l’idée du libre-marché comme n’étant que « théorique ». Il enchaine aussi en disant que les tea parties sont les partisans d’un système de santé entièrement privatisé et aussi d’un système d’éducation universitaire entièrement privatisé. Puis il accuse les tea parties de considérer l’état comme un ennemi à abattre et il répond en vantant les vertus de l’état. À mon humble avis, mon collègue confond les teas parties avec le mouvement libertarien. Bien que ce mouvement compte plusieurs libertariens dans ses rangs, ce n’est pas un mouvement libertarien pour autant.

J’ai un gros défaut et c’est celui d’être très prolifique. J’ai tenté de répondre à toutes ces objections en 1200 mots, mais je n’ai pas réussi. Par souci de précision, je n’ai pas pu me résoudre à abréger mes arguments. J’avais peur de ne pas être bien compris. Je me suis retrouvé avec suffisamment de matériel non pas pour une chronique, mais trois. Je vais donc, dans cette première chronique, tenter de répondre aux objections sur les tea parties comme tel, puis dans la deuxième, je vais démontrer que le libre-marché n’est pas aussi théorique qu’on le pense et qu’il est possible d’avoir un système de santé et d’éducation universels sans qu’ils soient contrôlés par l’état. Dans le troisième volet, j’entends peut-être générer un véritable débat sur le rôle de l’état dans notre société. Je crois qu’un tel débat est légitime et nécessaire.

 

C’est quoi les Tea Parties vraiment?

 

Il existe beaucoup de mythes au sujet de ce mouvement, généralement colportés par des médias de gauche, c’est pourquoi je crois qu’un grand nombre de gens sont confus quant à la nature et les objectifs de ce mouvement. Je tiens donc à apporter quelques précisions importantes à ce sujet.

 

Premièrement, il s’agit d’un mouvement populiste et très décentralisé. Personne ne contrôle ce mouvement puisqu’il est composé de nombreuses factions indépendantes (Oubliez l’idée qu’il est contrôlé par les frères Koch ou qui que ce soit d’autre). Vous remarquez d’ailleurs que j’utilise le pluriel en parlant des tea parties. Ces factions peuvent tenir des positions largement différentes sur divers sujets, mais il y a deux grands thèmes qui les réunissent tous:
 

  1. La responsabilité fiscale: Les tea parties désirent que le gouvernement fédéral américain cesse de dépenser comme un matelot en permission. Leurs chevaux de bataille sont donc le retour à un budget équilibré et le remboursement de la dette. Ils s’opposent donc à tout projet de loi qui augmente indûment les dépenses du gouvernement et prônent des coupures drastiques de ces dépenses, afin que le gouvernement cesse d’hypothéquer les générations futures. Il me semble que ce discours ressemble en tout point celui de représentants de la droite québécoise.
     
  2. Le respect de la constitution: Dans ce domaine, les tea parties demandent que le gouvernement fédéral respecte les pouvoirs que lui a attribués la constitution. Ceci inclut :
    1.  le respect de tous les amendements du Bill of Rights (1 à 10), plutôt mal amochés grâce entre autre au Patriot Act et;
    2.  le respect des champs de compétence du gouvernement fédéral et des états, tel que spécifié dans le 10e amendement. Il me semble que ce dernier point devrait faire résonner une corde sensible au Québec.

 

Les positions des tea parties 

 

Dans les faits, les positions des tea parties ne diffèrent pas grandement des positions des membres du parti républicain, mais ils sont certainement plus vocaux et moins ouverts aux compromis. Le Pew Research center avait fait un sondage très intéressant à ce sujet qui détaillait l’adhérence des membres des tea parties à certaines positions, par rapport à celles des républicains qui ne s’associent pas à ce mouvement

 

Plafond de la dette : 69% des membres des tea parties considèrent qu’il n’est pas essentiel de relever le plafond de la dette, comparé à 44% pour le reste des républicains. Cette position est cohérente avec le fait que les tea parties désirent plutôt voir le Congrès faire les coupures qui s’imposent et présenter un budget équilibré, ce qui n’est arrivé récemment que sous l’administration Clinton, mais qui démontre quand même que c’est réalisable. Demander à son gouvernement de cesser de s’endetter n’est pas si radical que ça, à mon humble avis, considérant que la dette américaine a littéralement explosé sous George W. Bush et Obama.

