Tous les articles par Arielle.Grenier

Bonjour à tous! Je me prénomme Arielle Grenier et suis étudiante de deuxième année en sciences politiques à l'Université de Montréal. Depuis mon plus jeune âge, je me passionne pour la politique, les arts et les relations interpersonnelles. Ces intérêts m'ont donc fortement incitée à participer au Parlement Étudiant du Québec (PEQ) en 2010, à me joindre à l'Équipe de Débats de l'Université de Montréal (ÉDUM) et à y occuper le poste de responsable des communications. Mis à part mes implications politiques, j'avoue avoir un faible (assez évident!) pour le monde de la mode, pour l'art cinématographique, le design, la musique et la littérature. Il me fera plaisir d'écrire au Contrepoids. Alors, chers lecteurs, je vous souhaite d'y faire de bonnes lectures tout en sirotant votre café le samedi matin, pendant une pause entre deux cours ou le soir autour d'un bon verre de vin! Bonne lecture et Chin Chin!

Penser la Journée de la femme . . différemment!

article_Journee-femme

Par Arielle Grenier

Qu’est-ce que la Journée de la femme? Chaque année, les groupes d’intérêts et les médias ciblent cette journée et l’orientent en fonction du contexte politique. Je me souviens notamment de l’année dernière, alors que la crise étudiante commençait, les femmes défilaient dans les rues avec leurs carrés rouges pour manifester contre la hausse des frais de scolarité. De grâce, mesdames, sortez de la thèse de l’accident historique ou du péché originel/contrat sexuel de Carole Pateman! Plusieurs y voient le symbole d’une journée où les femmes sont mises de l’avant, où l’on reconnaît que leur position n’a pas toujours été facile. Je suis d’accord et salue ces femmes qui se sont battues pour le droit de vote et l’accès à l’enseignement supérieur. J’y vois une journée où l’on reconnaît publiquement la notion de droits naturels aux femmes. J’y vois également une journée où l’on souligne une longue tradition de la réelle liberté.

Vers 1730 avant Jésus Christ, le Code d’Hammourabi fut rédigé sur l’initiative du roi Hammourabi de Babylone.[1] Il est beaucoup plus associé à la jurisprudence de la Common Law puisqu’il explique et dresse la liste des décisions de justice du roi. Le Code d’Hammourabi fut gravé sur une stèle de 2,25 mètres de hauteur, était placé dans le temple de Sippar, mais plusieurs répliques furent érigées à travers le royaume afin de créer une culture homogène. Le Code d’Hammourabi de Babylone comprenait différents articles qui fixaient les règles de la vie courante. Notamment, on y retrouvait une hiérarchisation de haut en bas des différentes classes de la société, soit, les hommes libres, les subalternes et les esclaves. Toutefois, la visée ultime du Code d’Hammourabi était de « détruire les mauvais et les violents » et d’empêcher les forts d’opprimer les faibles.[2] Sur un principe d’égalité, de protection des faibles, il s’agit du premier pas historique du principe de non-agression voulant qu’aucun individu ni groupe d’individus n’ait le droit d’agresser quelqu’un en portant atteinte à sa personne ou à sa propriété.

 

