Le libre-marché est moins « théorique » que vous ne le pensez

 

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Par Philippe David

 

Le libre-marché n’est pas nécessairement l’apanage des Tea Parties, bien que beaucoup de ses adhérents sont pro-libre-marché. Mais pour répondre aux critiques à son endroit, il convient de préciser ce qu’est un marché libre.

 

Le libre-marché est un système économique où la liberté économique est à son maximum­. Il n’exclut pas nécessairement toute intervention de l’état, mais l’état, s’il y joue un rôle, est limité à celui d’un arbitre qui assure le respect des contrats et des droits de propriétés et offre un cadre légal prévisible sans favoriser un joueur ou un autre dans le marché.  Mon collègue Miguaël Bergeron le qualifie de « théorique » parce que nulle part sur terre il n’existe une économie qui soit totalement libre, mais certaines nations sont plus proches que d’autres de cet état. Chaque année, l’Institut Fraser compile un classement en rapport avec la liberté économique. Son dernier rapport inclut 152 pays et/ou territoires.  Lorsqu’on compare certains indicateurs de bien-être dans les pays du 25% le plus libre et ceux du 25% le moins libre, on constate que:
 

 

  • Le revenu moyen, ajusté au pouvoir d’achat des pays les plus libres est presque 9 fois supérieur aux pays les moins libres.
  • Le revenu moyen du 10% le plus pauvre des pays libres est plus que 10 fois supérieur à leurs homologues des pays les moins libres, et en fait, les pauvres des pays les plus libres font plus du double du revenu moyen des pays les moins libres.
  • L’espérance de vie dans les pays les plus libres est 19 ans de plus que les pays les moins libres.
  • Le respect des droits civils est beaucoup plus élevé dans les pays les plus libres que dans les pays les moins libres.

 

Ces faits démontrent de façon indéniable que plus un pays tend vers le maximum de liberté économique, plus le bien-être de sa population est assuré. Ceci n’a rien de théorique, c’est prouvé empiriquement. Pourquoi est-ce si difficile de croire que si nous allons dans la direction de plus de liberté économique, que les choses s’amélioreraient plutôt que de se détériorer.

Pourquoi les partisans du libre-marché ont-ils besoin d’apporter des preuves et des certitudes pour convaincre les gens, alors que les partisans du socialisme, qui a maintes fois démontré son échec, s’en tirent qu’avec des promesses et des bonnes intentions? Le fardeau de la preuve devrait pourtant être sur le dos des socialistes.

Quelques faits intéressants:

 

  • Hong Kong et Singapour dominent le classement depuis plus d’une décennie.
  • De 2012 à 2013, le Canada a chuté du 6e au 9e rang (Nous n’allons pas dans la bonne direction)
  • Après avoir très longtemps fait partie du top 5 des pays les plus libres, les États-Unis languissent maintenant au 18e rang. Leur descente aux enfers a débuté sous George W. Bush, mais continue sous Obama. « Land of the free »? Not anymore!
  • La province avec le plus de liberté économique au Canada est l’Alberta et celle avec le moins de liberté économique est le Québec (comme par hasard). Devinez qui tire le reste du Canada vers le bas? (source)
  • Le Québec se trouve en dernière position (60e sur 60) de toutes les provinces canadiennes et tous les états américains quand on ne regarde que les gouvernements locaux (province, état, municipal), mais remonte à la 50e place quand on inclut le gouvernement fédéral. Quelque chose que je voudrais bien voir les péquistes tenter d’expliquer.
  • Pour les chavistas, le Venezuela est bon dernier en 2013. En 1975, il était classé 5e et 92e en 1995. Heureusement, ils ont maintenant  un « Ministère du Bonheur », mais je soupçonne que les vénézuéliens auraient probablement préféré du lait et du papier de toilette.

