Les p’tits trains électriques

Par Philippe David

Des p’tits trains électriques, cadeau de Philippe Couillard,
Financés par la Caisse pour $5,5 milliards,
Une grande nouvelle, personne ne dit le contraire,
Mais entre Fillion et Taillefer,
C’est passé sous l’radar.

$5,5 milliards n’est pas une modique somme,
Faut croire que les contribuables ont du cash à la tonne,
De payer $82 millions le kilomètre,
Pour que notre P-M satisfasse sa lubie verte.

C’est beaucoup de fric, il va sans dire,
Mais ils ne vous ont pas dit le pire,
Car chaque année pour payer les intérêts,
Il faudra vendre 55 millions de tickets,

Évidemment avec ces sommes coquettes,
Les syndicats feront la fête,
Et un p’tit $10 je vous parie,
Que Laurent Beaudoin aussi,
Travailler si fort pour gagner son pain,
Pour le retrouver dans les poches de Couillard et ses copains.

Si ça leur prend absolument un chemin de fer,
J’ai une petite suggestion à faire,
Ce petit train pas cher, pas cher.

petit-train-electrique-de-noel_19520

Grand merci à Luc Harvey pour l’inspiration.



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4 réflexions au sujet de « Les p’tits trains électriques »

  1. et le prix du billet n’est pas encore connu… il faudra pourtant l’amortir ce p’tit train du Sud… combien de passagers-années?

  2. La Presse 1992

    À trois semaines de l’annonce par le
    ministre des Transports du Québec, Sam
    Elkas,de sa décision sur l’achat des voi-
    tures de Go Transit de Toronto, voilà
    que le Canadien National et AMF se lan-
    cent dans un projet de monorail et de trains.

    C’est à grand renfort de moyens mé-
    diatiques que le CN et AMF ont dévoilé
    hier matin, dans un grand hôtel du cen-
    tre de Montréal, l’ambitieux projet appelé
    Mon Train,au coût de plus de 450millions.

    Le projet Mon Train prévoit la créa-
    tion de deux lignes de monorail, l’une
    pour desservir Brossard, l’autre Laval,
    ainsi que deux lignes de trains vers le
    nord de Montréal et vers la Rive-Sud.
    Ainsi, le monorail relierait Brossard et
    éventuellement l’île-des Soeurs par l’es-
    tacade à la Gare centrale en 15 minutes.
    Celui de Laval partirait de la gare de
    l’autoroute 15,à la gare du Collège (en-
    core à créer). La ligne emprunterait le
    terre-plein séparant les chaussées de
    l’autoroute pour traverser la zone urbai-
    ne de Laval. Cela représenterait des
    coûts globaux de 400 millions.