Dans la démocratie grecque, bien qu’il y avait une égalité entre les citoyens, l’ostracisme était voté anonymement provoquant une exclusion des esclaves, des femmes, des handicapés et des métèques de la vie politique. Il est important de souligner que le bien ultime ou suprême pour Aristote c’est le bonheur, et ce bonheur n’est pas collectif, mais bien individuel. Il notait dans Les Politiques qu’il « est plus approprié que la loi gouverne que n’importe quel citoyen » et que les gouvernants « ne doivent être élus que comme gardiens et serviteurs de la loi ».[3] C’est avec Francisco de Vitoria, érudit du XVIe siècle, que l’esclavage des Indiens du Nouveau Monde prit fin grâce aux notions d’individualisme et de droit naturel. C’est avec ses collèges que fut mise au point « la doctrine du droit naturel dans des domaines tels que la propriété privée, le bénéfice, l’intérêt et la fiscalité ; leurs œuvres ont influencé Hugo Grotius, Samuel Pufendorf et, à travers eux, Adam Smith et ses élèves écossais. » Locke, philosophe anglais du 17e siècle, établit les principes de l’état de nature, état de parfaite liberté et d’égalité, de droits naturels et de contrat social. Le Second Traité du Gouvernement, publié en 1690, pose comme conclusion que les hommes ont des droits antérieurs à l’existence d’un gouvernement, puisqu’ils existent naturellement. Pour être juste, le gouvernement a le devoir de protéger la vie, les libertés et les propriétés de ses citoyens. La philosophie des droits naturels, la primauté du droit et le droit à la révolution furent accueillis par les Anglais qui se méfiaient de toutes les formes de gouvernement. Pour assurer une société juste, Aristote ne définit pas a priori ce que devrait être une Cité parfaite, comme le fait son maître Platon dans La République. Dès lors, il considère que les hommes ne peuvent se suffire à eux-mêmes et se dotent d’une organisation politique pour assurer le bien-être des hommes en communauté.[4] Les hommes, naturellement, sont portés à s’associer non pas seulement pour survivre, mais par désir d’être heureux. Plus loin, dans La politique tome III, Aristote dira que la finalité ou le but de la cité est la vie heureuse.[5] Or, le bonheur n’est possible que dans un État, oui, mais dans un État où les citoyens sont vertueux. D’où le fait que l’éthique (de la vertu) soit indissociable de la politique, du moins chez Aristote. À l’époque moderne, on laissera tomber complètement la notion fondamentale de vertu, pour celle des « droits ». Thomas Hobbes, grand adversaire d’Aristote, comme tous les penseurs modernes, rejettera l’éthique de la vertu d’Aristote et introduira la notion de droit.

 

Selon Friedrich Hayek, philosophe et économiste de l’École autrichienne du XXe siècle, c’est sous la Rome antique qu’apparaît le premier système de droit privé. Les Lois des XII Tables constituaient les fondements de la liberté romaine stipulant que nul privilège ne pouvait être accordé en faveur des personnes déterminées allant à l’encontre du droit commun à tous les citoyens.[6] On Liberty d’Hayek est l’un de textes les plus influents de libéralisme au XXsiècle dans lequel l’auteur pose le principe de liberté comme élément central d’une société. Il retrace l’historique de l’État de droit depuis l’idéal grec jusqu’au XVIIIe siècle anglais. C’est à cette époque que le concept d’État de droit fut pris en charge et développé par les intellectuels du jeune État américain.[7]

La place des femmes?

Le mouvement féministe a initialement eu le rôle de garantir aux femmes le respect de leurs droits naturels. Cet objectif est tout à leur honneur. Les femmes autant que les hommes ont le droit de vivre leur vie comme ils l’entendent, de voter en leur âme et conscience, de travailler où ils le désirent. En ce sens, je remercie le mouvement féministe défendu par des hommes et des femmes pour libérer la femme de son rôle de minorité publique.

À la session passée, plusieurs étudiants assistaient à une conférence intitulée « l’exclusion des minorités » présentée par une jeune féministe. Elle nous présentait plusieurs théories expliquant l’exclusion des femmes dans la vie politique. La question de la représentation des femmes s’imposa donc naturellement. Qu’elle est la place de la femme dans la société? « Qu’est-ce qu’une bonne et juste représentation démocratique? » Ce qui m’a frappée de cette séance, c’est la présentation que l’on y a faite du contrat social. Je trouve étrange qu’une théorie féministe émerge en critiquant John Locke. Alors que les hommes décident de se doter d’un contrat social entre eux, Carole Pateman notait dans The Sexual Contract que les femmes survivaient et dépendaient d’une soumission à une autorité commune. Ce contrat aux allures patriarcales comprend un vice : l’ordre naturel implique la soumission des femmes aux hommes et celles-ci ne peuvent participer au contrat social, puisqu’elles sont soumises à l’autorité de leur mari. Le contrat social devient donc une division entre les sphères publiques (masculine) et privées (féminine) qui exclura les femmes de la sphère politique.

