Robotisation et hausses de prix – Wendy’s réagit au salaire minimum à $15

Par Philippe David

Comme je l’avais expliqué dans un de mes récents billets, les hausses abruptes du salaire minimum ne sont pas sans conséquences et malheureusement, ce sont les plus vulnérables qui écopent.Nous commençons à pouvoir observer ces conséquences dans les états américains qui ont augmenté leur salaire minimum. Le Washington Times rapportait hier que la chaîne de restauration rapide Wendy’s a annoncé l’installation de guichets de commande automatisés dans 6000 de leurs restaurants.

L’article mentionne aussi que certains franchisés de la chaîne ont également commencé à hausser leurs prix pour compenser la hausse du salaire minimum. On s’attend à ce que d’autres chaînes comme McDonalds et Burger King leur emboîte le pas. Dans les faits, je sais que même au Canada, McDonalds a déjà commencé à installer ce genre de guichets dans leurs restaurants. On pourrait certainement s’attendre à une accélération de ces installations si jamais le salaire minimum augmentait à $15/heure ici aussi.

La décision de Wendy’s n’est  d’ailleurs pas les premiers effets observés aux États-Unis, il y  a un peu plus d’un an, le magazine Forbes rapportait une augmentation des fermetures de restaurants dans la ville de Seattle, qui fût la première à imposer le salaire minimum de $15.

Il ne fallait pas être grand clerc pour prédire les effets qu’une hausse trop grande du salaire minimum apporterait et ça n’a rien d’idéologique non-plus. Ces effets ont été documentées en long et en large comme est en train de le démontrer Vincent Geloso dans une série de billets au Journal de Montréal. La littérature économique est très extensive à ce sujet. Mais évidemment, nous pouvons toujours compter sur des politiciens populistes et des think tank financés par les syndicats pour tenter de vous faire  croire qu’ils peuvent hausser le salaire minimum comme ils veulent sans aucune répercussion. Vous n’avez qu’à observer les américains se casser la gueule avec pour constater que c’est faux.



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11 réflexions au sujet de « Robotisation et hausses de prix – Wendy’s réagit au salaire minimum à $15 »

  1. Le salaire minimum est un concept liberticide parce qu’il représente un frein à la création d’emplois en plus de faire monter artificiellement le prix de produits vendus dans l’ensemble du commerce de détail. Je préfère une approche favorisant les consommateurs plutôt qu’un groupuscule de travailleurs. Le salaire minimum, particulièrement à. $15, défavorise la consommation et tous les acteurs de l’économie y perdent au bout de la chaîne: les détaillants comme les consommateurs.

  2. J’aime bien lire des commentaires qui suggèrent à mots à peine voilés que pour justifier notre « droit de consommer au prix le plus bas », il est bien de garder une classe de moins bien nantis, une classe de pauvre à 10$ l’heure. Vive l’économie! On est encore prêt à sacrifier le pauvre sur l’autel de la richesse individuelle!

      • 58% des travailleurs au salaire minimum sont âgés de 15-24 ans et 85% d’entre eux vivent avec leurs parents ou un autre membre de leur famille.
      • 54% ont un diplôme du secondaire ou moins
      • 58% sont des travailleurs à temps partiel
      • 88% des travailleurs au salaire minimum ne font pas partie d’une famille à faible revenu.
      • Seulement 2% sont des familles monoparentales avec des jeunes enfants.

      Contrairement à ce qu’on peut croire, peu de familles à faible revenu au Canada dépendent du salaire minimum.

      En revanche, le salaire minimum crée une sous-classe permanente de personnes non-employables qui elles, demeurent dans un cycle de pauvreté perpétuelle. Hausser le salaire minimum ne fait qu’augmenter leurs rangs.

    1. Le salaire minimum crée le chômage. Les chomeurs sont pas pauvres peut être ? Le travail même précaire est bien plus préférable au chomage. Car le travail permet à quelqu’un d’améliorer sa condition sociale. Contrairement au chomage qui transforme les pauvres en assistés.
      Vive la gauche prêt à sacrifier les pauvres sur l’autel de l’idéologie et de la stupidité
      Il est vrai que la gauche ‘na aucune intérêt à permettre aux pauvres de s’enrichir. Son but s’est de transformer les pauvres en asisstés (pour avoir des électeurs)

  3. « Le salaire minimum crée le chômage », vieille idée qui s’appuie sur le néo-libéralisme ! Laisser aller le marché et il va s’équilibrer tout seul… Tout pour moi et rien pour les autres : la fin justifie les moyens. Est-ce que j’ai parlé contre le fait de travailler ? Est-ce que j’ai dit qu’il était mal d’améliorer sa condition sociale ? Justement, travailler à 15$ de l’heure, c’est l’améliorer, sa condition ! Et vous, mon cher Arnaud, ne croyez-vous pas qu’il est aussi « idéologique et stupide » de croire que prendre soin de celui qui en arrache signifie le transformer en assisté ? Wow!

