Manifestation contre l’avortement en France

avortement

Par Lisa Tremblay

Sur la scène des nouvelles internationales, dimanche le 19 janvier, une «Marche pour la vie» des opposants à l’avortement eut lieu. Cette marche a réuni 16 000 participants selon la police tandis que les organisations de catholiques français. Cette marche a eu lieu à l’Assemblée nationale du projet de loi pour l’égalité homme femme. Dans cette nouvelle loi, il contient un amendement visant à assouplir le recours aux interruptions volontaires de grossesse.

À l’exception de 2013, la marche a lieu chaque année, depuis 2005. En 2013, la marche s’était ralliée à la Manif pour tous du 13 janvier. Il est a noté que l’an dernier la manifestation a réuni près de 7 000 personnes selon la police et de 30 000 selon les organisateurs.

Le président français, M Hollande, doit se rendre le 24 janvier au Vatican, ce pour la première fois, afin de rencontrer le pape. Une pétition circule dans les milieux catholiques afin de sensibiliser le pape de la politique française au sujet des lois hostiles.

Le soutien du pape François

Le pape a souligné son soutien à la «marche pour la vie», il fut informé de cette initiative. Il a salué les participants les invitant à maintenir leur action afin de garder

Il faut noter qu’une semaine plutôt le pape François avait décrit l’avortement comme une «horreur» lors d’un discours au Vatican. Cette condamnation est l’une des plus fortes jamais entendu du nouveau souverain. Ceci soulève quelques débats sur la cote de popularité du pape de par son opinion forte et catégorique sur le sujet.

Le droit à l’avortement

Il y a également entre 200 à 300 personnes qui se sont rassemblé à la place d’Italie pour défendre le droit à l’avortement, en solidarité avec les femmes espagnoles et en réaction à la manifestation anti-IVG.

Les députés doivent se prononcer sur la suppression d’une notion peu connue qui est inscrite dans la loi de 1975. En effet, cette notion légalise le droit à l’interruption volontaire d’une grossesse. Celle-ci souligne que seule «la situation de détresse» justifie un recours. Dans l’amendement socialiste, dans le cadre du projet de loi souligne «la femme enceinte qui ne veut pas poursuivre une grossesse» peut demander à un médecin son interruption.

De la « dénaturation des droits » selon Bock-Côté

Bock-Cote

Par Philippe David

Encore une fois, dans sa critique de la réponse du Barreau du Québec au sujet du projet de loi 60, Mathieu Bock-Côté fait preuve soit d’ignorance, soit de mauvaise foi et pour un homme de son érudition, la thèse de l’ignorance est difficile à avaler.

Selon lui, nous serions en proie à une « dénaturation des droits et du droit » par une idéologie radicale.  De dire Bock-Côté :

«Il y a, dans notre société, des «intégristes» de la Charte des droits. Ils la traitent comme un texte sacré. Celui qui refuserait de s’y convertir deviendrait un ennemi du genre humain. Mais vivions-nous en dictature avant la Charte des droits de Trudeau? Les pays européens vivaient-ils en tyrannie avant que la Cour européenne des droits de l’homme n’étende peu à peu son empire?»

Par cette description, Bock-Côté est très démagogique et il s’attaque à tout ce qu’il y a de plus fondamental dans un état de droit. Tout d’abord, je questionne même son interprétation de la nature des droits. Ces droits ne nous proviennent pas des Chartes de Droits et Libertés (canadienne ou québécoise), ils les précèdent.  Les droits et libertés ne proviennent d’aucun gouvernement, d’aucun politicien ou bureaucrate, ils proviennent de notre statut d’être humain et rien d’autre. Les chartes de droits ne sont que l’affirmation d’un état de droit à vouloir respecter ce principe et protéger les droits de tous ses citoyens. D’ailleurs, il accuse la charte canadienne des droits, sans mentionner que le projet de loi 60 ne passe pas non-plus le test de la charte québécoise telle qu’elle est écrite présentement.

Selon lui, nous devrions remettre les chartes de droits en question comme étant l’empêchement du peuple d’atteindre ses aspirations. Pourtant, combien de fois avons-nous été témoins de peuples qui se sont soumis démocratiquement à une tyrannie. Il ne faut jamais oublier que la démocratie n’a jamais été garante de la liberté et que sans le droit pour mettre un frein aux caprices de la majorité, elle n’est en réalité que le viol collectif de 49% de la population par l’autre 51%.  Un mal ne devient pas subitement un bien parce que la majorité veut qu’il le soit.