 

Taille du gouvernement : 92% des tea parties sont en faveur d’un gouvernement plus petit, quitte à couper des services, comparativement à 67% des autres républicains. Les États-Unis ont été fondés suite à une révolte contre un gouvernement tyrannique, ce qui fait qu’une grande partie des américains ont une certaine méfiance de l’état. La constitution américaine a d’ailleurs été écrite de façon à limiter la taille et les pouvoir du gouvernement fédéral au profit des gouvernements des états, que les pères fondateurs considéraient comme plus près du peuple. La réduction de la taille du gouvernement fédéral a toujours été un des chevaux de batailles du parti républicain, même si « les bottines ont rarement suivi les babines ». Les tea parties le prennent juste un peu plus à cœur que les autres républicains.

 

Obamacare : 94% des tea parties désapprouvent de ce nouveau système comparativement à 80% des autres républicains. C’est donc dire qu’il n’y a rien d’exceptionnel dans leur position par rapport au reste de la droite américaine. Ceci ne veut pas nécessairement dire que les tea parties veulent un système médical entièrement privé pour autant, mais il faut rappeler qu’aux États-Unis, la santé publique est une juridiction des états et non du fédéral. Beaucoup désapprouvent de cette réforme pour ça. De plus, si Obamacare est si génial, pourquoi les législateurs se sont-ils exemptés?

 

Port d’armes : 93% des tea parties s’opposent au contrôle des armes comparativement à 68% des autres républicains. On voit donc que les tea parties sont très enthousiastes envers le port d’arme, mais une vaste majorité de la droite américaine aussi, méfiance du gouvernement oblige. (Ceci dit, je connais un grand nombre de membres de la droite québécoise qui opposent le contrôle des armes aussi pour les mêmes raisons.)

 

Pour le reste, les tea parties se distinguent à peine des autres républicains sur l’avortement, le mariage gai, la lutte contre le terrorisme et ses abus des libertés civiles, etc.

 

Pour ces positions, certains les considèrent des radicaux et même des terroristes potentiels. Que le gouvernement vive selon ses moyens et respecte ses compétences constitutionnelles, quelle notion radicale en effet! Personnellement, je ne vois pas comment on peut se dire de droite et être en grand désaccord avec eux.

Les as de la médiocrité

As de la mediocrite

Par Philippe David

 À la fin de la semaine dernière, j’ai senti ma tension artérielle grimper plus que d’habitude, ce qui a le don de m’inspirer un peu. Depuis un peu plus d’un an, le gouvernement péquiste de Pauline Marois m’a fourni amplement d’inspiration avec son incompétence. Depuis quelques jours, il se dépasse. Je ne crois pas que le Québec en 400 ans ait vu un gouvernement aussi médiocre et Pauline Marois et ses sbires semblent en rajouter à chaque jour.

Nés pour un petit pain

La semaine dernière a « dévoilé » l’étendue de l’incompétence du gouvernement Marois. Des chiffres troublant nous démontrant qu’alors que le reste du Canada a réussi à générer 145 000 nouveaux emplois depuis le début de 2013, le Québec, lui, s’est démarqué en perdant 45 000 emplois. Mais là n’est pas le pire. Le pire n’est pas que depuis un an, les péquistes ont tout fait pour faire fuir les investissements, mais l’attitude qu’ils ont quand on les confronte avec les faits. Vendredi dernier, lorsque questionné sur la piètre performance de notre économie,  François Gendron, notre Vice-Premier-Ministre, nous a servi cette déclaration :

«Écoutez, j’étais étudiant à l’École normale puis l’Ontario avait une meilleure économie que nous, ça fait 45 ans que c’est comme ça, donc est-ce que ça me dérange? Pas du tout.»