    1. «Justement, travailler à 15$ de l’heure, c’est l’améliorer, sa condition ! Et vous, mon cher Arnaud, ne croyez-vous pas qu’il est aussi « idéologique et stupide » de croire que prendre soin de celui qui en arrache signifie le transformer en assisté ? Wow!»

      Si le prix de vos céréales préférées augmentait de 40% du jour au lendemain, continuerez-vous à en acheter autant? Allez-vous peut-être opter pour la marque générique du supermarché qui coûte moins cher au lieu de la grande marque? Si vous modifiez votre comportement de consommation pour une hausse abrupte de prix de quelque chose aussi banal que des céréales, pourquoi est-ce que ce serait déraisonnable pour une entreprise d’employer moins de main d’œuvre ou de trouver un substitut (par exemple, la robotisation) si soudainement le coût de la main d’œuvre augmente de 40%? Ça n’a rien à voir avec une quelconque idéologie et tout à voir avec des êtres humains normaux qui réagissent à un changement de conditions.

      Si les entreprises réagissent en diminuant leurs embauches, en faisant des mises à pied ou en remplaçant certains de leurs employés par des guichets automatiques, qu’arrivera-t-il à ces travailleurs? Seront-ils mieux ou plus mal en point? Est-ce pire de gagner $10.75 ou $0? Est-ce que ce sera plus facile ou plus difficile à des gens sans éducation et avec une expérience minime de trouver un autre emploi quand il y a moins d’emplois disponibles pour la main d’œuvre moins qualifiée? Comment ceux qui n’ont pas d’expérience vont en acquérir s’ils ne peuvent pas trouver un emploi?

      1. Et pourquoi le fait de voir haussé le salaire minimum à 15$ ferait en sorte que nécessairement mes céréales monterait de 40% ? Ce n’est pas obligatoirement cause à effet! C’est pas pcq Wendy’s à mis des machines pour commander (qui, en passant, ne sont pas nouvelles sur le marché ) que c’est nécessairement une réponse à l’augmentation du salaire minimum ! C’est pas d’aujourd’hui qu’on coupe dans les services dans le but  » d’optimiser  » les rendements… Regardez les « pauvres  » banques prêtes à saigner à blanc les épargnants seulement dans le but de faire plaisir à leurs actionnaires… ils augmentent leurs tarifs pour faire de l’argent, pas pcq le salaire minimum ne cesse d’augmenter ! Je crois qu’il ne faut pas voir tout en noir…

        1. «Et pourquoi le fait de voir haussé le salaire minimum à 15$ ferait en sorte que nécessairement mes céréales monterait de 40% ?»

          Faire passer le salaire minimum de $10,75 à $15 représente une hausse de 40%. Je ne disais pas que ça va faire hausser le prix de vos céréales de 40%, je vous demandais d’imaginer que quelque chose que vous achetez fréquemment (peu importe ce que c’est) augmente d’autant d’un seul coup (peu importe pour quelle raison). Imaginez que le prix du bœuf augmente de 40% soudainement parce qu’une épidémie de vache folle a décimé les troupeaux. Supposons aussi que vous êtes un gros mangeur de steaks. Pensez-vous que vous allez acheter plus ou moins de bœuf? Allez-vous varier votre menu et introduire plus de poulet ou de poisson ou de porc parce que ces viandes sont moins chères et que votre budget est limité? Bref allez-vous en tant que consommateur, modifier votre comportement à cause de la hausse de prix? C’est ce que les gens font tous les jours à l’épicerie. Ils surveillent les soldes. Ils achètent plus des produits qui sont en soldes, moins des items à prix régulier, et encore moins des produits qui augmentent. Si le prix du bœuf augmente, ils achèteront un substitut comme du poulet et ils attendront qu’il y ait un spécial sur les biftecks pour en acheter. Comprenez-vous? L’économie c’est ça. C’est des millions de consommateurs qui prennent de petites décisions basées sur les différents prix des produits qu’ils achètent à tous les jours pour maximiser leur bien-être et leur intérêt personnel.

          Revenons au salaire minimum. Les entreprises sont aussi des consommateurs, tout comme vous. Dans leur cas, lis consomment des choses comme de la machinerie, des matières premières et de la main d’œuvre. Ils utilisent tout ça dans le but premier d’offrir aux consommateurs un produit qu’ils désirent à un prix que la majorité d’entre eux voudront payer. Si elles font bien leur travail, elle seront récompensées par un profit, sinon elles feront une perte. Bien souvent la ligne entre le profit et la perte est bien plus mince que vous ne l’imaginez à cause de la concurrence. Dans la restauration, par exemple, la marge de profits n’est que de 4%. Ce n’est pas énorme. Je ne m’attend pas à ce que vous pleuriez sur leur sort, juste que vous compreniez les contraintes auxquelles elles peuvent faire face. Leur budget est limité aussi et ils doivent l’étirer au maximum. Maintenant, si vous augmentez leur coûts de main d’œuvre de 40% (normalement pour une entreprise, une augmentation de 3-4% dans une année c’est gros), ne croyez-vous pas qu’elles vont modifier leur comportement vis-à-vis leur consommation de main d’œuvre et chercher des moyens de minimiser l’impact de cette augmentation? Essayez de vous mettre dans les souliers du patron un moment. Que feriez-vous?