 

Services publics vs services privés

Il existe un mythe particulièrement persistant au Québec selon lequel les services privés sont plus chers et de moindre qualité parce que les entrepreneurs et les actionnaires sont motivés par le profit. Alors ils coupent les coins ronds. En revanche, le gouvernement est altruiste et fournit des meilleurs services parce qu’il se soucie vraiment des gens. Dans la réalité, rien ne pourrait être plus faux.

Il y a cinq différences majeures entre le public et le privé

 

  1. Dans la réalité, une entreprise privée n’a qu’une source de revenus : ses clients et une seule façon de les obtenir : en fournissant un meilleur produit ou un meilleur service que leurs concurrents. Pour le gouvernement, c’est  l’inverse. Les revenus du gouvernement proviennent d’impôts et de taxes que le contribuable n’a pas le choix de payer et qui n’ont aucun lien avec les services rendus.
  2. Avec une entreprise privée, si vous n’êtes pas satisfait du service, vous pouvez toujours aller ailleurs dans la plupart des cas. Avec le gouvernement, vous avez toujours  affaire à un monopole. Vous êtes cuit.
  3. Lorsqu’une compagnie privée fait des erreurs, il y a des répercussions sur ses revenus qui peuvent même la mettre en faillite (Comme la MMA,  par exemple). Lorsque le gouvernement fait des erreurs, personne n’est jamais imputable. Au contraire, maintes fois, l’incompétence est récompensée.
  4. Avec le privé, vous obtenez tout, dans toutes les tailles et toutes les couleurs. Avec le gouvernement, c’est toujours « one size, fits all ».
  5. Un entrepreneur doit souvent planifier loin dans l’avenir. L’horizon temporel des politiciens se limite toujours à la date de la prochaine élection.

La plupart des Québécois croient que les services comme les services de santé coûteraient plus cher s’ils étaient privatisés, mais une autre étude de l’Institut Fraser démontre que le coût du système de santé au Canada revient à l’équivalent de $11 320 par famille par an. Aux États-Unis, on peut avoir une très bonne police d’assurances à ce prix-là, mais les États-Unis sont très loin d’avoir un libre-marché dans ce domaine. Ce n’est pas parce qu’on ne paye rien chez le médecin que ça coûte moins cher.

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Un autre bon exemple qui démontre que ce n’est pas nécessairement moins cher ou meilleur quand c’est l’état qui livre le service,  est la SAQ.  Alors que j’étais en vacances au New Hampshire cet été, je me suis amusé à faire une comparaison. J’ai choisi une bouteille de vin tout à fait ordinaire que je savais que je ne retrouverais qu’à la SAQ (La vieille ferme). Je l’ai trouvée dans un supermarché de Hampton et j’ai pris une photo de l’étalage avec le prix. À mon retour, j’ai pris une photo de l’étalage du même cépage à la SAQ. Le prix était presqu’exactement le double puisque le dollar canadien était presqu’au pair avec le dollar américain cet été. Les américains bénéficient d’un meilleur choix de vins dans une vulgaire épicerie qu’à la SAQ et le paient deux fois moins cher. C’est ça le pouvoir d’un marché relativement libre.

Ce que le marché peut faire pour la distribution et la vente d’alcool, il peut le faire pour n’importe quel produit ou service, que ce soit pour les soins de santé ou l’éducation ou même le transport en commun. Grand nombre de pays ont commencé à privatiser les services publics, les pays scandinaves, supposément très progressistes,  en tête. Ici  au Québec, nous avons un gros problème avec l’idée de faire de l’argent. Donc, il ne faudrait surtout pas qu’ici quelqu’un puisse s’enrichir en livrant des services essentiels à la population, même si ces services sont moins chers et de meilleure qualité. Ici on parle de « marchandisation » de l’éducation ou de « faire des profits sur le dos des malades » comme si c’était foncièrement malhonnête de gagner sa vie en dispensant ces services. Apparemment, c’est  plus « moral » de détrousser les contribuables à la pointe d’un fusil pour payer pour ces services et ensuite produire des générations de décrocheurs et laisser les gens mourir sur des listes d’attentes. Si certaines personnes croient que la droite a un déficit de moralité, mais qu’ils cautionnent ce système, c’est qu’ils ont un sens très tordu de la moralité.