Et encore

«Le taux de chômage au Québec a toujours été presque le double de celui de l’Ontario, a rappelé M. Gendron. La raison principale, c’est le support par nos argents pour 50 % au gouvernement canadien, qui a toujours supporté plus et mieux l’Ontario. Il n’y a qu’à regarder ce qui se passe au niveau des centres de recherche.»

Non, mais quelle attitude de loser! Attitude qui démontre sans équivoque que les ténors de ce gouvernement croient que les québécois sont littéralement nés pour un petit pain! Avec ces petites perles, M. Gendron est passé dans les annales des déclarations les plus stupides de l’histoire québécoise pour aller accompagner celle de Raymond Bachand comme quoi « la finalité n’est pas d’équilibrer le budget, c’est d’être heureux comme peuple ». Grâce à M. Gendron, M. Bachand arrivera peut-être à se faire oublier. Peut-être.

Primo, si on lit le livre « Du Grand Rattrapage au Déclin Tranquille » de Vincent Geloso, on découvre que si c’est vrai que l’économie ontarienne performe mieux que l’économie québécoise depuis fort longtemps, il n’en a pas toujours été ainsi. Armé jusqu’aux dents de statistiques, Vincent Geloso fait une démonstration convaincante que pendant la période de 1945 à 1960, l’économie du Québec performait mieux que celle de l’Ontario et les québécois étaient en train de rattraper leurs homologues ontariens à tous les niveaux et que c’est depuis les années ’60, alors que la Révolution Tranquille jetait les base de notre modèle socio-économique social-démocrate actuel, que notre économie a amorcé un lent déclin qui nous a amené où nous sommes présentement. C’est une vérité qui dérange que notre intelligentsia nationaliste ne voudrait certainement pas que vous appreniez, eux qui se sont donné tant de mal à ériger ce mythe qu’est notre modèle québécois. Ce qu’ils ont baptisé la « Grande Noirceur » fût probablement  la période la plus prospère de notre histoire, mais chut! Il ne faut surtout pas le dire, de peur de se faire traiter d’hérétique par les papes de notre religion social-démocrate.

 Secundo, oubliez aussi l’idée que nous sommes moins riches que l’Ontario à cause que cette province reçoit plus d’aide de la part du gouvernement fédéral, c’est magistralement faux. Depuis des décennies, la part québécoise des recettes fédérales rétrécit alors que le gouvernement fédéral dépense plus au Québec qu’en Ontario (incluant paiements de transfert et dépenses de programmes). La différence entre les recettes et dépenses fédérales au Québec a été négative, aussi loin que Statistiques Canada fournit des chiffres sur son site web, alors qu’elle a toujours été positive en Ontario pendant cette même période, sauf très récemment. Depuis les années 80, l’Ontario a toujours contribué plus au gouvernement fédéral qu’elle n’a reçu alors que c’est le contraire au Québec. Un autre mythe nationaliste mord la poussière. Bien sûr, c’est typique pour un péquiste de rejeter le blâme de sa propre incompétence sur Ottawa.

$60 millions dans la toilette, yes!

Le même jour, le ministre de l’environnement, Yves-François Blanchet annonçait la non-reconduction du bail du projet de terminal gazier Rabaska à Lévis, tuant littéralement ce projet et jetant $60 millions en investissements dans la toilette. La réaction de Daniel « bougon » Breton (voir la photo ci-haut), ancien ministre de l’environnement, en dit également long sur l’incompétence de ce gouvernement. Après, on est surpris que l’investissement privé au Québec se tarit et qu’on perd des emplois alors qu’il s’en crée dans le reste du Canada? Pas moi en tout cas. Ce n’est qu’un exemple de tout le mépris que porte le gouvernement Marois sur tous les projets de développement miniers, pétroliers ou gaziers, comme si le Québec était la seule place au monde où nous sommes incapables de trouver un compromis acceptable entre le besoin d’exploiter nos ressources et la protection de l’environnement. Avouez que c’est un peu particulier. Désolé de l’apprendre aux Ouellet, Breton et Blanchet, mais l’exploitation de ressources naturelles sans aucun impact environnemental n’existe pas. Il y aura toujours une certaine quantité de pollution comme prix à payer pour la richesse que l’exploitation de ces ressources peut apporter et de les laisser dans le sol ne nous rapporte rien.

