Vert est aussi la couleur de l’argent (et du pouvoir)

Par Philippe David

Pendant que vous regardez les idiots-utiles de la religion verte se geler les couilles samedi dernier, j’aimerais vous entretenir que quelques faits que vous ignorez probablement au sujet de cette idée reçue au Québec que le réchauffement climatique est causé par l’homme et qu’il y a urgence de déconstruire toute l’industrie du carbone et de la remplacer par de l’énergie renouvelable à grands coups de subventions afin de « sauver la planète ».

97% des scientifiques sont de cet avis?

Le Président Obama lui-même a gazouillé sur Twitter que 97% des scientifiques étaient d’accord sur le fait qu’il y a un réchauffement global, qu’il est causé par l’homme et que nous courons vers la catastrophe. Si Obama le dit, ça doit être vrai, non? 

En fait, non, ça ne l’est pas et même si ça l’était, ça ne ferait aucune différence parce que cette affirmation est tout simplement un sophisme d’appel à l’autorité. De dire que 97% des experts sont d’accord ne prouve rien du tout.  Dans l’histoire de l’humanité, plusieurs théories ont fait l’objet d’un consensus comme l’idée que la terre était plate, par exemple. Peu importe le nombre de gens qui y croyaient pendant des siècles, nous savons qu’ils avaient tous tort. La seule chose qui importe en science, ce sont des résultats réels et reproductibles, pas les opinions. Il suffit d’une expérience dont les résultats contredisent une hypothèse pour que celle-ci soit invalidée. Seulement une! Le consensus est l’apanage de la politique, pas de la science.

Mais encore pire que ça, le fameux chiffre de 97% vient en fait d’une étude passablement biaisée de 12000 articles écrits depuis 1991 jusqu’à 2011 basée sur une recherche par mot-clé, réalisée par un activiste australien du nom de John Cook et un groupe de collaborateurs (Cook et al, 2013) et qui a été maintes fois réfutée.

Primo, l’étude dit dans les faits que parmis ceux qui expriment une opinion sur le réchauffement anthropogénique, 97% sont d’accord pour dire que l’activité humaine en était la cause. Pourtant, des 12 000 documents examinés, seulement 65 affirment avec un degré de certitude de plus de 50% que l’activité humaine est responsable du réchauffement et 78 indiquent totalement le contraire.

Du reste, un grand nombre de ces documents n’expriment pas d’aucune façon que le réchauffement est anthropogénique, mais ne formulent que des recommandation implicites. Voici la répartition des documents selon les opinions exprimées:
 Cook et al 2013 déboulonné

 Comme vous voyez, cette étude est très loin d’exprimer un consensus sur l’origine anthropogénique du réchauffement climatique, encore moins de permettre de déterminer l’adoption de politiques publiques coûteuses pour mitiger les émissions de CO2 basé sur une fumisterie statistique.

Si c’est de l’autorité que vous voulez, dites-vous bien qu’en contrepartie des 12 000 scientifiques du fameux consensus de Cook, les climatosceptiques peuvent fournir une liste de 31 487 scientifiques qui sont en désaccord, mais comme je disais plus haut, la science n’a rien à voir avec combien sont d’accord ou non avec une hypothèse.

 D’ailleurs, de tous les papiers évalués par Cook et al qui expriment un soutien à l’hypothèse que le réchauffement des 150 dernières années est probablement causé par les émissions humaines de CO2, pas un seul ne démontrent empiriquement que les présomptions des modèles informatiques du GIEC sur l’influence de la vapeur d’eau et des nuages sont exactes et si elles ne le sont pas, comme le suggèrent plusieurs publications, alors le réchauffement projeté par ces modèles est grossièrement exagéré. D’ailleurs, jusqu’ici, aucun de ces modèles n’a réussi à prédire quoi que ce soit conforme aux observations. Pas un seul, par exemple, n’avait prédit la pause du réchauffement qui dure depuis 1997. Alors, pourquoi continue-t-on à écrire papier par-dessus papier en soutien de cette hypothèse? Et pourquoi basons-nous des politiques publiques se chiffrant dans les milliards sur cette présomption?