Je n’accuse pas toutes les féministes d’aujourd’hui d’adhérer à cette théorie. Par contre, je trouve comique et même ironique que cette théorie se voulant libératrice ne puisse être appliquée aux problèmes sociaux actuels. Alors que tous ont « signé » ce contrat social visant une meilleure vie commune, comment ces femmes ne peuvent-elles pas comprendre que ce même contrat lie de force certains groupes à l’État contre leur volonté? Pire encore, comment peuvent-elles utiliser ce même contrat social de 21e siècle pour justifier la mise en place de quotas de représentation de femmes dans des conseils d’administration ou dans certains domaines d’études? Est-ce que l’objet que l’on combattait il y a 50 ans est devenu l’outil démocratique actuel? En d’autres termes, lorsque l’on impose des quotas de représentation des femmes dans certains partis politiques, ne faisons-nous pas la même chose que l’on reprochait autrefois aux hommes?

Je vous laisse sur une citation d’une femme que j’admire plus que tout. Ayn Rand, cette journée est également tienne. Merci de nous rappeler que la liberté n’a pas de sexe, qu’elle existe et ne peut être honnêtement atteinte par des mesures privilégiant artificiellement un groupe à un autre.

« Individual rights are not subject to a public vote; a majority has no right to vote away the rights of a minority; the political function of rights is precisely to protect minorities from oppression by majorities (and the smallest minority on earth is the individual). »

 


[1] LEVIN. Leah, Droits de l’homme : questions et réponses, Éditions UNESCO, 1981, p.22

[2] Ibid.

[3] ARISTOTE, Les Politiques, III, 1287a, Garnier Flammarion, 1993, p.267

[4] MONIÈRE, Denis et Jean HERMAN GUAY. Introduction aux théories politiques, Montréal, Québec/Amérique, 1987, p.27

[5] ARISTOTE, La Politique, tome III, Université de Harvard , 1837, p.19

[6] DE SALLE, Corentin. La tradition de la Liberté, Forum Libéral Européen, p.247

[7] Ibid. p.246

En France soviétique, les gens veulent s’exiler en Russie

depardieumontage

Par Arielle Grenier

Cher Monsieur Depardieu,

Tout en sachant pertinemment que mon message risque de se perdre et de ne jamais aboutir dans votre boîte courriel, je me permets d’écrire ceci :

Lorsque j’étais petite, je regardais les Misérables en boucle. Un chocolat chaud pas très loin sur la table d’appoint, une grosse doudou m’enveloppant et j’attendais patiemment que l’histoire se termine pour la recommencer. J’étais émerveillée devant la volonté du père Madeleine, maire de Montreuil-sur-Mer, à générer le bien autour de lui, à se comporter de manière charitable, à pardonner et à souhaiter racheter sa vie pour ses dix-neuf années passées au bagne. C’est à 46 ans que Jean Valjean décide de changer de vie. Il crée une fabrique de verroterie, devient un industriel remarqué, puis accède au poste de maire quatre ans plus tard. Malgré le fait que les citoyens ignorent tout de son histoire, ses concitoyens le décrient comme un homme charitable qui met à profit son industrie pour aider les pauvres et pour faire construire deux écoles. Ce personnage m’a toujours fascinée, mais j’ignorais pourquoi. Tout ce dont j’avais la certitude, c’est que j’avais profondément en horreur Javert. Ce policier d’une logique cartésienne qui ne voulait pas donner crédit à la réinsertion de Jean Valjean.

Tout récemment, le Conseil constitutionnel a annulé la taxe de 75 % des très hauts revenus prévue par votre président, monsieur Hollande. Pour démarrer l’année, vous avez obtenu la nationalité russe. La Russie? Vous allez en Russie pour échapper du socialisme fiscal français… Qui l’eût cru? Aucune personne des années 80 n’aurait pu un jour se douter que l’autoritarisme russe s’effondrerait, que l’économie russe serait plus libéralisée que la France du président Hollande.

Nous savons que vous aimez votre France, Monsieur Depardieu, que vous avez consacré votre vie à l’art de la scène, à la diffusion de ce qu’elle détient de plus beau à offrir. Chapeau!

Monsieur Depardieu, je vous félicite d’avoir décidé de quitter un pays qui n’encourage apparemment pas la réussite, le succès et l’initiative.

