Absurdités étatiques

Par Philippe David

Je savais que les politiciens peuvent être plutôt stupides, mais j’ignorais à quel point jusqu’à ce que je fasse un brin de recherche sur les lois absurdes. Afin de vous faire rire un peu, je vais vous en présenter quelques-unes qui vous feront probablement rire au larmes, mais ce qu’il y a de tragique est que, absurde ou pas, certaines d’entre elle vous vaudront des amendes salées ou des peines d’emprisonnement si vous avez le malheur de rencontrer un policier zélé. 

Commençons par le Canada:

Il est interdit d’enlever ses pansements en public.
Il est illégal de tuer une personne malade en lui faisant peur. (Bouh!)
En Nouvelle-Écosse, il est illégal d’arroser sa pelouse lorsqu’il pleut (Duh!)
À Montréal, l’hôtel La Reine Elizabeth doit donner à manger gratuitement à votre cheval si vous louez une chambre. (Souvenez-vous d’arriver à cheval la prochaine fois!)
À Toronto, vous ne pouvez traîner un cheval mort sur Yonge Street le dimanche.
À Ottawa, il est interdit de manger de la crème glacée sur Bank Street le dimanche.

Ailleurs dans le monde…

Indonésie:  Être pris à se masturber en public est passible de mort par décapitation (#JesuisJoël)

Thaïlande: 
Il est illégal de sortir de chez soi sans sous-vêtements.
Nul ne peut marcher sur l’une des devises du pays. (On peut cependant encore rouler sur l’or)

Philippines
Les voitures dont les plaques d’immatriculation se terminent par un 1 ou 2 ne sont pas autorisées sur les routes le lundi, 3 ou 4 le mardi, 5 ou 6 le mercredi, 7 ou 8 le jeudi, et 9 ou 10 le vendredi à 7h00 (De kessé?!?)

France
Appeler son cochon Napoléon est interdit. (Appelez-le François alors…)

Royaume-Uni
Il est illégal de mourir au Parlement, sous peine d’emprisonnement. (Je me demande combien de morts ils ont dans leurs prisons?)
Il est illégal de boire si vous possédez une vache. (???)
Un homme peut uriner en public mais uniquement sur la roue arrière d’un véhicule motorisé sur lequel il aura préalablement posé sa main droite.
Une femme n’a pas le droit de manger du chocolat dans les transports publics.
Il est légal de tuer un Ecossais dans les murs de l’ancienne ville d’York (nord de l’Angleterre) seulement s’il porte un arc et des flèches. (Pas de kilt, pas d’arc, pas de flèches. Check!)
Poster une lettre sur laquelle un timbre a été apposé à l’envers est considéré comme un acte de trahison par la monarchie britannique.
Il est illégal de transporter un chien enragé ou un cadavre dans un taxi à Londres.
Un lit ne peut être suspendu par la fenêtre. (Duh!)

Chine
Vous pouvez aller à l’université seulement si vous êtes intelligent. (Pas de carrés rouges là-bas)
A Hongkong, une femme peut tuer son mari adultère, la loi l’y autorise, mais elle peut le faire seulement à mains nues. (La maitresse, elle, peut le tuer par n’importe quel moyen – Je blague)

Suède
Bien que la prostitution est légale, il est illégal d’utiliser les services d’une prostituée.
Il est illégal de repeindre une maison sans permis de peinture et la permission du gouvernement.

Singapour
La vente de la gomme est interdite.
Le saut à l’élastique est illégal.
Ne pas utiliser la chasse d’eau après utilisation des toilettes publiques peut entraîner des amendes très lourdes.
Il est illégal d’uriner dans un ascenseur. (Ils avaient vraiment besoin d’une loi pour ça?)

Maintenant, passons au grand champion des lois stupides: les États-Unis.

Alabama
Il est illégal de porter une fausse moustache qui puisse causer des rires à l’église. (Laissez vos lunettes Groucho Marx à la maison, svp…)
Mettre du sel sur une voie ferrée peut être passible de la peine de mort. (Et le poivre alors?)
Il est rigoureusement interdit de conduire une voiture avec les yeux bandés (Avec ces « rednecks », on ne sait jamais…)

 Alaska
A Fairbanks, il est illégal de donner de l’alcool a une souris.
Il est légal de tuer les ours, mais il est illégal de les réveiller pour les photographier. (Tuez-le avant, puis photographiez-le après… Pas de problème!)
Il est illégal de pousser un orignal vivant en dehors d’un avion en mouvement. (Quelqu’un a vraiment essayé de faire ça?!?)

Arkansas
Un homme a le droit de frapper sa femme… une fois par mois. (Je me demande si Bill Clinton s’est déjà servi de celle-là)
A Fayetteville, il est illégal de tuer « toute créature vivante ». (Soyez zen et cachez votre tapette à mouche!)

Californie
A Los Angeles, un homme peut légalement frapper sa femme avec une ceinture de cuir, a condition que la ceinture fasse moins de 2 pouces de large, ou s’il a l’autorisation de sa femme d’en utiliser une plus large. (O_o)
Il est illégal de tirer au fusil sur quoi que ce soit depuis sa voiture, sauf si c’est une baleine.
A Pasadena, il est illégal pour une secrétaire d’être seule avec son patron.
Il est illégal de monter un piège à souris sans permis de chasse (Faut surtout pas laisser n’importe qui poser un piège à souris…)
A Chico, toute personne qui fera sauter une bombe atomique dans les limites de la ville,  devra payer une amende de 500 dollars. (Wait… What?!?)

Caroline du nord
Il est interdit de chanter faux  (Le karaoké ne doit pas être très populaire)
Tous les couples résidant dans un hôtel doivent avoir des chambres avec des lits jumeaux séparés d’au moins soixante centimètres. La loi précise qu’il est interdit de faire l’amour entre les lits.

Floride
A Miami, il est illégal pour tout homme de porter une robe sans bretelle.
Les femmes célibataires qui font du parachute le dimanche atterriront en prison. (WTF!!!)
A Saratosa, il est illégal de chanter en maillot de bain.
Vous ne pouvez pas péter dans un lieu public après 18h.  (Oups!)
Il est illégal d’avoir un skateboard sans licence

Idaho
À Pocatello, il est illégal de porter une arme cachée, sauf si une autre, identique, est visible
Dans la même ville, il est interdit aux piétons et automobilistes de faire des grimaces, des gestes, de dire des injures ou des remarques qui peuvent donner mauvaise réputation à l’ensemble de la population.
Les boîtes de bonbons données en gage d’amour doivent peser plus de 25 livres (12 Kg)  (Bonne St-Valentin!)