 

La valse des milliards

Peut-être est-ce à cause des critiques qu’elle a essuyé au sujet du chômage, mais Pauline Marois s’est soudainement intéressé à l’emploi cette semaine. Un peu tard peut-être?  Il me semble qu’elle aurait dû s’y intéresser avant. Comme le 4 septembre 2012, par exemple. Alors donc, nous avons encore une fois à un autre épisode de « La soirée de l’impro ». Un plan économique écrit à la hâte, probablement sur une serviette de papier sur le coin d’une table de restaurant. Deux milliards de dollars pour créer 43 000 emplois sur quatre ans. Remarquez que ça ne nous renfloue même pas ce que nous avons perdu depuis le début de l’année et à 46 512 la job, c’est plutôt cher.

Depuis des décennies, le Québec est le champion toute catégorie du BS corporatif. Il aurait surtout pas fallu que le PQ nous sorte une idée originale pour créer de l’emploi. Le Québec paie plus en subventions et crédits d’impôts de toute sorte aux entreprises que les provinces de l’Ontario, l’Alberta et la Colombie Britannique réunies. Et qu’avons-nous comme résultat?

  •  un produit intérieur brut (PIB) par habitant inférieur de 25 %,
  • une moyenne des salaires inférieure de 16 %,
  • un taux d’emploi inférieur de 4 %,
  • un niveau de productivité inférieur de 17 %,
  • un taux d’investissement privé inférieur de 5,4 %,
  • des mises en chantier inférieures de 18 %,
  • un taux d’accès à la propriété inférieur de 10,5 %

et…

  • une dette publique supérieure de 30 %!

 

Il me semble que si ce genre de dirigisme économique où le gouvernement s’amuse à choisir quelles entreprises gagnent et perdent selon ses impératifs politiques fonctionnait, il y a très longtemps qu’on le saurait. Pendant ce temps, l’entrepreneuriat se meurt au Québec. De plus en plus, je commence à croire que l’équipe économique du PQ est exactement comme l’a dépeinte le caricaturiste Ygreck. Je parie aussi que le membre le plus intelligent de cette équipe, c’est le singe.

L’intégrisme laïc

intégristes laics 

Par Philippe David

Depuis que Bernard Drainville a « dévoilé » son projet de Charte des valeurs québécoises, j’ai remarqué que l’intégrisme musulman n’est pas la seule forme d’intégrisme qui a pris place dans ce débat et cet intégrisme est ultimement tout aussi dangereux pour nos libertés et autrement plus insidieux. Insidieux parce qu’il prétend défendre nos libertés en les restreignant.

Il y a des gens qui croient que la liberté de religion est un passe-droit qui permet à quelqu’un de :

  • Tuer au nom de sa religion (Meurtre ou terrorisme)
  • Violenter ou agresser sa femme ou ses enfants pour les forcer à porter un voile ou suivre toute autre règle prescrite par sa religion (ex : la virginité)
  • Restreindre la liberté d’expression des autres (exemple : le blasphème)
  • Imposer ses croyances
  • Se marier à des personnes mineures
  • Violer le droit des autres d’obtenir un bien ou service pour lequel ils ont payé ou bloquer la voie publique (Ex : Prière dans un bus ou dans la rue)

Par conséquent, ces gens croient qu’il faut restreindre la liberté religieuse afin de prévenir ou punir ces comportements. Inutile de mentionner que pour ces gens, le passage de la Charte est d’une importance capitale, même si celle-ci ne fait absolument rien pour restreindre les comportements ci-haut et qu’il existe déjà des lois qui le font.  Bref, ces personnes tiennent mordicus à ajouter une autre loi sous prétexte de vouloir défendre la société de comportements déjà proscrits par les lois existantes et ils sont imperméables à tout argument opposé à leur vision. Ce sont ce que j’appelle les intégristes laïcs.