Depuis le 1er janvier 2001, la Russie a abandonné le système progressif de Boris Eltsine par une flat tax de 13 %. Selon un rapport analysant les effets de l’instauration de la Flat Tax produit par l’Adam Smith Institute, la Russie a connu un taux de croissance si important qu’elle a pu redresser totalement ses finances publiques. À vrai dire, le produit de l’impôt sur le revenu a augmenté de plus de 20 %, permettant ainsi de combler le déficit de Boris Eltsine.

L’idée de la Flat Tax semble être attrayante pour vous, Monsieur Depardieu, et vous avez raison! Plusieurs économistes se sont intéressés au modèle de la Flat Tax. Selon les économistes Robert Ernest Hall et Alvin Rabushka de la Hoover Institution, en taxant les revenus et en excluant les investissements, l’économie américaine s’améliorerait considérablement. Dans The Flat Tax, les auteurs soulignent que le nombre d’heures de travail augmenterait de 4 % dans l’économie américaine. Elle permettrait une déduction des investissements découlant en une forte incitation à investir, une réaffectation massive de l’effort national qui serait favorable au revenu national tout en protégeant les pauvres de toute imposition. Les deux économistes ajoutent « qu’elle financerait ces baisses d’impôts en imposant judicieusement le revenu professionnel à un taux modéré augmentant ainsi les recettes fiscales fédérales provenant des entreprises ».

Comme le disait le conseiller du roi Henri IV, Barthélémy de Laffemas : « les hauts taux tuent les totaux ». Intéressant de savoir que ce dernier était tout sauf un libéral et qu’il considérait que l’impôt proportionnel était préférable à l’impôt progressif puisqu’il rapportait beaucoup plus à l’État.

Monsieur Depardieu, vous m’avez fait pleurer toute ma jeunesse par votre incroyable talent d’acteur et d’humain. Vous nous avez appris la compassion grâce à Monsieur Madeleine. Vous nous avez révélé que l’État, bien qu’il se veuille le gardien des droits, est souvent celui qui nous empêche d’être libres et d’avancer. Ce grand Victor Hugo, quoiqu’on lui prête l’intention d’avoir décrit la classe des moins nantis, il a nous aura enseigné l’empathie, la générosité, le dépassement de soi et aussi, le rêve. Il nous a démontré combien l’Homme pouvait être bon, qu’il pouvait pardonner et qu’il pouvait aimer même ceux qui l’ont blessé.

Monsieur Depardieu, je vous souhaite une heureuse année 2013 à votre capital, mais la Russie a encore beaucoup de chemin à faire vers l’atteinte des libertés individuelles. Ne devenez pas un instrument politique dans une mer de propagande. Jean Valjean vaut mieux que cela.

Les gaucheries de Madame Malavoy

Par Arielle Grenier

Ce matin, alors que je démarrais la Yaris-mobile tout en grelottant dans l’attente que le moteur se réchauffe, j’ouvris la radio (oui à Radio X, ça vous choque ?). On y annonçait que la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, demande l’abolition les tests de sélection dans les écoles privées en précisant que le financement public leur serait coupé s’ils ne suivaient pas les nouvelles règles! Je vous jure que je n’ai pas eu besoin de mon latte mocha pour me réveiller! Je n’en croyais pas mes oreilles! Le Parti Québécois serait-il plus « free-market » qu’on pourrait le penser?

 

         Les gaucheries de Madame Malavoy embarrasseront probablement notre nouvelle Première ministre à son retour du Sommet de la francophonie. En plus de vouloir faire reculer l’enseignement de l’anglais en freinant l’implantation du programme intensif en sixième année, elle suggère des cours d’histoire portant sur la question nationale. Si un cours universitaire existait sur « comment créer de parfaits petits unilingues souverainistes » Madame Malavoy obtiendrait certainement la note A++ de la part d’un professeur syndicaliste indépendantiste. Non, mais vraiment?! Personne n’est choqué? Vous trouvez normal que le Parti Québécois désire à ce point nous ostraciser du monde extérieur et de la méchante langue anglaise?

 

L’anglais et le profond malaise de nos péquistes apeurés du monde extérieur

 

         Je ne comprends pas pourquoi le Parti Québécois rêve à ce point faire reculer l’anglais dans nos écoles, alors qu’il devrait tout simplement améliorer l’enseignement de la langue française. La survie d’une langue ne passe pas par des programmes politiques, mais bien par l’amour que chaque citoyen porte à celle-ci. Ce n’est pas en soustrayant à nos enfants la possibilité d’apprendre une autre langue que l’on va augmenter ou améliorer la qualité de l’enseignement du français.