Illinois
À Chicago, les personnes malades, laides, handicapées, ou déformées au point d’être repoussantes, n’ont pas le droit de sortir en ville
À Chicago, il est illégal de pêcher en pyjama (#facepalm)
À Chicago, il est illégal d’emporter un ours en peluche à l’opéra (Et les autres peluches?)
Il est illégal de parler anglais, la langue officielle étant l’américain (‘Murica)
Il est interdit de fredonner le dimanche.
À Chicago, ol est strictement interdit de manger dans un endroit en feu. (Et comment il vont faire griller des guimauves?)

Indiana
Il est interdit aux singes de fumer des cigarettes
À Gary, il est illégal d’aller au théâtre moins de 4 h après avoir mangé de l’ail
À fort Madison, les pompiers sont tenus à 15 mn d’échauffement (sic) avant d’attaquer un incendie (Duh!)
Les bains sont prohibés entre les mois de mars et d’octobre. (Ça doit sentir bon…)

 

Kansas
Il est illégal de vendre des tartes à la cerise le dimanche
À Wichita, les mauvais traitements infligés à une belle-mère ne peuvent être retenus comme motif de divorce (J’en connais qui seraient contents…)
À Natoma, il est illégal de lancer un couteau sur les personnes vêtues de tee-shirt à rayures (O_o)
Si deux trains empruntent la même voie, aucun des deux ne doit bouger avant que l’autre ne soit effectivement passé (pareil au Texas) (Il ne  doit pas avoir beaucoup de trains qui bougent)

Kentucky
Il est illégal pour une femme d’apparaître en maillot de bain sur une autoroute, sauf si elle est : escortée par au moins 2 policiers, blessée, qu’elle pèse moins de 45 Kg ou plus de 100 kg (!!!!)
La loi précédente s’applique également aux juments  (Imaginez une jument en maillot de bain sur une autoroute)
Si un policier vous arrête pour conduite en état d’ébriété, rappelez-lui que dans cet état, une personne est considérée comme sobre tant qu’elle n’est pas par terre (Ça explique quelques-unes de leurs lois)
Il est illégal de se remarier 4 fois avec la même personne

Louisiane
À la Nouvelle Orléans, les camions de pompier doivent s’arrêter à tous les feux rouges 
Il n’est pas considéré comme une agression le fait de mordre quelqu’un mais ça le devient si l’agresseur porte de fausses dents  (Vos dentiers sont des armes apparemment)
Les relations sexuelles avec un porc-épic sont strictement interdites (Bizarre, j’aurais voulu voir quelqu’un essayer)

Maryland

Depuis 1833, toute personne qui a joué au bowling peut être passible de 2 dollars d’amende
À Halethorpe, il est illégal d’embrasser plus d’une seconde
Il est illégal de maltraiter les huîtres
A Baltimore, on ne doit pas amener un lion au cinéma (!!!)

Massachusetts
À Salem, il est illégal pour un couple de dormir nus s’ils louent une chambre 
Il est illégal de transporter un pistolet-laser (Hé et le second amendement?)
Les duels au pistolet à eau sont interdits
On ne peut pas aller au lit sans avoir pris un bain mais à Boston, il est illégal de prendre un bain sans prescription médicale. (Doh!) 
Aucun gorille n’est toléré sur le siège arrière d’une voiture.

Minnesota
Les femmes risquent jusqu’à 30 jours de prison si elles se déguisent en Père Noël
Il est illégal d’exciter les putois (Si quelqu’un est assez stupide pour faire ça, il a déjà eu ce qu’il mérite.)

Mississippi
Il est légal de tuer ses domestiques (!!)

Missouri
À Saco, il est interdit aux femmes de porter des chapeaux pouvant effrayer les enfants, les oiseaux ou les chevaux
À St Louis, il est illégal pour un pompier de sauver une femme en chemise de nuit. Il doit attendre qu’elle soit totalement vêtue
À Kansas City, il est illégal de vendre de faux revolvers aux enfants, mais ils peuvent acheter des vrais
Être saoul est reconnu comme un droit inaliénable (Ça aussi, ça explique beaucoup de choses…)

Vermont
Les femmes ne peuvent porter de fausses dents sans autorisation écrite de leur mari (Pour mon ami Germain 😉 )
Il est illégal de nier l’existence de Dieu
Il est illégal de siffler sous l’eau (Glou glou glou)

J’aurais pu en mettre beaucoup d’autres, mais je crois qu’on a assez ri. Je vous rappelle que toutes ces lois sont encore en vigueur même si elles sont totalement obsolètes, alors quand un politicien vous promet des réformes, vous pouvez constater à quel point les gouvernements de ce monde sont résistants au changement.

 

 

Eh bien! Dansez maintenant!

Par Pierre-Guy Veer

En 2012 comme en 2015, les boycotts étudiants ont amené leurs lots de débordements et de casse, ce qui justifie l’intervention des forces de l’ordre pour mettre fin à ce chaos. Absolument rien ne peut justifier l’occupation d’une université publique.

Par contre, bien qu’il n’y ait pas (ou si peu) d’accusations formelles contre les policiers, il semble que certains d’entre eux aient abusé de leur pouvoir durant des manifestations pacifiques. On n’a qu’à penser à cette manifestante qui a reçu une grenade lacrymogène en plein visage. Comme le nom le dit cette arme sert à faire pleurer pour calmer une foule, pas à attaquer physiquement quelqu’un.

