Ce qu’aucun média ne vous dira au sujet des fusillades

Par Philippe David

Tragiquement, le weekend dernier, une autre fusillade a coûté la vie à 50 personnes et blessé une autre cinquantaine à Orlando en Floride. Ce genre d’évènement est certainement déplorable. Mes pensées sont naturellement pour les familles et amis des victimes qui ont été fauchées dans la fleur de l’âge. Après un tel évènement, il va de soit que les médias s’emparent de la nouvelle. De telles tragédies sont bonnes pour la circulation des journaux et les côtes d’écoute et les clics sur le web. Bien sûr, il est aussi naturel de chercher à trouver un sens dans une situation qui n’en a pas. Qui était ce tueur? Était-il un terroriste islamiste en quête d’un coup d’éclat au nom d’Allah? Un homosexuel refoulé qui exprimait son malaise envers sa propre sexualité? Un peu des deux? Toujours est-il qu’il a téléphoné au 911 pour leur dire qu’il agissait au nom de l’EI et que son choix de cible démontre qu’il avait un gros problème avec l’homosexualité. Mais ce n’est pas vraiment de ça que je veux vous parler.

Alors que les politiciens et leurs caniches des médias s’empressent de vous dire de ne pas faire d’amalgames envers les musulmans (et ce ne sont certainement pas tous les musulmans qui sont d’accord avec le geste d’Omar Mateen),  ils ne ratent jamais une occasion de blâmer les armes à feu. Chaque fois on propose diverses mesures pour accroître le contrôle des armes, car croit-on, ce serait un problème majeur aux États-Unis et il y a beaucoup trop d’armes à feu en circulation. Comme les politiciens doivent absolument être vus en train de faire quelque chose, même si c’est n’importe quoi, ils vont tenter de jouer sur vos émotions pour tenter de vous convaincre de rehausser les restrictions. Ils essaieront de vous convaincre qu’il y a urgence d’agir, sinon les choses ne feront qu’empirer.  Tremblez-vous dans vos bobettes? Vivez-vous dans la terreur que vous serez parmi les prochains qui seront mitraillés quand vous aurez le malheur de sortir de votre maison? C’est ce qu’ils veulent! Ils veulent que vous soyez terrorisés à ce point que vous soyez prêts à vous mettre à genoux pour les supplier de faire quelque chose pour assurer votre sécurité.  Et ils feront de leur mieux, vous savez, de donner l’apparence de vouloir vous protéger, mais il y a ces méchants de la NRA qui ne cessent de faire du lobbying pour les en empêcher et ce maudit second amendement aussi! Si seulement on pouvait s’en débarrasser!

Naturellement, les corps n’auront pas eu le temps de refroidir quand ils commenceront à faire tourner leur cassette. Il faut battre le fer quand il est chaud, alors il faut qu’ils passent leur message pendant que vous claquez des dents, que vous vous rongez les ongles et que vous faites dans votre froc.

Non, il n’y a pas des centaines de tueries de masse à chaque année aux États-Unis

Les tueries de masse font toujours la une des journaux et la première des nouvelles télévisées. Dans la profession journalistique, ils disent souvent «If it bleeds, it leads.» (Si ça saigne, ça mène). Malgré que ce soit une tragédie, il y a toujours cette fascination morbide. Cependant, il y a des médias qui aiment verser dans le sensationnalisme et qui rapportent qu’il y a des centaines de tueries de masse à chaque année aux États-Unis. Si ça vous semble ridiculement haut, c’est parce que ça l’est. Dans la réalité le nombre de tueries de masse est plus comme entre une et cinq dans une même année et le nombre de victimes compte pour moins de 1% de tous les homicides. Je suis d’accord avec vous si vous dites que c’est déjà trop, mais si vous voulez vraiment établir une politique publique efficace pour réduire le nombre d’homicides par armes à feu, ce n’est pas en vous attardant aux homicides les plus marginaux, aussi spectaculaires soient-ils, vous vous allez y arriver.

Non, les États-Unis n’ont pas le taux d’homicides le plus élevé parmi les pays développés.