 

Les professeurs d’espagnol, d’anglais ou d’italien ne se transformeront pas demain matin en professeurs de français! Si l’enseignement du français est important pour une famille, je me demande bien ce qui l’empêche de corriger les lacunes du système à la maison, alors que plusieurs familles immigrantes continuent de parler leur langue d’origine. J’ai malheureusement l’impression que nous avons affaire à de vrais protectionnistes linguistiques horrifiés de la diversité linguistique de notre province. Pourquoi en serait-il autrement pour la famille québécoise qui  souhaite que ses enfants parlent le français? Ce rôle revient aux parents : ce n’est pas à l’État de décider du bien-fondé du choix d’une langue de prédilection, quelle qu’elle soit. Je suis tannée de cette gauche qui aspire à limiter les libertés décisionnelles des parents concernant le futur de leurs enfants.

 

Et les autres communautés? Ont-elles autant le droit de protéger leur culture?

 

         On se souvient tous de la controverse entourant les subventions accordées à plusieurs écoles religieuses qui ne respectaient pas le régime pédagogique du Québec. Plusieurs péquistes avaient alors crié au scandale en dénonçant l’enseignement de ces écoles. En gros, les subventions ne devaient pas être accordées aux écoles qui ne respectaient pas le programme du Ministère.

 

         Parfait! Maintenant est-ce que les écoles privées qui seront désormais payées entièrement par les parents pourront avoir le programme que ces derniers souhaitent? Autrement dit, l’école privée deviendra-t-elle une nouvelle niche de marché où les étudiants pourront apprendre l’anglais intensivement en sixième année maintenant que le public ne le leur permet plus?

 

         Et les écoles d’éducation internationale publiques? Pourront-elles continuer à « filtrer » les étudiants à l’entrée ou si cette mesure archaïque mettra fin au programme international du secondaire? Souvenons-nous que ces écoles sont publiques, mais qu’elles font passer des tests à l’entrée aux étudiants qui convoitent obtenir une éducation de première qualité au public. Elles ont d’ailleurs été créées pour permettre aux enfants de la classe moyenne et des moins nantis de pouvoir réaliser leur plein potentiel tout en performant dans un enseignement public ayant une qualité de l’enseignement compétitive au privé. OUI! Au méchant privé! Est-ce que mon école secondaire, École d’éducation internationale de McMasterville, deviendra privée ou commencera-t-elle à accepter n’importe quel élève, la faisant baisser de position au classement des meilleures écoles secondaires du Québec? Le Parti québécois est manifestement un parti qui voue un culte sans borne aux élites économiques et au nivellement… vers le bas.

 

         Hey ho! Je n’oublie pas les cours d’histoire de nos nouveaux bébés endoctrinés à voter OUI au prochain référendum! Déjà que nos professeurs sont très (le mot est faible!) souverainistes, pensez-vous vraiment qu’ils ne partagent pas leurs idées politiques pendant un cours dédié au Dieu Lévesque et à Sainte-Pauline? Soit la ministre se paie notre tête ou elle croit  naïvement que nous n’avons pas vu le tour du chapeau qu’elle vient d’effectuer dans le but de la souveraineté autarcique!

 

D’un autre côté, elle nous démontre aisément que le financement et les subventions à l’éducation ne seront peut-être pas vitaux à la survie de l’éducation privée. Merci pour le coup de pouce! L’éducation privée continuera d’exister, elle pourra peut-être créer une niche de marché à l’éducation anglophone et une élite linguistique.  Cette mesure créera certainement un appauvrissement de la diversité du système public. Tout cela pour pouvoir ENFIN obtenir la très chère souveraineté des indépendantistes.

 

Bravo Sainte-Marie, grande sainte d’une société québécoise futuriste ostracisée du monde extérieur!  Vous avez aisément démontré que le Parti Québécois a des œillères tout le tour de la tête quand il est question du futur de nos enfants.

 

Petite question : les parents qui paieront à 100% l’éducation privée de leurs enfants, seront-ils soustraits aux taxes scolaires ou la classe moyenne devra-t-elle encore payer en double ce service ?