Dans ma prochaine chronique, je vous montrerai comment pourrait fonctionner un système de santé universel dans un marché libre en montrant comment les bases d’un tel système fonctionnent déjà à Singapour.

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5 réflexions au sujet de « Le libre-marché est moins « théorique » que vous ne le pensez »

  1. Malheureusement, cet article pro liberté économique ne mentionne pas l’écart grandissant entre les riches et les pauvres, la fabrication de l’argent par le processus de la dette qui oblige la majorité des gens à s’endetter (réserve fractionnaire), l’oligarchie commerciale qui tends vers le monopole, l’exploitation des gens vivant au tiers monde par la mondialisation et les conséquences néfastes de la pollution. À l’exception de ces détails, je serais pour la liberté économique, mais le fait est que je ne peux accepter que l’humain soit dénaturé pour n’être qu’une machine au service du seul objectif des compagnies: le profit.

    1. @ Louis Frigon

      « Malheureusement, cet article pro liberté économique ne mentionne pas l’écart grandissant entre les riches et les pauvres »

      L’écart entre les riches et les pauvres a toujours été un épouvantail de la gauche. Cet écart a toujours été sans grande importance. Le Canada qui figure parmis les dix pays les plus libres a un plus grand écart de richesse que le Venezuela, qui est en queue de peloton, mais personnellement, je préfère vivre au Canada qu’au Venezuela. C’est mieux de vivre dans un pays avec de grands écarts de richesse qu’un pays où tout le monde est égal dans la pauvreté. De plus, on traite l’écart entre les riches et les pauvres en faisant fi du fait que la composition des quintiles de revenu dans un pays est tout sauf statique. Ceux qui sont pauvres aujourd’hui se retrouveront dans un quintile plus élevé dans 5 ou 10 ans et seront remplacés par des nouveaux immigrants ou des jeunes qui entrent dans le marché du travail. Ça s’appelle la « mobilité sociale ».

      « la fabrication de l’argent par le processus de la dette qui oblige la majorité des gens à s’endetter (réserve fractionnaire), l’oligarchie commerciale qui tends vers le monopole, »

      L’oligopole des banques est une créature de l’état, comme le sont également les monopoles. Dans un marché où l’état n’intervient pas, (ou qu’il n’y a pas d’état du tout) ça n’existerait tout simplement pas.

      « l’exploitation des gens vivant au tiers monde par la mondialisation »

      Sans la mondialisation, nous n’aurions jamais vu des nations entières comme l’Inde se sortir de la pauvreté et devenir des puissances économiques. La mondialisation n’a pas exploité les pays émergents, elle les a sortis de la pauvreté.

      « les conséquences néfastes de la pollution »

      La pollution est un fléau qui affecte d’abord et avant tout les pays pauvres. Les pays plus riches peuvent se permettre les coûts additionnels du contrôle de la pollution. Par conséquent, plus un pays devient riche et moins il est pollué.

      « À l’exception de ces détails, je serais pour la liberté économique, mais le fait est que je ne peux accepter que l’humain soit dénaturé pour n’être qu’une machine au service du seul objectif des compagnies: le profit. »

      Une compagnie n’est qu’un groupe d’individus qui coopèrent volontairement. Le profit est ce qui indique que ce groupe d’individus offre un produit ou un service qui a de la valeur pour ses clients, et que par conséquent, les ressources utilisées par cette compagnie sont utilisées à créer quelque chose d’utile, plutôt qu’être gaspillées à fabriquer quelque chose dont personne ne veut. Une compagnie qui ne fait pas de profits gaspille les ressources et n’est pas utile à la société.