La défense des  droits ne provient pas d’une forme de radicalisme, elle provient d’un impératif moral. Que tous les individus sont égaux devant la loi et bénéficient des mêmes droits. Que les états, s’il doit y en avoir, sont institués pour protéger ces droits et non les bafouer. La branche judiciaire existe non pas pour instituer une « dictature des juges » mais pour protéger l’individu de son propre gouvernement, parce que des mauvais gouvernements existent et même ceux qui ont une longue tradition libérale peuvent subitement devenir tyranniques par pur électoralisme.

S’il existe une raison pour laquelle Mathieu Bock-Côté s’obstine à défendre l’indéfendable, c’est qu’il chérit le projet souverainiste plus que la primauté du droit. Je crois qu’il est impossible qu’il ne sache pas que la charte des valeurs péquiste n’est autre qu’une manœuvre électoraliste qui permettrait au PQ d’élire un gouvernement majoritaire. Il est trop intelligent pour ne pas savoir que cette charte a été faite expressément pour être contestable afin de donner des munitions contre le gouvernement fédéral et alimenter la ferveur pour un nouveau référendum lorsque la charte sera inévitablement rejetée par la Cour Suprême. Non, il est certainement trop intelligent pour ne pas savoir qu’il se fait complice de cette manœuvre en défendant cette charte bec et ongle. Après tout, la fin justifie les moyens.

Cependant, ce qui devient de plus en plus apparent dans ce genre d’attitude, c’est que le projet souverainiste commence à ressembler de plus en plus à une république bananière. Quand le PQ et ses sbires en sont à de telles manœuvres pour mousser leur option, je me dis qu’il serait grand temps de mettre fin à leur projet une fois pour toute.

CCPA: les termes communs de la gauche expliqués

ccpa

Par Pierre-Guy Veer

Quand vient le temps d’être démagogue, la « gauche » (étatiste qui veut plus de programmes sôôôciaux) a peu d’égaux. Au niveau national, le Centre canadien de politiques « alternatives » (CCPA) se dépasse dans chacun de ses « rapports » ou blogue pour justifier la tyrannie de l’État. Récemment, Trish Hennessy du centre y est allé d’une liste de mots que l’on devrait retirer de notre vocabulaire par « solidarité ». Voyons voir ce qu’elle contient (les italiques sont la version originale, traduite).

 

Austérité

Le gel des salaires publics ainsi que des coupures de dépenses et dans l’emploi ajoutent au fardeau post-récession du Canada. Même le FMI (Fonds monétaire international) admet ses torts au sujet de l’austérité. Sortons-la de notre misère.

Coupures de dépenses, vraiment? Pour se sortir d’une récession, il FAUT couper parce qu’elle est causée par une période d’excès causée par le gouvernement – Harding a très bien réussi, de même que l’Estonie. Le gouvernement, généralement via la banque centrale et des taux d’intérêts trop bas, encourage les gens à dépenser. Malheureusement, « l’argent des autres finit par manquer », alors les taux doivent monter, ce qui engendre la récession, ou la monnaie s’effondre via l’hyperinflation.

Quant au FMI, cette organisation est une relique de l’impérialisme qui n’a plus sa raison d’être, surtout quand il s’imagine qu’augmenter les impôts (élevés) crée plus de revenus ou que l’organisme a simplement besoin de plus d’argent pour régler les crises de dette.

 

Attrition

Cet euphémisme a été utilisé pour justifier la fin du courrier à domicile par Postes Canada – on économise via l’attrition de 8000 emplois. Dans le dictionnaire, on le définit comme « une usure constante pour affaiblir ou détruire

Il y a 100 ans, l’attrition aurait été au sujet des marchands de chandelles perdant leur emploi à cause de l’électricité ou des maréchaux-ferrands à cause de l’automobile. N’est déplaise au CCPA, le courriel remplace de plus en plus le courrier régulier. De plus, Postes Canada se maintient uniquement au travers de son monopole; sans lui, la compagnie ferait vite faillite à cause de ses pensions très généreuse et son inefficacité.

 

Familles de classes moyennes qui triment dur

Ce terme fourre-tout est utilisé par les politiciens afin de montrer leur compassion envers nous. Il est généralement accompagné par des promesses vides. Qu’en est-il des personnes hors de la classe moyenne? De ceux qui n’élèvent pas de familles? Qui ne travaillent pas?

Je suis obligé de concéder un point ici. Les politiciens sont en effet passés maitres dans l’art de « parler pour rien dire. » Ce qui les motive principalement, ce sont les donateurs ou, pis, les lobbyistes, pour qui la totalité de la réglementation est écrite – généralement afin de stopper un concurrent plus compétent.

 

Intérêts spéciaux

Terme dérogatoire utilisé par les politiciens quand ils n’aiment pas ce qu’ils entendent ou quand ledit groupe voulant du changement ne donne pas assez de votes.