« Follow the money »

Il faut suivre le fric pour vraiment comprendre les dessous de la lubie climatique. Une des accusations fréquemment lancée par les fidèles envers les climatosceptiques est qu’ils sont financés par les méchantes pétrolières et les vilains frères Koch. En fait, selon Greenpeace, ces derniers auraient contribué pour $79,048,951 à divers thinktanks climatosceptiques de 1997 à 2010. Voici, selon eux, la répartition de ce financement maléfique:

climate denial funds

Notons au passage que les revenus de Greenpeace International se chiffraient en 2013 à 68 830 000 Euros, soit environ $72 millions USD pour une seule année. Mais voici pour vous donner une petite idée de l’ordre de grandeur des différences en financement, tout ce que le gouvernement américain a dépensé en subventions de toute sorte pour soutenir l’hypothèse du réchauffement anthropogénique:

climate-funding-US-govt-spending-web

 Et c’est sans parler de toutes les subventions d’autres gouvernements à travers le monde pour la recherche sur cette même hypothèse, ni des $170 milliards en crédits de carbones échangés annuellement ou du quart de billion (trillion en anglais) de dollars en investissements au développement d’énergies renouvelables. On peut facilement constater que les frères Koch et Exxon ne font tout simplement pas le poids. Ça fait enormément de gens qui perdraient leur gagne-pain, si l’hypothèse du réchauffement anthropogénique venait à tomber.

Si avez autant d’argent à investir dans une théorie, croyez-vous que vous arriveriez à recruter un grand nombre de gens pour vous dire ce que vous voulez entendre?

Le plus ironique est que malgré tout cet argent et toute cette propagande, il n’existe toujours pas de preuve irréfutable que le réchauffement climatique est de source humaine plutôt que de causes naturelles, encore moins que ce réchauffement ait des conséquences catastrophiques.  Nous ne comprenons tout simplement pas assez les mécanismes du climat pour tirer de telles conclusions. On devrait exiger un remboursement.

Une croisade idéologique contre le capitalisme.

La photo que j’ai mis à l’en-tête de mon texte n’est pas accidentelle. Derrière la propagande catastrophiste se cache une croisade contre le capitalisme. On a depuis longtemps décidé que le fait d’attribuer le réchauffement à l’activité humaine était l’excuse parfaite pour blâmer le capitalisme et sa soi-disant exploitation et son consumérisme et promouvoir le socialisme en solution de rechange. Les gouvernements et les activistes travaillent très fort à nous convaincre que c’est notre faute, qu’il nous faut agir en réduisant notre dépendance aux hydrocarbures et en pratiquant la simplicité volontaire. Tout le discours mathusien voulant que nous allons épuiser toute nos ressources est orienté vers ce seul but.

Ils n’ont pas réussi à nous convertir au communisme et à la planification centrale entière de notre économie à travers la lutte les classes, alors les melons d’eau veulent le réaliser en nous faisant croire que nous détruisons la planète par notre propre cupidité et que la seule façon de renverser la vapeur est de nous soumettre à la planification économique d’un gouvernement omniscient. N’avons-nous pas eu suffisamment d’exemples de ce que donne ce genre de planification anti-marché pour réaliser ce que ça va donner?

Regardez ce que ça nous donne au Québec avec ses politiques sur les éoliennes, les hydroliennes, l’électrification des transports, les bixis, etc.,  et notre résistance à tout développement de ressources pétrolières et gazières  Combien de millions gaspillons-nous à chaque année alors que nous sapons notre propre économie?

Et si le réchauffement était naturel?

Nous dépensons des milliards chaque année sous la prémisse que nous sommes responsables du réchauffement. Et si nous nous trompons? Tous cet argent que nous dépensons pour limiter nos émissions de carbone (qui dans les faits n’est non seulement pas un polluant, mais apporte même des bienfaits à la croissance des plantes), ne serait-il pas un énorme gaspillage? Pouvons-nous mitiger les effets néfastes du réchauffement d’une autre manière? Si effets néfastes, il y a? Supposons que le réchauffement faisait vraiment monter le niveau des océans, ne serait-il pas moins coûteux de construire des digues pour enrayer les inondations, que de tenter vainement de controler le climat?

Voyez-vous, il peut y avoir de multiples solutions à un problème mais pour une raison étrange, nous nous obstinons à essayer de pousser la solution qui est la plus coûteuse et la moins efficace et si quelqu’un essaie d’aller à contre-courant, on l’ostracise et on va même suggérer l’emprisonnement (comme David Suzuki, par exemple). Depuis deux décennies, on essaie d’étouffer tout débat. Il est temps d’extraire la politique du débat climatique et commencer à considérer le problème sous tous ses angles et pas seulement le carbone. Après cela, peut-être arriverons nous aux bonnes solutions.

