Pour en finir avec le soi-disant consensus scientifique: Cook et al. 2013

Par Philippe David

Les réchauffistes ne cessent de nous répéter que 97% (ou 98%, c’est selon) des scientifiques du climat sont d’avis que la Terre se réchauffe, que 95% (selon le GIEC) serait causé par l’activité humaine et que ce réchauffement est dangereux.  Le président Obama lui-même l’a affirmé sur Twitter et récemment, Radio-Canada a fait le même genre d’affirmation dans une bande dessinée sur sont site web. Oublions pour un moment le fait que le terme « consensus » n’est pas un terme scientifique, mais plutôt un terme politique. En réalité en science il importe peu qu’une hypothèse semble brillante, qu’elle soit issue d’un cerveau également brillant ou combien de gens brillants l’approuvent. Il ne suffit que d’une personne avec des preuves reproductibles pour complètement l’invalider. Alors contentons nous simplement de répondre à la question «Mais d’où provient ce chiffre?»

Cook et al. 2013, un pseudo-consensus

La source de ce 97 ou 98% de consensus est apparemment une étude non-scientifique de comptage d’abstraits de 11 941 articles scientifiques trouvés sur l’internet à l’aide de certains mots-clés par un blogueur australien activiste climato-alarmiste du nom de John Cook et de quelques associés. (Vous trouverez son blogue ici. ) Ce que M. Cook affirme comme conclusion de cette étude est que 97% des articles qu’il a compilés qui expriment une opinion (sur les 11 941 articles) endossent l’hypothèse que la Terre se réchauffe et que nous en sommes la cause. Soulignons ici qu’on parle d’un nombre d’articles scientifiques et non de scientifiques. Donc ceux qui affirment que 97% des scientifiques endossent l’hypothèse anthropogénique du réchauffement basé sur cette étude ont déjà tout faux. De plus, nulle part dans cette étude est-il mention que ce réchauffement est dangereux. 

Pour votre bénéfice, je suis allé télécharger ses données qui sont téléchargeables en format texte délimité par des virgules ici et je les ai importé dans Excel. J’ai rendu mon fichier Excel accessible ici pour que vous puissiez vérifier tout ce que j’ai fait.  M. Cook et ses assistant ont examiné les abstraits des 11 941 articles (pas les articles eux-même, mais seulement les abstraits) et les ont catégorisés comme suit:

Cook et al 2013 - tableau
Cook et al – Répartition des articles (RCA = Réchauffement Climatique Anthropique)

Notez ici que pour une raison obscure, Cook quantifie son niveau de certitude à seulement 50% ou plus dans l’évaluation des articles alors que le GIEC le fixe à 95%. Il y a fort à parier que très peu d’articles dans son échantillonage satisfaisaient le critère de 95%. Les articles dans la seconde catégorie affirment qu’il y a réchauffement, que l’activité humaine peut y être pour quelque chose, mais ne quantifient pas à quel point l’activité humaine est responsable. Croyez-le ou non, mais la plupart des papiers écrits par des scientifiques sceptiques comme Richard Lindzen, Judith Curry ou John Christie pourraient facilement se retrouver dans cette catégorie.  La troisième catégorie contient des articles qui n’affirme pas en toutes lettres que le réchauffement est causé par l’activité humaine, mais assument que c’est le cas. On peut sérieusement se demander vraiment à quel point ces articles peuvent  faire partie d’un consensus.  Notez bien que tous les articles ont été revisés par les pairs et que tous et chacun font référence au climat d’une façon ou d’une autre.

Quoi qu’il en soit, j’ai pris ces données et je me suis amusé à les représenter graphiquement:

Cook et al 2013
Cook et al 2013 – Répartition générale (cliquez pour agrandir)

On voit les 2/3 de l’échantillonnage n’expriment aucune opinion sur la cause du réchauffement, mais supposément, il y aurait consensus. Eh ben! Ça fait beaucoup de papier ça. Continuons en départageant ceux qui endossent un réchauffement dont les homme seraient responsables à un degré ou à un autre versus ceux qui d’une façon ou d’une autre rejettent cette thèse, tout en gardant ceux qui n’expriment pas d’opinion.

