Nos enfants n’ont-ils aucune valeur?

Par Philippe David

Je me joins sans doute à des milliers de voix indignées par la sentence qu’a reçue, plus tôt cette semaine, un père qui a causé la mort de sa fille de 13 ans en lui assénant deux gifles.  J’ai beau retourner les circonstances atténuantes dans ma tête : Moussa Sidimé n’avait pas l’intention de tuer sa fille, c’est lui qui a appelé les secours, il s’est lui-même livré à la police, il a démontré su remord et il n’est pas une menace à la société; je n’arrive pas à accepter que soixante jours soit une sentence acceptable pour la vie d’une jeune adolescente de 13 ans.

Il y en a qui hurlent au passe-droit culturel, mais je ne crois pas que ce soit le cas. S’il y a une chose qu’on sait au Québec depuis l’affaire Turcotte, c’est que la vie d’un enfant ne pèse pas lourd dans les plateaux de la balance de la Justice. Vous avez tué un (ou plusieurs) de vos enfant? Buvez du lave-glace, pleurez, soyez hyper-repentants, ne résistez pas la police, plaidez coupable ou plaidez la folie temporaire et les chances sont bonnes pour que vous vous en sortiez avec un court séjour à Pinel ou un très court séjour, probablement dans un pénitencier à sécurité minimale. C’est comme ça que ça se passe dans notre société du no-fault.

Il y en a qui disent que notre système de justice existe pour protéger notre société d’individus dangereux plutôt que de punir et que n’étant pas un danger pour la société, Moussa Sidimé méritait la clémence. Soit, je ne crois pas qu’il méritait de passer le reste de sa vie derrière les barreaux, mais entre ça et deux mois, il y a une méchante marge, vous ne trouvez pas? On a beau dire que ce n’était pas prémédité, mais selon le rapport du coroner, la mort a été causée par une hémorragie cérébrale vraisemblablement causée par la rupture d’une artère vertébrale. Autrement dit,  Nouténé Sidimé a été giflée avec suffisamment de force pour rompre une des artères de sa nuque. Ce n’est pas seulement une petite taloche ça! Tout ça pour un plancher mal lavé? Même si ça n’avait pas causé la mort, c’était un acte d’agression injustifiable.  Est-ce que 60 jours en prison envoient vraiment le message que ce genre d’agression n’est pas acceptable à nos yeux? J’en doute. Beaucoup d’autres gens en doutent. Le procureur de la couronne aussi. Il demandait une sentence de deux ans.  Ça, au moins, aurait envoyé le bon message.

(Crédit photo : Nouténé Sidimé –Agence QMI)

Changer ses pneus, un jeu d’enfant !

Par Lisa Tremblay
L’idée générale qui circule dans le domaine de l’automobile est que les femmes ne savent pas changer un pneu. Rassurez-vous, cette performance technique est tout aussi difficile à réaliser pour la gente masculine. Alors si un jour vous souhaitez impressionner votre mari, un ami ou encore un frère, suivez ce guide de conseils pour automobilistes ou passagers qui, un jour, devront peut-être changer un pneu sur les routes québécoises de Gatineau.

En pratique, il est d’abord utile de savoir qu’il est indispensable de changer les quatre pneus en même temps pour que le comportement de la voiture soit équilibré. Cependant, un pneu coûte cher donc il arrive que les automobilistes changent les pneus deux par deux ou prennent des pneus de seconde main et des pneus neufs en même temps. Dans ce cas, mon spécialiste pneumatique à Gatineau me conseille de mettre les pneus neufs à l’arrière du véhicule.

A quel moment faut-il changer ses pneus?

Alors mesdames, sachez que pour garantir votre sécurité sur les routes, il ne faut pas avoir peur de se salir. En effet, savoir à quel moment il faut les changer dépendra d’abord de l’état des pneus. Ici, munissez-vous de mouchoirs, car il faudra regarder si vos pneus contiennent d’éventuelles traces d’usure et là, bonjour à la poussière et saleté que vos pneus contiennent ! Pendant cette inspection, il est bien d’éliminer d’éventuels cailloux et autres bouts (verre ou fer) qui se placent sur la rainure des pneus et qui créent des crevaisons. Notez aussi qu’il est indispensable d’effectuer une inspection d’usure après, environ, 3000 kilomètres de route; niveau facilement atteint quand on connait la superficie du Canada et tout simplement celle du Québec. Au niveau de la gomme du pneu, sachez qu’après 5 ans, elle doit être changée. Les mécaniciens et garagistes (de Gatineau ou d’ailleurs) prodiguent volontiers des conseils sur ce sujet.

Comment monter ses pneus?