    2. 1) les écarts de richesses sont d’une inimportance monumentale tant que le gouvernement n’a rien à y voir
      2) les banques centrales (créatures des gouvernements) sont à blâmer pour les réserves fractionnaires
      3) je cherche encore UN monopole qui a existé sans AUCUNE aide du gouvernement
      4) Ma foi, j’aimerais être exploité en étant payé jusqu’à 2x le salaire local
      5) la pollution est causée par des droits de propriété mal définis. est-ce que tu détruis volontairement ta maison?
      6) Cette « dénaturalisation » est excellente, puisque les compagnies sont à notre merci. Sans nos achats, elles font faillites. C’est nettement mieux que cette égalisation forcée par l’État

  2. «L’écart entre les riches et les pauvres a toujours été un épouvantail de la gauche.»

    C’est un épouvantail de la gauche, uniquement, si vous ne faites pas de recherches ou que vous ne voulez pas croire ce qui crève les yeux, personne n’est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Est-ce que vous avez déjà entendu parler de l’allégorie du souper mondial? En voici un résumé, 10 personnes sont assises à une table où il y a 10 assiettes, une personne mange 5 assiettes et 5 personnes ne mangent rien. (référence: https://www.youtube.com/watch?v=L4YFNuv0CFM )

    «Ceux qui sont pauvres aujourd’hui se retrouveront dans un quintile plus élevé dans 5 ou 10 ans et seront remplacés par des nouveaux immigrants ou des jeunes qui entrent dans le marché du travail. Ça s’appelle la « mobilité sociale ».»

    Effectivement, c’est un beau mot pour niveler vers le bas et appauvrir les plus pauvres. C’est justement ce que je dénonçais par l’exploitation des gens vivants au tiers monde, nous importons la pauvreté dans nos pays pour diminuer les salaires. C’est le principe de l’offre et de la demande, si personne ne veut travailler au salaire minimum au Québec, nous importons des travailleurs qui veulent travailler au salaire minimum (en passant le salaire minimum donne 22 000$ par année aux travailleurs québécois lorsque le seuil de pauvreté est évalué à 24 000$). (référence: https://www.youtube.com/watch?v=78df7Tf264I )

    Qu’il soit dit en passant, les habitants des pays industrialisés ne pourraient jamais profiter de la qualité de vie dont nous jouissons sans exploiter les pauvres par le principe de l’argent dette et grâce à la majestueuse mondialisation. (référence: http://www.youtube.com/watch?v=vD4kN4Cerdg#t=3091 )

    «L’oligopole des banques est une créature de l’état, comme le sont également les monopoles. »

    Vous ne le savez probablement pas pour écrire cette affirmation, mais les monopoles sont créés par les intérêts privés. Si vous connaissez la panique de 1907, vous savez pourquoi la FED a été créée aux États-Unis par des intérêts privés et comment J.P. Morgan a créé les premiers grands monopoles aux États-Unis.

    Évidemment, vous ne connaissiez pas le principe de réserve fractionnaire et vous ne l’avez pas cherché avant de répondre. Si je peux me permettre de vous l’expliquer rapidement. Les banques créent de l’argent à toutes les fois qu’elles font un prêt. Lorsqu’une personne dépose 100$ à la banque, elle prête le même 100$ à une autre personne et cela fait augmenter la masse monétaire. Par le fait même, cela fait augmenter l’inflation. En se moment au Canada, chaque dollar qui a été créé par le gouvernement a été multiplié par 7 grâce à ce principe économique. C’est-à-dire que les banques privées reçoivent de l’intérêt sur 7 dollars à chaque fois que le gouvernement crée un dollar. (référence: http://www.statcan.gc.ca/pub/11-010-x/2011005/t099-eng.htm )

    Le plus absurde, c’est que le gouvernement emprunte l’argent qui est créé par les banques privées au lieu d’emprunter directement à la Banque du Canada, mais il faut comprendre l’économie pour comprendre l’argent dette. Comme disait Henry Ford: «Si les gens comprenaient le système monétaire, il y aurait une révolution avant demain matin.» (référence: https://www.youtube.com/watch?v=79arXCiFt9I )

    Cette citation de William Lyon Mackenzie King, un ancien premier ministre du Canada, est tout aussi intéressante: « Jusqu’à ce que le contrôle de l’émission des devises et du crédit soit restoré au gouvernement comme sa responsabilité la plus évidente et sacrée, toute référence à la souveraineté du parlement ou à la démocratie est inutile et futile. […] Une fois qu’une nation s’est séparée du contrôle de son crédit, les gens qui font les lois importent peu. […] Les usuriers une fois au pouvoir détruiront la nation.»