Cook et al 2013 - Endosse-rejette-sans pos

On voit que ceux qui rejettent carrément la théorie anthropogénique ne sont qu’un nombre infime comparativement à ceux qui endossent que l’activité humaine est au moins partiellement responsable. 

Cook et al 2013 - pseudo-consensus

Voici le pseudo-consensus de Cook. Cook a tout simplement éliminé tous les papiers n’exprimant aucune opinion et a tout simplement calculé la proportion de papier appuyant une réchauffement causé par l’homme que ce soit implicite ou explicite et que ce soit quantifié ou non et oppose ça aux papiers qui rejettent toute responsabilité humaine et arrive à un résultat de 97%. Étrangement, moi j’arrive à 98% avec les mêmes données. Cependant je ne m’obstinerai pas pour un pourcent. Chose certaine, je n’ai altéré les données d’aucune façon. 

Nous voilà donc avec quelque chose qui ressemble à un consensus écrasant, sauf qu’il y a un petit problème avec ça. Comme je l’ai expliqué, la plupart des scientifique sceptiques peuvent facilement tomber dans la catégorie 2,  c’est à dire les articles endossant la thèse que l’homme contribue au réchauffement à un degré non-spécifié. Voyez-vous, même un article exprimant que le soleil est la principale cause du réchauffement, mais que l’activité humaine y joue un rôle limité pourrait facilement se retrouver dans cette catégorie et il y a effectivement un bon nombre de ces papiers dans cette catégorie. Leurs auteurs ont même dénoncé Cook comme faisant de la fausse représentation en incluant leur travail dans son «consensus».  Peut-on honnêtement dire que ces papiers affirment que l’activité humaine est vraiment la cause principale du réchauffement?  Par la même occasion, l’idée d’inclure les articles qui n’endossent qu’implicitement la thèse anthropogénique peuvent-ils honnêtement être comptés comme exprimant que l’activité humaine est la cause principale du réchauffement climatique des 60 dernières années? Font-ils vraiment partie de ce consensus? La réponse doit forcément être non. Dire qu’il y aurait un consensus de 97% que l’activité humaine influencerait le climat de façon inquantifiable ne nous apprend absolument rien de nouveau et ne prouve absolument pas que l’activité humaine est la cause principale du réchauffement.

Conclusion

L’étude de Cook et al. ne prouve d’aucune façon qu’il y a consensus, ni que le récent réchauffement est causé par l’activité humaine à la hauteur de 95%. Il prouve plutôt le contraire. Dans tout l’échantillonnage, le pourcentage d’articles affirmant avec certitude que le réchauffement que l’activité humaine est responsable du réchauffement n’est que de 0,54%, pas 97%! On est à des années-lumières du prétendu consensus.

Cook et al 2013 - RCA 50+

Comme je l’ai dit et répété, un consensus n’a aucune valeur scientifique, alors même si 97% des tous les papiers scientifiques sur le climat affirmaient avec certitude que l’activité humaine est la cause du réchauffement climatiques récent, il ne suffirait qu’un d’un papier démontrant conclusivement, données à l’appui, que la cause du réchauffement est un facteur naturel pour tout jeter par terre. L’évocation d’un consensus n’est en réalité qu’un sophisme d’appel à la popularité. 

La réalité est que même dans le vaste échantillonage de 11 947 articles scientifique de Cook et al, il n’y a qu’une infime minorité qui endossent la thèse que la cause principale du réchauffement est l’activité humaine.  Tous les autres ne disent absolument rien de la sorte et rien de cette étude ne permet d’affirmer qu’il est dangereux. Voilà pour le pseudo-consensus. Dans un prochain billet, j’entend exposer comment c’est possible que le GIEC établisse à 95% le niveau réchauffement causé par l’homme alors que nous savons qu’il y a si peu d’articles scientifiques qui endossent cette thèse.