Un autre exemple d’enflure verbale est lorsqu’un média rapporte de les États-Unis ont le taux d’homicides le plus élevé de tous les pays développés. Tout d’abord, c’est quoi la définition d’un «pays développé»? Juste les pays d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord? Les pays membres de l’OCDE? Il y a énormément de «cherry picking» de la part des anti-armes là-dessus. Généralement, ils prennent ceux avec les taux d’homicides les plus bas et évitent ceux qui, malgré qu’on puisse les considérer objectivement comme développés. Prenons l’appartenance à l’OCDE comme critère, par exemple…

homicides OCDE

Ah zut! Le Mexique et l’Estonie ont des taux d’homicides plus élevés! Y a-t-il une mesure plus objective? Pourquoi pas l’Indice de Développement Humain (IDH)? N’est-ce pas là comment l’ONU détermine le niveau de développement d’un pays? Puisque le Mexique est suffisamment développé pour l’OCDE, je suis allé trouver son IDH qui est 0,756 et pour prendre un beau chiffre rond, j’ai choisi tous les pays avec un IDH de 0.750 et plus et j’ai comparé leurs taux d’homicides. Ça nous donne les 78 pays les plus développés au monde selon une mesure objective.

homicides IDH +750

Tiens, il y a beaucoup plus de pays avec un taux d’homicide plus élevé que les États-Unis maintenant. Quoi, vous voulez me dire que la Russie n’est pas un pays développé? Ou l’Argentine? Ou le Venezuela, dont Joseph Stiglitz lui-même faisait l’éloge il y a quelques années?

Le taux d’homicides a beau être élevé aux États-Unis, mais le plus élevé de tous les pays développés? Non, désolé!

Le taux d’homicides américain est à son plus bas depuis 1963

Eh oui! Je suis certain que vous n’en aviez aucune idée, mais le taux d’homicides américain est constamment en baisse depuis 1993 et il est maintenant à sont plus bas en plus de 50 ans. Vous ne verrez certainement pas ça dans les médias Québécois.

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Tout ça alors qu’il se vend de plus en plus d’armes aux États-Unis.

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Est-ce que plus d’armes donnent plus de crimes? Apparemment, rien n’est moins sûr. Est-ce qu’il y a un problème de crime aux États-Unis? Absolument! Est-ce que ce problème est aussi grave que les Obama, Clinton, etc. ou les médias le prétendent? Loin de là! Chose certaine, restreindre encore plus la possession d’armes à feu n’est pas la solution.

 
Ajout:

Oh, et en passant, Orlando n’est pas le pire massacre de l’histoire des États-Unis

À Wounded Knee, le gouvernement américain a massacré plus de 300 Sioux (hommes, femmes et enfants) désarmés. Mais c’est le gouvernement, alors chuuuut! Ça ne compte pas.

Ajout 2:

Certains critiques me font remarquer que je fais des comparaisons avec des pays trop pauvres. Je ne vois pas pourquoi, si le Mexique est assez «riche» pour faire partie de l’OCDE, des pays avec un IDH semblables ne pourraient pas être inclus. Il y a plus au niveau de développement d’un pays que la simple richesse économique. Mais soit! Prenons un pays qui est vraiment comparable aux États-Unis au niveau économique, la Russie (dont les américains dépendent encore pour faire du taxi à la station spatiale internationale) et éliminons tous les IDH plus petits. Nous nous retrouvons donc avec le top 50 en termes de développement humain. Voyons ce que ça donne.

homicides IDH +798

Pas de chance! Il y a encore au moins 5 pays pires que les États-Unis et un qui est à un pied d’égalité, même si on a éliminé les petites républiques bananières. Donc il faut bel et bien faire du «cherry-picking» arbitraire pour arriver à la conclusion que les États-Unis sont pires que tous les pays développés en termes d’homicides. C’est tout simplement faux si vous basez votre échantillon sur une mesure objective.

Ajout 2:

On m’a défié de faire un graphique avec les pays du G20. Eh bien voilà!

homicides G20

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12 réflexions au sujet de « Ce qu’aucun média ne vous dira au sujet des fusillades »

  1. Vous avez raison. Tous les pays des Caraïbes et d’Amérique centrale ont un taux d’homicide bien plus élevé que les USA.