    En parlant de politique, je tiens à souligner le fait que nous ne vivons pas dans un système politique démocratique, mais bien dans une oligarchie politique et c’est pour cette raison que le système appauvrit les pauvres et enrichit les riches. C’est le principe de Machiavel, comment obtenir le pouvoir et le conserver à tout prix. Les riches ont obtenu le pouvoir et par le fait même, ils ne feront jamais des lois qui risqueraient de diminuer leur pouvoir. (référence: http://www.youtube.com/watch?v=KVW5ogGDlts&feature=youtu.be )

    «Sans la mondialisation, nous n’aurions jamais vu des nations entières comme l’Inde se sortir de la pauvreté et devenir des puissances économiques.»

    Une puissance économique… telle que j’ai mentionnée au début, une puissance économique où les travailleurs ne sont que des machines servant à produire sans aucune dignité humaine. Expliquez-moi pourquoi vous pensez que l’exploitation et l’appauvrissement des travailleurs soit favorable à l’humanité? (référence: http://www.youtube.com/watch?v=vD4kN4Cerdg#t=3091 )

    «Par conséquent, plus un pays devient riche et moins il est pollué. »

    Le Canada est un très bon exemple, nous avons aboli l’accord de Kyoto et nous avons investi dans le développement des sables bitumineux qui est une des formes de pétrole les plus polluantes. Naturellement, il n’est pas question de développer des énergies vertes telles que les nouvelles centrales solaires qui sont aussi efficaces que les centrales nucléaires. (référence: https://www.youtube.com/watch?v=YkwoRivP17A )

    « Le profit est ce qui indique que ce groupe d’individus offre un produit ou un service qui a de la valeur pour ses clients.»

    Malheureusement, vous vivez dans le monde de madame Thatcher et son monde est vraiment beau, je vous comprends de vouloir y vivre. Tout comme son monde est fondé sur l’illusion, votre vision est fondée sur le marketing et la manipulation de l’opinion publique.

    Un bon produit sans marketing ne vaut rien et un mauvais produit avec un bon marketing vaut très cher. C’est l’art du marketing, comment créer le désir pour augmenter la demande et par le fait même, pour augmenter le profit.

    Premièrement, le bon produit sans marketing, le moteur roue d’Hydro-Québec est un très bon exemple. À l’époque, personne ne savait ce qu’était le moteur roue, il fallut environ 10 ans avant que les Québécois apprennent qu’ils avaient subventionné les recherches d’une voiture électrique. Naturellement, les grandes compagnies pétrolières ont pris connaissance de ces recherches avant le public et ils ont fait arrêter ces recherches, les politiciens ne sont que des marionnettes aux services des riches qui subventionnent leurs élections. Cette invention aurait été très bénéfique pour les Québécois, mais sans marketing, les gens ne l’ont pas su à temps et il n’y a pas eu de mobilisation citoyenne pour encourager le développement. (référence: https://www.youtube.com/watch?v=sjKttVBBUAA )