Pour eux, le problème est qu’ils perçoivent que les islamistes se fichent des lois existantes donc, selon leur logique implacable, il nous faut voter plus de lois, (qui seront présumément ignorées par les islamistes, puisqu’ils se fichent déjà des lois existantes) et restreindre encore plus nos droits et libertés, y compris ceux de membres de religion qui n’ont jamais demandé à être accommodés et qui ne dérangent personne. Pour eux, « too bad! » Dommages collatéraux. Vous comprenez, on ne peut pas faire une omelette sans casser des œufs. Désolé. Et on s’en fiche royalement que ça ne règle pas le problème de fond (l’islamisme), ce qui compte c’est d’envoyer un « message ».

Le gros bon sens

Si un chauffeur d’autobus veut arrêter son bus pour faire une prière, la société de transport peut très bien lui dire non. On a arrêté des étudiants par centaines lors de manifestations, ne me dites pas qu’on ne peut pas faire de même si un groupe de musulmans décide subitement de faire la prière en pleine rue. Si un homme bat sa femme ou ses enfants, on se fiche si c’est sa religion qui lui dit de le faire, dans notre société, c’est inacceptable. Il sera jugé et incarcéré comme n’importe quel criminel. Il en va de même pour le meurtre et le terrorisme. Pas question de les juger selon la charia non plus. La liberté de religion existe pour vous permettre d’avoir vos propres croyances, sans crainte de représailles, pas pour vous exempter des lois existantes. Est-ce assez clair? Il me semble plutôt évident que le remède à ce qu’on reproche aux islamistes n’est pas de voter encore plus de lois, mais de plutôt faire respecter les lois existantes, non?

Une charte inutile

Qu’essaie-t-on d’accomplir avec cette charte? Réaffirmer la neutralité de l’état vis-à-vis des religions? Cette neutralité était-elle en doute? Croit-on vraiment que l’état favorise une religion au dessus d’une autre? Était-il impératif de forcer les quelques 800 000 employés publics et para-publics à ne plus porter de signes religieux pour assurer cette neutralité, brimant ainsi leur liberté religieuse? Je ne crois pas.

Baliser les demandes d’accommodement? Pour qui? De quelle façon? Existe-t-il un véritable problème de ce côté? Peut-on s’entendre que les demandes d’accommodement dans le secteur privé ne sont pas du ressort du gouvernement et que les demandes d’accommodement auraient vraisemblablement pu être balisées par des directives internes?

Pour endiguer la montée de l’islamisme? Où sont les mesures pour faire ça? J’ai eu beau chercher, je n’en trouve point.

Où donc est la nécessité de cette charte?

Le vrai danger de l’islamisme

Le vrai danger de l’islamisme n’est pas que nous soyons assaillis par des masses de musulmans qui viendront nous submerger et nous imposer leur charia. Les islamistes n’ont pas besoin de faire ça. Ils n’ont qu’à nous faire renoncer à nos libertés nous-mêmes. Ils ont déjà, à l’aide de nos tribunaux des droits de la personne, les lois contre le discours haineux et les lois anti-blasphème, réussi à restreindre notre liberté d’expression. Grâce au terrorisme, ils ont réussi à restreindre notre liberté de mouvement et notre droit à la vie privée. La charte des valeurs québécoise s’inscrit comme un premier pas envers la restriction de la liberté de religion. En ce sens, les intégristes laïcs qui réclament à grand cris cette charte, jouent le jeu des islamistes de saper les bases de la civilisation occidentale. C’est pourquoi ils sont aussi dangereux, sinon plus, que les islamistes eux-mêmes.