  2. Il faut premièrement faire attention. Refuser de considérer tout acte où un tireur fait feu à de multiple reprises sur des gens sans réussir à en tuer au minimum 3 n’est pas considéré comme un « mass shooting » dans votre argumentaire. C’est votre choix d’utiliser ça comme définition, et je ne la critique pas nécessairement. Je crois toutefois qu’il est malhonnête de passer totalement sous silence les autres tueries et les autres fusillades moins mortelles, compte tenu qu’elles sont assurément pertinentes dans la discussion.

    Ensuite, quel est le rapport entre le « taux d’homicides » et votre sujet principal? En quoi les homicides par empoisonnement, attaques au couteau, strangulation et autres sont-ils pertinents ici? Vous diluez clairement les statistiques liées aux armes à feu à travers d’autres chiffres non-reliés.

    Peut-être serait-il plus pertinent de s’attarder aux morts par armes à feu par tranche de 100 000 habitants? Cela serait clairement plus pertinent pour la problématique actuelle. Les armes à feu potentialisent les tueries de masse, la violence conjugale, les suicides et les homicides liés au crime. Sans nécessairement hausser le taux de crime, les armes à feu rendent les conséquences de ces actes plus importantes.

    Comme quoi le cherry picking semble se faire des deux côtés de la médaille…

    1. Il faut premièrement faire attention. Refuser de considérer tout acte où un tireur fait feu à de multiple reprises sur des gens sans réussir à en tuer au minimum 3 n’est pas considéré comme un « mass shooting » dans votre argumentaire. C’est votre choix d’utiliser ça comme définition, et je ne la critique pas nécessairement. Je crois toutefois qu’il est malhonnête de passer totalement sous silence les autres tueries et les autres fusillades moins mortelles, compte tenu qu’elles sont assurément pertinentes dans la discussion.

      Bien sûr, parce que c’est bien plus rigoureux de redéfinir le «meurtre de masse» pour inclure des évènements qui n’ont aucun mort. Par définition, un meurtre de masse doit comporter plusieurs meurtres et déjà, 3 morts pourrait inclure des règlements de comptes entre gangs de rue ou mafiosos qui n’ont absolument rien à voir avec des évènements comme Aurora, Columbine ou Orlando. Les anti-gun sont bien contents d’utiliser une définition plus restrictive quand il s’agit de déclarer qu’aucun citoyen armé n’a jamais arrêté une tuerie de masse puisque, évidemment, une tuerie de masse avortée ne rencontre probablement plus les critères de la définition d’une tuerie de masse.

      Ensuite, quel est le rapport entre le « taux d’homicides » et votre sujet principal? En quoi les homicides par empoisonnement, attaques au couteau, strangulation et autres sont-ils pertinents ici? Vous diluez clairement les statistiques liées aux armes à feu à travers d’autres chiffres non-reliés.

      Peut-être serait-il plus pertinent de s’attarder aux morts par armes à feu par tranche de 100 000 habitants?

      Parce que les jeux de données de l’OCDE et de l’ONU que j’ai trouvés ne détaillaient pas les types d’homicides et que je dois comparer des pommes avec des pommes. Il y a aussi que même si les restrictions d’armes vont diminuer le nombre d’homicides par arme à feu, c’est également vrai qu’en revanche tous les autres types de meurtres augmentent jusqu’à un certain point. Alors comparer seulement les homicides par armes à feu ne dit pas tout non-plus. D’ailleurs, le taux d’homicides par arme à feu est également à son plus bas depuis plus de 50 ans.

      1. Et, puisqu’on parle de contrôle des armes à feu, est-ce que se limiter aux tueries de masse est pertinent? C’était ça, mon point. Afin d’effectuer une analyse rationnelle des meurtres par fusillades, je ne vois pas l’intérêt d’éliminer celles où 2 personnes ou moins sont mortes, considérant qu’elles constituent une grande majorité des morts par arme à feu aux USA. De plus, le sujet initial était les « fusillades ». Vous avez subtilement changé le sujet en cherry-pickant les « tueries de masse ». Normal que vous observez une dichotomie dans les données. Les fusillades de masse sont considérées comme tel lorsque 4 personnes ou plus sont touchées par des tirs d’arme à feu. Dans ces circonstances, on parle bel et bien de plus de 1000 fusillades de masse aux USA l’an dernier. Si on s’attarde aux fusillades de masse dans lesquelles 3 personnes au moins sont mortes, on arrive à ~5 par an. Ces deux données sont pertinentes, et n’entrent pas en contradiction, contrairement à ce que vous écrivez.