Note:

Un article revisé par des pairs a ré-éxaminé l’échantillonage d’articles utilisé dans Cook et al et a déterminé que le nombre d’articles endossant l’hypothèse que le réchaufement est causé par l’activité humaine à plus de 50% est en réalité 41 et non 64. 

Ajout: 

Personne ne m’a encore fait la remarque qu’il existe d’autres études qui prouvent le consensus scientifique tel que Doran & Zimmerman (2009), Anderegg et al. (2010) et Oreskes (2004),  mais au cas où vous seriez tenté de le faire, sachez que tous ont été réfutés par de la littérature revisée par des pairs. Vous trouverez une liste ici avec tous les liens vers ces réfutations.

Le graphique frauduleux de la Maison Blanche

Par Philippe David

Quand on s’intéresse à divers sujets et qu’on fouille le net pour se documenter un petit peu, c’est fou les choses qu’on peut trouver. Par exemple, sur le site de la Maison Blanche se trouve un texte intitulé «Why We Have to Act on Climate Now — In One Chart». Le graphique auquel le titre fait référence est celui-ci:

120715_chart_120315_co2

Effrayant, n’est-ce pas? En le regardant, on croirait effectivement à une croissance phénoménale des températures et la ligne de la croissance du CO2 semble montrer une corrélation parfaite. Voilà la preuve irréfutable que nous sommes responsables du réchauffement, n’est-ce pas? Désolé, mais c’est faux.

Jouons à «Qu’est-ce qui cloche dans ce graphique?»

Parce que voyez-vous, ce graphique est frauduleux. Il a été manipulé pour sur-amplifier les données et donner l’impression d’une fausse corrélation. Pouvez-vous me dire ce qui cloche? Non? Regardez attentivement le graphique.

Si vous avez remarqué que l’axe des Y est tronqué pour ne montrer que la température entre 56 et 59 F,  je vous donne deux morceaux de robot. Plus, si vous avez également remarqué que l’axe des y du graphique de CO2 a également été tronqué pour éliminer tout en dessous de 260 ppm pour mieux donner une fausse impression de corrélation, vous gagnez le gros lot. 

Voyez-vous, la troncation de ces axes a pour effet de sur-amplifier le tracé et le rendre beaucoup plus dramatique. C’est un trucage très fréquemment utilisé d’ailleurs. Voici le même tracé de température si on le représente avec l’axe des Y intact:

Global-2-copy

Tremblez-vous de peur maintenant? Si on la comparait avec la courbe de CO2 maintenant, vous croyez qu’il y aurait une corrélation? Voici un tracé des anomalies de température (c’est-à-dire basé sur les variations de température plutôt que des températures absolues), basé sur les données du Hadley Met Center et du East Anglia Climactic Research Unit (HadCRUt), comparé au tracé des émissions anthropiques de CO2:

temp-emissions-1850-ppt

J’attire ici votre attention sur le fait que le graphique représente mieux les données puisqu’on parle en réalité d’infimes variations de dixièmes de degrés. C’est pourquoi on n’utilise pas habituellement des graphiques basés sur des températures absolues, qui ne révèlent en réalité pas grand-chose. Notez que le réchauffement n’est pas linéaire, mais qu’il donne plutôt une forme d’escalier alors que les émissions de CO2 donnent une courbe linéaire. Nous ne pouvons donc pas établir de corrélation par la simple comparaison de ces courbes. Cependant, si la corrélation existait, on verrait la pente des phases de réchauffement devenir de plus en plus abruptes au fur et à mesure que les émissions de CO2 accélèrent. Voyez-vous une différence dans l’angle des trois pentes montantes du tracé des anomalies de température? Non? Moi non-plus.

