Eh bien! Dansez maintenant!

Par Pierre-Guy Veer

En 2012 comme en 2015, les boycotts étudiants ont amené leurs lots de débordements et de casse, ce qui justifie l’intervention des forces de l’ordre pour mettre fin à ce chaos. Absolument rien ne peut justifier l’occupation d’une université publique.

Par contre, bien qu’il n’y ait pas (ou si peu) d’accusations formelles contre les policiers, il semble que certains d’entre eux aient abusé de leur pouvoir durant des manifestations pacifiques. On n’a qu’à penser à cette manifestante qui a reçu une grenade lacrymogène en plein visage. Comme le nom le dit cette arme sert à faire pleurer pour calmer une foule, pas à attaquer physiquement quelqu’un.

Sur l’abus policier, je suis obligé de donner en partie raison aux manifestants pacifiques. Le Québec (et même le Canada) est très loin de connaitre les abus policiers des États-Unis. Chaque jour, des pages Facebook comme Cop Block rapportent quotidiennement leurs lots d’histoires d’horreur d’abus, de meurtres gratuits et d’assauts « à la mauvaise adresse ». Ici, « Cops Gone Wild » n’est pas quelque chose que l’on aimerait regarder…

Néanmoins, la police au Québec a connu son lot d’abus. Bien que j’étais jeune à l’époque, je me rappelle encore de l’affaire Barnabé, cet homme devenu « légume » à la suite d’une séance de battage sauvage de la police de Montréal. Les responsables de ces actes ont à peine reçu une tape sur les doigts avec des sentences de prison presque aussi ridicules que celles de l’Affaire Scorpion.

Plus récemment, Stéfanie Trudeau, alias Matricule 728, semble aussi avoir abusé de sa position avec ses interrogatoires musclés et son agressivité.

Récolter ce que l’on sème

Toutefois, je trouve curieux que les groupes étudiants se scandalisent de la violence policière puisque c’est exactement ce pour quoi ils militent.

Oh, ils ne veulent bien sûr pas de répression comme telle. Mais leurs manifestations incessantes sur la faustérité — et donc pour plus de gouvernement — mènent éventuellement à la répression policière.

Il ne peut en être autrement. Plus un gouvernement est gros, plus il a besoin d’agents pour renforcer ses règlements. Que ce soit via la police ou ses fonctionnaires, l’État a besoin d’une armée (presque littéralement) afin de s’assurer que sa loi demeure maitresse.

Prenez l’exemple (très) extrême d’un État totalitaire, où absolument tout tombe sous le giron du gouvernement. Afin de s’assurer que la dissidence est tue et que ses ordres sont respectés, ce type de gouvernement doit s’assurer d’avoir assez d’agents fidèles qui feront respecter tous les règlements et édits.

Bien que la primauté du droit soit encore forte en Occident, elle s’effrite peu à peu à mesure que l’omniprésence de l’État avance. Chaque nouvelle loi, chaque nouveau règlement, est un pas de plus vers le totalitarisme qui nous réduira tous à l’esclavage.

Prenons la « police du sirop d’érable », qui punit les acériculteurs de l’odieux crime… de vouloir vendre leur production par eux-mêmes. Plutôt que de poursuivre des tueurs ou des pédophiles, nos impôts servent à payer des policiers qui punissent des gens qui tentent simplement de vendre leur propre produit sans passer par un monopole de producteurs.

Parlant de monopoles, il est toujours amusant de voir « la gauche » s’insurger sur des monopoles privés — j’en cherche encore un seul qui se qualifie, c.-à-d. qui était le seul fournisseur d’une ressource et qui réduisait volontairement son offre tout en empêchant la concurrence d’entrer –, mais rester muets devant les monopoles publics.

Que ce soit par la Formule Rand ou les services « publics » comme le transport en commun et les routes, « la gauche » trouve tout à fait normal qu’on empêche les travailleurs de vouloir décider ou non s’ils veulent faire partie d’un syndicat ou que l’on empêche un entrepreneur privé d’offrir un service concurrençant un monopole public. Si les services « publics » et les syndicats sont si bons, alors ils n’ont rien à craindre de la concurrence… n’est-ce pas?

Bref, la violence policière aperçue lors des manifestations étudiantes (et n’importe quelle autre, par ailleurs) n’est que la conséquence de ce pour quoi ils militent. Ils veulent plus d’intervention du gouvernement dans leurs vies; plus d’intervention du gouvernement dans leurs vies ils ont.

Vous vouliez plus de gouvernement? Eh bien! dansez maintenant!

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4 réflexions au sujet de « Eh bien! Dansez maintenant! »

  1. Il faut se méfier de ce genre de vidéos. car souvent, on ne montre qu’une partie de ce qu’il s’est passé ce qui fausse la vérité et donne l’impression de violences policières alors que les policiers font un usage proportionnel de la force. dans des émeutes, quand des manifestants vous attaquent vous n’avez pas d’autre choix que d’utiliser la force. en connaissant, les étudiants d’extrême gauche, je sais qu’ils sont très violents. alors j’ai dû à avoir de la pitié pour eux. quand vous regardez leurs méthodes lors de manif, ils n’ont que ce qu’ils méritent. si ils ne veulent pas avoir de problème avec les flics, ils n’ont qu’à être respectueux et ne pas les agresser et les insulter

  2. dans la vie, il faut savoir faire preuve d’un minimum de bon sens: quand on agresse les flics, on ne doit pas s’attendre à ce qu’ils se laissent faire. ils ne récoltent que ce qu’ils sèment avant tout pour leur attitude. la très grande majorité des citoyens n’ont jamais eu de problèmes avec les flics (à part des flics désagréables), regardez un peu qui se plaint de violences policières ?? ce sont tjs les mêmes (criminels, militants d’extrême gauche,…). les gens qui s’en plaignent sont loin d’être des enfants de choeurs. je ne dis pas que tous les victimes de violences policières ont que ce qu’elles méritent mâis une bonne partie ont une part de responsabilité dans les violences dont elles ont été victimes. de plus, ces étudiants haissent les flics et les accusent à la moindre occasion de commettre les violences policières(dans la plupart des cas, c’est faux). une raison qui explique l’impunité des policiers commettant des violences policières c’est que dans la majorité des cas ces accusations sont fausses (ellles viennent de criminels). dans d’autres cas, il est très difficile de déterminer si cela doit être considérer comme violences policières ou violences commis légitimement par les policiers

  3. ce qui fait que l’on prend plus la peine de faire une enquete sérieuse pour savoir s’il y a réellement des violences policières ce qui donne une impunité aux policiers pour commettre des violences policières. en plus, dans certains cas, les violences policières peuvent se comprendre (le métier de policier est stressant, quand un policier est confronté toute la journée à des gens qui l’ insulte, on peut comprendre qu’à un moment, il dérape)

  4. vous parlez de deux cas spécifiques d’intervention policière dont un qui selon moi n’a pas affaire avec les manifestations; l’affaire Barnabé qui a été médiatisé a outrance, dont on connait l’issus (mort) et le cas 728 qui est toujours montré du doigt lorsqu’il y a du débordement policier; ce dernier cas n’a rien a voir avec le premier ou il y a eu serrage de cou et utilisation de poivre de Cayenne, aucun mort ni blessé.
    il y a eu et a des millier d’interventions policières au Québec ces dernières années et on en fait jamais cas. pourquoi toujours utilisé les mêmes événements policiers qui ne reflètent pas du tout la réalité?
    pourquoi nous parler de police lors de manifestations alors que le but de ces derniers est de dénoncer les mauvaises actions du gouvernement?

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