        Je tiens aussi à vous rappeler que vous avez vous-même écrit que les homicides lors des tueries de masse correspondent à 1% des homicides au total. Ainsi, utiliser les homicides par 100 000 habitants pour faire un point par rapport aux tueries de masse me paraît évidemment farfelu. On pourrait tripler les morts par tuerie de masse à chaque année que l’effet sur les homicides par 100 000 habitants serait négligeable. Pourtant, on aurait quand bien même une hausse de 300%! Bref, utiliser cette statistique dans un argumentaire contre le contrôle des armes à feu est totalement illogique.

        1. Et, puisqu’on parle de contrôle des armes à feu, est-ce que se limiter aux tueries de masse est pertinent? C’était ça, mon point. Afin d’effectuer une analyse rationnelle des meurtres par fusillades, je ne vois pas l’intérêt d’éliminer celles où 2 personnes ou moins sont

          mortes, considérant qu’elles constituent une grande majorité des morts par arme à feu aux USA. De plus, le sujet initial était les « fusillades ». Vous avez subtilement changé le sujet en cherry-pickant les « tueries de masse ». Normal que vous observez une dichotomie dans les données. Les fusillades de masse sont considérées comme tel lorsque 4 personnes ou plus sont touchées par des tirs d’arme à feu. Dans ces circonstances, on parle bel et bien de plus de 1000 fusillades de masse aux USA l’an dernier. Si on s’attarde aux fusillades de masse dans lesquelles 3 personnes au moins sont mortes, on arrive à ~5 par an. Ces deux données sont pertinentes, et n’entrent pas en contradiction, contrairement à ce que vous écrivez

          Quand vous parlez de tueries de masse les gens un évènement comme Aurora ou Orlando ou l’école polytechnique. C’est une fusillade publique, généralement avec beaucoup de morts et de blessés. Pour que ce soit une tuerie, il faut qu’il y ait des morts. Pour que le qualificatif «de masse» soit ajouté, ça implique forcément que c’est plus que 1 ou 2. C’est la définition que fait le FBI. Si vous n’êtes pas satisfait, allez en débattre avec eux. De vouloir élargir la définition simplement pour gonfler les chiffres, c’est de la malhonnêteté intellectuelle et de la démagogie pour détourner l’attention des gens du véritable problème. Le véritable problème avec les armes à feu, ce sont le crime organisé et les gangs de rue qui existent largement à cause de la prohibition des drogues. C’est de là que vient la plus grande part des crimes par arme à feu. Ces organisations criminelles font leur propre loi, ils se fichent de la vôtre et la seule façon que vous les empêcherez de se procurer des armes est d’installer une dictature comme la Chine ou la Corée du Nord.

          Je tiens aussi à vous rappeler que vous avez vous-même écrit que les homicides lors des tueries de masse correspondent à 1% des homicides au total. Ainsi, utiliser les homicides par 100 000 habitants pour faire un point par rapport aux tueries de masse me paraît évidemment farfelu. On pourrait tripler les morts par tuerie de masse à chaque année que l’effet sur les homicides par 100 000 habitants serait négligeable. Pourtant, on aurait quand bien même une hausse de 300%! Bref, utiliser cette statistique dans un argumentaire contre le contrôle des armes à feu est totalement illogique.

          Ce n’est pas moi qui utilise les tueries de masse pour argumenter contre le contrôle des armes, ce sont plutôt des gens comme vous qui tentent d’amplifier un phénomène marginal pour justifier un plus grand contrôle des armes quand justement, le problème n’est pas du tout là et ce n’est pas en exerçant un plus grand contrôle des armes que vous allez le résoudre. En France, ils ont un plus grand contrôle des armes à feu, mais un tireur a quand même réussi à faire des victimes aux bureaux de Charlie Hebdo. D’autres ont fait un bain de sang au Bataclan quelques mois plus tard et en même temps qu’à Orlando, il y a eu un autre attentat à Paris. Une règlementation plus stricte n’a pas empêché Anders Breivik de faire plus de 100 victimes en Norvège. Le fameux bannissement de toutes les armes de poing en Grande-Bretagne n’a pas empêché un homme d’abattre une de leurs députés en pleine rue. Bref, les criminels trouverons toujours des armes. Ce n’est pas ça le problème, ce sont les motifs derrière le crime parce que même en Chine, ou le nombre de crimes par arme à feu est quasi-inexistant, un homme a trouvé le moyen de faire une tuerie de masse avec un couteau.