 

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25 réflexions au sujet de « Vert est aussi la couleur de l’argent (et du pouvoir) »

  1. Bonjour!

    Il est vrai que les scientifiques du GEIC ont probablement tout intérêt à montrer que la température globale augmente, mais qui n’a pas d’agenda caché? Qui sont les personnes les plus compétentes pour analyser les changements climatiques que ceux-ci soient réels ou pas? La vérité c’est que peu de personnes sur cette planète sont réellement compétentes pour parler de ce sujet avec rigueur et je fais le pari que personne ici ne peut expliquer de façon précise et rigoureuse comment se mesure le climat moyen sur terre et par pitier pas de copier coller de google et en passant je ne me considère pas suffisamment qualifié dans ce domaine même si j’ai de solides base en physique, chimie, géologie et géophysique. De plus, puisque le système climatique est chaotique il est Alors qui faut-il croire? Je vous laisse en débattre, mais moi je choisis de croire les gens qui sont de véritables experts. Cela dit, faut-il baser toutes nos politiques uniquement là dessus? Je crois sincèrement que non et je suis pour l’enrichissement de la province et contre les projets appauvrissants comme celui des éoliennes en Gaspésie.

    Et enfin, croire au changement climatique est une chose, croire au scénario catastrophe en est une autre.

    cordialement,

    François

    1. Le problème est qui sont les vrais experts? Parce que dans ce débat, il y a énormément de faux prophètes. Personnellement, j’ai plus tendance à croire les Richard Lindzen ou Vincent Courtillot que les Al Gore.

      1. Bonjour!

        Al Gore n’est en aucun cas un expert! Richard Lindzen en est un, mais il faut savoir que la majorité de ses collègues ne partagent pas nécessairement ses points de vues et de plus à ma connaissance il remet davantage en question les conséquences d’un réchauffement plutôt que le réchauffement lui-même. Pour Vincent Courtillot, je ne le considère pas comme un expert… J’ai effectué moi-même des travaux de géophysique dans le Nord du Québec qui montrent bien que la couche du pergélisol diminue. Cela dit, cela ne prouve pas que l’activité humaine est responsable de ce phénomène, mais il semble bien montrer que la température moyenne de cette région est à la hausse.

        cordialement,

        Francois

        1. « Al Gore n’est en aucun cas un expert! »

          Effectivement, Steven Guilbeault et David Suzuki non plus, mais on n’hésite pas à leur mettre un micro sous le nez à toutes les occasions possibles et on tourne le dos à de véritables experts.

          Ce que je trouve fascinant est que toute la recherche financée par tous les gouvernements de ce monde est centrée sur l’hypothèse anthropogénique et pratiquement pas un rond pour explorer d’autres causes possibles et pourtant, c’est tout aussi plausible que le réchauffement soit de cause naturelle.

          1. Bonne nuit, (blague)

            Pour ce qui est des micros sous le nez de Al Gore, Green peace et Obama, pour moi la faute revient aux journalistes. Dans le cas du financement, les recherches sont plus centrées sur le climat en tant que tel que sur la cause de ses fluctuations.

            Pour les causes des changements climatiques, il est vrai que les causes peuvent être de toute sorte. Par contre, je crois malheureusement que l’être humain influence certains équilibres de la planète, nous transformons nos habitats comme aucun autre animal (même si les animaux transforment leur environnement je ne pense pas que leurs transformations sont comparables à celle des humains), la population mondiale a beaucoup augmenté et je pense qu’il est vraiment difficile de renier notre impact sur les différents équilibres des écosystèmes. De plus, oui nous polluons et beaucoup, je ne vois vraiment pas comment nous pouvons remettre cela en question.

            Malgré tout cela, je me demande quand même sérieusement si l’argent investi dans ce domaine est légitime, en déplaise aux chercheurs, et je crois sincèrement que cet argent serait mieux investi ailleurs. Je pense que l’argent serait mieux investi dans la recherche de solution pour nous permettre de limiter nos impacts sur l’environnement.