Sur l’abus policier, je suis obligé de donner en partie raison aux manifestants pacifiques. Le Québec (et même le Canada) est très loin de connaitre les abus policiers des États-Unis. Chaque jour, des pages Facebook comme Cop Block rapportent quotidiennement leurs lots d’histoires d’horreur d’abus, de meurtres gratuits et d’assauts « à la mauvaise adresse ». Ici, « Cops Gone Wild » n’est pas quelque chose que l’on aimerait regarder…

Néanmoins, la police au Québec a connu son lot d’abus. Bien que j’étais jeune à l’époque, je me rappelle encore de l’affaire Barnabé, cet homme devenu « légume » à la suite d’une séance de battage sauvage de la police de Montréal. Les responsables de ces actes ont à peine reçu une tape sur les doigts avec des sentences de prison presque aussi ridicules que celles de l’Affaire Scorpion.

Plus récemment, Stéfanie Trudeau, alias Matricule 728, semble aussi avoir abusé de sa position avec ses interrogatoires musclés et son agressivité.

Récolter ce que l’on sème

Toutefois, je trouve curieux que les groupes étudiants se scandalisent de la violence policière puisque c’est exactement ce pour quoi ils militent.

Oh, ils ne veulent bien sûr pas de répression comme telle. Mais leurs manifestations incessantes sur la faustérité — et donc pour plus de gouvernement — mènent éventuellement à la répression policière.

Il ne peut en être autrement. Plus un gouvernement est gros, plus il a besoin d’agents pour renforcer ses règlements. Que ce soit via la police ou ses fonctionnaires, l’État a besoin d’une armée (presque littéralement) afin de s’assurer que sa loi demeure maitresse.

Prenez l’exemple (très) extrême d’un État totalitaire, où absolument tout tombe sous le giron du gouvernement. Afin de s’assurer que la dissidence est tue et que ses ordres sont respectés, ce type de gouvernement doit s’assurer d’avoir assez d’agents fidèles qui feront respecter tous les règlements et édits.

Bien que la primauté du droit soit encore forte en Occident, elle s’effrite peu à peu à mesure que l’omniprésence de l’État avance. Chaque nouvelle loi, chaque nouveau règlement, est un pas de plus vers le totalitarisme qui nous réduira tous à l’esclavage.

Prenons la « police du sirop d’érable », qui punit les acériculteurs de l’odieux crime… de vouloir vendre leur production par eux-mêmes. Plutôt que de poursuivre des tueurs ou des pédophiles, nos impôts servent à payer des policiers qui punissent des gens qui tentent simplement de vendre leur propre produit sans passer par un monopole de producteurs.

Parlant de monopoles, il est toujours amusant de voir « la gauche » s’insurger sur des monopoles privés — j’en cherche encore un seul qui se qualifie, c.-à-d. qui était le seul fournisseur d’une ressource et qui réduisait volontairement son offre tout en empêchant la concurrence d’entrer –, mais rester muets devant les monopoles publics.

Que ce soit par la Formule Rand ou les services « publics » comme le transport en commun et les routes, « la gauche » trouve tout à fait normal qu’on empêche les travailleurs de vouloir décider ou non s’ils veulent faire partie d’un syndicat ou que l’on empêche un entrepreneur privé d’offrir un service concurrençant un monopole public. Si les services « publics » et les syndicats sont si bons, alors ils n’ont rien à craindre de la concurrence… n’est-ce pas?

Bref, la violence policière aperçue lors des manifestations étudiantes (et n’importe quelle autre, par ailleurs) n’est que la conséquence de ce pour quoi ils militent. Ils veulent plus d’intervention du gouvernement dans leurs vies; plus d’intervention du gouvernement dans leurs vies ils ont.

Vous vouliez plus de gouvernement? Eh bien! dansez maintenant!

Vert est aussi la couleur de l’argent (et du pouvoir)

Par Philippe David

Pendant que vous regardez les idiots-utiles de la religion verte se geler les couilles samedi dernier, j’aimerais vous entretenir que quelques faits que vous ignorez probablement au sujet de cette idée reçue au Québec que le réchauffement climatique est causé par l’homme et qu’il y a urgence de déconstruire toute l’industrie du carbone et de la remplacer par de l’énergie renouvelable à grands coups de subventions afin de « sauver la planète ».

97% des scientifiques sont de cet avis?

Le Président Obama lui-même a gazouillé sur Twitter que 97% des scientifiques étaient d’accord sur le fait qu’il y a un réchauffement global, qu’il est causé par l’homme et que nous courons vers la catastrophe. Si Obama le dit, ça doit être vrai, non? 

En fait, non, ça ne l’est pas et même si ça l’était, ça ne ferait aucune différence parce que cette affirmation est tout simplement un sophisme d’appel à l’autorité. De dire que 97% des experts sont d’accord ne prouve rien du tout.  Dans l’histoire de l’humanité, plusieurs théories ont fait l’objet d’un consensus comme l’idée que la terre était plate, par exemple. Peu importe le nombre de gens qui y croyaient pendant des siècles, nous savons qu’ils avaient tous tort. La seule chose qui importe en science, ce sont des résultats réels et reproductibles, pas les opinions. Il suffit d’une expérience dont les résultats contredisent une hypothèse pour que celle-ci soit invalidée. Seulement une! Le consensus est l’apanage de la politique, pas de la science.

Mais encore pire que ça, le fameux chiffre de 97% vient en fait d’une étude passablement biaisée de 12000 articles écrits depuis 1991 jusqu’à 2011 basée sur une recherche par mot-clé, réalisée par un activiste australien du nom de John Cook et un groupe de collaborateurs (Cook et al, 2013) et qui a été maintes fois réfutée.

Primo, l’étude dit dans les faits que parmis ceux qui expriment une opinion sur le réchauffement anthropogénique, 97% sont d’accord pour dire que l’activité humaine en était la cause. Pourtant, des 12 000 documents examinés, seulement 65 affirment avec un degré de certitude de plus de 50% que l’activité humaine est responsable du réchauffement et 78 indiquent totalement le contraire.

Du reste, un grand nombre de ces documents n’expriment pas d’aucune façon que le réchauffement est anthropogénique, mais ne formulent que des recommandation implicites. Voici la répartition des documents selon les opinions exprimées:
 Cook et al 2013 déboulonné

 Comme vous voyez, cette étude est très loin d’exprimer un consensus sur l’origine anthropogénique du réchauffement climatique, encore moins de permettre de déterminer l’adoption de politiques publiques coûteuses pour mitiger les émissions de CO2 basé sur une fumisterie statistique.