Le graphique clame également que la pollution carbonique est à son plus haut niveau dans l’histoire humaine, ce qui est vrai. Sauf qu’à l’échelle que vit la Terre, l’existence humaine est équivalente à un clin d’oeil. Si on regarde l’évolution des concentrations de CO2 dans l’atmosphère, à l’échelle géologique, on constate que le CO2 a été à des concentrations beaucoup plus élevées pendant la plus grande partie de l’évolution de la vie sur cette planète. Si le CO2 était si nocif, comment se fait-il que nous soyons là? Dans les faits, nous vivons une disette historique de CO2 par rapport à l’évolution de la Terre.

Phanerozoic_Carbon_Dioxide

Si la vie a su fleurir sur cette Terre (incluant les ancêtres évolutifs de toutes les espèces actuelles, nous y compris) pendant des centaines de million d’années avec des niveaux de CO2 et des températures beaucoup plus élevées que ce que nous avons présentement, c’est quoi le problème?

Signe de la faiblesse de l’hypothèse anthropogénique

Ce graphique, loin de prouver l’hypothèse anthropogénique des changements climatique, tend plutôt à la discréditer. Si ce graphique est ce que la Maison Blanche, qui pourtant dépense plus de $4 milliards/an en recherches pour prouver que l’activité humaine est le facteur principal qui influence le climat, a de mieux à offrir pour prouver qu’il y a urgence d’agir en matière de climat, alors c’est un échec cuisant!

On ne cesse de nous dire qu’il y a consensus. Que la science est sans équivoque et indisputable. Si c’est le cas, pourquoi est-ce que le gouvernement le plus puissant de la planète aurait besoin d’utiliser un graphique frauduleux pour convaincre ses citoyens? Et si les instances les plus élevées de ce gouvernement s’abaissent à ce genre de pratique, qu’est-ce que ça dit au sujet de la crédibilité de ses agences impliquées activement dans l’étude du climat?

Maintenant vous savez pourquoi je suis sceptique…

En boni…

Consultez cette vidéo pour voir d’autres exemples de manipulation de données et de graphiques par les défenseurs de la rectitude climatique…

Les humains causent-ils vraiment les changements climatiques?

Par Pierre-Guy Veer

(Réplique à un texte récent de propagande de Radio-Canada – Que le Huffington Post a refusé de publier.)