          1. Je ne comprends pas votre réponse. Je n’ai pas suggéré d’élargie la définition de tuerie de masse. J’ai simplement précisé que vous avez offert un lien qui décrivait les FUSILLADES de masse, et un autre lien qui décrivait les TUERIES de masse, en suggérant qu’ils se contredisaient. Ce n’est pas le cas. Il y a une distinction entre fusillade et tuerie. Comme vous l’avez dit, ça implique des morts. Les médias rapportent les données correctement. Bref, votre phrase initiale : « Cependant, il y a des médias qui aiment verser dans le sensationnalisme et qui rapportent qu’il y a des centaines de tueries de masse à chaque année aux États-Unis. » est totalement fausse. Le lien que vous offrez ne parle pas de tueries de masse, mais bien de fusillade. Ils offrent même leur définition de fusillade! Soyez honnête.

            Quant à votre deuxième réponse, je ne la comprends pas non plus. Je critiquais votre utilisation du meurtres/100 000 habitants en expliquant qu’elle est mathématiquement inutile dans le débat. Votre réponse n’a aucun lien avec mon constat.

            Votre dernier paragraphe quant à lui est évidemment anecdotique. Je ne vois pas vraiment quoi en faire. Vous nommez quelques tueries en suggérant que ces tueries n’ont pas été évitée par un contrôle accru des armes à feu. Ça semble être véridique. Maintenant, on va s’entendre, aucune des tuerie n’ayant eu lieu n’a été évitée par le contrôle des armes à feu, c’est la logique même. Si vous souhaitez réellement évaluer si des tueries ont été évitées grâce au contrôle des armes à feu, vous ne pouvez pas mesurer d’évènement. Ils ne sont PAS arrivés. Vous devez donc observer des statistiques à moyen terme et tenter de déceler l’effet du contrôle des armes à feu sur les statistiques. C’est complexe, mais faisable. Et c’est autrement plus raffiné que votre énumération d’anecdotes.

        2. Au cas où vous n’auriez pas encore compris, ce texte n’est pas à propos des tueries de masse comme tel, mais plutôt à propos des mythes et de la désinformation au sujet de telles tueries et des crimes par arme à feu en général aux États-Unis.

          Est-ce qu’il y a des centaines de tueries de masse par années aux États-Unis: Faux! Les tueries de masse ne représentent qu’une infime minorité des crimes par armes à feu. Concentrer son attention sur ces crimes en particulier, c’est fermer les yeux sur le vrai problème.

          Est-ce que les États-Unis ont le taux d’homicide le plus élevé des pays développpés? Faux! Qu’on compare avec les membres de l’OCDE, du G20 ou basé sur un certain niveau de développement mesuré par l’IDH, les États-Unis ne sont pas l’état avec le taux d’homicides le plus élevé.

          Est-ce que les crimes par arme à feu augmentent aux États-Unis? Faux. Ils sont en diminution constante depuis les années 1990 et à leur plus bas niveau depuis 1993.

          C’est ça mon message!

          1. Comme on dit, c’est le sophisme de l’homme de paille. Personne ne dit qu’il y a des centaines de tueries de masse par année aux USA. Pas même l’article que vous offrez. Personne ne dit que les USA ont le taux d’homocide le plus élevé des pays développé. Pas même l’article que vous offrez. Personne ne dit que les crimes par arme à feu augmentent aux USA. Pas même l’article que vous offrez.

            Ce que les médias disent, c’est qu’il y a des centaines de fusillades de masse aux USA à chaque année, qu’il y a entre 3-8 tueries de masse par arme à feu aux USA chaque année, que le nombre de morts par arme à feu / 100 000 habitants est le plus élevé de l’OCDE. Point. Et c’est vrai.

          2. Comme on dit, c’est le sophisme de l’homme de paille. Personne ne dit qu’il y a des centaines de tueries de masse par année aux USA. Pas même l’article que vous offrez.

