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LA PANIQUE EST MAUVAISE CONSEILLÈRE

Par Daniel Paquet

Depuis le début, je me demande qui est la bolle qui a dit à madame Marois «Vas-y, Pauline, c’est le temps où jamais». Et depuis le début, je me dis que jeux veux être à la porte du bureau de chômage quand cette bolle déchue va s’y présenter sur son âne, encore enrobée de goudron et de plumes.

 Mais plus j’y pense, plus je me dis que cette bolle, c’est Pauline elle-même.

 Oh, elle planifiait un scrutin printanier… elle et ses bonzes y travaillaient sûrement, quotidiennement, minutieusement, dans le but de tenter d’obtenir leur majorité avec le dégel.

 Et là, les caquistes et les libéraux les ont convoqués, elle et son invisible conjoint Claude Blanchet, en commission parlementaire pour répondre aux questions de l’opposition sur le «DEAL».

 Et ce fut la panique.

 Si on attendait une journée de plus, la Première se voyait obligée d’ouvrir aux yeux de tous son panier de linge sale.

 Elle a donc appelé des élections.

Précipitamment.

 Tellement vite qu’on a refusé de répondre aux médias la première journée.

 Tellement vite qu’on en a oublié de mettre de l’avant la charte, pourtant incontournable, base péquiste de toute élection gagnante dans ce Québec divisé.

Ça a pris deux semaines pour qu’on s’en rappelle.

 Tellement vite qu’on a accordé derrière portes closes à Pierre Karl Péladeau le titre de Capitaine Québec, mettant ainsi entre les mains d’un riche héritier qui n’avait jamais fait de politique active les rennes de la campagne, ce qui a fait déraper une élection déjà bien mal partie.

 Tellement vite qu’entre deux débats, on a sorti les vieux livres d’histoires à la page 1995, et on a eu la brillante idée d’inventer une invasion d’étudiants ontariens qui veulent prendre le contrôle du Québec.

 

Regardez aller le PQ:

Vraiment, la panique est bien mauvaise conseillère!

TAGUEULE.COM

 

Quand tu écoutes les nouvelles, le matin, tu penses à quoi?

Quand tu lis ton journal, qu’est-ce que ça t’inspire?

Sûrement, tu te fais une opinion. Sur le besoin ou non d’une enquête publique sur l’industrie de la construction. Sur une ville qui signe une entente mais qui doit faire amender la loi pour la justifier. Sur les accusations portées contre le député en fonction Tony Tomassi. Sur les propos de Don Cherry. Sur le départ précipité de la ministre Nathalie Normandeau. Et celui du journaliste de TVA Carl Langelier. Sur les syndicats qui en mènent large au Québec.

À coup sûr, tu as une opinion. Que tu partageras volontiers si on t’en donne l’occasion. Exprimer son opinion, c’est faire bon usage de sa liberté d’expression. Dans une société démocratique, l’un ne va pas sans l’autre.

Pas vrai? Pas sûr!

Au Québec, on s’est embarqué sur une pente savonneuse, et drôlement dangereuse.

Des joueurs de la LNH proposent des changements? Tagueule.com

Don Cherry critique les ex-joueurs de hockey qui dénoncent la violence sur la patinoire? Tagueule.com

Un chroniqueur demande la démission de Don Cherry : Tagueule.com

Éric Duhaime commente les positions linguistiques de Don Cherry : Tagueule.com

La ministre Lise Thériault veut revoir les lois régissant l’industrie de la construction : Tagueule.com

L’animateur du FM93 Sylvain Bouchard s’interroge sur certaines procédures de la ville de Québec : Tagueule.com (dit le maire, Régis Labeaume)

L’ex-ministre de la Justice Marc Bellemare rapporte les propos de son premier ministre : Tagueule.com (dit Bastarache)

L’ex-policier Jacques Duchesneau révèle des failles majeures au sein du ministère des Transports : Tagueule.com (dit Lafrenière)

Un citoyen remet en question l’entente entre la ville de Québec et Quebecor : Tagueule.com (garçon : une loi 204, SVP)

Un blogueur s’interroge publiquement sur le pouvoir syndical de la gauche?  Tagueule.com

Un groupe de réflexion, le Réseau Liberté-Québec, se réunit pour se pencher sur un modèle québécois dépassé : Tagueule.com (et une pelletée de fumier, avec ça).

Le quotidien La Presse s’interroge sur les étranges déclarations de l’étrange maire de Montréal, Gérald Tremblay : Tagueule.com

Le journaliste Dominic Maurais de CHOI RadioX propose ponctuellement le LABEAUME-WATCH? Tagueule.com

La SRC révèle l’omniprésence d’un important entrepreneur dans l’industrie de la construction? Tagueule.com (même moi, je tais son nom)

Au Québec d’aujourd’hui, t’as droit à ton opinion, mais… Tagueule.com

T’es en désaccord avec tes élus ?  Tagueule.com

Tu veux utiliser ta liberté d’expression ? Tagueule.com

Ce que tu lis t’inspire? Tagueule.com

Ce que tu entends te donne envie de réagir? Tagueule.com

Tu as une opinion sur ce texte? Tagueule.com

 

POUR QUI SONNERA LE GLAS?

Ça ne va pas bien pour les syndicats.

À Ottawa, le conservateur Russ Hiebert, député de South Surrey – White Rock – Cloverdale, en Colombie-Britannique, vient de déposer le projet de loi privé C-317, une initiative visant à obliger tous les syndicats canadiens à rendre publique l’utilisation précise qu’ils font des cotisations de leurs membres. Le gouvernement Harper étant majoritaire, le tout n’est qu’une formalité, même si le NPD s’est dit contre le projet avant d’en avoir pris connaissance.

Dans le même souffle, à Québec, la ministre du Travail Lise Thériault déposait jeudi matin un projet de loi visant à donner aux employeurs le contrôle sur leur main d’œuvre et forçant aussi les syndicats à ouvrir leurs livres et à justifier, et leurs revenus, et leurs dépenses.

Le projet de loi 33 éliminera le placement syndical, et concédera à un travailleur le droit de déposer une plainte contre son syndicat à la Commission des relations du travail, en plus de lui permettre de changer d’allégeance syndicale en cours de convention collective.

La durée des conventions collectives passera de trois à quatre ans.

Le projet de loi 33 vise « la mise en place d’une série de mesures concernant la référence de la main-d’œuvre, le régime de négociation des conventions collectives et le système de votation », selon les dires de la ministre Thériault.

Et les travailleurs qui souhaitent changer d’allégeance syndicale exerceront dorénavant leur droit de vote par la poste