Il y a du vrai dans cette définition. Par contre, « intérêt spécial » s’applique à tout groupe organisé voulant utiliser l’État pour arriver à leurs fins. Que ce soient des syndicats refusant de dévoiler l’utilisation des cotisations syndicales prises de force ou des compagnies voulant bannir certains produits meilleur marché, nous sommes tous perdants.

 

Guerre à la voiture

Les automobilistes adorent leur voiture. Mais de qualifier les demandes des cyclistes pour des voies cyclables sécuritaires et des travailleurs pour un meilleur service de transport en commun comme une « guerre à l’automobile » divise les gens inutilement. Nous voulons tous voyager du point A au point B sûrement et efficacement.

On reconnait là l’attitude gauchiste typique: mes idées sont tellement bonnes qu’elles doivent être imposées. Par ailleurs, les souhaits des cyclistes et des utilisateurs de l’autobus montre le principal problème des routes: le monopole de l’État. En pavant des routes « gratuites » et en ne permettant pas de concurrence dans le transport en commun, il crée: des autobus bondés à l’heure de pointe et vide hors de celles-ci (donc, plus polluants), des autobus pour lesquels ont doit être prêts ou sinon attendre, des routes « gratuites » paralysées par des bouchons de circulation ainsi que des infrastructures qui dépérissent à vue d’oeil à cause de longues années de négligence.

Ce problème serait tellement moindre si les routes et les autobus étaient privés. Dans le premier cas, on ne paierait qu’à l’utilisation; ainsi, si je ne veux pas payer pour le pont de la 25 à Laval, je ne le prends pas. Idem pour les autobus; sans compter qu’ils sont nettement plus efficaces au privé « malgré » l’inégalité des services.

 

Chefs syndicaux

Les politiciens antisyndicaux utilisent l’image des « chefs syndicaux » pour détourner l’attention de la masse de Wall Street/Bay Street (ou se trouve la Bourse de Toronro). Le vrai terme est « leader syndical ». Ils sont démocratiquement élus par leurs membres, représentant la volonté d’une majorité d’un mouvement démocratique (celui des travailleurs).

Le terme « chef syndical » me plait. Ce ne sont pas des leaders, se sont des tyrans. Au Québec particulièrement, ils gèrent des centaines de millions de dollars en cotisation qui ne sont jamais imposables (et déductibles d’impôt en plus) et pour lesquelles ils n’ont jamais de compte à rendre à personne. Ils peuvent étendre leurs tentacules à n’importe quelle compagnie du moment que la majorité des travailleurs ait sa carte de membre – aucun vote secret nécessaire. Et que dire des lois anti briseurs de grève, qui donnent beaucoup de lassitude aux syndiqués, particulièrement au public.

Quand à la pointe prévisible sur « les riches »: le corporatisme n’est guère mieux que le syndicalisme. Dans les deux cas, nous avons affaire à des groupes organisés dont le seul but est de s’approprier la plus grosse pointe de tarte possible même si cette dernière sera moins grosse à la longue.

 

Déréglementation

Utilisée souvent pour « couper dans la paperasse » ou « moderniser » les lois. Mot-code pour laisser le loup corporatiste en charge de la bergerie réglementaire.

À quoi s’attendre de plus de gauchistes, sinon de croire qu’une réglementation gouvernementale est pour le bien « du peuple »? Que ce soit avec les lois antitrust, la réglementation sanitaire ou pour les maisons, une réglementation gouvernementale n’a que pour seul but de protéger l’intérêt des politiciens, soit à cause de leurs investissement personnels, soit à cause des lobbyistes qui financent leurs campagnes électorales. De toute façon, la déréglementation, si elle existe, est complètement illusoire.

L’analogie à la fin de la définition est donc trompeuse puisque le loup est à Ottawa plutôt que sur Bay Street.

 

Les travailleurs pauvres

Des travailleurs pauvres dans un Canada prospère? Pourquoi ne pas régler le problème en augmentant le salaire minimum pour qu’il permette de bien vivre? Payer les travailleurs à faibles revenus un meilleur salaire est bon pour l’économie. Ils dépenses tout leurs revenus et achètent local.

Je pourrais faire une thèse de doctorat sur toutes les faussetés de cette définition. En résumé

  • Le salaire minimum a été créé explicitement pour engendrer du chômage, particulièrement chez les Noirs aux ÉU – ils étaient moins productifs et gagnaient donc de moins gros salaires. C’est logique: si une personne ne peut être assez productive pour produire au niveau du salaire minimum, elle n’est pas engagée ou congédiée. D’ailleurs, pourquoi ne pas monter le salaire à 20$ de l’heure? 50$ de l’heure? Si c’est si bon, ça réglerait tous les problèmes de pauvreté.

