Pourquoi je déteste la St-Jean…

Par Philippe David

Être gouverné

“Être gouverné, c’est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n’ont ni titre, ni la science, ni la vertu

Être gouverné, c’est être à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé.
C’est sous prétexte d’utilité publique et au nom de l’intérêt général être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre réclamation, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré.

Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! Et qu’il y a parmi nous des démocrates qui prétendent que le gouvernement a du bon ; des socialistes qui soutiennent, au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, cette ignominie ; des prolétaires qui posent leur candidature à la présidence la République !”

Pierre-Joseph Proudhon, “Idée générale de la révolution au XIXe siècle”

Je sais que je suis un rabat-joie, mais pour moi, à part le fait que j’ai congé, le 24 juin est une date comme les autres. Il y a bien des années que j’ai pris part aux festivités qui marquent l’occasion (et celles du 1er juillet aussi).  Je ne vois tout simplement pas de bonne raison de fêter.

Pourquoi on devrait fêter une organisation criminelle qui nous tient en esclavage presque la moitié de l’année? Qui nous force à payer pour des services dont on ne veut pas, ou qui nous force à accepter des services d’une si piètre qualité que nous préférons souvent nous en passer? Aucune entreprise privée ne songerait à laisser ses clients croupir dans une salle d’attente pendant 18 heures, mais pour l’état québécois, c’est la norme. Et on prétend que ces services sont trop importants pour être laissés au privé!

Donc, avec cet argent qui vous est confisqué à la pointe du fusil, vous passerez la journée à vous abreuver de spectacles d’artistes que la plupart d’entre vous ne paieraient pas un rond pour aller voir le reste du temps et exalter la grande fraude qu’est l’état québécois.  Pourquoi célébrer quelque chose qui est foncièrement immorale?

Aujourd’hui, tout le monde se saoûle pendant quelques heures et le reste de l’année, près de la moitié d’entre nous sont sur des anti-dépresseurs pour passer à travers. Vous pouvez continuer à célébrer votre esclavage si ça vous fait plaisir, mais personnellement, je fêterai lorsqu’il n’y aura plus d’état à fêter.

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