            Cordialement,

            François

  2. Qui défendait la théorie du géocentrisme, que la terre est au centre de l’univers et que le soleil tourne autour de celle-ci? Le Clergé et qui le croyait ? La majorité de la population? Qui s’est fait juger et est mort en prison parce qu’il défendait la théorie de l’héliocentrisme, que le soleil est au centre de l’univers et que la Terre tourne autour de celle-ci (qui est prouvé scientifiquement que c’est vrai)? Galilée. Un astronome, physicien et mathématicien. Un spécialiste dans le domaine. Le fait que la terre était plate était véhiculé par la populasse. Le fait que la terre était au centre de l’univers était véhiculé par la populasse et le clergé, mais les experts disaient le contraire. Qui avait raison? Les scientifiques. On compare une situation où des ignorants étaient porté à juger le fait que la terre était plate ou pas et que le soleil était au centre de l’univers ou pas. On compare ces situations là au réchauffement climatique qui est étudié par des experts, désolé mais si 97% des experts en la matière me disent que quelque chose est vrai, même si ce n’est pas 100% je les crois. Si on me dit que la majorité de la population qui est aucunement expert croit que quelque chose est vrai. Désolé, mais je ne les crois pas. Ils sont des SCIENTIFIQUES, ils passent leur vie à se dédier à la science et à la connaissance puis on dit qu’ils font ça dans leur propre intérêt ? Les études sont là, lisez les, informez vous sur ce que c’est vraiment le réchauffement climatique et comment que ça se produit. Utilisez votre logique et faites des raisonnements. Ensuite dites moi que ça n’a pas de bon sens.

    1. « Le fait que la terre était au centre de l’univers était véhiculé par la populasse et le clergé, mais les experts disaient le contraire. »

      Quels experts? Le modèle géocentrique est originaire des plus grands penseurs grecs, romains et égyptiens. Ptolémée avait construit tout un modèle afin de tenter d’expliquer la rétrogradation des planètes et qui était encore reconnu des scientifiques quand Copernic l’a finalement disqualifié.

      http://www.astrosurf.com/toussaint/dossiers/ptoleme/ptolemee.htm

        1. « Vous avez raison, mais Aristote savais que la terre était ronde… »

          Peut-être, mais c’est sans importance. La science ne fonctionne pas par consensus. Il suffit qu’une personne arrive avec une expérience qui prouve le contraire de façon consistante pour tout foutre par terre. Le consensus, c’est politique, pas scientifique et le problème avec ce débat, c’est qu’il est beaucoup plus politique que scientifique.

          1. Bonjour,

            Si vous parlez de ce qui ce dit dans les médias sur les changements climatiques, le débats est politiques premièrement à cause de la porté politique et économique du débat et parce qu’un débat rigoureux et sérieux ne serait tout simplement pas compris par la population ou plutôt disons qu’il serait comprit par un pourcentage extrêmement faible de la population. La science du climat est extrêmement complexe et difficile à expliquer les modèles mathématiques utilisés sont chaotiques et d’une complexité phénoménale,

            On ne peut pas expliquer ce genre de chose en vulgarisant à outrance… Ce serait à peu près comme donner un cours de mathématique sans faire de mathématique. De plus, ce n’est pas aux scientifiques à faire un débat sur la place publique ou du moins, on ne les payes pas pour ça. Le GEIC ou le gouvernement pourrait demander d’avoir des portes paroles ou autres, mais encore là ça ne servirait probablement pas à grand chose, les gens n’ont pas tendances à changer leur croyances même si on leur présente des faits et cela est encore plus vrai lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je ne dis pas cela par arrogance, je ne comprendrais pas tout moi non plus même avec mes bases en mathématiques et en géosciences.

            Et par pitier… N’essayez pas de me donner de leçon sur la science, mes connaissances dans ce domaines sont, sans vouloir vous vexé, bien supérieur aux vôtres…

            Et encore une fois je vous invite à la prudence dans vos propos puisque je pense que vous avez une vision erroné de la science et de la façon dont elle évolue.

            Cordialement,

            François

          2. Croyez-moi, sans être un scientifique (et je ne prétend pas en savoir plus qu’un autre sur le sujet), je suis parfaitement conscient de la complexité du climat et étant informaticien, je suis mieux placé que quiconque pour vous parler des limites des systèmes informatiques à pouvoir simuler cette complexité. C’est pourquoi je m’insurge contre ceux qui accordent tant de foi à des modèles pour prédire des catastrophes climatiques et se faire du capital politique en proposant des politiques simplistes et couteuses.

