La pire campagne

Par Philippe David

Mardi soir dernier  fût le dénouement de la pire campagne électorale de l’histoire des États-Unis. Les américains ont dû choisir entre les deux candidats les plus haïs de toute leur histoire. Jamais il y a eu deux candidats à la présidence cotés aussi négativement que le furent Donald Trump et Hillary Clinton. Finalement, ils se sont bouchés le nez et ont choisi Donald Trump, croyant qu’ils faisaient un magistral doigt d’honneur à l’ordre établi.

Dans la réalité, peu importe qui ils allaient choisir, il n’aura pas vraiment de changements majeurs. Le complexe militaro-industriel continuera de téter les mamelons de l’état, autant que les syndicats et tous les autres groupes d’intérêts. La Réserve Fédérale continuera d’imprimer ses billets de Monopoly, les États-Unis continueront leurs guerres inutiles et continueront leur surveillance indiscriminée de leurs citoyens.  L’état fédéral américain continuera de grossir, nourri par de plus en plus d’impôts et taxes et le peuple américain sera affligé de plus en plus de lois et de règlementations.  Bref, rien de fondamental ne changera et les États-Unis continueront sur la même trajectoire  qui est en train de le transformer de plus en plus en état policier socialo-corporatiste parce que ni Clinton, ni Trump n’ont remis ces détails en question. Peu importe qui serait élu, une chose était certaine : les américains continueront d’être de moins en moins libres. La liberté n’a jamais été sur le bulletin de vote. Elle ne le sera jamais.

Parce que voyez-vous, voter pour décider quel maître va vous dominer, vous donner des ordres, prendre le fruit de votre labeur et vous punir si vous n’obéissez pas pendant les quatre prochaines années, ne vous rendra jamais libre. Que vous votiez pour la marionnette de gauche ou celle de droite ne change rien à votre servitude.  Peut-être va-t-elle rendre cette servitude moins déplaisante, du moins, temporairement; mais une cage, aussi dorée soit-elle, demeure une cage.

Voter, c’est également dire «j’approuve de ce système qui donne le pouvoir à un petit groupe de personnes de prendre une partie du fruit du labeur de mes compatriotes et moi-même par la contrainte et qu’il soit dépensé d’une façon sur laquelle je n’ai aucun contrôle, parfois sur des choses que je n’approuve pas et que si quiconque veut y résister, j’approuve que cette personne soit violentée et mise en cage.» Peu importe à côté de quel nom vous faites la croix, ce sera toujours un vote pour l’asservissement.

Au moins, je peux me réjouir du fait que 46.9% des américains ont choisi la liberté plutôt que de choisir un maître.

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Je me demande pendant combien de temps ils pourront prétendre gouverner avec le consentement du peuple?

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