          1. Savez-vous, je suis content d’avoir été sur votre site! C’est un ami « de droite  » qui m’a référé à votre blogue . Ça m’a permis de découvrir le  » libertarianisme  » et le « minarchisme » ! J’ai pu aussi découvrir quelqu’un qui défend ses opinions jusqu’au bout et qui a une belle plume! Ça fait changement des radio-poubelles qui ne font que chialer sans avoir d’arguments!

            Ceci dit, pour ce qui est du boeuf, pensez-vous qu’à 10$/h, vous avez les moyens de vous en acheter ? Croyez-vous que c’est la dernière hausse du salaire minimum qui a fait bondir le prix? Ça sera encore et toujours la même chose : c’est pour faire de l’argent! La hausse du prix des céréales, la hausse du prix de la moulée, la hausse de l’essence, du transport, du couteau de boucherie… Pourquoi est-ce nécessairement la hausse du salaire minimum qui va faire monter les prix? Je crois que c’est toujours l’appât du gain qui fait monter, d’abord et avant tout, les prix à la consommation (en passant, j’ai des connaissances qui sont en restauration et qui y restent parce qu’ils font de l’argent… Oui, ils travaillent fort et de longues heures, mais c’est parce que c’est payant… parce que ça ferait longtemps qu’ils auraient plier bagages…). Pour ce qui est des soldes, ce n’est pas d’hier qu’on les recherche…. et pour ma part, c’est pas toujours le prix qui justifie mes achats. Et les gens n’achètent pas toujours en rabais « pour maximiser leur bien-être et leur intérêt personnel « .

            Vous savez l’idéologie libertarienne ne sauvera pas le monde : elle est d’ailleurs aussi critiquée : liberté faussée par l’argent, utopie irréalisable (comparée au communisme « à l’envers »), en faveur d’une société permissive, peu d’ingérence de l’état (où pas du tout ). Bref, en misant tout sur les libertés individuelles, on passe à côté du bien-être collectif. Et c’est dans cette mouvance que se sont créés les Gouvernements. Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’exagération, de mauvaise gérance ou de gaspillage des fonds publics (je suis aussi en colère que vous à ce sujet), mais s’il fallait laisser à l’humain la liberté totale de faire ce qu’il veut sans contraintes, ça serait le chaos et la loi du plus fort… Ça serait le capitalisme sauvage… La loi du marché ne s’applique pas à l’humain. Les fonctions de l’État doivent être révisées, corrigées pour être adaptées à 2016. Je suis d’accord ! Cependant, de poser la liberté individuelle comme valeur suprême et fin en soi, comme solution aux problèmes d’aujourd’hui, c’est presque de la folie.

            En vous lisant, je remarque que vous recherchez une forme de liberté qui se rapporte toujours à l’argent (oui, oui, je sais… vous êtes adepte du  » libertarianisme « ). Savez-vous que l’argent est un bien pauvre maître ? Oui, c’est un excellent moyen, mais en même temps, l’amour de l’argent ne fera que vous exciter à en avoir plus!

            J’ai aimé vous lire et discuter avec vous! Je vous souhaite bonne chance dans votre « entreprise ». ?

          2. Merci beaucoup des compliments M. Prémont. Je suis content que vous appréciez mes textes et la discussion.

            Ceci étant dit, je crois que vous n’avez pas tout à fait compris mon propos.

            «Ceci dit, pour ce qui est du boeuf, pensez-vous qu’à 10$/h, vous avez les moyens de vous en acheter ? Croyez-vous que c’est la dernière hausse du salaire minimum qui a fait bondir le prix? Ça sera encore et toujours la même chose : c’est pour faire de l’argent! La hausse du prix des céréales, la hausse du prix de la moulée, la hausse de l’essence, du transport, du couteau de boucherie… Pourquoi est-ce nécessairement la hausse du salaire minimum qui va faire monter les prix? »