    Fausto Lévy, pdg d’AMF prévoit qu’à
    elle seule cette ligne devrait accueillir
    8000voyageurs à l’heure en période de
    pointe.
    Quant aux trains, qui feraient la jonc-
    tion avec le monorail, ils assureraient,
    trois fois le matin et le soir, la liaison,
    l’un, entre Saint-Lambert et Saint-Bruno
    en 20 minutes, l’autre entre Montréal et
    Repentigny en 40 minutes. Ce projet de
    trains représenterait des coûts estimés à
    70 millions: 22 millions pour la Rive-Sud
    et 48 millions pour la partie nord. Il y
    aurait une gare à la rencontre des
    autoroutes 13 et 15. Rappelons que le
    Canadien Pacifique a présenté en février
    au ministre Sam Elkas un projet d’environ
    100 millions pour des trains de banlieue
    sur les voies existantes, dont Montréal-Saint-Jérôme,
    devant entrer en fonction en septembre
    1993. AMF est une entreprise comptant
    1800 employés, chargée de la réfection
    des voitures du métro de Montréal et la
    modernisation de celles du Transconti-
    nental du CN. Son pdg, Fausto Lévy,
    considère que le monorail est «une solu-
    tion de choix et surtout de rechange éco-
    nomique». Non seulement le système est
    entièrement automatisé par ordinateur,
    mais il est très sécuritaire. «La voie elle-même
    est de faible en-combrement dans la ville, ajoute-t-il,
    avec des piliers de 60 cm sur 25 cm, elle
    ne risque pas de détruire l’environne-
    ment.» Mais le gros avantage du projet
    CN-AMF serait d’endiguer la congestion
    quotidienne du réseau routier et de ré-
    duire la pollution. Le projet permettrait
    aussi de maintenir 2000 emplois dont 400
    pour AMF et le reste grâce à des
    achats auprès de fournisseurs et à des
    ventes du produit à l’étranger.
    Au bureau du ministre, l’attachée de
    presse, Andrée-Anne Paine, a précisé
    que Sam Elkas avait rencontré «très ra-
    pidement» M. Lévy la semaine dernière. «Nous sommes
    contents que beaucoup de gens s’intéressent à ce projet de trains
    de banlieue. C’est dans notre ligne de
    pensée, a-t-elle expliqué. M. Elkas a de-
    mandé du temps pour analyser le projet,
    a expliqué Mme Paine. Il attend notam-
    ment des détails sur les coûts.»
    Pour sa part, le directeur régional du
    Service des trains de banlieue du Cana-
    dien Pacifique, Raymond O’Meara,s’est
    dit «très surpris et en même temps très
    déçu» de cette annonce. « Il est très malheureux
    qu’on n’en reste pas à des projets plus réalistes,
    a-t-il précisé hier à La Presse.11 me semble
    qu’on devrait commencer par utiliser les
    infrastructures déjà existantes. Nous étions bien
    partis avec un projet réaliste notamment au nord de Montréal,
    a-t-il ajouté. Avec son projet de monorail, le
    CP vient davantage brouiller les cartes.»
    M. O’Meara déplore le fait que les
    deux entreprises de chemin de fer, qui
    étaient en discussions depuis deux mois
    et demi pour présenter un projet com-
    mun, n’aient pu en arriver à une entente.
    À son avis les deux projets de monorail
    et de trains ne sont pas complémentai-
    res.Il croit qu’on devrait s’en tenir aux
    infrastructures existantes. Enfin, tout ce
    qu’espère M. O’Meara, c’est que le minis-
    tre du Transport du Québec se prononce
    le 21 décembre sur l’achat des 80 voitures de
    Go Transit au coût de 4,9 millions..

    De son côté, Guy Chartrand, président
    de Transport 2000, trouve dommage,
    l’absence de concertation entre le CN et
    le CP. Il s’étonne d’autant plus de l’intention du
    CN de faire revivre les trains
    de banlieue, qu’en 1980 Transport 2000
    a dû en appeler, mais en vain, devant la
    Cour fédérale pour empêcher le CN
    d’abolir le service de trains Montréal-
    Farnham et Montréal-Sainte-Thérèse. Et
    en 1988 le CN avait aboli la ligne Mont-
    réal-Saint-Hilaire. Selon lui, il
    s’agit d’un projet qui a été préparé en catastro-
    phe pour contrecarrer celui du CP.

    À son avis, il est évident qu’avec son
    projet, le CN ne cherche qu’à se faire va-
    loir auprès du gouvernement «pour ré-
    colter la manne». Et Chartrand de conclure: «Au CN on
    ne veut pas rater le train. On arrive avec
    un projet pour supplanter celui du CP.
    Que le ministère des Transports embar-
    que dans le réseau de trains de banlieue,
    le projet du monorail, on verra ensuite

  3. Avez-vous déjà vu un projet de transport en commun rentable ???

    Encore les amis de Bombardier à graisser.

    Après la cimenterie de Port-Daniel où le gouvernement s’est commis pour un demi milliard et dont le chantier est contrôlé par même FTQ et ses travailleurs qui ont coulé la Gaspésia. J’ai des infos comme quoi, le chantier est une vraie tour de Babel et manque de $$$.

    Par la suite le gouvernement a sauvé le C-Séries et maintenant on va sauver la division trains dont le siège social est en Allemagne.

    Wow, après avoir payé plus cher pour les wagons de métro qui ont été livrés en retard et qui ne pouvaient être installée car trop gros pour les couloirs de métro.

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