  • Bonjour! Les changements climatiques sont naturels et l’influence humaine, s’il y en a une, est difficile à cerner.
  • PFFF! Même pas vrai, les médias montrent constamment que les humains sont la principale cause.
  • Ah non, un réchauffiste!
  • Les changements climatiques s’accélèrent à vitesse grand V depuis 150 ans.
  • Certes, le climat se réchauffe depuis 150 ans… suite à la fin du minimum de Dalton. Toutefois, il y a stagnation des températures depuis presque 19 ans malgré une augmentation constante du CO2.
  • C’est faux! Le bâton de hockey de Michael Mann montre que les températures ont connu une hausse spectaculaire depuis le début de l’ère industrielle.
  • Le graphique de Mann a été débusqué à au moins 20 différents endroits sur la planète déjà, dans des études révisées par les pairs.
  • Alors ces scientifiques ont été payé par les grandes pétrolières ou les frères Koch!
  • La source du financement est sans importance. Ce sur quoi il faut se concentrer est la méthode utilisée pour savoir si elle peut être répliquée. D’ailleurs, si la source de financement est si cruciale, pourquoi ne critique-t-on pas cette recherche financée par un milliardaire « vert »? Ou celles financées à coup de milliards par les gouvernements? Ou les milliards reçus par des lobby environnementaux des pétrolières? Ces fonds sont-ils exempts d’intérêt personnel?
  • Mais ces recherches ne font que confirmer le très vaste consensus sur la cause humaine du réchauffement climatique!
  • Si tu te réfère au fameux consensus de 97 %, il n’existe pas. Il est soit basé sur un sondage avec un échantillon de 79 personnes ou sur une étude menée par un bédéiste australien qui fut montée de toute pièce. C’est tellement gros que plusieurs scientifiques ont dénoncé la mauvaise appropriation de leurs recherches.
  • Mais les extrêmes climatiques deviennent de plus en plus extrêmes!
  • Il n’y a pas de tendance à la hausse dans le nombre d’ouragans ni dans leur force depuis qu’on les compte minutieusement. D’ailleurs, Wilma fut le dernier ouragan majeur (catégorie F3 +) à toucher terre aux États-Unis, soit plus de dix ans, la plus grande disette du genre. L’indice Palmer montre qu’il n’y a aucune tendance à la hausse des pluies diluviennes ni des sécheresses. Parlant de sécheresse, celle en Californie n’a rien d’exceptionnelle; l’État en a connu des pires dans le passé. Finalement les tornades fortes sont aussi à la baisse, de même que leur nombre absolu.
  • De toute façon, tu n’es pas un scientifique et ne peux pas parler du climat.
  • Certes, je suis journaliste spécialisé en économie-politique. Mais la formation est ce qui détermine de ce dont on peut parler, pourquoi Stephen Guilbeau, Al Gore et John Cook sont-ils considérés des références? David Suzuki, qui se spécialise en génétique et en zoologie et qui ne sait pas de quoi il parle? Naomi Klein, auteure qui veut utiliser la question climatique pour promouvoir son agenda socialiste?
  • Bon, bon le chat conspirationniste sort du sac!
  • Elle n’est pas la seule. Des hauts placés à l’ONU le disent au grand jour, des milliardaires qui ont profité du capitalisme le veulent aussi; finalement on n’a qu’à regarder qui participe aux « marches du peuple» pour connaître le but avoué de celles-ci. Regardons également le modus operandi des gouvernements pour tenter de combattre le réchauffement-changement-dérangement climatique : plus de taxes, plus de réglementation et moins de liberté. Ça me parait très socialiste.

Bref, si les réchauffistes veulent convaincre les sceptiques qu’ils ont raison, ils devraient plutôt s’acharner à utiliser la méthode scientifique qu’ils chérissent tant. À la place, ils ont recours à l’intimidation, à la censure, aux fantasmes de violence et aux mensonges répétés de mythes maintes fois débusqués. Aussi ont-ils peur d’admettre les failles de leurs méthodes en n’admettant que ce qui confirme l’hypothèse de départ, quand ils ne sont pas en train « d’accélérer » du processus de recherche.

Les sophismes honteux de Radio-Canada

Par Philippe David

La semaine dernière, Radio-Canada s’est adonné à un exercice de propagande qui aurait gonflé de fierté Josef Goebbels lui-même en publiant une bande dessinée ridiculisant les climato-sceptiques sur son site Web. On aurait cru lire la Pravda soviétique au bon vieux temps de la Guerre Froide.

Essentiellement, selon cette BD, il existerait deux types de personnes. Les bonnes qui croient à l’hypothèse du réchauffement climatique anthropogénique (causé par l’homme) et les gros colons de négationnistes du climat, abreuvés par ces méchantes  radios-poubelles de Québec et autres sources d’information douteuses.

Sophisme - définition

Pour démontrer  à quel point cette bande dessinée est mensongère, j’y ai relevé pas moins de quatre sophismes différents. Sans plus tarder, je vous les énumère.

RC BD Climatosceptique 2

  1. L’épouvantail (ou la caricature)
    La bande dessinée fait une caricature des climato-sceptiques en les faisant passer pour des ignares qui boivent de la bière et ne tiennent leurs informations que de sources douteuses pour mieux les ridiculiser. Cependant, cette technique évite toute critique honnête de leurs véritables arguments. Ce n’est pas en abattant une représentation caricaturale d’un adversaire que vous prouvez que vous avez raison. Au contraire, vous faites preuve de malhonnêteté intellectuelle.