            Ce n’est pas du tout ce dont je parle. Je n’argumente pas du tout le fait que le salaire minimum cause une inflation des prix, ce que je suggère est qu’une hausse brutale du prix d’un bien ou d’un service force le consommateur à changer ses habitudes de consommation. De la même façon, une hausse brutale du salaire minimum force l’employeur à modifier ses habitudes d’embauche. Par là j’essayais de démontrer pourquoi cette hausse du salaire minimum va causer une augmentation du chômage. Je vous suggère de lire le texte que je viens tout juste de publier ou j’approfondis sur le sujet. Probablement qu’il vous éclairera davantage. L’autre point c’est que ceux qui gagnent le salaire minimum pour la plus grande part, ne sont pas des «pauvres» et ne dépendent pas de ce salaire pour vivre. Les vrais pauvres vivent de l’aide sociale. Non seulement la hausse du salaire minimum ne les aide-t-elle pas, mais elle leur nuit en réduisant leurs opportunités de trouver un emploi. Le salaire minimum n’est pas un salaire duquel on est sensé vivre, c’est un salaire pour ceux qui débutent sur le marché du travail et qui ont besoin de trouver un emploi qui leur permet d’acquérir de l’expérience. Dans mon nouveau texte, je démontre les défis auxquels les petites et moyennes entreprises font face et les ressources limitées dont elles disposent. Un propriétaire de PME sur trois ne fait que $33 000/année. Considérant qu’ils font régulièrement 50 ou 60 heures par semaine, leur taux horaire tombe très près du salaire minimum actuel. Ils ne font même pas $15/heure eux-même. Ils ne roulent pas sur l’or nécessairement. Or comment peuvent-ils offrir plus d’opportunités d’emploi s’ils n’ont même pas les moyens de conserver leurs employés actuels? $10,75 c’est peu, mais c’est mieux que $0.

            «Vous savez l’idéologie libertarienne ne sauvera pas le monde : elle est d’ailleurs aussi critiquée : liberté faussée par l’argent, utopie irréalisable (comparée au communisme « à l’envers »), en faveur d’une société permissive, peu d’ingérence de l’état (où pas du tout ). Bref, en misant tout sur les libertés individuelles, on passe à côté du bien-être collectif. Et c’est dans cette mouvance que se sont créés les Gouvernements. Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’exagération, de mauvaise gérance ou de gaspillage des fonds publics (je suis aussi en colère que vous à ce sujet), mais s’il fallait laisser à l’humain la liberté totale de faire ce qu’il veut sans contraintes, ça serait le chaos et la loi du plus fort… Ça serait le capitalisme sauvage… »

            Vous savez, il y a beaucoup de faussetés qui sont véhiculées autant sur le libertarianisme que sur le capitalisme. La plupart de ces faussetés sont véhiculées par le gouvernement lui-même et les médias. Comme vous pouvez l’imaginer, les gouvernements de ce monde ont tout intérêt à vouloir étouffer une idéologie qui suggère que les gens pourraient se passer d’eux. Je vous encourage donc à lire plus sur le sujet et vous faire votre propre idée. Les deux premières choses que vous devriez examiner sont le fait que contrairement à ce que vous pouvez croire, notre système économique n’est pas du capitalisme (même pas du capitalisme régulé), mais du corporatisme. Le second est que le libertarianisme est à propos de l’argent. L’argent n’a absolument rien à y voir. Le libertarianisme est à propos de l’utilisation légitime de la violence et de la coercition. Nous croyons que l’utilisation de la violence et de la coercition est illégitime et immorale sauf en cas de légitime défense. Puisque l’état est l’institutionnalisation de la violence dans une société, nous le considérons comme une institution immorale. Nous préférons une société qui se base sur la coopération volontaire plutôt que la violence institutionnalisée. En apprenant plus, vous viendrez peut-être à réaliser que ce n’est pas aussi utopique que vous ne le croyez. Le capitalisme «sauvage» n’est en réalité que vous et moi, une poignée de main et un contrat qui nous donne à tous deux ce qu’on désire. Il ne nécessite pas vraiment plus de règles qu’il ne faut pour protéger la propriété et faire respecter les contrats. Le reste des soi-disant «règles» que nous avons présentement servent surtout à favoriser les uns aux dépens des autres. Je ne pourrais tout vous expliquer d’un coup, mais suffise de dire que la nécessité d’avoir un état est loin d’être prouvée et le chaos qui supposément résulterait de son absence n’est que spéculation. L’anarchie, la vraie, signifie une absence de chefs, pas une absence de règles. L’état n’est pas l’ordre contre le chaos, mais plutôt le chaos organisé. Vous n’avez qu’à examiner toutes les tueries dont cette institution a été coupable à travers l’Histoire pour le constater. L’état n’est pas là pour empêcher la domination et l’exploitation de l’homme par l’homme, il est là pour l’organiser et la contrôler.

          3. C’est votre opinion et je la respecte! Par contre, ce n’est pas la mienne! Vous avez « la foi » en cette idéologie, mais elle n’est pas meilleure que celle déjà en place… sinon elle serait déjà déployée ! Bonne chance dans votre croisade !

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