    Deuxièmement, le mauvais produit avec un bon marketing. Je pourrais nommer des compagnies alimentaires qui font des publicités où nous voyons des animaux courir dans les champs lorsqu’en réalité, c’est une aberration de voir autant d’animaux mal traités dans un petit enclos, mais je préfère l’exemple Appel parce qu’ils savent satisfaire les désirs qu’ils nous créent. J’écris bien désir et non besoin, la télécommunication ne fait pas partie de la pyramide des besoins de Maslow. Est-ce qu’une personne ayant un coeur voudrait acheter un i-truc s’il connaissait le style de vie des employés de Foxconn qui produisent les i-trucs? (référence: https://www.youtube.com/watch?v=F03kFZvdUjE ou http://www.informaction.info/09112013-1103-Quand-Apple-ou-Nokia-ne-savent-pas-d%E2%80%99o%C3%B9-provient-leur-%C3%A9tain-indispensable-aux-smartphones-environnement-consommation-multinationales-sant%C3%A9 )

    Peu importe ces deux exemples, le profit est la raison de vivre des compagnies pour la simple et bonne raison que sans profit, les compagnies font faillites. S’il faut ruiner l’environnement pour faire du profit, les compagnies ruinent l’environnement (les marées noires, le gaz de schiste, les mines…). S’il faut diminuer les conditions des employés, les compagnies diminuent les conditions des employés (Walmart et les syndicats). S’il faut déménager dans un pays pauvre pour obtenir du cheap labor, les compagnies déménagent vers les pays pauvres (la mondialisation). L’humain n’est qu’une dépense liée à la production et il faut diminuer les dépenses pour augmenter les profits.

    Il n’y a que deux sortes de personnes qui peuvent accepter le système économique tel qu’il existe actuellement: les gens qui profitent du système et les larbins. Les gens qui profitent du système sont facilement identifiables, au Québec, il suffit de gagner plus de 80 000$ par année pour faire partie du 2.6% les plus riches (référence: http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/famls_mengs_niv_vie/revenus_depense/revenus/mod2_p_1_1_1_0.htm ). Les larbins sont tout aussi facilement identifiables, ce sont les gens qui se font exploiter par le système et qui n’ont pas les connaissances nécessaires pour comprendre qu’ils se font exploiter. (référence: https://www.youtube.com/watch?v=KFYUupYRor8 )

    1. @ Louis Frigon

      C’est un épouvantail de la gauche, uniquement, si vous ne faites pas de recherches ou que vous ne voulez pas croire ce qui crève les yeux, personne n’est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Est-ce que vous avez déjà entendu parler de l’allégorie du souper mondial? En voici un résumé, 10 personnes sont assises à une table où il y a 10 assiettes, une personne mange 5 assiettes et 5 personnes ne mangent rien.

      Les pauvres des pays les plus libres font plus du double que la moyenne des pays les plus pauvres. Si vous regardez le coefficient GINI )qui mesure les inégalistés de richesse) des pays les moins libres, vous verrez qu’il est beaucoup moins élevé que sans les pays plus libres. Les pauvres des pays plus riches sont en bien meilleure posture que dans des pays beaucoup plus égalitaires, mais la réalité est que les socialistes se foutent éperdument que les pauvres soient plus pauvres tant que les riches sont moins riches. C’est pourquoi ils préfèrent l’égalité dans la pauvreté plutôt que l’inégalité dans la richesse.

      Vous ne le savez probablement pas pour écrire cette affirmation, mais les monopoles sont créés par les intérêts privés. Si vous connaissez la panique de 1907, vous savez pourquoi la FED a été créée aux États-Unis par des intérêts privés et comment J.P. Morgan a créé les premiers grands monopoles aux États-Unis.

      Évidemment, vous ne connaissiez pas le principe de réserve fractionnaire et vous ne l’avez pas cherché avant de répondre. Si je peux me permettre de vous l’expliquer rapidement. Les banques créent de l’argent à toutes les fois qu’elles font un prêt. Lorsqu’une personne dépose 100$ à la banque, elle prête le même 100$ à une autre personne et cela fait augmenter la masse monétaire. Par le fait même, cela fait augmenter l’inflation. En se moment au Canada, chaque dollar qui a été créé par le gouvernement a été multiplié par 7 grâce à ce principe économique. C’est-à-dire que les banques privées reçoivent de l’intérêt sur 7 dollars à chaque fois que le gouvernement crée un dollar.