            Soyons honnêtes et disons tout de suite que nous ne comprenons même pas suffisamment le climat et ses mécanismes pour en comprendre la cause, encore moins déterminer notre propre impact sur ce réchauffement ou prédire quels impacts ça aura dans le futur. Ce qui m’énerve le plus dans ce débat, c’est le manque d’honnêté intellectuelle qu’on y voit de part et d’autre alors que la seule position vraiment honnête c’est qu’on ne sait pas.

            Je ne nie pas qu’il y a eu un réchauffement dans les 150 dernières années, mais selon les observations, ce réchauffement s’est arrêté depuis les 18 dernières années. Peut-être reprendra-t-il? C’est très possible, mais dans mon esprit, le fait que la concentration de CO2 augmente toujours jette un doute que ça soit le moteur derrière le réchauffement sans nécessairement le prouver. Ce que je vois par contre, ce sont des pitres qui affirment que la science est conclusive et formelle sur le réchauffement et ses causes, ce qui est forcément malhonnête. Ces gens utilisent le réchauffement climatique pour satisfaire un agenda qui n’est pas nécessairement en ligne avec le bien commun et beaucoup plus en ligne avec leur propre agrandissment personnel (Al Gore est un excellent exemple, lui qui a fait des millions grâce à son sensationalisme.)

            Ce que je voudrais, ce serait que ces gens se taisent et laissent les scientifique faire leur travail sans exercer de pression pour obtenir des résultats allant d’un sens ou l’autre, mais pour dénicher la vérité quelle qu’elle soit. Déjà ça, ce serait rafraichissant.

      1. Les experts du genre de Copernic et Galilée, dont Galilée a été forcé de dire que ses théories étaient fausses par le clergé, mais il a continué à écrire sur l’héliocentrisme et il a été emprisonné puis il est mort en prison.

        1. Et avant eux? Pendant toute l’antiquité, le géocentrisme a fait consensus chez pratiquement tous les grands astronomes de Babylone à l’Empire Romain et l’Église n’existait pas pour les contraindre à y croire. Ce n’était pas juste une croyance de la populace.

  3. Bonjour,

    Là je suis plus en accord avec vos propos, mais la citation suivante:

    « mais selon les observations, ce réchauffement s’est arrêté depuis les 18 dernières années. Peut-être reprendra-t-il? »

    n’est pas un fait… Je ne suis d’ailleurs pas sur d’où viennent ces mesures, qui les ont prises et les ont interprétés. Voici un article qui va totalement dans le sens contraire:

    http://www.abc.net.au/environment/articles/2015/04/08/4209225.htm

    À mon avis ce que vous dites sur le fait que sur le manque d’honnêteté des débatteurs sont probablement justifiés, mais la vérité est que seulement ceux qui travaillent dans le domaine pourraient vraiment nous en parler avec rigueur.

    Or, si vous prêchez vraiment la rigueur et la recherche de la vérité, pourquoi ne présentez-vous que des résultats qui vont dans le sens contraire d’un réchauffement alors que ceux-ci sont plus marginaux que ceux qui vont dans le sens du réchauffement. Comme je vous l’ai déjà dit, moi je peux affirmer que dans le Nord du Québec, la couche du pergélisol diminue et j’ai moi-même participé à la prise de mesure et à l’interprétation des levées géophysique. Je comprends que le nom de votre site est le contrepoids et que vous voulez donnez une « vois » aux idées non véhiculées dans nos médias traditionnels.

    Pour ma part, je pense malheureusement que l’homme influence le climat, notre impact sur l’environnement ne peut être nié. Je vis à Montréal et il arrive de me demander qu’est ce qu’il y avait ici avant notre le développement de la ville. Nous avons complètement rasé des écosystèmes pour construire la ville et nous avons fait ça partout dans le monde…

    sur ce,

    Bonne soirée,

    cordialement,

    François

    1. « « mais selon les observations, ce réchauffement s’est arrêté depuis les 18 dernières années. Peut-être reprendra-t-il? »

      n’est pas un fait… Je ne suis d’ailleurs pas sur d’où viennent ces mesures, qui les ont prises et les ont interprétés. Voici un article qui va totalement dans le sens contraire:

      http://www.abc.net.au/environment/articles/2015/04/08/4209225.htm« 

      Même le papier que vous me donnez en référence admet qu’il y a une pause dans les températures de surface. Cependant, ils prétendent que le réchauffement est dans les océans et que la mesure des températures de surface n’est peut-être pas la meilleure façon de mesurer le réchauffement global. Pourtant, avant cette pause, cette mesure était parfaitement acceptable et ce n’est pourtant pas la seule pause qu’il y a eu dans les 150 dernières années. (Les décennies de 1940 à 1970 viennent à l’esprit, où on prédisait une autre ère glaciaire.)