  • Parler du concept de « living wage » (salaire nécessaire pour se permettre les nécessités de la vie) est futile si on ne parle pas de banque centrale. En effet, depuis leur création au Canada et aux ÉU, le dollar a perdu plus de 90% de sa valeur – un dollar vaut maintenant dix sous. Malgré les avertissements répétés des économistes (et même de Marx), les politiciens ont persisté et poussé la planche à billets à fond pour créer une richesse très temporaire.

  • Finalement, « mieux payer les pauvres » n’est qu’une énième version du sophisme de la vitre cassée. Certes, « on voit » qu’un plus haut salaire permet d’acheter plus. Mais on ne « voit pas » qu’il engendre du chômage et que, à long terme, il empêche la formation de capital (ou investissement), la pièce maitresse de la croissance économique.

 

Stages non payés

À cause du chômage élevé chez les jeunes travailleurs, un stage est le moyen par excellence pour eux de gagner de l’expérience et d’avoir un pied dans le marché du travail. Ces stagiaires méritent d’être payés pour leur travail.

« Méritent »? C’est un droit? Si un stagiaire est bénévole, c’est qu’il croit que le jeu en vaut la chandelle.

Je suis présentement en stage à l’Institut Cato à Washington. C’est « mal payé » (700$/mois pour cinq mois) mais je le poursuis quand même parce que ça sera un excellent ajout à mon CV. Et ce, même si je dois dormir sur un sofa, diminuer mes standards alimentaires, supporter des coquerelles et marcher dans le but d’économiser de l’argent.

 

Crise de dette

La dernière invention de la droite canadienne: créer un problème de toute pièce ou il n’y en a pas. On favorise ainsi des provinces pour des gains politiques tout en ignorant des décennies de diminutions d’impôt promues par la droite qui a vidé les coffres du gouvernement.

L’attiude de la gauche envers les dettes publiques est typiquement keynésienne: à long terme, on est tous morts. Ce qui crée un problème de dette publique est (presque) toujours causé par une augmentation des dépenses et non une diminution des revenus.

Et « tout (ne) va (pas) très bien, Madame la Marquise », comme en fait foi les nombreuses décotes de crédit de pays industrialisés comme la France ou les ÉU, ou même de provinces comme le Québec. Une augmentation des taux d’intérêts sur les emprunts signifie une plus grosse part du budget consacré au service de la dette, bref de l’argent jeté à la fenêtre.

 

Paradis fiscal

Dire que l’argent de l’évasion fiscale va dans un « paradis fiscal » sous-entend qu’il part en vacances alors que c’est en fait une stratégie permanente des plus riches canadiens pour esquiver leur responsabilité de payer leur juste part d’impôts.

Que serait un déblatérage socialiste sans cette prétention idiote à l’argent des autres. C’est ce qui est sous-entendu avec l’impôt: parce que tu vis dans des frontières arbitrairement tracées, tu dois payer un tribu au gouvernement qui te protèges et te « donne » autant de « bons » services. C’est maintenant un crime de vouloir garder son propre argent mais de la compassion que de prendre l’argent des autres.

Finalement, puisque le CCPA l’oublie constamment, les riches au Canada et aux ÉU paient nettement plus que leur « juste » part d’impôts.

 

Fardeau fiscal

Comparativement à l’an 2000, les Canadiens paient maintenant 38 milliards de dollars de moins en impôt. Ça fait parti d’un agenda politique à long terme, sous le couvert du « soulagement » du « fardeau » fiscal, qui crée un autre fardeau: la pression qu’une diminution des impôts crée sur des services publics en diminution constante.

Suite logique du point précédent. Ça peut se résumer à « Hors de l’État, point de salut ». Les services publics/sociétés d’État ne se maintiennent que par leurs monopoles. Croyez-vous sincèrement que Hydro-Québec (avec sa gestion épouvantable de l’éolien) ou la SAQ (avec ses vins de deux à trois fois plus cher qu’aux ÉU) pourraient rester en affaire s’il y avait de la compétition autour d’eux?

 

Contribuables

Bien sûr, nous payons tous des impôts. Mais nous sommes avant tout des citoyens sociaux qui investissent en chacun et dans nos communautés. C’est le cadeau que nous nous donnons chaque fois que nous payons nos impôts. Gros calin!

« Il est difficile d’ôter les chaines aux fous qui les révèrent », disait Voltaire. Nous en avons un parfait exemple ici. Le CCPA préfèrent la sécurité du gouvernement sans choix plutôt que la liberté de choix et le risque de se tromper.

 

Bref, ce torchon du CCPA ne passera pas à l’histoire puisqu’il ne fait que recycler les mêmes vieilles idées obsolètes qui dénigrent le succès et applaudissent l’incompétence. Ça ne changera sans doute jamais puisque la jalousie, le moteur même des gauchistes, sera toujours présente.