      Je sais parfaitement ce que sont les réserves fractionnaires et comment fonctionne le système bancaire, cependant quelques détails semblent vous échapper: Les Banques centrales ont beau être privées techniquement, mais leurs dirigeants sont toujours choisis par nomination politique. Dans le cas de la FED, son président est nommé par le président des États-Unis lui-même. Dans le cas de la Banque du Canada, le gouverneur est nommé par le seul actionnaire de la banque: le ministre des finances. De plus, c’est le gouvernement qui contrôle l’émission de chartes pour les banques et il en fait un club très exclusif. Le système bancare a toujours vécu en symbiose avec le gouvernement, c’est pourquoi il peut impunément frauder les gens en créant de l’argent ex nihilo par les reserves fractionnaires, ce qui dans un vrai marché libre, serait considéré comme frauduleux. Aucun monopole ou oligopole ne peut subsister dans un marché ou rien n’empêche l’arrivée de nouveaux concurrents. La seule entité qui a le droit d’utiliser la force pour limiter la concurrence est le gouvernement. Pourquoi, croyez-vous que les lobbies existent?

      Une puissance économique… telle que j’ai mentionnée au début, une puissance économique où les travailleurs ne sont que des machines servant à produire sans aucune dignité humaine. Expliquez-moi pourquoi vous pensez que l’exploitation et l’appauvrissement des travailleurs soit favorable à l’humanité?

      Ces travailleurs sont beaucoup plus richesqu’ils ne l’étaient et ratrappent les travailleurs de l’occident à grand pas. Ce genre de changement ne s’opère pas du jour au lendemain. Ça a pris 200 ans aux pays occidentaux pour se rendre où ils sont. Les pays émergents vont probablement l’accomplir en moins de 100 ans.

      Le Canada est un très bon exemple, nous avons aboli l’accord de Kyoto et nous avons investi dans le développement des sables bitumineux qui est une des formes de pétrole les plus polluantes. Naturellement, il n’est pas question de développer des énergies vertes telles que les nouvelles centrales solaires qui sont aussi efficaces que les centrales nucléaires.

      Le Canada ne compte que pour 2% de toutes les émissions de GES au monde… Et si nous n’avions pas abandonné Kyoto, ça nous aurait coûté 35 milliards en pénalités parce que les libéraux n’ont rien fait pous rejoindre les objectifs.

      Premièrement, le bon produit sans marketing, le moteur roue d’Hydro-Québec est un très bon exemple. À l’époque, personne ne savait ce qu’était le moteur roue, il fallut environ 10 ans avant que les Québécois apprennent qu’ils avaient subventionné les recherches d’une voiture électrique. Naturellement, les grandes compagnies pétrolières ont pris connaissance de ces recherches avant le public et ils ont fait arrêter ces recherches, les politiciens ne sont que des marionnettes aux services des riches qui subventionnent leurs élections. Cette invention aurait été très bénéfique pour les Québécois, mais sans marketing, les gens ne l’ont pas su à temps et il n’y a pas eu de mobilisation citoyenne pour encourager le développement.

      Le chiffre de vente n’est pas tout. Il suffit juste que votre produit se vende suffisamment pour que les ventes excèdent les coûts pour dégager un profit. Le profit est l’indicateur qu’un entrepreneur utilise ses ressources en trouvant l’équilibre entre la réduction des coûts et la qualité du produit.

      Dans le cas de la roue électrique, ce n’est même pas ça qui est le problème. Les moteurs électriques ont toujours été plus efficaces que les moteurs à essence. Le problème c’est les piles. Tant que nous n’aurons pas des piles qui offrent suffisamment d’autonomie pour faire Montréal-Québec allée-retour sans recharge, peu importe combien de millions vous dépensez en marketing, la voiture électrique ne demeurera qu’un rêve impossible, parce que la plupart des voitures à essence peuvent faire ce trajet sans faire le plein et plus encore. (http://www.minarchisteqc.com/2010/10/la-voiture-electrique-reve-impossible/)