      Richard Lindzen, que vous avez reconnu comme un expert, non seulement reconnait la pause, mais il affirme que ça remet en question les assomptions sur lesquelles les modèles informatiques sont basées.

      « With respect to climate, we have had 17 years without warming; all models show greater tropical warming than has been observed since 1978; and arctic sea ice is suddenly showing surprising growth. And yet, as the discrepancies between models and observations increase, the IPCC insists that its confidence in the model predictions is greater than ever.

      Referring to the 17 year ‘pause,’ the IPCC allows for two possibilities: that the sensitivity of the climate to increasing greenhouse gases is less than models project and that the heat added by increasing CO2 is ‘hiding’ in the deep ocean. Both possibilities contradict alarming claims. « 

      Source: http://wattsupwiththat.com/2013/10/08/lindzen-understanding-the-ipcc-ar5-climate-assessment/

      Ce que ça démontre c’est justement que le climat est beaucoup plus complexe que les scientifiques pro-réchauffement (lire catastrophistes) l’ont anticipé et que les modèles qui prédisent la catastrophe sont probablement erronés. Si on est honnête, devant ce fait, on devrait normalement laisser tomber les anciens modèles et essayer d’en bâtir de nouveaux avec de nouvelles variables.

      1. Comme je disais, pour le climat, je n’en sais pas grand chose, mais pour le traitement des données informatique, j’ai de bonnes connaissances. Dans l’imaginaire de bien des gens les ordinateurs sont comme des boites magiques omnisciente. Pour un informaticien comme moi, ce sont des machines plutôt stupides qui exécutent très exactement ce qu’on leur dit de faire. Un modèle informatique est simplement un programme qui exécute une série de calculs prédéterminés qui vont tenter de simuler certaines conditions. Comme toujours, la règle de GIGO (Garbage In, Garbage Out) s’applique, alors si on lui fournit des données erronnées, on obtiendra toujours des résultats erronés. De plus, si la programmation est basée sur les mauvais calculs, nous n’obtiendront pas non plus les résultats escomptés.

        Le fait demeure, qu’il n’y a aucune preuve empirique que le réchauffement actuel causera effectivement les dommages que les modèles prédisent. Quand nous prenons des mesures empiriques qui montrent une tendance ou une autre, il est tentant de faire une projection dans le futur, qui est une tâche simple pour un ordinateur, et on peut même ajouter des variables au calcul pour assurer une certaine variabilité. On peut accorder un certain poids à certaines variables pour voir s’il y a une corrélation des résultats avec les données observées et de cette façon, peut-être découvrir quelles de ces variables ont la plus grosse influence sur les résultats. Les modèles peuvent être très utiles dans ce sens, mais la capacité de ces modèles à prédire l’avenir est plutôt limitée et dependante du fait que la tendance présente continue de se maintenir et la probabilité qu’un système complexe comme le climat se maintienne dans le temps est effectivement inversement proportionnelle au temps écoulé. C’est à dire que plus le temps avance, plus la précision s’érode. Vous comprendrez alors mon scepticisme lorsqu’on m’affirme où seront les températures globales (en surface) en 2100 alors que ces mêmes modèles n’avaient pas prédit où seraient les températures présentes quand elles ont été exécutées en 1997. Bref, ces modèles, on peut leur faire dire tout ce qu’on veut, mais ça ne constitue pas une preuve.

        Le débat autour de la « pause » dans la hausse des températures globales me dit une chose. En autant que je suis concerné, si un modèle informatique ne projète pas un résultat consistant avec les observations maintenant, il ne peut certainement pas projeter pour des conditions futures. Si lorsque placé devant cette évidence, une scientifique persiste à donner foi à ces projections, plutôt que de reviser ses assomptions, c’est qu’il est soit ignorant des limites de la modélisation, ou il est de mauvaise foi.