Avant de changer ses pneumatiques, il est d’abord indispensable de choisir des pneus qui respectent les critères de dimension comme la largeur et la hauteur du véhicule. Sur un même essieu, il faut impérativement monter des pneus identiques. Si l’on change les pneus par deux, il est important de placer les pneus neufs à l’arrière du véhicule, car ils ont une meilleure adhérence et cela permet d’éviter les tête-à-queue ! Plutôt utile n’est-ce pas ? J’ai trouvé aussi plein d’autres informations pertinentes ici.

A quel endroit faire monter ses pneus?

Si malgré tous ces conseils, vous ne souhaitez pas mettre la main à la pâte (ou dans le pneu dans ce cas précis), sachez qu’au Québec, les automobilistes ont l’embarras du choix quant aux endroits où ils peuvent acheter leurs pneus et les faire changer : magasin spécialisé, concessionnaire ou encore les acheter sur internet pour avoir recours à des prix discount. Certains sites réalisent des comparaisons sur le prix des pneus pour garantir le meilleur prix à ses visiteurs comme le site suivant: http://www.pneu-compare.com/.

Pour les faire changer, l’automobiliste peut se diriger vers son garagiste ou encore vers son concessionnaire. Certains garagistes acceptent parfois de reprendre les anciens pneus ou de les stocker, il est donc utile de se renseigner auprès de ces derniers.

 

Les enfirouapés

Par Philippe David

Suite à la révélation la semaine dernière qu’il n’a jamais existé d’avis légal formel  sur le projet de loi 60. Certains chroniqueurs qui ont défendu cette charte bec et ongle se retrouvent dans une bien fâcheuse position.

D’un côté, Mathieu Bock-Côté continue de défendre l’indéfendable. Disant que ces avis sont sans importance. On s’en balance de la charte des droits de Trudeau. La nôtre, on peut la modifier comme on veut. Ce qui comptait, c’était la volonté du peuple. Eh bien justement, le peuple a vu à travers le jeu des péquistes  et il a choisi de les foutre à la porte, incluant la première elle-même. Je crois que c’était plutôt clair. Mais M. Bock-Côté est resté fidèle à lui-même. Après-tout, il était un des principaux cerveaux derrière le virage identitaire du PQ et son principal propagandiste.  Dommage pour lui, mais en continuant de défendre le PQ de la sorte, il se discrédite lui-même.

De l’autre côté, Richard Martineau déclare s’être fait entubé, cocufier et roulé dans la farine par le PQ. Vraiment M. Martineau? Admettez-vous avoir été à ce point aveugle que vous ne pouviez pas voir tous les signes? Quand le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne du Québec nous disaient que ce projet de loi ne passerait pas le test, les aviez-vous écoutés?  Quand les Pineault-Caron ont été admis pour faire leur témoignage ridicule et ignorant en commission parlementaire, alors que Drainville faisait semblant de bêtement boire leurs paroles, vous n’aviez pas un petit malaise? Quand Bernard Drainville refusait tout compromis avec la CAQ et menaçait d’en faire un enjeu électoral, vous n’aviez pas un peu la puce à l’oreille? Vous n’aviez pas cliqué avant que Pauline Marois déclenche des élections? (À l’encontre de la propre loi de son parti sur les élections à date fixe,  faut-il le rappeler?)

Pourtant, bien d’autres chroniqueurs et blogueurs avaient vu venir Drainville et le PQ de très loin! Même des petits insignifiants comme moi et des moins insignifiants comme Johanne Marcotte, Lise Ravary, Denise Bombardier et Jérôme Lussier, pour ne nommer que quelques-uns, ont écrit en long et en large que cette charte n’était qu’une tactique électoraliste. Avec l’amateurisme du gouvernement Marois, c’est à se demander comment il se fait que vous ayez refusé de regarder la vérité en face pendant si longtemps! Comme si avec ce projet de loi, le PQ était soudainement devenu crédible et compétent alors qu’ils avaient agi comme des clowns pendant les douze mois précédents! Ils étaient pourtant plus que transparents!

Un projet de loi aussi controversé nécessitait non seulement une évaluation juridique complète par le Ministère de la Justice pour s’assurer de sa constitutionalité, mais il y aurait dû y avoir des études produites pour démontrer que le port de symboles religieux ostentatoires était bien un problème assez sérieux pour justifier une restriction des droits de liberté religieuse. Comme les avis juridiques, de telles études ont toujours été inexistantes. La charte de laïcité n’a jamais été qu’un show de boucane, sinon le gouvernement aurait pris soin de tout boucler pour s’assurer qu’elle passerait le test des tribunaux.

Pourquoi? Parce que les droits individuels sont supposés être une valeur capitale de toutes les démocraties libérales digne de ce nom. Parce que le non-respect de ces droits sans de sérieuses raisons nous relègue à l’état d’une vulgaire république bananière. Ce genre de gouvernement piétinent les droits fondamentaux sans justification, mais nous sommes supposés être mieux que ça.

Désolé, mais si vous vous êtes fait enfirouapé de la sorte par le PQ avec tous ces signes sous le nez, vous ne méritez aucune compassion.