Le Nintendo climatique

Par Philippe David

J’ai plusieurs fois écrit au sujet du climat tant sur Contrepoids que sur le Minarchiste Québécois. Plusieurs fois, j’ai réitéré qu’il s’agissait d’une arnaque. On me demande souvent de quelle autorité je puis en juger puisque je ne suis pas un scientifique, ni un expert du climat. C’est vrai, mais Al Gore, Rajendra Pachauri, David Suzuki et Stephen Guilbeault non-plus.  S’ils peuvent donner leur opinion, moi aussi.

Cependant, il y a une spécialité importante qui est reliée à l’étude du climat sur laquelle j’ai une dose d’expertise pour y avoir travaillé pendant 30 ans, c’est l’informatique.  Comment est-ce relié au changements climatiques et qu’est-ce que je peux bien apporter au débat en vous en parlant? Eh bien, toutes les prédictions catastrophiques que vous lisez dans les journaux où que vous voyez dans les bulletins de nouvelles ont un talon d’Achille: Elles sont toutes fondées sur des simulations informatiques, pas sur des observations et comme je vais vous le démontrer, aucune d’elles ne donne de résultats conformes aux observations. Aucune!

Garbage In, Garbage Out

Demandez à n’importe quel scientifique digne de ce nom et il vous dira que le climat est très complexe et difficile à simuler. S’il vous dit le contraire, il devrait y avoir des sonnettes d’alarme dans votre tête. S’il est vrai que certains sous-produits de l’activité humaine comme le CO2 et le méthane affectent le climat en théorie, beaucoup d’autres facteurs naturels comme l’activité solaire, l’activité volcanique, la concentration de vapeur d’eau, les variation de températures de l’océan, les courants marins et les courants atmosphériques ont tous une influence sur le climat également. 

À quel point le climat est affecté par un de ces facteurs en particulier est justement ce que les scientifiques tentent de déterminer et la réalité est qu’ils n’en savent rien. C’est pourquoi il a toujours été ridicule de parler d’un consensus scientifique sur la question des changements climatiques. Nous n’en savons tout simplement pas assez sur les méchanismes du climat pour pouvoir faire l’affirmation que la « science est réglée ».  Au contraire, ça devrait encore une fois sonner une sonnette d’alarme dans votre tête.

Mais revenons du côté de l’informatique. Un logiciel informatique est aussi bête que celui qui en a déterminé les spécifications. En d’autres mots, l’ordinateur qui exécutera le programme va faire très exactement ce qu’on lui a demandé de faire, peu importe si les résultats sont bons ou pas. S’il y a une erreur dans le design du logiciel, ou une erreur dans la programmation ou une erreur dans les données que vous voulez analyser, le résultat sera très littéralement un bourbier sans aucune valeur, d’où l’expression populaire en informatique: Garbage In, Garbage Out ou GIGO.

La seule façon que vous saurez si votre modèle est bon, c’est s’il est capable de reproduire les données des observations passées et plus vous êtes capable de retourner loin dans le passé, plus votre modèle risque d’être fiable. Le problème avec les modèles que le GIEC nous présente est qu’ils négligent plusieurs facteurs naturels comme le mouvement des nuages et l’activités solaire dans un premier temps et ils tentent de faire des prédictions climatique, un phénomène qui se produit à l’échelle géologique (n’oublions pas que le climat évolue sur cette planète depuis plus de 4 milliards d’années) en utilisant des données statistiquement inignifiantes à cette échelle.

S’il y en a qui croient que la présente pause des 17 dernières années dans le réchauffement est statistiquement insignifiante (un argument que j’a maintes fois lu et entendu), dites-vous bien que la période précédente de réchauffement de 20 ans et même celle depuis la fin de la petite ère glaciaire en 1850, le sont tout autant. 

Donc, non-seulement les modèles ne sont pas fondés sur les bonnes prémisses au niveau de leur désign et ils négligent des facteurs très importants, mais ils sont nourris de données insuffisantes pour pouvoir faire une extrapolation fiable dans le futur.  Quel résultat ça donne? Je vais vous le donner, mais avant, je veux faire une petit point sur la méthode scientifique.

La méthode scientifique expliquée par Richard Feynman

Pour ceux qui ne connaissent pas Richard Feynman, je vous suggère de consulter sa bio. Il était un des physiciens les plus brillants du XXe siècle. La vidéo ci-dessus montre comment il définissait la méthode scientifique. Je vous la traduit grossièrement comme suit:

En général nous tentons de déterminer un loi comme suit:

1- Nous tentons de deviner (hypothèse)
2- Nous déterminons les implications de cette hypothèse dans la réalité
3- Nous comparons ces résultats avec la nature. Autrement dit, nous les vérifions en faisant des expériences

Si les résultats de l’expérience ne concordent pas avec l’hypothèse, alors celle-ci est fausse.  Cette simple affirmation est la clef de la science. Il importe peu que l’hypothèse soit la plus géniale du monde ou qui a émis l’hypothèse ou à quel point il peut-être intelligent ou quel est son nom. (NDLR: on pourrait ajouter aussi combien de gens croient en cette hypothèse), si l’hypothèse ne concorde pas avec l’expérience, elle est fausse.

Nous avons donc l’hypothèse que la présente phase de réchauffement est causée en grande partie par les émissions humaines de CO2. Les modèles du GIEC sont supposés être les expériences qui confirment l’hypothèse. Je vous laisse constater de vous-même s’ils ont réussi à prouver quoique ce soit:

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Que croyez-vous que Richard Feynman dirait de ces résultats, s’il était encore vivant? Laissez-moi répéter sa dernière phrase dans la vidéo: « If it disagrees with experiment, it’s wrong. That’s all there is to it. »

Et le GIEC et les alarmistes comme Barack Obama, le pape François 1er,, Al Gore, David Suzuki et Stephen Guilbeault  et la plupart des chefs d’état et les médias voudraient qu’on fasse une redistribution massive de richesse et une réduction massive de notre utilisation d’hydrocarbures basé strictement sur des modèles informatiques qui ont autant à voir avec la réalité qu’un jeu Nintendo et  ils croient que vous devriez être emprisonnés si vous n’êtes pas d’accord avec eux. Encore une chance qu’on ne brûle plus les hérétiques sur le bûcher.

Il y en a encore qui doutent qu’on a affaire à une secte religieuse?

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Une réflexion au sujet de « Le Nintendo climatique »

  1. La vraie science est tout le temps un principe simple et fondamental.
    E=mc2, c’est pas si compliqué a comprendre. Les modèles sont des milliers d’hypothèses juxtaposées ensemble pour finalement confondre son auditoire. On a juste a avoir d’lair intelligent pour convaincre les gens. Faut aussi se lier au bonnes personnes: soit celles qui réussissent à convaincre les politiciens de leur donner une subvention. Les scientifiques quête l’argent auprès du gouvernement et en échange, ils donne l’autorité scientifique pour justifier des lois coercitives.

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