        En tout cas, je trouve ceux qui expriment des doutes quand à la validité de telles projections (comme Lindzen ou Dyson) beaucoup plus crédibles que ceux qui continuent à s’accrocher à ces modèles, même s’ils ne montrent aucune corrélation avec les données qu’ils sont supposés comparer.

        1. Bonjour,

          Ici je suis bien d’accord avec vous, mais il faut comprendre que 18 années ce n’est absolument rien à l’échelle des temps géologiques et je pense personnellement que de tirer des conclusions sur 18 années est totalement ridicule statistiquement.

          Je comprends totalement votre scepticisme et je le partage, moi l’autre chose que je questionne énormément, c’est la façon de calculer et mesurer la température moyenne ou plutôt devrais-je dire les façons, car celles-ci me semblent vraiment arbitraires, mais bon p-e que de véritables experts sur le climat pourraient me justifier ces méthodes et je ne parle pas de la variation des résultats qui est énorme par rapport à l’élévation de la température en soi. Et vous avez totalement raison pour ce qui est de l’honnêteté intellectuelle, on dirait que les gens se sentent obligés de nous mentir pour nous dire de faire attention ou d’être méfiants.

          Pour ma part, je continue de rester informer, mais en ce qui a trait à la pharmacologie et à la science du climat je prends toujours les conclusions avec un grain de sel…

          Sur ce,

          Bon weekend,

          François

          1. « Ici je suis bien d’accord avec vous, mais il faut comprendre que 18 années ce n’est absolument rien à l’échelle des temps géologiques et je pense personnellement que de tirer des conclusions sur 18 années est totalement ridicule statistiquement. »

            Vous vous rendez compte que c’est presque aussi longtemps que la période de réchauffement qui a précédé la pause (1975 à 1995)? La réalité est qu’à l’échelle géologique, même le réchauffement des 150 années depuis la fin de la petite ère glaciaire est statistiquement insignifiant et il y a eu des périodes de réchauffement bien plus prononcées dans le passé. Le climat était bien plus clément pendant l’optimum médiéval alors que les vikings ont mit les pieds au Groënland. Je doute fort qu’ils auraient nommé cette île de même s’ils l’avaient découvert aujourd’hui. Alors pourquoi on en fait tout un plat et qu’on ne cesse de nous dire qu’on court à la catastrophe?

      2. Bonjour,

        Ici il faut comprendre par contre que la majorité des scientifiques du climat remettent en question certains types de donnée pour déduire qu’il y a un réchauffement ou pas. En effet, les mesures à la surface ne pourront, à mon avis, jamais être précise à ce sujet en raison de l’énorme quantité d’eau à la surface de la Terre. L’eau à une capacité thermique très élevée et elle absorbe donc beaucoup de chaleur. Vous pouvez voir les conclusions d’une étude ici:

        https://theconversation.com/the-climate-hiatus-doesnt-take-the-heat-off-global-warming-40686

        De plus, comme je l’ai mentionné 18 ans c’est beaucoup trop court pour tirer des conclusions et qu’est-ce qui justifie ce choix? Le choix de l’observer sur 18 ans est totalement arbitraire.

        Sur ce,

        Bon weekend,

        François

        1. « Ici il faut comprendre par contre que la majorité des scientifiques du climat remettent en question certains types de donnée pour déduire qu’il y a un réchauffement ou pas. En effet, les mesures à la surface ne pourront, à mon avis, jamais être précise à ce sujet en raison de l’énorme quantité d’eau à la surface de la Terre. »

          Les mesures de la température de la troposphère par satellite confirment que la température est aussi stable depuis 18 ans. Je ne dirai pas que c’est impossible que les océans ne jouent pas un rôle, après tout, El nino et La nina ont des influences définitives sur les températures atmosphériques, mais je dirais que cette influence est probablement plutôt constante dans le temps, alors pourquoi tout à coup, est-ce que les océeans absorberaient-ils plus de chaleur dans les derniers 18 ans que dans les 20 anneés précédentes?

          http://www.reportingclimatescience.com/news-stories/article/global-warming-pause-hits-18-years-on-rss-data.html

          Je suis d’accord que 18 ans c’est court, mais comme je disais, ça ne fait que démontrer qu’effectivement le climat est trop complexe pour pouvoir prédire ce qui ce passera dans 10, 30, 50 ou 100 ans et que les prédictions comme s’amusent à faire les catastrophistes tiennent du charlatanisme. La vérité est que nous n’en savons rien.

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