    RC BD Climatosceptique 1

  2. L’appel à la popularité
    Radio-Canada tente aussi de faire valoir que les climato-sceptiques ont tort en faisant appel à un supposé consensus de 97% des scientifiques. Ça aussi c’est fallacieux. Même en supposant que 97% des scientifiques s’accordaient pour dire que 2+2=5, ça ne change rien au fait que c’est mathématiquement faux. Donc qu’il existe ou pas un consensus de scientifiques qui disent que la Terre se réchauffe, que ce réchauffement est principalement causé par l’activité humaine et qu’il est dangereux (et il a été maintes fois déboulonné d’ailleurs) ne prouve absolument pas en lui-même que cet énoncé est vrai. Dois-je rappeler qu’on a déjà cru dur comme fer que le Soleil tournait autour de la Terre et que l’homme ne pouvait survivre à voyager à plus de 25 milles à l’heure. Une hypothèse n’est pas vraie parce qu’elle est populaire, elle ne peut être vraie que si elle est soutenue par des faits vérifiables et confirmée par l’expérimentation. La science ne fonctionne pas par consensus, elle est plutôt anti-consensus. Il ne suffit que d’une personne ayant des preuves empiriques qu’une hypothèse est fausse pour invalider cette hypothèse.

    RC BD Climatosceptique 3

  3. L’appel à l’autorité
    Radio-Canada prétend dans sa BD qu’une personne qui n’a pas une formation scientifique n’est tout simplement pas qualifiée pour prendre part à ce débat. Quelle ironie alors que le principal « expert » que Radio-Canada présente constamment lorsqu’il est question de changement climatiques, Stephen Guilbeault, a étudié en théologie et en sciences politiques et n’a même pas complété de diplôme alors que Reynald Duberger, géologue et sismologue diplômé et enseignant retraité de l’UQAC est banni de ses ondes. Mais qu’à cela ne tienne, le manque d’une formation formelle en sciences en général et en climatologie en particulier n’est pas une preuve en elle-même que ses arguments sont faux quoiqu’évidemment, une personne ayant une formation dans le domaine a de meilleures chances de savoir de quoi il parle. Quoi qu’il en soit, les climato-septiques ne sont pas tous des profanes. Il y a même 31 487 scientifiques américains de diverses disciplines, dont 9029 avec des PhD et qui sont tous qualifiés pour évaluer les mérites de l’hypothèse anthropogénique et  sont tous des sceptiques de cette hypothèse. Grands nombres de ces  scientifiques travaillent dans les sciences climatiques et des sciences connexes. Ça commence à faire beaucoup de sceptiques qui ne sont pas nécessairement des ignares qui s’abreuvent de la radio de Québec  et il y en a beaucoup d’autres provenant de tous les pays du monde. Certains ont même travaillé pour des organismes comme la NASA et ont même participé à la rédaction et la révision des rapports du GIEC.

    RC BD Climatosceptique 4

  4. L’attaque ad hominem
    Ce sophisme consiste à attaquer le messager plutôt que de réfuter le message lui-même. C’est l’arme de prédilection des paresseux intellectuels. Par exemple, insinuer que la personne argumente contre la thèse anthropogénique parce qu’elle est à la solde des grandes pétrolières, comme si parmi ceux de l’autre camp, il n’y en a pas qui s’en sont mis plein les poches soit par subvention gouvernementale ou par les industries vertes (Comme Al Gore qui est devenu des centaines de fois millionnaire depuis son petit film de propagande. C’est payant le catastrophisme, n’est-ce pas?). Il y a des gens qui agissent par intérêt personnel dans les deux camps et ce n’est pas leurs motivations qui comptent, comme pour tous les autres sophismes, seul le poids de leurs arguments décide qui dit vrai et qui dit faux.