Si c’est de l’autorité que vous voulez, dites-vous bien qu’en contrepartie des 12 000 scientifiques du fameux consensus de Cook, les climatosceptiques peuvent fournir une liste de 31 487 scientifiques qui sont en désaccord, mais comme je disais plus haut, la science n’a rien à voir avec combien sont d’accord ou non avec une hypothèse.

 D’ailleurs, de tous les papiers évalués par Cook et al qui expriment un soutien à l’hypothèse que le réchauffement des 150 dernières années est probablement causé par les émissions humaines de CO2, pas un seul ne démontrent empiriquement que les présomptions des modèles informatiques du GIEC sur l’influence de la vapeur d’eau et des nuages sont exactes et si elles ne le sont pas, comme le suggèrent plusieurs publications, alors le réchauffement projeté par ces modèles est grossièrement exagéré. D’ailleurs, jusqu’ici, aucun de ces modèles n’a réussi à prédire quoi que ce soit conforme aux observations. Pas un seul, par exemple, n’avait prédit la pause du réchauffement qui dure depuis 1997. Alors, pourquoi continue-t-on à écrire papier par-dessus papier en soutien de cette hypothèse? Et pourquoi basons-nous des politiques publiques se chiffrant dans les milliards sur cette présomption?

« Follow the money »

Il faut suivre le fric pour vraiment comprendre les dessous de la lubie climatique. Une des accusations fréquemment lancée par les fidèles envers les climatosceptiques est qu’ils sont financés par les méchantes pétrolières et les vilains frères Koch. En fait, selon Greenpeace, ces derniers auraient contribué pour $79,048,951 à divers thinktanks climatosceptiques de 1997 à 2010. Voici, selon eux, la répartition de ce financement maléfique:

climate denial funds

Notons au passage que les revenus de Greenpeace International se chiffraient en 2013 à 68 830 000 Euros, soit environ $72 millions USD pour une seule année. Mais voici pour vous donner une petite idée de l’ordre de grandeur des différences en financement, tout ce que le gouvernement américain a dépensé en subventions de toute sorte pour soutenir l’hypothèse du réchauffement anthropogénique:

climate-funding-US-govt-spending-web

 Et c’est sans parler de toutes les subventions d’autres gouvernements à travers le monde pour la recherche sur cette même hypothèse, ni des $170 milliards en crédits de carbones échangés annuellement ou du quart de billion (trillion en anglais) de dollars en investissements au développement d’énergies renouvelables. On peut facilement constater que les frères Koch et Exxon ne font tout simplement pas le poids. Ça fait enormément de gens qui perdraient leur gagne-pain, si l’hypothèse du réchauffement anthropogénique venait à tomber.

Si avez autant d’argent à investir dans une théorie, croyez-vous que vous arriveriez à recruter un grand nombre de gens pour vous dire ce que vous voulez entendre?

Le plus ironique est que malgré tout cet argent et toute cette propagande, il n’existe toujours pas de preuve irréfutable que le réchauffement climatique est de source humaine plutôt que de causes naturelles, encore moins que ce réchauffement ait des conséquences catastrophiques.  Nous ne comprenons tout simplement pas assez les mécanismes du climat pour tirer de telles conclusions. On devrait exiger un remboursement.

Une croisade idéologique contre le capitalisme.

La photo que j’ai mis à l’en-tête de mon texte n’est pas accidentelle. Derrière la propagande catastrophiste se cache une croisade contre le capitalisme. On a depuis longtemps décidé que le fait d’attribuer le réchauffement à l’activité humaine était l’excuse parfaite pour blâmer le capitalisme et sa soi-disant exploitation et son consumérisme et promouvoir le socialisme en solution de rechange. Les gouvernements et les activistes travaillent très fort à nous convaincre que c’est notre faute, qu’il nous faut agir en réduisant notre dépendance aux hydrocarbures et en pratiquant la simplicité volontaire. Tout le discours mathusien voulant que nous allons épuiser toute nos ressources est orienté vers ce seul but.

Ils n’ont pas réussi à nous convertir au communisme et à la planification centrale entière de notre économie à travers la lutte les classes, alors les melons d’eau veulent le réaliser en nous faisant croire que nous détruisons la planète par notre propre cupidité et que la seule façon de renverser la vapeur est de nous soumettre à la planification économique d’un gouvernement omniscient. N’avons-nous pas eu suffisamment d’exemples de ce que donne ce genre de planification anti-marché pour réaliser ce que ça va donner?

Regardez ce que ça nous donne au Québec avec ses politiques sur les éoliennes, les hydroliennes, l’électrification des transports, les bixis, etc.,  et notre résistance à tout développement de ressources pétrolières et gazières  Combien de millions gaspillons-nous à chaque année alors que nous sapons notre propre économie?

Et si le réchauffement était naturel?

Nous dépensons des milliards chaque année sous la prémisse que nous sommes responsables du réchauffement. Et si nous nous trompons? Tous cet argent que nous dépensons pour limiter nos émissions de carbone (qui dans les faits n’est non seulement pas un polluant, mais apporte même des bienfaits à la croissance des plantes), ne serait-il pas un énorme gaspillage? Pouvons-nous mitiger les effets néfastes du réchauffement d’une autre manière? Si effets néfastes, il y a? Supposons que le réchauffement faisait vraiment monter le niveau des océans, ne serait-il pas moins coûteux de construire des digues pour enrayer les inondations, que de tenter vainement de controler le climat?

Voyez-vous, il peut y avoir de multiples solutions à un problème mais pour une raison étrange, nous nous obstinons à essayer de pousser la solution qui est la plus coûteuse et la moins efficace et si quelqu’un essaie d’aller à contre-courant, on l’ostracise et on va même suggérer l’emprisonnement (comme David Suzuki, par exemple). Depuis deux décennies, on essaie d’étouffer tout débat. Il est temps d’extraire la politique du débat climatique et commencer à considérer le problème sous tous ses angles et pas seulement le carbone. Après cela, peut-être arriverons nous aux bonnes solutions.

 

Lettre aux profs de l’UQAM

Par Philippe David

Messieurs, Mesdames,

Je prends le temps de vous écrire ces quelques lignes, question  de faire le point sur l’attitude que certains d’entre vous et votre syndicat ont envers la présente crise étudiante.  Tout me donne l’impression que vous n’avez pas exploré la question sous tous ses angles et j’aimerais pointer ce que je considère être quelques lacunes dans votre jugement.

