Entrevue avec Pierre Paul-Hus

Par Simon Leduc

Pierre Paul-Hus est un grand entrepreneur de la région de Québec. En 1995, il a fondé, avec son père, le magazine PRESTIGE. Cette publication se spécialise dans le domaine des affaires et de la consommation. Cela fait vingt ans qu’il est éditeur de ce magazine et cela lui a permis de construire des relations d’affaires avec des entreprises de la région : des entreprises financières, des concessionnaires d’autos, des constructeurs résidentiels, des promoteurs immobiliers, etc. Subséquemment, il est l’éditeur du magazine Hôtels, restaurants et institutions et le vice-président directeur général des Sélections mondiales des Vins-Canada. Également, il est un ancien membre des Forces armées canadiennes. Il a participé à deux missions militaires : à Goose Bay dans le Labrador (sous l’égide de l’OTAN) et à Chypre pour l’ONU. En 2002, il a été instructeur sur un cours de spécialiste en état-major en France. C’est l’Armée française qui lui a offert le poste et c’était la première fois qu’un étranger occupait un tel poste dans la réserve française. Après une carrière bien remplie dans l’Armée canadienne, M. Paul-Hus a décidé de s’impliquer dans le Parti conservateur du Canada. Il brigue l’investiture conservatrice dans le comté de Charlesbourg et il a accepté de répondre à mes questions.

Q : En 2008, vous avez commencé à militer pour le Parti conservateur du Canada, pour quelles raisons?

R : Sur le plan idéologique, je me suis toujours défini comme étant de droite. Sous le règne de Brian Mulroney, j’étais un sympathisant conservateur. En 1989, je suis devenu membre du parti. Durant cette période, je n’ai pas pu m’impliquer activement en politique, car j’étais dans les Forces armées canadiennes. En tant que militaire, je devais rester neutre. J’ai terminé mon engagement militaire au milieu des années 2000. Après cela, mon intérêt pour la politique fédérale est revenu. C’est le ministre Steven Blaney (un ami à moi) qui m’a initié au nouveau Parti conservateur de Stephen Harper. En 2008, j’ai décidé de militer activement pour la formation conservatrice. Aux élections du 2 mai 2011, j’ai été candidat dans la circonscription de Louis-Hébert. Malheureusement, celle-ci a été emportée par la vague orange.

Q : Pourquoi avez-vous décidé d’être candidat à l’investiture du PCC dans le comté de Charlesbourg?

R : C’est en janvier dernier que j’ai décidé de me présenter aux prochaines élections fédérales. Je fais un retour en politique afin d’effacer ma défaite de 2011, j’aime gagner! J’ai choisi d’être candidat à l’investiture du PCC dans Charlesbourg, parce que je voulais absolument me présenter chez moi. En 2011, j’avais dû choisir un autre comté, car Daniel Petit était le candidat dans mon coin. Je dois dire que Justin Trudeau est la principale raison de mon retour en politique active. Je veux aider le Parti conservateur dans sa quête de battre le fils de l’ancien premier ministre. Personnellement, je n’ai rien contre le chef du PLC. Mais sur le plan politique, je crois profondément qu’il n’a pas l’expérience et les compétences pour devenir premier ministre. C’est pour cela que je veux me battre aux côtés de mes amis conservateurs afin d’empêcher que le PLC de Trudeau prenne le pouvoir le 19 octobre.

Q : Comment va votre course à l’investiture?

R : Actuellement, je suis le seul candidat en lice pour l’investiture du comté. Celle-ci n’est pas encore ouverte. On attend que le parti l’ouvre pour que je puisse être officiellement le candidat dans Charlesbourg.

Q : Êtes-vous confiant de battre la députée néo démocrate sortante et devenir le député de Charlesbourg à la Chambre des communes?

R : Selon moi, la victoire du NPD (le 2 mai 2011) est un accident de parcours. Actuellement, le PCC est en avance dans la région de Québec avec 40% des voix. Le NPD est loin derrière avec seulement 25%.  Si les élections avaient eu lieu cette semaine, nous aurions remporté au moins trois comtés à Québec. Donc, c’est une région d’allégeance conservatrice et je suis très confiant de l’emporter le 19 octobre prochain.

Q : Pourquoi êtes-vous contre le port du niquab en public?

R : Je vais exprimer une position personnelle, cela n’est pas la position officielle du Parti conservateur du Canada. Je crois que le port du niquab n’a pas sa place au Canada, car c’est un symbole de soumission envers la femme. La communauté musulmane de Québec est tout à fait d’accord avec ma position. Celle-ci affirme que ce n’est pas un symbole religieux, mais bien culturel, Je suis très mal à l’aise quand je vois une femme porter le niquab dans les lieus publics. Si je suis élu député, je serais prêt à faire un débat sur ce sujet délicat à l’intérieur du caucus conservateur. Encore une fois, cette prise de position n’engage que moi.

Q : Que pensez-vous de l’arrivée de Gérald Deltell dans les rangs conservateurs?

R : Je suis très heureux de sa venue. Nous formerons une équipe extraordinaire pour Québec et l’ensemble de la province. Mon expérience et mes qualités plus les siennes sont une force exceptionnelle.

Q : Selon vous, est-ce que les médias en général sont hostiles au Parti conservateur du Canada. Et si oui, pourquoi?

R : Sur cette question, je pense que cela touche principalement Radio-Canada. Je trouve que le diffuseur public présente souvent une couverture médiatique très négative et hostile envers le Parti conservateur du Canada. Je crois que les journalistes de Radio-Canada devraient rapporter les faits et arrêter d’émettre des commentaires anticonservateurs. Je crois que les reporters de Radio-Canada doivent faire preuve d’une neutralité exemplaire dans leurs reportages. Malheureusement, on a souvent l’impression que la Société d’État a un biais anticonservateur et c’est dommage.

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