     

    Financement du gouvernement américain pour les recherches climatiques
    Financement du gouvernement américain pour les recherches climatiques
    Financement climato-sceptique - Source: Greenpeace
    Financement climato-sceptique – Source: Greenpeace

Bref, on voit souvent les gens de Radio-Canada regarder de haut les stations de radio d’opinion de Québec en les traitant de « radios poubelles » pour ensuite produire des torchons démagogiques de la sorte aux frais des contribuables en plus. En tant que diffuseur d’État, Radio-Canada devrait plutôt garder une certaine réserve et présenter un contenu plus équilibré. Cependant il y a longtemps que j’ai renoncé à l’espoir que ça se produise un jour.

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Errata: Dans une version antérieure de ce texte, j’ai écrit par inadvertance Hermann Goebbels plutôt que Josef Goebbel. Milles excuses pour l’erreur. Elle est maintenant corrigée. Merci à ceux qui me l’ont signalée.

Un défi pour les défenseurs de la rectitude climatique

Par Philippe David

J’ai déjà eu beaucoup de discussions avec des fervents du réchauffisme et tous me disent sans équivoque que non seulement la Terre se réchauffe mais que ce réchauffement s’accélère grâce au CO2 que nous envoyons dans l’atmosphère. Vraiment? Passons sur le fait que les données de température de la NASA et du CRU de Hadley n’indiquent aucun réchauffement appréciable depuis 1997, au XXe siècle, nous avons eu deux phases de réchauffement. Le tracé des anomalies de températures du XXe siècle fait donc un escalier avec une phase de réchauffement dans la première moitié et une autre pendant la seconde moitié de ce siècle. 

Le réchauffement de la première moitié n’est pas attribuable à l’activité humaine parce que nos émissions de CO2 étaient encore relativement minimes . Ce n’est que pendant les trente glorieuses de l’après-guerre que nos émissions de CO2 se sont vraiment accélérées.  Si accélération du réchauffement il y a, c’est donc pendant la seconde moitié qu’on devrait la retrouver, pas vrai? Du moins, c’est ce que nous dit le GIEC.

Sur le site d’Anthony Watts, j’ai trouvé un petit test pour vous. On a découpé le graphique de réchauffement en deux parties et on les a mis côte à côte. Le test est de me dire quelle partie du graphique représente la période de 1895 à 1946 (de cause naturelle) et quelle est celle de  1957 à 2008? Vous avez une chance sur deux d’avoir la bonne réponse. Allez-y!

1895-1946_1957-2008_temperature-compare

Drôlement similaires, vous ne trouvez pas? Voyez-vous une grande différence entre les deux? La pente de la courbe est identique dans les deux segments. Pourtant on ne cesse de me répéter  que dans la dernière moitié du siècle, le réchauffement s’accélère parce qu’il est causé par des émissions de CO2 humaines.  

Avez-vous deviné? Et si je vous donne un indice? Voici les deux segments rassemblés…

Warming 1880-2010

Tout ça pour démontrer que…

  1. Le réchauffement est cyclique
  2. Le dernier cycle de réchauffement n’est pas plus prononcé que le cycle précédent, qui pourtant ne pouvait pas être causé par l’activité humaine. (Et si vous examinez le cycle avant ça, c’est la même chose).

Ce qui semble prouver que…

  1. L’influence de l’homme, s’il y en a une, est minime.
  2. Le réchauffement ne s’accélère pas, mais continue de suivre la même tendance. On peut même s’attendre à ce que ce cycle se répète similairement aux cycles précédents, ce qui explique pourquoi ça ne se réchauffe plus en ce moment.

Maintenant, essayez de me dire vous n’avez pas un petit doute…

PS   Au cas où vous seriez tentés de questionner les sources de données, j’ai obtenu le graphique en faisant une recherche Google des termes « hadcrut global temperature ». En faisant cette recherche, vous obtenez des centaines de graphiques représentant tous la même chose: Les données du Climate Research Unit de Hadley au Royaume-Uni. (Vous savez? celui qui était au beau milieu du scandale du climategate…) Ce graphique n’est donc pas controversé et il est utilisé à qui mieux-mieux autant par les fidèles catastrophistes que les hérétiques sceptiques.