Je n’ai absolument rien contre la liberté d’expression et celle d’association. Au contraire, tous ceux qui me connaissent savent qu’il n’y a que peu de défenseurs de toutes les libertés aussi fervents que moi. Aussi suis-je très qualifié pour vous affirmer que la liberté à tout crin n’existe pas. Toute liberté doit s’exercer dans le respect de celles des autres.  Ce qui signifie, n’en déplaise à la soi-disant Ligue des droits et libertés, que la liberté d’expression et d’association des étudiants  qui ont choisi de boycotter leurs cours ne peut s’exercer que dans le respect du choix des autres étudiants qui ont voté contre et qui choisissent de continuer leurs cours. Elle ne peut aussi que s’exprimer dans le respect de l’institution d’enseignement, que vous considérez vous-mêmes comme un sanctuaire. Ces étudiants ont donc le droit de s’exprimer paisiblement, mais n’ont pas le droit moral d’utiliser la force et l’intimidation pour faire annuler les cours et vider les classes manu militari. Ils n’ont pas non plus le droit de verrouiller les portes, barricader les couloirs ou détruire la propriété sur les lieux. À partir du moment où les étudiants se livrent à ce genre d’activités, leur droit de manifester n’existe plus et il est parfaitement justifié de sanctionner leur comportement qui est inacceptable dans un soi-disant « sanctuaire ».

Considérant que ce n’est certainement pas la direction de l’université qui a initié le boycott des cours ou choisi d’empêcher certains étudiants d’assister à leurs cours alors qu’elle a l’obligation morale de satisfaire le contrat qui la lie aux étudiants, l’université avait parfaitement le droit d’imposer toute sanction que la direction juge raisonnable contre tout étudiant qui ne respecte ni les droits des autres étudiants, ni l’institution et les règles qui la régissent. Je me demande donc sérieusement selon quelle logique les gens éduqués que vous êtes peuvent cautionner et défendre ces étudiants?

Le rôle de l’université n’inclue-t-il pas celui d’éduquer? N’est-ce pas là une très noble mission? N’est-ce pas votre propre vocation en tant qu’enseignants? Comment se fait-il donc que vous preniez la part d’étudiants qui ne semblent pas vouloir étudier contre ceux qui veulent vraiment le faire? Votre rôle n’est-il pas justement d’aider ces derniers à s’accomplir plutôt que de leur nuire? Vous êtes-vous seulement arrêtés à réfléchir au tort que vous leur causez alors que tout ce qu’ils cherchent à faire est de continuer paisiblement leur éducation? Si vraiment ces étudiants veulent vraiment changer le monde, je les félicite, mais n’arriveront-ils pas mieux à changer le monde en graduant avec honneur et en devenant d’influents penseurs, journalistes, avocats, entrepreneurs, ingénieurs  ou même des politiciens, que brandir des pancartes dans la rue?

Après les incidents de la semaine dernière, qui voudra fréquenter votre université, mis à part les fauteurs de troubles qui semblent se complaire à simplement user leur fond de culotte? Chose certaine, je n’encouragerai certainement pas mes enfants à y aller et je ne serai pas le seul. Peut-être n’avez-vous pas non plus songé au fait que la réputation de votre université étant entachée à la fois par les actes de certains étudiants et par votre propre complaisance, les étudiants diplômés de votre institution feront face à des préjugés lorsqu’ils postuleront pour un emploi? Sans oublier que ceux que vous encouragez à faire des méfaits souffriront  peut-être le stigmatisme additionnel d’avoir un casier judiciaire. Après tout, ils n’ont pas tous un papa influent.

Loin de moi de vouloir vous prêter des intentions, mais votre appui des étudiants en boycott contre « l’austérité » n’est-il pas dans votre propre intérêt plus que le leur? N’est-ce pas vous qui risquez de perdre vos acquis et vos pensions si le gouvernement faisait un véritable effort d’assainissement des finances publiques? Les jeunes, au contraire, auraient beaucoup à gagner de ne pas payer les taxes et impôts additionnels que le statu quo va certainement leur livrer dans un futur pas trop distant. À moins que ce ne soit pour réaliser un vieux rêve de soixante-huitard? Agissez-vous vraiment dans leur intérêt ou le vôtre? Prenez-donc, s’il vous plait, le temps d’y réfléchir.

Entrevue avec Pierre Paul-Hus

Par Simon Leduc

Pierre Paul-Hus est un grand entrepreneur de la région de Québec. En 1995, il a fondé, avec son père, le magazine PRESTIGE. Cette publication se spécialise dans le domaine des affaires et de la consommation. Cela fait vingt ans qu’il est éditeur de ce magazine et cela lui a permis de construire des relations d’affaires avec des entreprises de la région : des entreprises financières, des concessionnaires d’autos, des constructeurs résidentiels, des promoteurs immobiliers, etc. Subséquemment, il est l’éditeur du magazine Hôtels, restaurants et institutions et le vice-président directeur général des Sélections mondiales des Vins-Canada. Également, il est un ancien membre des Forces armées canadiennes. Il a participé à deux missions militaires : à Goose Bay dans le Labrador (sous l’égide de l’OTAN) et à Chypre pour l’ONU. En 2002, il a été instructeur sur un cours de spécialiste en état-major en France. C’est l’Armée française qui lui a offert le poste et c’était la première fois qu’un étranger occupait un tel poste dans la réserve française. Après une carrière bien remplie dans l’Armée canadienne, M. Paul-Hus a décidé de s’impliquer dans le Parti conservateur du Canada. Il brigue l’investiture conservatrice dans le comté de Charlesbourg et il a accepté de répondre à mes questions.

Q : En 2008, vous avez commencé à militer pour le Parti conservateur du Canada, pour quelles raisons?