      « Deuxièmement, le mauvais produit avec un bon marketing. Je pourrais nommer des compagnies alimentaires qui font des publicités où nous voyons des animaux courir dans les champs lorsqu’en réalité, c’est une aberration de voir autant d’animaux mal traités dans un petit enclos, mais je préfère l’exemple Appel parce qu’ils savent satisfaire les désirs qu’ils nous créent. J’écris bien désir et non besoin, la télécommunication ne fait pas partie de la pyramide des besoins de Maslow. Est-ce qu’une personne ayant un coeur voudrait acheter un i-truc s’il connaissait le style de vie des employés de Foxconn qui produisent les i-trucs? »

      Bien sûr, Maslow sait bien mieux que tout le monde ce dont ils ont besoin… La bien pensance à son meilleur. Qui êtes-vous pour juger de ce que les gens croient ou ne croient pas avoir besoin? Un produit merdique restera merdique, peu importe le marketing. La preuve est que Apple ne cesse de perdre des parts de marché aux appareils Android.

      Peu importe ces deux exemples, le profit est la raison de vivre des compagnies pour la simple et bonne raison que sans profit, les compagnies font faillites. S’il faut ruiner l’environnement pour faire du profit, les compagnies ruinent l’environnement (les marées noires, le gaz de schiste, les mines…). S’il faut diminuer les conditions des employés, les compagnies diminuent les conditions des employés (Walmart et les syndicats). S’il faut déménager dans un pays pauvre pour obtenir du cheap labor, les compagnies déménagent vers les pays pauvres (la mondialisation). L’humain n’est qu’une dépense liée à la production et il faut diminuer les dépenses pour augmenter les profits.

      Les compagnies doivent effectivement faire un profit pour survivre, et alors? Contrôler les coûts font effectivement partie de l’équation, mais les salaires ne sont pas déterminés par les compagnies, mais par le jeu de l’offre et la demande de main d’oeuvre parce que veut, veut pas, elles sont en concurrence avec les autres employeurs pour la main d’oeuvre qualifiée, qui est une ressource limitée. S’il y a des compagnies qui détruisent l’environnement, elles le paient assez cher dans bien des cas. Si elles s’en sauvent, c’est généralement parce que l’état les laissent s’en sauver, vu que l’état est l’unique propriétaire des voies maritimes et cours d’eau, ainsi que des ressources du sous-sol. Si tout ça était entre les mains de propriétaires privés, je doute que les pollueurs s’en tirent à si bon compte.

      Il n’y a que deux sortes de personnes qui peuvent accepter le système économique tel qu’il existe actuellement: les gens qui profitent du système et les larbins. Les gens qui profitent du système sont facilement identifiables, au Québec, il suffit de gagner plus de 80 000$ par année pour faire partie du 2.6% les plus riches (référence: http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/famls_mengs_niv_vie/revenus_depense/revenus/mod2_p_1_1_1_0.htm ). Les larbins sont tout aussi facilement identifiables, ce sont les gens qui se font exploiter par le système et qui n’ont pas les connaissances nécessaires pour comprendre qu’ils se font exploiter.

      Au cas ou vous ne portiez pas attention, je ne défend absolument pas le système actuel qui n’est certainement pas un marché libre. Le système actuel est un système où corporations, banques et gouvernement vivent en symbiose pour exploiter les gens. Sa s’appelle le corporatisme, qui est en fait une version du fascisme. Dans un marché libre, les corporations n’existent pas en tant que personnes légales, rendant leurs dirigeants et actionnaires responsables de leurs actions; les banques doivent maintenir des réserves adéquates et ne bénéficient d’aucune protection contre les ruées, et il n’existent aucune banque centrale pour leur permettre de faire de l’expansion de crédit à l’unisson. Différentes monnaies pourraient même se faire concurrence, puis qu’il n’y aurait aucun monopole de production de monnaie. L’état ne serait pas là pour utiliser la force légalement au service des deux premiers.

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