            L’article de TIME que je cite dit:

            «The Gun Violence Archive reports 139 mass shootings in 2016 alone as of this writing. The main reason for the discrepancy is that they define a mass shooting as any in which four people are shot, but not necessarily killed, while the traditional definition is that four people must be killed in a public space, not including the gunman. (In 2013, a federal mandate lowered that threshold to three fatalities.) Mark Follman, who leads the Mother Jones effort, explains the discrepancies in depth in this New York Times column, and the Washington Post visualized the differences in counts between several sources.»

            L’autre article du Gardian que je cite en exemple de sensationalisme fait état de «1,000 mass shootings in 1,260 days» et dit:

            «Sunday’s attack on the Pulse nightclub in Orlando, Florida was the deadliest mass shooting in American history – but there were five other mass shootings in the US during that weekend alone.»

            Mettant ainsi des fusillades selon la définition: «defined as four or more people shot in one incident, not including the shooter», au même pied d’égalité avec des évènements qui comptent des dizaines de morts en utilisant le terme «shot», voulant dire atteint par une balle, mais pas nécessairement tué.La source qu’ils utilisent est la même que l’article de Time cite comme rapportant 139 «mass shootings» à date en 2016.

            Sans les deux cas, le même terme «mass shootings» est utilisé interchangeablement, mais la définition de mass shootings change d’un article à un autre. Ce n’est pas moi qui brouille les cartes, ce sont les médias. L’article du Time explique justement ça et remet les pendules à l’heure. Je ne fais en réalité que rapporter ce qu’en dit Time. Ce n’est donc pas un homme de paille. Certains média entretiennent le flou sur le terme «mass shooting» afin de faire croire qu’en réalité, les évènements comme celui d’Orlando, Sandy Hook, Aurora ou Columbine sont monnaie courante aux États-Unis. C’est absolument faux et c’est ce que je dénonce.

            Personne ne dit que les USA ont le taux d’homocide le plus élevé des pays développé. Pas même l’article que vous offrez.

            Effectivement, je n’ai pas offert de lien en référence pour celle-là voici un article dans le Washington Post: Chart: The U.S. has far more gun-related killings than any other developed country ou cet article du New York times où les auteurs écrivent :

            « Counting mass shootings that make headlines and the thousands of Americans murdered one or a few at a time, gunshot homicides totaled 8,124 in 2014, according to the F.B.I.

            This level of violence makes the United States an extreme outlier when measured against the experience of other advanced countries

            Les deux articles font du cherry picking pour éviter soigneusement de montrer des pays qui ont des taux d’homicides plus élevés que les États-Unis, mais qui correspondent pourtant selon plusieurs critères à des «pays développés». Oui, les États-Unis ont au taux d’homicides élevé, mais de dire qu’ils sont les pires de tous les pays développés est faux.

            Personne ne dit que les crimes par arme à feu augmentent aux USA. Pas même l’article que vous offrez.

            Ce n’est pas ce que les médias rapportent, mais ce qu’ils négligent de rapporter. Personne n’est au courant que le taux d’homicides par armes à feu a diminué de 49% depuis 1993 ou qu’il est à son plus bas niveau depuis 1963. Les média rapportent constamment le taux élevé d’homicides par arme à feu en négligeant de mentionner que cette statistique est en baisse, donnant l’impression au lecteur que le problème empire plutôt que de s’améliorer.

          3. Ce que les médias disent, c’est qu’il y a des centaines de fusillades de masse aux USA à chaque année, qu’il y a entre 3-8 tueries de masse par arme à feu aux USA chaque année, que le nombre de morts par arme à feu / 100 000 habitants est le plus élevé de l’OCDE. Point. Et c’est vrai.

            Faux. Le Mexique dépasse de loin les États-Unis et c’est un membre de l’OCDE.

            Et les médias utilisent fréquemment le terme «mass shootings» de façon interchangeable pour désigner des fusillades sans morts et des tueries.

  3. Effectivement, d’aucune façon un article semblable pourrait se retrouver dans nos medias de merde. Ici au Quebec, la presse aiment ridiculiser tout ce qui est US. Comme si le Qc pouvait faire la lecon a qui que ce soit.

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