R : Sur le plan idéologique, je me suis toujours défini comme étant de droite. Sous le règne de Brian Mulroney, j’étais un sympathisant conservateur. En 1989, je suis devenu membre du parti. Durant cette période, je n’ai pas pu m’impliquer activement en politique, car j’étais dans les Forces armées canadiennes. En tant que militaire, je devais rester neutre. J’ai terminé mon engagement militaire au milieu des années 2000. Après cela, mon intérêt pour la politique fédérale est revenu. C’est le ministre Steven Blaney (un ami à moi) qui m’a initié au nouveau Parti conservateur de Stephen Harper. En 2008, j’ai décidé de militer activement pour la formation conservatrice. Aux élections du 2 mai 2011, j’ai été candidat dans la circonscription de Louis-Hébert. Malheureusement, celle-ci a été emportée par la vague orange.

Q : Pourquoi avez-vous décidé d’être candidat à l’investiture du PCC dans le comté de Charlesbourg?

R : C’est en janvier dernier que j’ai décidé de me présenter aux prochaines élections fédérales. Je fais un retour en politique afin d’effacer ma défaite de 2011, j’aime gagner! J’ai choisi d’être candidat à l’investiture du PCC dans Charlesbourg, parce que je voulais absolument me présenter chez moi. En 2011, j’avais dû choisir un autre comté, car Daniel Petit était le candidat dans mon coin. Je dois dire que Justin Trudeau est la principale raison de mon retour en politique active. Je veux aider le Parti conservateur dans sa quête de battre le fils de l’ancien premier ministre. Personnellement, je n’ai rien contre le chef du PLC. Mais sur le plan politique, je crois profondément qu’il n’a pas l’expérience et les compétences pour devenir premier ministre. C’est pour cela que je veux me battre aux côtés de mes amis conservateurs afin d’empêcher que le PLC de Trudeau prenne le pouvoir le 19 octobre.

Q : Comment va votre course à l’investiture?

R : Actuellement, je suis le seul candidat en lice pour l’investiture du comté. Celle-ci n’est pas encore ouverte. On attend que le parti l’ouvre pour que je puisse être officiellement le candidat dans Charlesbourg.

Q : Êtes-vous confiant de battre la députée néo démocrate sortante et devenir le député de Charlesbourg à la Chambre des communes?

R : Selon moi, la victoire du NPD (le 2 mai 2011) est un accident de parcours. Actuellement, le PCC est en avance dans la région de Québec avec 40% des voix. Le NPD est loin derrière avec seulement 25%.  Si les élections avaient eu lieu cette semaine, nous aurions remporté au moins trois comtés à Québec. Donc, c’est une région d’allégeance conservatrice et je suis très confiant de l’emporter le 19 octobre prochain.

Q : Pourquoi êtes-vous contre le port du niquab en public?

R : Je vais exprimer une position personnelle, cela n’est pas la position officielle du Parti conservateur du Canada. Je crois que le port du niquab n’a pas sa place au Canada, car c’est un symbole de soumission envers la femme. La communauté musulmane de Québec est tout à fait d’accord avec ma position. Celle-ci affirme que ce n’est pas un symbole religieux, mais bien culturel, Je suis très mal à l’aise quand je vois une femme porter le niquab dans les lieus publics. Si je suis élu député, je serais prêt à faire un débat sur ce sujet délicat à l’intérieur du caucus conservateur. Encore une fois, cette prise de position n’engage que moi.

Q : Que pensez-vous de l’arrivée de Gérald Deltell dans les rangs conservateurs?

R : Je suis très heureux de sa venue. Nous formerons une équipe extraordinaire pour Québec et l’ensemble de la province. Mon expérience et mes qualités plus les siennes sont une force exceptionnelle.

Q : Selon vous, est-ce que les médias en général sont hostiles au Parti conservateur du Canada. Et si oui, pourquoi?

R : Sur cette question, je pense que cela touche principalement Radio-Canada. Je trouve que le diffuseur public présente souvent une couverture médiatique très négative et hostile envers le Parti conservateur du Canada. Je crois que les journalistes de Radio-Canada devraient rapporter les faits et arrêter d’émettre des commentaires anticonservateurs. Je crois que les reporters de Radio-Canada doivent faire preuve d’une neutralité exemplaire dans leurs reportages. Malheureusement, on a souvent l’impression que la Société d’État a un biais anticonservateur et c’est dommage.

Élan Global : manifeste misanthrope et rétrograde

Par Pierre-Guy Veer.

Les écologistes modernes sont vraiment une espèce intéressante. Ils honnissent la civilisation moderne qui leur permet d’exprimer leur haine en tout confort. Mais surtout, ils croient que la civilisation doit être changée de fond en comble.

Leur dernier sévice ne fait pas exception. Le manifeste, signé par des personnes qui doivent en majorité leur pain et leur beurre aux subventions de l’État, utilise les mêmes méthodes usées à la corde pour faire peur à la population en commençant par le mensonge.

C’est lassant de le répéter mais, comme ils croient que dire un mensonge encore et encore en fait une vérité, je dois le redire : il n’y a (fort probablement) pas de catastrophe climatique imminente. La quasi-totalité des modèles climatiques ont échoué à prédire la tendance des températures, il n’y a aucun réchauffement notable depuis plus de 18 ans et les pôles ne subissent pas la « spirale de la mort » prédite. C’est donc pourquoi on fait désormais des prédictions tellement loin dans le futur que personne ne s’en souviendra.

De plus, dire que le niveau actuel de CO2 a atteint un niveau critique relève presque de la diffamation. Il y a déjà eu 15 fois plus de CO2 dans l’atmosphère, et la vie était des plus abondantes à l’ère des dinosaures. Aussi l’acidification des océans pourrait-elle être, elle aussi, une fumisterie.

Les pastèques du 21e siècle

Évidemment, un manifeste « écologiste » ne serait pas complet sans qu’il nous rappelle que les écologistes sont des pastèques : verts à l’extérieur et rouges à l’intérieur.

Tout d’abord, le manifeste répète le même nous collectiviste qui n’existe pas. Une société est composée d’individus, pas d’une masse indistincte. Il ne peut donc pas y avoir de « bien commun » ni de « nous ».

Ensuite, il assène le même inlassable mensonge économique : le capitalisme moderne est un modèle de croissance à l’infini, de pillage des ressources, de destruction de l’environnement et blablabla. Or, il n’en est évidemment rien. Alors « Quel est ce monde où la création de richesses s’appuie sur l’éradication de la vie ? » se demandent-ils.

La réponse est simple : un monde où le gouvernement pervertit les incitatifs. Dans un monde « vraiment » capitaliste, l’horizon temporel de consommation varie selon chaque individu. Les plus jeunes auront tendance à épargner afin d’économiser pour leurs vieux jours alors que les chômeurs et les retraités auront plutôt tendance à dépenser parce qu’ils ne peuvent plus économiser. Le tout est équilibré par les taux d’intérêts.

Mais quand le Dieu État des pastèques écologistes utilise ses pouvoirs, alors effectivement « Le dogme de l’argent, de la croissance à tout prix et de ses impératifs s’empare de la raison. » C’est lui qui a causé toutes les crises économiques des cent dernières années, y compris la Grande Dépression de 1929 et la crise immobilière/bancaire du début du siècle. C’est lui qui, à cause de la tragédie des communs, est le plus gros pollueur de la planète. C’est lui qui est en train d’encourager une consommation déraisonnable et qui sacrifie l’épargne et donc notre rythme de vie actuel.

Appliquer ce que l’on prêche

Cela dit, si les signataires veulent suivre ce conseil précieux de mes parents – agis comme tu parles – grand bien leur en fasse. S’ils veulent vivre dans un monde sans pétrole, qu’ils commencent par l’abandonner eux-mêmes.

Oh, il est possible qu’il y ait de légers inconvénients : aucune/très peu de nourriture bon marché pendant presque six mois car aucune agriculture ni importation possibles ; des vêtements faits exclusivement de laine ou de lin car ni coton, ni fibres artificielles disponibles, et à très fort prix puisque aucune production industrielle ni d’importation ; absence complète de technologie moderne (transports, télécommunications, électricité) car elle contient du pétrole, à un moment ou à un autre ; et un retour au monde bucolique d’avant la Révolution industrielle où les travailleurs n’étaient pas « aliénés » du produit de leur travail.

Si un tel monde leur plaît, où les humains retournent au travail éreintant dans les champs, où les enfants meurent en bas âge par manque de soins de base et où l’espérance de vie ne dépasse pas 40 ans, libres à eux de s’isoler au fond d’un bois et de vivre ainsi.

Par contre, ils n’ont aucun droit de prétendre défendre « nos enfants, nos petits-enfants et ceux et celles qui suivront ». Dans leur monde, ces personnes n’existeront pas puisqu’il n’y aura rien pour assurer leur subsistance.

Bref, ignorez sciemment ce énième appel heureux au démantèlement de la civilisation. Il provient d’écologistes antihumanistes dont le seul but est de préserver la nature et non l’humain. Si la vie humaine est votre étalon-or, alors embrassez plutôt la civilisation moderne et les énergies fossiles et voyez comment le génie humain peut nous sortir d’à peu près n’importe quel pétrin… du moment qu’il est libre d’aller.

Le droit de tout casser?

Par Philippe David

 Cette fois-ci, je serai sans pitié pour les étudiants impliqués dans l’occupation des locaux de l’UQAM.  N’en déplaise aux professeurs qui dénoncent l’usage de la police par le recteur de cette université, il n’existe pas et n’a jamais existé un droit de tout casser. Saccager n’est pas une forme de libre expression. L’usage de la force et de l’intimidation n’est pas l’apanage de gens civilisés mais celui de brutes écervelées qui n’a aucune place dans une institution supposément vouée au savoir. 

Un privilège

Les études supérieures collégiales et universitaires ne sont pas un droit, elles sont un privilège chèrement payé par les contribuables. Un privilège que ces étudiants ne méritent carrément pas. Je me demande si ces étudiants seraient là à tout casser, s’ils avaient à supporter le véritable coût de leurs études? Seraient-ils là à se pogner le beigne s’ils devaient payer $10 000/an (ou plus)? Leurs parents seraient-ils complaisants à leur égard? J’en doute fort! Mais quand quelque chose est gratuit ou presque, nous avons tendance à y attribuer très peu de valeur. S’ils devaient vraiment travailler pour payer pour leurs études et que leurs parents devraient ré-hypothéquer leur maison pour leur offrir cette chance, ils verraient les choses d’un tout autre oeil.

Quel droit de grève?

Soyons clairs, si des associations étudiantes existent pour résoudre des litiges entre les étudiants et la direction d’un établissement d’enseignement, elles ne sont pas des syndicats de travailleurs.  Elles ne sont pas régies par les même lois. L’étudiant n’est pas un travailleur. Il est un client qui reçoit un service. Il a parfaitement le droit de boycotter ce service, s’il en est insatisfait, après tout, ce c’est lui qui en subira les conséquences, mais ils n’a aucun droit d’empêcher les autres étudiants de bénéficier de ce service.

Personne n’a le droit moral de brimer les libertés des autres. C’est pourquoi les associations ne bénéficient d’aucun droit de grève. C’est donc absurde de vouloir baliser un droit qui n’existe pas. Le baliser, ce serait de reconnaître son existence. Les lois existantes désignent déjà l’usage de la force et de l’intimidation par certains étudiants pour interrompre les cours comme des actes criminels, agissons en conséquent! Si les coupables sont des étudiants, ils méritent au moins d’être expulsés (allez voir à Yale ou Harvard ce qui arriverait à des étudiants qui agiraient de la sorte). Si des professeurs s’interposent ou encouragent des méfaits, ils méritent également des sanctions. C’est pourtant simple, il me semble!

Une légitimité contestable

Lorsqu’on voit les exécutifs d’associations étudiantes manipuler les votes de boycott, ou même les ignorer. Quand on les voit endosser tacitement, si ce n’est pas explicitement les casseurs. Quand on les voit se conduire en matamores envers les étudiants qui les opposent.  Quand on les voit faire des revendications qui ne sont même pas du ressort de la direction  de leur institution d’enseignement, je me demande si on ne devrait tout simplement pas remettre leur légitimité en question.

Il est plutôt clair que les associations étudiantes ne remplissent d’aucune façon le rôle qu’elles sont supposées remplir lorsqu’elles s’attaquent à des causes aussi nébuleuses que l’austérité budgétaire du gouvernement en place ou la consommation d’hydrocarbures en saccageant leurs institutions et en intimidant un grand nombre de ceux qu’elles sont supposées représenter. Je me demande si on ne devrait tout simplement pas les abolir ou du moins, retirer l’accréditation de celles qui sont fautives.  On devrait aussi leur faire supporter le coût de leurs frasques en leur faisant payer pour les dommages causés par leurs actions. Être ministre de l’éducation, j’y songerait sérieusement.

 


Photos: Agence QMI
Caricature: Beaudet

L’abrutissement étatique

Par Philippe David

Ok, ils ont apparemment gardé les treize pires sur un échantillon de 15, mais ça ne vole définitivement pas très haut. Disons que ça ne dépeint pas un très beau tableau de notre système d’éducation…

Quand tu poses des questions d’histoire du Québec (niveau sec V) à quelqu’un qui dit aspirer à vouloir enseigner cette matière et qu’elle n’est pas capable de répondre.

Quand des étudiants de sciences humaines sont incapables d’identifier le ministre de l’éducation et le premier ministre du Québec.

Quand on rencontre quelqu’un de niveau collégial ou plus qui ne sait même pas la différence entre les accents de sa propre langue maternelle (qu’on enseigne en première année du primaire).

Quand des étudiants qui manifestent contre l’a-u-s-t-é-r-i-t-é ne savent même pas épeler le mot et encore moins ce qu’il signifie.

On voit dans toute sa splendeur la supercherie qu’est l’éducation gérée par l’état. Le gouvernement n’a aucun intérêt à former des penseurs critiques car les penseurs critiques voient dans son jeu. Il veut des ignares qui vont gober sa salade et en redemander.

Ne me parlez pas de démocratie

Par Philippe David

Je m’apprête à commettre un blasphème, un péché mortel contre l’orthodoxie étatiste. Je vais candidement vous avouer que je déteste la démocratie (ou démocrassie, comme je préfère l’épeler). Mais pourquoi, me direz-vous? La démocratie n’est-elle pas garante de liberté? N’est-elle pas le meilleur (ou du moins, le moins pire) de tous les systèmes politiques?

Je suppose que oui, ça l’est, si vous croyez que la seule façon possible d’organiser une société est de choisir une méthode précise, de l’imposer par la force et de ne jamais en dévier pour quelque raison que ce soit. Si vous croyez que les seuls choix se limitent à la démocratie, la monarchie, l’oligarchie ou la dictature.

Une illusion et une délusion

La démocrassie est à la fois une illusion et une délusion. Croire en la démocrassie, c’est avoir l’illusion qu’en votant, vous avez un certain contrôle sur le processus politique alors que votre vote pèse moins que rien dans la balance et n’a aucune influence sur le résultat.  

Vous croyez vraiment qu’on peut parler de représentativité quand, dans les associations étudiantes une poignée de militants imposent leur volonté à coup de votes à main levées, d’assemblées interminables dans des salles trop petites, de quorums ridicules et d’intimidation à peine voilée, à une majorité d’étudiants et au reste de la population? Vous croyez vraiment que vos convictions sont représentées alors que les députés de l’Assemblée Nationale votent unanimement contre celles-ci et personne ne s’élève pour défendre le point de vue opposé?

C’est aussi la délusion que ces personnes aux jolis chapeaux à qui nous déléguons notre pouvoir personnel ont la solution à même une infime fraction de tous nos problèmes alors qu’ils ont pourtant prouvé qu’au contraire, ils ne possèdent aucune sagesse que nous ne possédons nous-même, et que non seulement ils ne règlent pas nos problèmes, mais nous serons énormément chanceux s’ils ne les empirent pas.

Vous croyez que je suis cynique? Cessez d’évaluer les politiciens à leurs intentions et commencez à les évaluer aux résultats qu’ils obtiennent et vous vous rendrez vite compte que pas un politicien n’a résolu, par exemple, le problème de la pauvreté, mais qu’en revanche, ils ont tous emprisonnés les pauvres dans un cycle perpétuel de dépendance.

Voyez-vous, si les politiciens apprenaient aux pauvres à pêcher par eux-mêmes plutôt que seulement leur donner un poisson. De quelle utilité nous seraient-ils après? Ce n’est donc pas dans leur intérêt de résoudre nos problèmes.  Il est plutôt dans leur intérêt de découvrir toujours plus de problèmes pour que nous les suppliions d’intervenir et de nous sauver! Tels les vendeurs d’huile de serpent d’antan, les politiciens ont toujours été plus adeptes à nous inventer des maux pour mieux faire semblant de les guérir avec un quelconque remède-miracle. Sauf que malheureusement, la majorité d’entre-nous  n’a toujours pas réalisé la supercherie et tombe encore dans le panneau.

Voter c’est…

Voter c’est abdiquer votre souveraineté individuelle au profit du concept fumeux de la « nation ». Une abstraction collectiviste selon laquelle il ne peut exister qu’une seule collection de valeurs qui doit primer sur toutes les autres.

Voter c’est accepter que d’autres ont droit de cité sur votre corps, votre esprit et votre propriété et qu’ils ont le droit de se l’approprier par la violence.

Voter, c’est aussi voler. Peu de gens ne songeraient à forcer la porte de leur voisin et de lui voler ses biens, mais ils se font un devoir de voter pour un politicien qui leur promet mer et monde sans leur dire qu’il ne peut rien leur donner qu’il ne devra pas confisquer d’abord par la force à quelqu’un d’autre. Ils votent donc, sans le réaliser, pour voler leur voisin et se faire voler eux-même. Voter est donc sanctionner le vol.

Donnez une chance à la liberté

Vous voulez savoir ce qui est une véritable utopie? C’est croire qu’une certaine élite dans des tours d’ivoires sera capable de trouver de meilleures solutions à des problèmes de société que des millions d’individus sur le terrain.

Les grandes inventions de ce monde sont-elle venues de bureaucraties gouvernementales ou d’individus tentant de combler un besoin spécifique?  Avons-nous plus de chance d’obtenir quelque chose d’une poignée de cerveaux dans un cadre rigide ou de millions de cerveaux laissés libres d’imaginer toutes les possibilités?

Dans une de ces chansons, John Lennon disait « All we are saying, is give peace a chance ». Ne serait-il pas temps de laisser une chance à la liberté plutôt que la coercition? Reprenons notre pouvoir.